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Auteur Sujet: Survie en famille  (Lu 7195 fois)

12 janvier 2007 à 15:44:08
Lu 7195 fois

pan48


Je me pose souvent la question quand je lis differant sujet sur la survie:
-''Si ca devait m'arriver,comment faire avec femme et enfant en bas age.''

12 janvier 2007 à 17:50:50
Réponse #1

vik


salut
c'est vrai que si on paume toute la famille dans la forêt on est bien dans la m*rde
moi je dirais faire un abris au plus vite et le plus isolant possible pour la femme et les boud'chou pendant que le pére ramène de la nourriture..
ca fait un peu famille de la jungle

ciao
victor

12 janvier 2007 à 18:09:39
Réponse #2

Pierrot


C'est pas si simple, déjà si ta femme est sensibilisée à la survie et s'y intéresse, sa réaction ne sera pas du tout la même que si elle considère ton coté "survivor" comme une gentille folie douce.

Pareil pour les enfants, mais s'ils sont vraiment petits, ça va demander un peu plus de précaution et de préparation.

D'ou la nécessité de la préparation et de l'entrainement.

12 janvier 2007 à 18:19:52
Réponse #3

piedsnussurlaterresacrée


C’est une des raisons pour laquelle je suis sur le forum, seul je pense que ca irai, mais avec ma moitié et mes enfants de 3 et 6 ans je me pose d’autres questions sur ma capacité ont nous en sortir en cas de gros pépin.
Est-ce que dans le cadre de protéger ou sauver ses enfants on ne pourra pas perdre tous sens rationnels ?
Vouloir aller trop vite et faire des conneries ?

12 janvier 2007 à 21:30:46
Réponse #4

Rouri


Bonjour,

Dans la revue ASG (American Survival Guide) il y a d'excellents articles sur ce sujet.
Si je me rappelle bien, l'auteur émettait les conseil suivants:

1- Faire des activités nature avec la famille afin de la familiariser avec un milieu différent de la maison. Le camping est un des moyens d'entraîner indirectement la famille à la survie.

2- De faire à la maison des jeux reliés à la survie... initiation à la carto et à la boussole et au GPS... cela doit se faire sous la forme d'un jeu afin que les enfant et le conjoint ne voit pas cela comme une corvée!

3- La chasse ou la pêche sont également des activité initiatrice à la survie. De mon côté j'ai commencé à chassé avec mon père vers 14 ans avec une .410! Avant cet age je ne pouvait toucher aux armes de mon père.

4- Finalement, d'autres auteurs recommande de faire un potager afin d'initiier les enfant à la nature et à la préparation et à la conservation des aliments. Je me rappellle que dès 10 ans j'étais responsable de bêcher, de semer et d'arroser mon coin du potager familiale.

Cordialement,

RK

12 janvier 2007 à 22:18:40
Réponse #5

DavidManise


Oui.  Tafdak avec Rouri...  comme pour la survie individuelle, la survie en famille est une chose qui se prépare longtemps à l'avance.

Des parents formés à la survie peuvent transmettre ces connaissances à leurs enfants, lentement et sous forme de jeu.  Ça transpire, ça se fait par osmose, au goutte à goutte.  On distille les infos, en commençant par les attitudes de base qui permettent de réagir positivement à un problème sérieux, la confiance en soi, l'optimiste, une aggressivité saine...  et bien sûr de l'altruisme (au final ça change tout, l'altruisme), le courage, l'adaptabilité...  l'intelligence (eh oui l'intelligence est un truc qui s'apprend -- mais plus facilement quand on est jeune :))...  Puis les techniques suivent.  De toute manière elles doivent être simples, sinon ça ne sert strictement à rien.  Le tout est de les répéter assez souvent pour pouvoir les faire avec des mouffles, les yeux fermés et sans réfléchir.  Bon j'exagère un peu, mais la survie, ça doit êtr de l'ordre de l'automatisme, comme conduire une bagnole, mettre des fringues dans la machine à laver ou se gratter le cul.

Bon bref...  ça se travaille.  Mais d'abord les parents, puis le reste de la famille.

Pour ce qui est du stress, c'est justement en entraînant toute la famille régulièrement à se retrouver dans des situations merdiques que tout le monde apprend les tactiques de base pour réagir.  Ça n'est pas sous stress qu'on peut commencer à innover...  faut avoir déjà compris et anticipé les problèmes pour pouvoir réagir correctement en cas de pépin stressant, du genre "il est où le petit dernier" ou "maman y'a mon os qui sort de mon jeans"...

Ciao :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

13 janvier 2007 à 00:39:40
Réponse #6

SurvivalFred


Salut,

100 % TafDak avec le Manitou et Rouri ...

La survie en famille ça se prépare, mon épouse est pas trop "Survivor" mais c'est elle qui m'a fait découvrir la montagne en Suisse, elle est (était) par nature sportive : père Para-commando, frère alpiniste et triathlonien, elle a fait un peu de marathon ... bref, elle peut assurer même après avoir eu 2 enfants et un boulot a horaire décalé ...

Au niveau des enfants, on sort de la période critique ils ont maintenant 3 et 6 ans : fini les langes (un soucis lorsqu'on parle de stockage et d'autonomie) et les aliments adaptés (aussi pas évident pour les réserves).

Pour l'initiation à la "survie", à la vie dans la nature, à la vie tout court d'ailleurs ... ça se fait progressivement : balade dans les bois consignes de sécurité depuis tout petit, on apprends à reconnaître les animaux, les arbres, ce que l'on peut toucher, ce que l'on doit éviter ...

Petit à petit on apprend à faire du feu, à tailler un arc, à faire un abri ... on domine ses peurs et pour ça on joue à cache cache, on cherche les lutins de la forêt  :D

Lorsque je vais avec les enfants en forêts, ils commencent a porter leur mini-sac, leur pique-nique + leur matériel de secours (photon + sifflet)

Antoine est déjà un vrai petit petit pêcheur et Téo va commencer l'été prochain...

Ces photos ont 1 an 1/2 Téo n'avait pas 2 ans et Antoine moins de 5 et pourtant elles parleront plus qu'un long discours ... 

Antoine, la terreur des crabes et des oursins


Bon, le feu est prêt, tu les apportes ces saucisses ?


Heuu ... qui va manger l'autre ??


Trouvé  ::)


Et puis, lorsqu'ils grandissent on passe au choses plus marrantes en respectant les règles de sécurité !

Préparation d'un trip en canoé avec papa sur le Marais-Poitevin


Ensuite super important, on apprend a se faire confiance et a faire confiance à l'autre ... etc ...

En cas de coup dur, on écoute papa, il rassure, il sait (enfin il donne l'air de savoir) ce qu'il faut faire, donc pas de panique !!

@ suivre ... ce n'est qu'un début, il y a plein de trucs a développer ... et sorry pour les photos, je n'ai pas résister  :-[

Fred
« Modifié: 13 janvier 2007 à 08:08:14 par SurvivalFred »
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

13 janvier 2007 à 09:57:19
Réponse #7

vik


c'est vrai que ce n'est pas si simple si la mére et les nourissons sont en pleine panique c'est  pas super
je trouve aussi que c'est la solution de les habitué a la forét ou autre chose comme par exemple chercher des baies des noisettes des chataignes car le jour ou on se paume on peut compter sur eux pour ramasser les fruits sec et les baies avec maman ou tout seul prés du campement pendant que le pére faire un abris ou un feu
je suis du méme avis que ROD c'est mieux de les emmener en forêt que de les laisser joué les 3\4 de leur temps sur la play en train de s'abrutir sur des jeux vidéo
moi par exemple je n'est jamais eu de playstation et je m'en porte bien

ciao
victor

13 janvier 2007 à 12:49:23
Réponse #8

Cyberic


 survival fred, tes garçons sont adorables !

c'est pour une tête blonde comme la leur que j'ai commencé à m'intéresser à la survie.

c'est à croire qu'on tient plus à la vie quand ils sont la !  :love:

Cyb

15 janvier 2007 à 08:10:01
Réponse #9

Pierre


Juste mon témoignage sur le sujet :

Etant passionné de nature depuis bien longtemps et père de trois enfants que la vie m'a accordé assez jeune, j'ai toujours passé beaucoup de temps dans le vert avec mes enfants: ballades, randos, cabanes, bivouacs, feux, couteaux ... tout ca depuis leur plus jeune age.

Maintenant qu'ils sont adolescents et même sortis de l'adolescence, je constate ce que j'analyse comme une saturation :
les copains et copines bien sur, mais aussi le skate, la quitare électrique, les sports plus classiques ... les études ... ont remplacé le centre d'intérêt qui était le mien, finalement.
Il devient de plus en plus difficle de les emmener en pleine nature sauf pour faire des choses exceptionnelles. Les priorités ont changées  ;).

Ceci étant dit, ils restent toujours amateurs de nature et je pense que devenus adultes il garderont ce gout profond pour elle (ma fille ainée de 21 ans fait des études de biologie et est passionnée de plongée ... comme son papa au même âge  ;D ) mais pour l'instant, avec une distance qui n'existait pas quand ils étaient petits car tout prenait forme d'un jeu alors que maintenant en gros ils ont arrété de jouer ... alors que papa continue  ;).

Seraient ils mieux armés pour une survie forcée dans la nature ? probablement, mais c'est bien loin d'être leur mode de pensée ou priorité à l'heure actuelle.

Bref pour résumer, je suis un peu HS, mais les priorités et modes de pensée des parents  ne sont plus toujours ceux des enfants quand ils grandissent ...

A+
Pierre.

15 janvier 2007 à 14:42:35
Réponse #10

bellis


Pour ma part la survie en famille est une affaire de famille,  le père et la mère doivent tout deux se préparer à réagir, cela fait partie aussi du rôle de la mère .
Dans une situation difficile, il sera plus aisé de maitriser une difficulté si les deux se sont préparés.

La première préparation, serait-elle d'expliquer à vos épouses l'importance d'être deux à savoir ce qu'il faut faire... et d'étudier ensemble les différents scenari possibles, lesquels choisir, se mettre d'accord sur les décisions à prendre si on est séparé au moment de l'incident, prévoir un point de rendez-vous etc... le fait de savoir que l'autre va appliquer le plan que vous avez élaboré ensemble rassure, permet d'être plus efficace, de se retrouver plus facilement.

bellis :)


Fred, tes enfants sont magnifiques. ;)
« Modifié: 15 janvier 2007 à 14:44:58 par bellis »

15 janvier 2007 à 15:06:17
Réponse #11

DavidManise


C'est vrai qu'ils sont trop mignons tes petits marcassins, frère Sanglier ;D

Sinon, Bellis...  j'ai une question à laquelle tu pourras très certainement répondre mieux que moi, puisque la nature t'a épargné le handicap d'un chromosome Y et puisque de facto tu es moins con que moi ;D --> y a-t-il une manière, dans l'absolu, d'aborder le problème de la survie avec nos épouses sans qu'elles nous prennent pour de doux dingues ?

Ma femme, à moi, a réalisé avec un léger stress qu'elle était totalement dépendante de moi pour sa survie la dernière fois que nous avons fait un trip sur plusieurs jours en canot, sur une rivière au Québec.  Un soir elle s'est dit "s'il lui arrive malheur, je suis toute seule à trois jours du village le plus proche"... 

Sa réaction ?  Elle m'a interdit de me faire mal.  Et voilà.  Comme par magie le stress est disparu ::)

Bref, elle dit très sincèrement et sans le moindre complexe qu'elle me délègue ça complètement et entièrement.  Bref, je me démerde.  Si on a un problème dans la nature, c'est moi qui gère.  Point.

J'ose même pas imaginer si je tenais le même discours avec les gamins malades ou les relations avec les maîtresses d'école <rire> -- je me ferais lyncher -- mais ça c'est un autre débat <rire>

Personnellement je trouve ça extrêmement frustrant.  Non seulement j'aimerais qu'elle puisse assurer un mininum et être autonome (ne serait-ce que pour allumer un feu ou au niveau premiers secours de base)...  mais aussi dans l'ensemble j'aimerais bien partager ma passion avec elle.

Bon...  bref...

Je sens que tu vas me répondre que je peux pas l'obliger à aimer des trucs qu'elle n'aime pas ;D  Ça je le sais déjà.  En fait ce que je veux savoir, c'est comment présenter le truc pour éventuellement espérer que ça puisse peut-être l'intéresser assez pour qu'elle accepte au moins de penser à l'idée d'apprendre 2-3 trucs de base, quoi ;D

Ciao :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

15 janvier 2007 à 15:49:57
Réponse #12

lepapat


Moi, je n'ai pas de famille (vieil ours mal lêché :D ), mais je constate que quand on aborde notre passion avec des personnes de la famille, des amis, etc, les gens nous regardent curieusement (pour certain(nes)s, je suis un KHO-LANTEUX  :-\ ). Ils ne comprennent pas l'intérêt d'apprendre toutes ces techniques de survie (pourquoi faire, jouer à LOST ?  >:D. Tu regardes trop la tv papat  ::) ).

Faut-il vraiment qu'une personne soit dans la m*rde pour qu'elle prenne consience de l'intérêt de connaitre un minimum de techniques ? :-\
« Modifié: 16 janvier 2007 à 07:26:17 par Corin »
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


15 janvier 2007 à 17:16:19
Réponse #13

bellis


David,
Je ne peux parler que par ma propre expérience et par mon caractère.
J'ai toujours eu pour soucis d'être le plus autonome possible et de dépendre le moins possible de quelqu'un, je sais également que la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que quoique l'on prévoit, on est toujours à la merci d'un coup dur.

 Le sentiment maternel pourrait il faire comprendre à une mère la nécessité de se préparer?
 Cela me semble une bonne motivation, comment peux tu promettre qu'il ne t'arrivera rien...
N'est ce pas là qu'il faut être ferme et rappeller que nous ne sommes pas totalement maitre de notre destin, que même si elle t'interdit de sortir dans la rue pour qu'il ne t'arrive rien ( je schématise) tu n'es pas à l'abri, parce que tu n'es pas immortel.
Certes cela va lui faire mal d'être obligée de l'admettre, mais devant cette événtualité, elle devrait se mettre à penser autrement.

Voici à mon avis un début de réponse
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur la nécessité de sensibiliser les  épouses et compagnes aux bienfaits d'une prévention, elles le font pour la santé, l'alimentation etc, elles doivent pouvoir le faire aussi pour la sécurité au moins de leurs enfants.

bellis :)
 
« Modifié: 15 janvier 2007 à 17:18:55 par bellis »

16 janvier 2007 à 10:20:44
Réponse #14

Wla


Heureux papa de 3 enfants, et habitué à encadrer des enfants, voici mon point de vue sur le sujet :

Concernant les parents  :
Il est évident que ceux-ci doivent être préparés.
Ils ne doivent surtout pas "paniquer" car cela se communiquerait à tout le monde.
Il faut que les enfants aient confiance en leurs parents qui doivent parler d'une même voix (rien de pire pour des gamins que de recevoir des "ordres" contradictoires)
Un point positif : Les parents peuvent parfois se "transcender" pour leurs enfants


Concernant la formation des enfants il faut:
- Leur apprendre l'autonomie le plus tôt possible
- Les familiariser avec avec la nature sans les "dégouter". Le côté ludique est préférable. Je connais des parents, passionnés de nature qui ont tellement forcé leur enfants à aller dans la forêt que ceux-ci se jettent sur les consoles de jeux ou sur la TV chaque fois qu'ils en ont l'occasion.
La pratique d'activités (accrobranche, jeux de pistes, escalade, canoe...) sont formatrices
- Les sensibiliser aux dangers potentiels sans tabou.(On ne doit pas retirer un objet dangereux de la main d'un enfant sans lui expliqer pourquoi c'est dangereux!! Le temps venu, le miuex sera de lui apprendre à se sevir de cet objet en respectant bien les consignes de sécurité)
- Leur apprendre à nager le plus tôt possible.

D'après mon expérience, un enfant "de la campagne" s'adapte plus vite en milieu urbain que l'inverse

Un minimum de matériel adapté est bien sur à pévoir...

Voili voilou, j'espère que je ne suis ni trop hors sujet ni trop redondant avec vos réponses

Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

16 janvier 2007 à 11:08:00
Réponse #15

Pierrot


Citer
mais je constate que quand on aborde notre passion avec des personnes de la famille, des amis, etc, les gens nous regardent curieusement (pour certain(nes)s, je suis un KHO-LANTEUX   ). Ils ne comprennent pas l'intérêt d'apprendre toutes ces techniques de survie (pourquoi faire, jouer à LOST ?  .

Mon conseil pour que les gens s'intéressent à ces activités, au début surtout ne pas prononcer le mot " survie " sinon c'est le foutage de gueule assuré, au mieux le sourire condescendant.

Mais, par exemple, sortez un fire steel, du bois gras, ou un bloc de magnésium en disant, " Tiens vous connaissez ça ? " et faites une démonstration, puis attendez les réactions et laissez venir les questions.

A partir de là on peut commencer à préciser que tout cela sert à se dépatouiller en cas de coup dur, et on en cite quelques uns, le but est que ce soit l'interlocuteur qui prononce le mot survie, si on obtient cela c'est gagné.

16 janvier 2007 à 11:25:50
Réponse #16

Wla


Citer
Mon conseil pour que les gens s'intéressent à ces activités, au début surtout ne pas prononcer le mot " survie " sinon c'est le foutage de gueule assuré, au mieux le sourire condescendant.

100% tafdak!! Il y a longtempes que j'ai remplacé certains mots par d'autres (Vive les euphémismes et  autres coquecigrues de Maître Capelo)

Par exemple J'utilise plutôt le terme de sécurité ou secours à la place de survie, et "au cas où" plutôt que kit ou EDC.. Et le "on sait jamais, ça peut toujours servir" ou encore le "ça mange pas de pain d'avoir du matériel avec soi".

De même, lorsqu'on aborde un sujet d'actualité tragique, on peut toujours commencer par dire : "Si il avait été formé, s'il avait eu tel ou tel matériel, cela ne serait pas arrivé...

Wla



Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

16 janvier 2007 à 12:01:38
Réponse #17

bellis


Salut, je reprends le fil

Quand elles préparent pour le départ en vacances  TOUT CE QU IL FAUT pour les enfants, je ne dresse pas la liste , vous la connaissez, :o
 les femmes font de la survie sans le savoir, elles préparent leurs Kits à elles, comme vous vos Kits de survie.
Si elles étaient persuadées de la nécessité de prévoir une catastrophe, elles le feraient aussi, je pense...

Envisager une catastrophe me semble une bonne solution.
Expliquer que nous ne sommes pas à l'abri d'une guerre, d'un attentat, d'un accident (AZF, Tchernobyl), tremblement de terre, éruption volcanique, innondations, incendies....
Tant pis pour le moral, mais il faut combattre la propagande ronronnante, réconfortante, coucounnante, du genre, on est au 2001ème siècle, maitre du monde et de la nature et de l'univers, nos sciences, technologies, logistiques nous sortirons toujours d'affaire...
On a déjà vu ce que cela donne.

C'est la panique totale, pas téléphone, pas de ..., les voisins et amis tous indisponibles..

Vous n'êtes pas là, elle ne peut compter que sur elle -même, que fait elle ? Comment fait elle ? de plus avec les enfants.

Vous êtes présent mais blessé, vous avez besoin de soins, de secours, que fait elle ? Comment fait elle pour assumer vous et les enfants.
Peut-être, qu'elle regardera alors votre Kit de survie  dans le placard d'un autre oeil ou qu'elle vous surprendra par les solutions qu'elle aura déjà envisagées.

Autre discussion, elle trouve normal et même apprécie que quand elle est débordée, fatiguée, stressée ou malade vous preniez en charge la plupart voire toutes les taches ménagères. :doubleup:
Peut-elle comprendre que s'il arrive un incident, tout préparé que vous soyez, vous serez dans un état de stress, tout comme elle et les enfants, que vous aurez besoin d'elle tout comme elle de vous dans les cas précités, que comme vous appris à faire, la lessive, la vaisselle, les courses, les repas, les biberons, le ménage, qu'il serait bon qu'elle apprenne aussi.

Voici quelques idées, je ne pense pas détenir la solution mais peut-être, cela les fera réfléchir

Citer
Je sens que tu vas me répondre que je peux pas l'obliger à aimer des trucs qu'elle n'aime pas

Loin de moi cette idée, il n'est pas question de l'obliger à faire quelque chose qui ne lui plait, il est question de lui démontrer qu'il y va de la protection des enfants de la sienne et de la tienne enfin de la famille, c'est bien plus sérieux .

Il est peut-être nécessaire de commencer par vous déculpabiliser,  ;)
c'est toujours difficile de ne pas être dans la norme, mais cela est souvent un atout  et le forum nous prouve tout les jours que nous ne sommes pas seuls même si nous sommes peu nombreux.

bellis :)

16 janvier 2007 à 12:15:18
Réponse #18

Amarurtuuq


100% d'accord avec Bellis.

En tout cas, je pense qu'il faut lui faire comprendre que tu n'es pas éternel et que malgré toutes tes connaissances, tu n'es pas à l'abri d'un accident.

Peut-être qu'il faudrait lui dire que toi aussi, tu serais plus rassuré et plus serein, si tu savais qu'elle pourrait se débrouiller sans toi "au cas où" et assurer la survie de ta "descendance"  :)

C'est jamais bon d'être dépendant de quelqu'un à 100%, c'est même dangereux. Et comme Bellis, j'ai toujours essayé d'être autonome au maximum, et c'est ce que j'essaie d'inculquer à mes filles parce que c'est souvent plus difficile à une fille d'intégrer cette idée d'autonomie (à cause de l'héritage culturel ?)... Même pour le bricolage, les femmes devraient arrêter de toujours demander à un homme pour changer une ampoule, ou enfoncer un clou (j'accentue le trait mais c'est ça en gros)

Tenez un truc con : combien de femmes savent changer une roue ? Moi pas, et ça commence à me paniquer maintenant que je suis seule... Faut d'ailleurs que je m'entraîne à en changer une parce que "on ne sait jamais"...

Toujours le "au cas où" ou le "on ne sait jamais"....

16 janvier 2007 à 12:57:12
Réponse #19

DavidManise


Salut :)

Très intéressant tout ça, Bellis.  Merci.

Je ne vais pas épiloguer sur mon cas perso, qui est un peu particulier (cordonnier mal chaussé, etc.).  Ceci dit ton analogie avec le départ en vacances est intéressante.  J'essaie de voir ce qui pourrait m'ammener moi à m'intéresser à faire des listes et à trimballer 40 000 tonnes de trucs inutiles donc je sais pertinemment que les gamins n'ont rien à foutre puisqu'ils jouent à 99,9% avec trois types d'objets : trucs sphériques qui rebondissent, bâtons et cailloux.  Si t'ajoutes deux types de substances (sable/terre et eau/liquide x) et un récipient, alors là c'est bon ils sont occupés pour la journée.  Et ceci est valable jusqu'à 6-7 ans sans problème.  à partir de là on rajoute la roue (skate, rollers, vélo, brouette, whatever) et de la ficelle, et c'est bonnard jusqu'à 10 ans. 

Bon je schématise aussi hein ;D

Le fait est que la division du boulot dans pas mal de couple s'opère de manière verticale et non pas horizontale.  Je m'explique.

Chez moi, je gère tout ce qui concerne la survie et la crise (trucs stressants)...  et ma douce gère les trucs plus quotidiens/relax (trucs chiants).  Quelques exemples :

Le gamin est malade, elle va aller chez le toubib, aller à la pharmacie, préparer les médocs à chaque fois, penser à lui faire prendre, etc.  Moi j'interviens s'il se rebelle et qu'il ne veut pas le prendre. 

Le gamin se casse la gueule dans l'escalier, roulé boulé de la mort qui tue, et tout.  Il hurle et tout.  Je suis le premier sur les lieux.  J'évalue rapidement le truc, je vois s'il y a choc à la tête, niveau de conscience, des fractures ou urgence réelle.  Je balance les 5 premiers granules d'arnica.  Je ramasse le gamin, je fais un premier câlin, mais direct je me le fais arracher des bras par la mère ourse :)  Pas d'urgence, c'est plus ton boulot, casse-toi :)

Rapports de voisinage (perso les voisins me gavent profondément) : elle entretient les rapports, parle de la pluie et du beau temps et patati et patata.  Quand il s'agit d'aller demander au voisin d'arrêter de faire chier son chien près de notre porte, ou d'aller intervenir dans une querelle de voisinage, c'est moi qui m'y colle.

Bon, évidemment je schématise encore.  Si je ne faisais QUE ça, je serais largement sous-employé, donc je participe aussi aux trucs chiants, mais moins qu'elle (faut être honnête).  En contrepartie, je suis 100% responsable des trucs urgents, stressants, dangereux, ou demandant de la puissance physique (les poubelles, fendre le bois, grimper dans l'arbre pour aller chercher ce c*nnard de chat, les conflits, etc.).  Donc, en clair, la survie c'est pas son boulot.  La vie en autarcie pourrait éventuellement l'intéresser, par contre.  Stocker la bouffe, prévoir des énergies alternatives, établir des systèmes d'échange avec les voisins...  ça pas de problème.  Mais si un voisin nous doit 10kg de légumes, c'est moi qui vais aller toquer à la porte pour demander gentiment ;D

Bon bref. 

Tout ça pour dire que quand elle n'est pas là je me tape les trucs chiants et répétitifs, et qu'elle assure vachement bien aussi pour les urgences quand je suis absent.  Mais autant moi je ne vais jamais apprendre à penser à prendre les robes vertes, bleues et roses de la poupée de la petite quand on part en voyage (surtout que la petite en question est un pur ninja et qu'elle préfère de loin lancer des caillasses sur les chats et faire la course avec les grands), autant elle ne va jamais, je pense, se prendre de passion pour la survie au point de préparer son EDC ou d'apprendre des techniques de self-protection (surtout qu'on habite à la campagne et que ça ne lui servira probablement jamais de sa vie, si on est 100% réaliste ;D)...

Ciao :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

Stages survie CEETS

16 janvier 2007 à 14:05:45
Réponse #20

bellis


Citer
Tenez un truc c*n : combien de femmes savent changer une roue ? Moi pas, et ça commence à me paniquer maintenant que je suis seule... Faut d'ailleurs que je m'entraîne à en changer une parce que "on ne sait jamais"...


Il faut vraiment que tu t'entraines sans tarder.
Pour avoir véçue seule avec un enfant en bas age dans un petit village, ma priorité était la voiture. Possiblitité de rejoindre rapidement le docteur ou l'hopital (pas de téléphone fixe encore moins portable à l'époque) ou de partir trés rapidement en cas de danger.
Donc : savoir changer, essui-glaces, ampoules, roue( on peut rallonger la clef de démontage par soit un tube, un tournevis ou même une autre clef, quelques centimètres gagnés économisent bien des efforts)
savoir changer une courroie ou en improviser une avec un collant.
Je prennais la peine de vérifier les niveaux régulièrement et veuillais à avoir toujours assez d'essence avant la nuit, de sorte que si je devais partir en urgence je ne perde pas de temps à chercher une station ouverte
Je me garais toujours en position de départ.

Je suis peut-être hs, mais il me semblait utile de te préciser ces quelques points

bellis :)

16 janvier 2007 à 14:14:46
Réponse #21

Maximil


Moui bien qu'encore c'est discutable. Perso je prévois toujours de l'essence en plus (dans le coffre et au sous-sol) mais la batterie...   ::) Du moment que tu sais démarrer une voiture à la poussette...
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

16 janvier 2007 à 14:19:31
Réponse #22

Maximil


Un diesel, y'a aucun problème à la poussette...
Quant à une femme seule, à moins d'être en légère côte, elle peut y arriver si elle ne conduit pas une voiture de plus d'1.5 tonne.  J'ai déjà vu faire. Pas évident, mais immédiat.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

16 janvier 2007 à 14:46:06
Réponse #23

Amarurtuuq


Il faut vraiment que tu t'entraines sans tarder.
Pour avoir véçue seule avec un enfant en bas age dans un petit village, ma priorité était la voiture. Possiblitité de rejoindre rapidement le docteur ou l'hopital (pas de téléphone fixe encore moins portable à l'époque) ou de partir trés rapidement en cas de danger.
Donc : savoir changer, essui-glaces, ampoules, roue( on peut rallonger la clef de démontage par soit un tube, un tournevis ou même une autre clef, quelques centimètres gagnés économisent bien des efforts)
savoir changer une courroie ou en improviser une avec un collant.
Je prennais la peine de vérifier les niveaux régulièrement et veuillais à avoir toujours assez d'essence avant la nuit, de sorte que si je devais partir en urgence je ne perde pas de temps à chercher une station ouverte
Je me garais toujours en position de départ.
Je suis peut-être hs, mais il me semblait utile de te préciser ces quelques points
bellis :)

Tu as raison, j'ouvre pas assez mon capot de voiture... Hum ! Comment tu fais pour improbiser une courroie avec un collant ?  :'(  Quand j'ai eu mon permis de conduire, mon père voulait m'apprendre les bases de la mécanique auto, pour que je me débrouille en cas d'urgence, mais il a pas eu le temps : il est mort avant  :(

Faudrait peut-être ouvrir un nouveau fil : "survie automobile féminine"  ;D

16 janvier 2007 à 15:28:19
Réponse #24

DavidManise


Salut :)

Je pense qu'on pourrait ouvrir un fil "survie automobile" tout court.  Pas juste féminine.  Moi le premier je suis sûr que j'apprendrais plein de trucs.

J'y vais de ce pas :)

David
"Grand, gros, lourd, sale, fort et bête" ;)

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