hola ça sent bon tout ça
david si tu passes par tours sinon j'irais seul
Les inscriptions ne sont pas encore ouvertes (ce n'est pas moi qui gère). Mais ça ne devrait pas tarder...
Concernant les inscriptions, c'est toi qui fera la pub ici, éventuellement vers un lien pour l'inscription, ou faut-il passer par un autre biais? Thanks.
(...)
Nombre de places limité (25).
Inscriptions en ligne sur : http://www.defensestactiques.fr/contact.php (http://www.defensestactiques.fr/contact.php).
Merci lors des inscriptions de bien préciser le stage concerné, dans la mesure où le club organisateur a déjà un ou deux autres évènements programmés d'ici là...
(...)
Besoin d'un reporter photo sur place ?
Ceci étant, c'est toujours un point délicat, car on apprécie tous les belles photos mais certains, à juste titre, ne souhaitent pas forcément être identifiables sur des clichés dont on ne maîtrise pas la diffusion...
Ceci étant, c'est toujours un point délicat, car on apprécie tous les belles photos mais certains, à juste titre, ne souhaitent pas forcément être identifiables sur des clichés dont on ne maîtrise pas la diffusion...
Sinon, tu participerais ou tu viendrais juste faire de belles images ?
Cordialement,
Bomby
En espérant qu'il reste une place, je serai là avec ma petite soeur :).
Au fait, et à toutes fins utiles, ça fait un moment que le stage est complet et il n'est donc plus possible de s'inscrire...
Nous étions environ 25, du débutant complet à l’instructeur, avec beaucoup de déjà initiés, voire de régulièrement entraînés. Tout le monde en tenue de ville, sans protections particulières, mais nous avons bien utilisé les cibles (matériel excellent et abondant) du club hôte.
David a commencé par situer le cadre pédagogique global du stage: on travaille systématiquement en binôme, on change de partenaire à chaque exercice, et dans chaque binôme ainsi successivement constitué on est à tour de rôle « coach » et « entraîné ». L’objectif, quand on est coach, est clairement de faire progresser le partenaire, par des suggestions positives plus que par des critiques négatives, et en aucun cas de démontrer sa supériorité sur lui.
Ensuite, un peu de théorie, avec une présentation générale de quelques principes régissant la violence.
D’abord, la décomposition de la violence en 3 grands types, qui répondent chacun à des logiques et cohérences particulières : la violence de prédation, la violence groupale (pour DM, cette notion de violence définie par l’appartenance, la non appartenance à un groupe, le positionnement dans un groupe, etc, paraît plus pertinente que la notion voisine souvent utilisée de violence territoriale), la violence psychiatrique. A propos de la violence psychiatrique, une distinction plus anecdotique mais intéressante au sein des psychopathes (1% de la population, ceux pour qui tuer ou blesser son prochain ne pose aucun problème), entre ceux à cadre éthique (dont on peut faire par exemple de bons acteurs dans certaines unités militaires) et ceux sans cadre éthique, qui n’obéissent qu’à une logique toute personnelle.
Mais, dans tous les cas de figure, l’agresseur ne devient violent que si quatre conditions sont simultanément réunies, ce que DM résume à travers l’acronyme JACCA : Justification – Alternatives (ou plutôt absence d’alternative) – Conséquences – Capacités.
La justification obéit à la logique propre de l’agresseur, elle n’existe pas dans celle de sa victime. Elle est généralement corrélée au type de violence : dans la prédation, il est justifié pour moi d’agresser la petite grand-mère qui retire de l’argent dans un DAB pour pouvoir m’acheter ma dose ; dans la violence groupale, il est justifié que j’éclate devant le reste de la bande pour y assoir ma position ce type qui m’a bousculé involontairement dans le bar, ou ce videur qui veut me faire sortir, etc… Dans la violence psychiatrique, cette logique est évidemment plus imprévisible et moins cohérente pour tout un chacun, mais elle existe et est très cohérente pour le sujet concerné
L’absence d’alternatives est parfaitement logique : de même que le prédateur animal ne va pas se fatiguer à courir après sa proie s’il trouve une charogne, pourquoi l’agresseur prendrait-il le risque de recourir à la violence s’il trouve un moyen plus facile et moins risqué d’atteindre son but ?
En lien étroit avec les deux premiers points, l’examen fût-il inconscient des conséquences du recours à la violence joue également fortement : dans la logique de l’agresseur, le recours à la violence doit avoir des conséquences positives plus que négatives, en tout cas une plus forte probabilité de conséquences positives que négatives.
Enfin, l’agresseur potentiel va également évaluer, là encore fût-ce inconsciemment, ses capacités à atteindre son but en déclenchant la violence.
Globalement, on est donc dans un rapport logique d’évaluation bénéfices-risques qui peut s’analyser principalement sous ces quatre angles complémentaires.
Dans la même logique, la proie ou victime potentielle a donc intérêt à travailler sur ces quatre facteurs pour influencer de façon défavorable pour l’agresseur potentiel le rapport bénéfice/risques. Et réfléchir à l’avance sur l’impression de rapport bénéfice/risques qu’on dégage aux yeux d’un agresseur potentiel sous ces différents angles en fonction des contextes que l’on fréquente peut être très profitable.
Encore un aspect théorique complémentaire : l’agresseur potentiel va avoir tendance à spotter une cible « prévisible », entrant dans un cadre social normé, ce qui a priori induit une certaine inhibition (en tout cas sous nos cieux) culturelle par rapport à la violence. Tout ce qui peut donner l’impression que l’on sort du ou des cadres classiques, par l’apparence, le comportement, peut nous rendre moins lisibles, moins prévisibles et donc conduire le prédateur ou l’agresseur potentiel à choisir une autre cible.
Aparté personnel : sans remettre en cause la théorie du « Grey Man » qui invite à ne pas se faire remarquer par rapport à la masse, cet éclairage apport à mon avis une nuance complémentaire réellement intéressante. En substance et pour caricaturer : en termes de tenue, d’attitude et de comportement, sans être voyant, il est bon d’être difficilement lisible et prévisible…
Et pour réagir face à ces risques de violence, trois grands principes également résumés sous forme d’acronyme : CBT, pour Communiquer, Bouger, Traiter.
Pour ce qui est de communiquer, DM souligne d’emblée l’importance de la communication non verbale : dans ce genre de situations, 90% de la communication (donc de la perception de l’agresseur potentiel qui nous évalue) passe par la communication non-verbale : posture, regard, démarche, ton de voix, etc…
Petit exercice pratique simple et intéressant, à la suite de cet exposé théorique : on se répartit par binômes, chaque membre d’un binôme se met d’un côté de la salle, et chacun, à tour de rôle, joue le rôle de celui qui a repéré en face de lui un petit groupe potentiellement hostile, dont le leader est son binôme « coach », et doit marcher jusqu’à la sortie de la salle et en franchir la porte. Le binôme coach étant invité à évaluer la « cible » avec un regard de prédateur, et sous cet angle de critiquer par des suggestions positives l’attitude manifestée. On voit vite qu’il convient idéalement d’allier naturel et vigilance, de jouer du regard pour faire passer le message « Je t’ai vu, je ne te provoque pas mais je n’ai pas peur. Et donc je t’ai vu… », ce qui n’est pas si facile dès que le stress monte un peu.
Toujours dans le « non-verbal », on passe ensuite (à moins que je ne mélange l’ordre, mais peu importe) à des exercices plus classiques destinés à entraîner la capacité à faire passer à celui qui approche en représentant une menace potentielle le message non verbal qu’il doit respecter notre bulle d’intimité, notre espace vital. Tout simplement placé face à l’autre qui est censé s’être approché de nous, le travail consiste alors à lui adresser la parole avec des propos anodins (« monsieur, je peux vous aider ? ») tout en manifestant par des gestes qui constituent une garde passive (une des applications du principe bien connu du « Fence ») le message clair mais non agressif qu’il doit rester à distance. La subtilité de l’exercice consistant à être suffisamment assertif dans le langage corporel, sans être agressif, tout en positionnant au cas où une garde passive appropriée.
La continuité logique de l’exercice est ensuite de prendre ou reprendre l’initiative, par le mouvement, en « dévissant les pieds », c'est-à-dire en bougeant (« je peux vous aider ? Non ? Bonne journée ! » ou « ah, non, désolé, bonne journée » etc, peu important le propos). Là l’idée est de ne pas reculer, de ne pas rester sur place, mais de pouvoir de façon apparemment anodine reprendre l’initiative et reprendre de la distance.
On est donc passé tout doucement, dans la pédagogie manisienne, du Communiquer au Bouger, les deux pouvant d’ailleurs parfaitement être simultanés (et devant même l’être idéalement).
On revient brièvement à la communication avec un exercice de cri, de « rupture d’intensité ». Face à l’adversaire menaçant, on doit sortir un cri (« stop », « oh », peu importe) qui, par le brutal décalage d’intensité induit, doit le déstabiliser voire le sidérer… Il faut ensuite redescendre et désescalader, mais ce peut être un moyen efficace de briser une dynamique d’escalade, plus simplement de briser par l’effet de surprise le schéma mental que l’agresseur potentiel est en train de se construire pour justifier son attaque.
Etape suivante : on rentre dans le « Traiter ».
Là l’hypothèse de travail devient que la menace lance une attaque (en crochet ou swing droit à la tête – attaque classique de rue ou de bar –) et l’exercice consiste à se protéger en avançant, selon des principes connus : on monte le coude gauche en avant, coude pointé vers le visage de l’agresseur, main et bras plaqués contre la tête en protection, et on rentre dans l’attaque pour aller prendre la place de l’agresseur.
On commence seul sur place, puis on le fait face à son binôme qui utilise un pao ou une patte d’ours pour lancer son attaque. Enfin, on enchaîne avec une frappe visage, griffante, de la main avant, suivie d’une ou deux frappes main arrière main avant, toujours dans le principe d’une frappe griffante. On travaille d’abord « à vitesse tai-chi », puis on accélère un peu, sans mettre d’impact pour ne pas blesser le partenaire mais en s’efforçant de mettre de l’intention, d’avoir des mouvements amples de l’ensemble du corps (au-delà de la seule main qui frappe) et en veillant à prendre le temps de racler/griffer le visage.
On passe ensuite aux paos où on va travailler ces frappes griffantes, main ouverte, bientôt suivies d’une frappe en poing marteau (en zone carotidienne).
S’ensuit une petite séance de frappe en poing marteau, où David nous fait bosser un peu plus intensément sa fameuse « grosse droite », mais en insistant particulièrement sur la détente et sur l’idée de projeter souplement une boule de plomb (le poing). On travaillera également à un moment sur l’utilisation du poing marteau comme blocage sur une attaque haute.
L’une des idées des exercices pratiqués est de travailler la fluidité et la puissance d’un geste utilisable avec dans la main des armes improvisées (stylo, revue pliée, etc…), le geste étant globalement le même, peu important que la main soit vide ou armée, que l’arme soit longue ou courte.
Un peu plus tard on abandonne les paos pour les boucliers et on travaille une frappe en zone basse (coup de pied de face sur le tibia avec l’angle talon/semelle de la chaussure), l’un des buts de l’exercice étant, histoire de varier les plaisirs, d’appliquer le coup de pied sans regarder vers le bas et en le synchronisant rapidement avec une frappe en zone haute (poing marteau en zone carotidienne /cervicale).
EDIT: J'avais oublié : nous avons également travaillé le "shredder". Recommandé particulièrement quand on est en désavantage de gabarit et au contact, pour une durée brève, le temps de se créer une ouverture pour une frappe ou une fuite directe. A ne pas prolonger cependant, faute de quoi l'autre pourrait finir par s'apercevoir qu'il ne se passe pas tant de choses que ça et reprendre ses esprits.
Enfin, on terminera avec un scenario intégrant à peu près l’ensemble des points examinés : l’agresseur se présente, on communique, on bouge, il attaque quand même, on bloque en rentrant avec le coude, on riposte, quand le binôme coach estime qu’il a été suffisamment bombardé il met le genou à terre et on doit s’extraire, checker à 360° pour vérifier si le malfaisant n’a pas trop d’amis dans les parages, on file vers la porte, on la franchit.
On le fait plusieurs fois, puis on rajoute des éléments : on refait la même chose, mais on est invité à crier pendant qu’on frappe des choses qui nous identifient comme l’agressé et non comme l’agresseur (« non, laissez-moi, laissez-moi tranquille !»), on part en courant puisqu’on a eu peur (et non pas en marchant tranquillement comme si on était Clint Eastwood), on prend le réflexe de se checker pour vérifier qu’on n’a pas pris de coup de lame, on récupère ses clés et situe mentalement sa voiture dans la perspective de filer au commissariat déposer une plainte…
Voilà. J’ai oublié plein de choses mais ce n’est pas très grave et on pourra compléter sans problème.
Deux choses notables quand même pour terminer.
D’abord, l’efficace simplicité de la pédagogie de David : le fonctionnement en binôme alternativement coach et apprenant, la critique par la suggestion positive, la valorisation de la réussite, le rituel (à chaque fin de demi-journée) du « kiem tao » (chacun doit indiquer une chose qu’il a particulièrement apprise, et pas la même que son voisin), tout cela fonctionne très bien.
Ensuite, et quand cela va de pair avec ce type de pédagogie le résultat est juste exceptionnel, l’ambiance assez extraordinairement bienveillante dégagée par l’ensemble des participants au stage, sans que cela nuise à aucun moment au sérieux du travail effectué.
Au final donc, un stage d’une qualité exceptionnelle, qui donne non seulement des axes de travail mais encore des méthodes, et un épisode de coopération entre humains particulièrement riche.
On revient brièvement à la communication avec un exercice de cri, de « rupture d’intensité ». Face à l’adversaire menaçant, on doit sortir un cri (« stop », « oh », peu importe) qui, par le brutal décalage d’intensité induit, doit le déstabiliser voire le sidérer… Il faut ensuite redescendre et désescalader, mais ce peut être un moyen efficace de briser une dynamique d’escalade, plus simplement de briser par l’effet de surprise le schéma mental que l’agresseur potentiel est en train de se construire pour justifier son attaque.
Justement n' y a t il pas trop de détails pour ceux qui n'ont pas forcément de bonnes intentions et qui pourrait retourner cela a leur faveur.
La maniere dont je me le represente, l'aggresseur percevrait ca comme un mouvement violent; il serait surpris, suffisamment pour lui faire stopper l'action en cours (planifier, parler, observer, se tripotter les c*u!lles pour [se?] rappeler qu'il en a), mais ensuite il transformera ca en affront, et retablira la situation par des frappes. En fait ca aurait un peu l'effet d'une gifle.
Pour moi le cri ca sert a figer pour mieux frapper.
Tu parles rellement d'un cri, ou d'un haussement soudain de voix/ton, sans aller jusqu'au rugissemment de Conan?
(...)
(...)
L'avantage de ce stage je pense le mélange des genres, confirmés ou non, homme ou femme, balaises ou pas. Si ce mélange est coutumier, la façon de l'aborder par David est très opportune, quand par exemple il explique que "la taille compte" et dérive de la technique précédemment expliquée ("la grosse droite") en expliquant aux femmes présentes les limites de cette technique sur une brute, mais la possibilité d'y adjoindre un outil contondant ou perforant quelconque, ce qui en décuple l'efficacité.
Sur un certain nombre de stages de krav, je n'ai (j'aime pas la pommade, pourtant) rarement -jamais, même- vu un stage aussi "applicable". Même si "si vous voulez des garanties, allez chez Kia". Qu'on soit confirmé ou non, il y a des trucs à prendre. J'en retiens pour ma part la griffe de David (ça m'a vraiment botté, cet enchainement, merci!) et la leçon donnée par Fred lors d'une extraction un tantinet naïve et précipitée de ma part.
Trouver un truc négatif à dire... Mmmmh... J'ai pas eu le droit de goûter la drôle d'espèce de viande boucanée de David, Humpf, j'suis vexé (et surtout curieux, je veux bien le nom et la provenance de la chose :) ).
Je me represente ca comme comme un comportemment aggressif, qui donne la justification a l'aggresseur du passage a la vitesse superieur. Justification voir obligation pour ne pas perdre la face.
C'est ce qu'on peut voir vers 1"45 sur la video?
On revient brièvement à la communication avec un exercice de cri, de « rupture d’intensité ». Face à l’adversaire menaçant, on doit sortir un cri (« stop », « oh », peu importe) qui, par le brutal décalage d’intensité induit, doit le déstabiliser voire le sidérer… Il faut ensuite redescendre et désescalader, mais ce peut être un moyen efficace de briser une dynamique d’escalade, plus simplement de briser par l’effet de surprise le schéma mental que l’agresseur potentiel est en train de se construire pour justifier son attaque.
Je n'ai pas assez d 'exemple mais j'ai souvent vu ca chez des personnes qui n'ont jamais pratiqué de SD ou autre.
Ce n'est pas naturelle comme réaction quand cela devient insupportable de crier, hausser le ton.... ?
Ce n'est pas naturelle comme réaction quand cela devient insupportable de crier, hausser le ton.... ?
It’s a small thing, but if your initial verbalization is “Can I help you?” then that does nothing to maintain range and actually encourages someone to come closer.
Now let’s discuss verbalization a bit.
If you have asked him to stop and he doesn’t what then ?
If you have range, which we understand is directly proportional to our awareness; we can ramp up our verbage from a request to a command.
What I also recommend is that you change the specific language and increase the volume. So if we start at “Hey buddy would you hold there ? ” we’ll kick it up next to “ I said BACK-UP ! ”
What if he still doesn’t stop or say he begins to verbalize somewhat but still
keeps advancing ?
Once again, we can kick up our verbage a bit by adding some profanity.
It’s a small thing, but if your initial verbalization is “Can I help you?” then that does nothing to maintain range and actually encourages someone to come closer.
Le but est, d'abord, de casser son propre blocage... qui est un réel problème souvent. Et de signifier à l'agresseur potentiel qu'on peut sortir du cadre normal. Evidemment, parfois ça va faire en sorte que le mec bascule dans l'action, et si c'est le cas, le cri aura le mérite de rendre ce passage à l'acte là prévisible.
Le truc c'est "d'éteindre la flamme en soufflant un coup sec et fort dessus"... puis de reprendre la discussion cool.
Tu vois le truc ?
Evidemment faut pas s'éterniser sur place.
Y'a plein de conditions. Et c'est justement ça qu'on a travaillé...
En fait, Vos dernieres reponse Bomby et Kovaks me font comprendre que ca se joue aussi beaucoup sur l'attitude pré et post haussemment.
Vu que je me le represente, pas, je gardes ca en tete, et on me montrera un jour.
Et ca doit pas etre simple a travailler de placer ca calmement sans declencher plus qu'on voudrait.
Ca joue sur un point théorique qu'on avait vu juste avant dans le cours qui est la "Capacité" : plus précisément la croyance subjective chez l'agresseur potentiel qu'il a de bonnes chances de réussir. Sans ça, les mecs n'y vont pas... mais leur lecture est fine et s'adapte en permanence aux conditions. Tu tournes la tête, ça peut suffire à leur donner l'impression d'une faille à exploiter. Tu tournes le dos, idem. Etc.
La théorie des attentes ou théorie VIE (Valence-Instrumentalité- Expectation)
La théorie de Vroom , contrairement à Maslow ou Herzberg, ne se focalise pas sur les besoins, mais relie la motivation d’un individu à ses attentes et les chances qu’il possède de les atteindre.
La motivation est vue comme une force déterminée par trois facteurs qui se combineraient de façon multiplicative
- l’expectation
- l’instrumentalité
- la valence
motivation = V x I x E
l’expectation : C’est la réponse à la question "Suis-je capable de ?", "Quelles sont mes chances de réussite" La motivation dépend de la confiance qu’a l’individu dans ses capacités à atteindre l’objectif.
l’instrumentalité : C’est la réponse à la question "que vais-je obtenir par ma performance ? " La motivation dépend du niveau de récompense obtenue par l’effort.
la valence : C’est la réponse à la question "quelle valeur accorder aux avantages obtenus ? " La motivation dépend de la valeur attribuée à la récompense par l'individu.
LA motivation de faire A peut aussi être réduite si B permet d'arriver aussi à ses fins de manière plus facile. Bref, on est dans un monde de motivations comparées, là, et une porte de sortie honorable va souvent permettre de diminuer la motivation pour l'assaut... par exemple.
EDIT: J'avais oublié : nous avons également travaillé le "shredder". Recommandé particulièrement quand on est en désavantage de gabarit et au contact, pour une durée brève, le temps de se créer une ouverture pour une frappe ou une fuite directe. A ne pas prolonger cependant, faute de quoi l'autre pourrait finir par s'apercevoir qu'il ne se passe pas tant de choses que ça et reprendre ses esprits.
Salut,
Je me permets de revenir sur un point du CR de Bomby
Si c'est l'impression que tu as retiré du shredder, c'est qu'il t'as été mal montré/enseigné.
Le shredder est un concept global (entrée, ancrage, déplacement, ...), il faut, au minimum, une demi-journée de travail spécifique avec un instructeur qualifié pour commencer à l'appréhender dans sa globalité.
Le montrer en 5 minutes au coin du bois, c'est forcément passer à côté de pas mal de subtilités qui font justement tout l'intérêt de ce concept.
Ca donne une fausse impression et ça ne rend vraiment pas justice au travail qu'il y a derrière.
Evidemment, c'est un concept à la mode et qui semble relativement facile à comprendre et à enseigner... ce qui explique qu'on le voit fleurir un peu partout en ce moment.
Et comme souvent, si ça semble facile, c'est parce qu'il y a bcp de travail et de réflexions derrière.
EDIT: J'avais oublié : nous avons également travaillé le "shredder". Recommandé particulièrement quand on est en désavantage de gabarit et au contact, pour une durée brève, le temps de se créer une ouverture pour une frappe ou une fuite directe. A ne pas prolonger cependant, faute de quoi l'autre pourrait finir par s'apercevoir qu'il ne se passe pas tant de choses que ça et reprendre ses esprits.
Avec grand plaisir... ;D
Le shredder fait partie de ces concepts très difficiles à expliquer par écrit.
Ca va tout de suite mieux quand on le ressent... ;)