Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Techniques primitives => Discussion démarrée par: Buffalo le 13 décembre 2015 à 10:33:04
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Voici une vidéo réalisé par un de mes amis vidéaste amateur : http://chu-nous.over-blog.com/2015/12/fabrication-d-une-epee-damassee-merovingienne.html
Je pense que cela peut intéresser certains d'entre nous, n'hésitez pas à partager et à explorer le blog de cet ami qui regorge de belles prises de vues.
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Je veux remercier Jean Pol mon ami vidéaste qui m'a permis de partager cette vidéo ainsi que Jean Pierre Badré le forgeron qui a réalisé cet essai qui n'est pas un produit fini mais une réflexion sur la manière de travailler pour arriver à un tel outil
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une réflexion sur la manière de travailler pour arriver à un tel outil
je comprends pas l'équation:
pilon, presse, backstand = mérovingien ?
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Ce sont des chercheurs qui ont réfléchis sur le modus opérendi pour réaliser une épée, naturellement les outils modernes ont été utilisés pour gagner du temps
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Oî!!
Amha, il me semble que le travail dont il s'agit c'est le mélange des aciers entre eux du nombre de pliage des torsades effectué. Les outils sont plus récents et annoncés dans le texte au dessus de la vidéo. loll heureusement sinon il aurai fallut un peut plus d'une journée pour effectuer un tel ouvrage. ;#
Tchousss!
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il me semble que le travail dont il s'agit c'est le mélange des aciers entre eux du nombre de pliage des torsades effectué. Les outils sont plus récents et annoncés dans le texte au dessus de la vidéo. loll heureusement sinon il aurai fallut un peut plus d'une journée pour effectuer un tel ouvrage.
Très beau partage de connaissance sur la métallurgie moderne.
En archéologie l'erreur d'interprétation vient malheureusement souvent de l'interprétation des éléments à disposition et non des éléments à disposition eux même...
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En 1996, Henri Viallon a entrepris de recréer une lame trouvée dans une tombe, du VIeme siècle, en Angleterre, l' épée de Sutton Hoo. Il lui a fallu outre les 9kg d'aciers nécessaires à la constitutions des trousses 250kg de charbon de forge (il estimait qu'il aurait fallu le double en utilisant du charbon de bois) et près de 200 heures de travail ainsi que 70 heures de la part de son assistant Eugène Allanic. Tout ce travail pour obtenir une lame de 800mm (un peu plus courte que le modèle 85mm), une largeur de 55mm à la garde et 42mm vers la pointe, une épaisseur allant de 6mm à 3,8mm et pesant 900g.
Éléments repris d'un article de Pierre Faggiannelli parut dans le n°3 d'Excalibur.
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C'est ce que dit l'article je cite: "Le poids de métal nécessaire est considérable: 9kg d'acier pour arriver en fin de forge à une lame de 900g, soit le poids initial d'une seule trousse. Les 9/10eme du métal
"perdu" a disparu dans les multiples meulages nécessaires à la réalisation du dessin ainsi que par l'oxydation importante aux très fortes températures imposées par le soudage des multiples éléments."
Dans le damas de corroyage le dessin obtenu sur la lame est contenu à l'intérieur du barreau il faut enlever beaucoup de métal pour l'obtenir. Certaines épées à cette époque avaient une valeur équivalente à un attelage de bœufs.
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Un article sur Jean Pierre Badré le forgeron qui a réalisé l'epée Merovingienne: http://www.lunion.fr/621692/article/2015-12-18/en-images-ce-forgeron-qui-met-l-ame-des-ardennes-dans-ses-couteaux C'est un gaillard génial chez qui on peux voir le travail du fer dans toute sa splendeur par curiosité vous pouvez aussi aller faire un tout sur son site là : http://forge-jpbadre.fr/
Je tiens à dire que je n'ai aucune action chez Jean Pierre.
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Une autre Vidéo proposée par L'AREL de Revin : http://www.revinwebtv.fr/player/53/540 très interessante
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Excellent, en plus avec l'accent ardennais la quette.
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9 kg d'acier ????
Tu es sûr ??
C'est peu.
De nos jours on part d'acier en barre très "pur". Et comme expliqué plus haut 9kg c'est pas énorme comme poids de départ.
Par le passé on récupérait une loupe informe dans un bas fourneau après plusieurs jours de chauffe d'un minerai médiocre. Après avoir détruit le bas fourneau on récupérait ça :
(http://forge.blogspirit.com/photos/01/02/1629596683.jpg)
Il fallait marteler/découper/émietter/sélectionner à partir de cette masse amalgamée de fer/acier/scorie durant des jours et de jours pour essayer d'en tirer une barre d'acier à peu près "homogène".
C'est à partir de cette barre (souvent on combinait des barres de fer aigre avec des barres de fer doux, le damas corroyé était une nécessité technique) que l'on pouvait forger une épée. La loupe d'alliage de départ était bien plus conséquente que les 9Kg actuels.
Plus d'explication ici sur l'acier du bas fourneau : http://metal-connexion.fr/forum/loupe-d-acier-artisanal-de-bas-fourneau-t3537.html
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Pour compléter les informations communiquées par Kilbith je vous propose une série de vidéos (près de 40mn au total) de la construction d'un bas fourneau à la création d'une pointe de lance.
https://youtu.be/Y_mTgHj6M1Q
https://youtu.be/URxbEQs98Go
https://youtu.be/gjManty8sQg
https://youtu.be/J7nzmhFwGoM
https://youtu.be/gi1f2dd_dMM
ou pour les impatients une version plus courte
https://youtu.be/F3rjjpuhCLI
Après cela, imaginez la satisfaction du forgeron qui aurait pu sortir, immédiatement de son bas fourneau, un lopin d'xc75.
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Après cela, imaginez la satisfaction du forgeron qui aurait pu sortir, immédiatement de son bas fourneau, un lopin d'xc75.
Surtout que le "XC75" est quasiment exempt d'impureté comme le soufre ou le phosphore qui viennent, même en petite quantité, modifier fortement la qualité des lames.
Pour mémoire : Le "XC75" comprend du manganèse qui facilite considérablement la trempe. Sans manganèse, tremper une grande lame à l'eau releverait de l'exploit.
Sans compter qu'avant 1900 on ne comprenait pas grand chose aux phénomènes se déroulant lors des TT.
Avec en plus toutes les informations pour les TT de la nuance d'acier disponibles facilement sur le site de l’aciériste. Et ça ce n'était pas avant les années 1990 (internet). Parfois même en français.
Et le forgeron d'avant les années 1900 aurait très apprécié d'avoir toujours à travailler exactement la même qualité d'acier pour faciliter l'acquisition de l'expérience.
Et je parle pas des meuleuses à disque diamanté, des bandes abrasives au corindon, des limes efficaces, des thermocouples, du charbon de qualité sans soufre, des ventilateurs électriques, des forges à gaz...etc ;#
Franchement : on ne peut qu'être admiratif devant le travail d'exception que représente certaines épées anciennes. Sans oublier non plus quelles devaient côtoyer pas mal de trucs infâmes.
Au passage : ces informations devraient amener à plus de modestie les "sundaysurvivor" qui se flattent de réaliser "DIY" des lames convaincantes "avec trois fois rien" et qui sont légion sur Youtube.
Si on part d'un acier ressort de récupération, c'est assez facile de sortir une lame moche très correcte avec de la patience. Mais si on doit partir de "rien"....c'est une autre paire de manche, même si du minerai est disponible sur place.
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Excellent, en plus avec l'accent ardennais la quette.
Tu es de quel secteur ma c*u!lle
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Tu es de quel secteur ma c*u!lle
Très loin au SO de Givet! ;#