Hé hé, à la maison, mon bordel est sous l'escalier, dans la pénombre rangé en vrac au grand dam de Mme Anke :"Quand vas-tu ranger ton merdier ! "qu'elle me dit (

, je la hais....), du coup j'ai jamais mon sac de prêt et je mets du temps pour le faire ( "tiens j'essaierai bien ce petit machin là ou celui-là, Oh non, celui-là plutot !)
Du coup, je me propose de temps en temps ce petit exercice ( quand je suis tout seul à la maison avec un quart d'huere devant moi)
"Allez mon pépére, ça va exploser dans trois minutes faut que tu te casses."
Et ça ne rate jamais.
Mon petit sac de tous les jours, un schlass, n'importe lequel ( vite y te reste deux mn) un sac, le premier qui vient le duvet qui me tombe sous la main, le poncho etc....
En fait, à chaque fois ce sont les priorités qui reviennent.
Pouvoir marcher ( pas sortir en chaussons !), pas avoir froid à mon cul et pas être tout mouillé, un récipent pour mettre de l'eau et une gamelle quelconque ( vieiille casserole qui traine dans la forge par ex) une ou deux boites de conserve ( cassoulet ou autre avec de la viande dedans).
En cas de pépin, je ne pourrais surement pas choisir le matos high tech ( même si c'est super, je ne dis pas le contraire), mais j'aurai d'abord à me tirer des flutes pour sauver ma paillasse et ensuite me progeter mentalement suffisamment loin ( deux ou trois jours au pire pour retrouver un peu de confort) dans le temps pour avoir les "bons" ( ça c'est vachement variable selon les gens.) reflexes.
3 mn, dehors !
m*rde, j'ai pas de ficelle, bon y'a des orties pas loin....
Ce petit exercice, permet de se détacher relativement des choses en obligeant notre imagination, notre "génie humain" à reprendre le dessus pour pallier au manque de matos.
Exemple type : pour planter un clou sans marteau, ben, faut savoir à quoi ressemble un marteau et en avoir utilisé un pour trouver un substitut...
De là à dire que le matos est inutile( un marteau c'est quand même mieux qu'un caillou, pour planter un clou !), non evidemment, mais comme l'évoques Pics, peut-être que la frénésie matérielle est nécessaire pour arriver à se rendre compte que cela reste accessoire, enfin tout du moins moins important qu'on voudrait bien le croire.
Et puis nos achats de matos, ça donne une bonne excuse à nos compagnes au moments des soldes !
" Je vais faire les soldes avec les copines, mon chéri !
Encore ?
Tu veux que nous parlions de tes sacs à dos, de tes couteaux, de tes gourdes, de tes....
NOn, non, va mon amour(

), bonnes courses ! "
Oui, je sais vous avez les mêmes à la maison...... Pfffffffffff !