Après cela, imaginez la satisfaction du forgeron qui aurait pu sortir, immédiatement de son bas fourneau, un lopin d'xc75.
Surtout que le "XC75" est quasiment exempt d'impureté comme le soufre ou le phosphore qui viennent, même en petite quantité, modifier fortement la qualité des lames.
Pour mémoire : Le "XC75" comprend du manganèse qui facilite considérablement la trempe. Sans manganèse, tremper une grande lame à l'eau releverait de l'exploit.
Sans compter qu'avant 1900 on ne comprenait pas grand chose aux phénomènes se déroulant lors des TT.
Avec en plus toutes les informations pour les TT de la nuance d'acier disponibles facilement sur le site de l’aciériste. Et ça ce n'était pas avant les années 1990 (internet). Parfois même en français.
Et le forgeron d'avant les années 1900 aurait très apprécié d'avoir toujours à travailler exactement la même qualité d'acier pour faciliter l'acquisition de l'expérience.
Et je parle pas des meuleuses à disque diamanté, des bandes abrasives au corindon, des limes efficaces, des thermocouples, du charbon de qualité sans soufre, des ventilateurs électriques, des forges à gaz...etc

Franchement : on ne peut qu'être admiratif devant le travail d'exception que représente certaines épées anciennes. Sans oublier non plus quelles devaient côtoyer pas mal de trucs infâmes.
Au passage : ces informations devraient amener à plus de modestie les "sundaysurvivor" qui se flattent de réaliser "DIY" des lames convaincantes "avec trois fois rien" et qui sont légion sur Youtube.
Si on part d'un acier ressort de récupération, c'est assez facile de sortir une lame moche très correcte avec de la patience. Mais si on doit partir de "rien"....c'est une autre paire de manche, même si du minerai est disponible sur place.