La nuit est aussi source de sensations ... et en celà on obtient parfois des résultats étonnants.
Vendredi / Samedi dernier nous (Jeremy, qui va prochainement s'inscrire sur le forum j'espère ;-) ) nous étions lancés dans un petit camping.
Pour ce faire, nous avons bravé ronces et sauriens de toutes sortes (bon surtout des lézards c'est vrai) pour atteindre un point nature très sauvage, avec une vue imprenable sur les gorges de la loire. Mais forcément très exposé aux intempéries. Heureusement il doit faire beau aujourd'hui et demain, pourquoi se mettrait-il à pleuvoir cette nuit ?
Bref, c'est à base d'un tarp improvisé (la bache de ma toile de tente) que nous faisons un abris un peu style canadien, (enfin plutot un type b p 243 du livre de Wiseman mais en ommetant les pierres sur le coté ... erreur). Par précaution, une tente est plantée à quelques metres. Elle nous permet aussi de poser nos sacs à l'abris.
23 h : Le feu à l'état de braises inoffensives, nous rejoignons les bras de morphée sous notre abris.
2 h : Le vent s'est levé. La sublime exposition prend tout à coup des allures moins sympatiques ... la bache fait beaucoup de bruit ...
2 h 30 : Le vent se calme enfin, morphée me revoilà ...
3 h : Sal***** de vent ! Va jamais se calmer ... Enf**** _ Migration sous la tente. il fait dans les 4 ° dehors, le choc de la transition est dur pour des pieds tendre comme nous. Surtout en calçon_ et là je bénis cette tente préalablement destinée à accueillir nos bagages. Ceux-ci expediés en 4ème vitesse, bonne nuit.
3h30 : Le vent est toujours aussi fort, mais éloignés de la bache il ne gène plus _ C'est alors que je perçois des grognements _ et ce qui semblait être une engueulade franche entre sangliers. Ceux-ci sont juste à côté de la tente, il me semble bien qu'ils reniflent nos sacs_ J'ouvre la fermeture éclair pendant que ceux-ci semblent s'éloigner à grande vitesse. Sacs indemnes. Ils reviendront une demi-heure plus tard mais trop fatigué pour veillé_ on se reveille quelques-heures plus tard, le lendemain matin avec plusieurs constatations :
1 Les sacs, qui pourtant comportaient de la nourriture odorante (saucisson) n'ont pas été touchés, ou alors de facon très discrette (pour des sangliers ... etonnant).
2 Nos restes de repas qui trainaient à quelques metres n'ont visiblement pas été léchés. Il s'agissait de restes de nourriture déshydratée-réhydratée-ressechée de chez D4 _ on les comprend (d'ailleur c'a été marrant à nettoyer le lendemain :-) )
3 Une bache c'est pas cher, mais faut pas avoir peur d'être reveillé _ faudra vraiment investir dans un poncho. Bref, dans notre cas (pas assez d'experience, un materiel pas top), la tente fut vraiment utile.
Et surtout :
4 C'est peut etre lié aux horaires, mais il me semble que tant que nous étions sous notre abris nous n'avons pu voir les sangliers, ni les entendre (ou au loin) alors que dans la tente ils n'étaient qu'à quelques pieds_ et ça, ca créé des souvenirs. Ceci s'expliquant surement parceque ne nous voyant plus, ils ignoraient notre présence. Alors que sous un abris avec un côté tout à fait ouvert sur l'exterieur, ils sont toujours inquiets de nous voir.
D'ailleurs il pourrait-être interessant de crèer un systeme avec un film semi transparent intégré à la toile de tente pour observer les animaux.
Donc ici, merci la tente pour nous avoir permis de dormir un minimum malgré notre materiel sommaire, et d'avoir amélioré la proximité avec les sangliers !