Sur moi j'avais :
- 1 Tshirt synthétique
- 1 chemise épaisse en coton (style bûcheron canadien)
- 1 polaire D4
- 1 veste Hunter Hydratic Fjallraven
- 1 boxer coton
- 1 pantalon Hunter Hydratic Fjallraven
Il me restait dans mon sac :
- 1 collant woolpower 200 gr en laine
- 1 sous vêtement woolpower 200 gr en laine
- 1 paire de chaussette en laine épaisse
- 1 paire de mitaine en laine
- 1 bonnet en laine
- 1 sac de couchage S0 (confort 0°C)
- 1 Tshirt synthétique
- 1 chemise épaisse en coton (style bûcheron canadien)
- 1 polaire D4
- 1 veste Hunter Hydratic Fjallraven
Il est 19h40 et des patates et j'enfile mon sous vêtement woolpower 200 gr par dessus le polaireSi la chemise coton est encore dessous....elle continue à faire serpillère. Heureusement que la laine absorbe durablement un peu de l'eau présente. Sinon ta chaleur va continuer à faire évaporer l'eau de la chemise en coton, qui va condenser sur la membrane, puis sera captée par le coton qui étant humide n'isole plus du tout....très bon système de frigo improvisé. ;)
Ma liste de matos dans ce post (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,44260.0.html), rajoutez y un sac de couchage S0.
Alors qu'enfaite...il y avait rien d'alarmant. J'aurais trés bien pu passer une nuit sans feu. Mais ça je m'en suis rendu compte qu'une fois en sécurité...La prochaine fois tu t'en souviendras ;)
Je ne suis pas un habitué de ce genre de "trip" mais ce qui m'interpelle est que tu arrives sur ton camp à 18h.
Si je devais partir comme toi la 1ere chose qui me viendrait à l'esprit serait d'arriver bien avant pour avoir le temps de m'installer tranquillement non?
2. La veste Hunter hydratic est une veste robuste, imper/respi et relativement silencieuse.
MAIS, si je ne me trompe pas (???????) par construction la membrane est séparée du tissu extérieur, lui même assez épais (les vestes en Goretex light étaient construites de la sorte). Ce type de veste à le défaut de voir le tissu extérieur s'imbiber de flotte en l'absence de déperlant et/où quand celui-ci est pollué par la fumée d'un feu par exemple. Et là, cela devient froid et ne respire quasiment plus. Il faut donc éviter au maximum de laisser le tissu extérieur s'imprégner d'eau, j'utilise une petite pèlerine dans de but (un poncho léger ou un parapluie fonctionnent bien selon les circonstances).
Si la chemise coton est encore dessous....elle continue à faire serpillère. Heureusement que la laine absorbe durablement un peu de l'eau présente. Sinon ta chaleur va continuer à faire évaporer l'eau de la chemise en coton, qui va condenser sur la membrane, puis sera captée par le coton qui étant humide n'isole plus du tout....très bon système de frigo improvisé. ;)
Sinon, les conditions de froid humide en montagne, généralement quand on est dans un nuage de brume proche de 0°C...sont particulièrement "refroidissantes". On ne se méfie pas car on se dit "il ne pleut pas". De plus ces conditions de bivouac en présence "d'humidité saturantes" sont précisément celles qui rendent les membranes imper/respi quasi inopérantes.
Je trouve que ça fait léger quand même comme matos pour passer une nuit dehors sachant les conditions exécrables que tu allais rencontrer.
Si je décide de partir en montagne et que j'ai le temps de préparer mon matériel, je ne me vois pas prendre mon "fond de sac", mais bien mon "sac". ( i.e. Mon fond de sac plus mon réchaud à gaz, la flotte, le sac de couchage, le tarp, etc. )
A moins qu'évidemment, tu sois parti avec l'idée de tester ledit fond de sac en situation dégradée.
Les feux qui ne parte pas, cela arrive à tous le monde,... lors de notre premier bivi en commun avec Artic, on a passé bien 45 min pour allumer le feu,... les deux grands James qu'on était on du reconnaître que parfois il faut être humble! On en parle encore à chaque bivouac!
:lol:
Souvent l'erreur qu' on fait quand cela tard à prendre c'est de percévérer encore et encore en ajoutant des matériaux.
Dans ces cas je me force à tout arrêter, je vide mon creux du feu et je recommence avec du neuf, en prenant le temps de bien faire les choses.
J'ai l'impression de conjurer le sort en faisant ça ou du moins je m'assure d'enlever l'élément qui empêche le feu de prendre...
Un feu qui ne prend pas, c'est une bonne expérience.
Pour l'exploiter à fond, tu devrais recommencer le plus tôt possible en faisant ce qu'il faut pour qu'il prenne, sans exagérer sur la quantité d'allume feu.
Merci pour ce retour 8)
C'est sympa de raconter une histoire honteuse dans tous ses détails idiots. Je me sens moins seul à ce rayon là ;D (j'attends toujours les récits sordides promis par Criss Kenton, mais il ne semble espérer qu'on oublie 8) )
-- comme Didier, le coup de faire l'ascension d'une pente en portant des vêtements qui font suer (trucs Hydratic), le tout par dessus une chemise en coton, puis d'aller se poser dans un endroit froid, humide et venteux sans enlever la chemise, je trouve ça carrément dérangeant. ( même si j'ai fait pareil une fois (http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5662.0.html) ). Tant que tu peux, évite le coton près du corps dans ces conditions froides et humides, simplement. Mais pourquoi porter la veste en Hydratic à l'effort, quand tu sais que tu vas suer ?
-- Et c'était quoi le problème avec les branchettes ? Elles étaient mouillées ? Elles avaient beaucoup d'écorce ? Elles étaient trop grosses ?
-- Pour la frontale qui éblouit dans le brouillard, le plus simple c'est simplement de la tenir à la main, ou de la poser quelque part. T'as pas essayé ?
La prochaine fois tu t'en souviendras ;)
Est ce que la brume mouille à terme ? Ça peut être con comme question, mais je suis encore étonné d'avoir retrouvé ma veste trempée alors que je me prenait que des goûtes tombées d'arbres.
Peux tu nous expliquer pourquoi les membranes imper/respi deviennent "quasi inopérantes" dans ces situations ?Une membrane pour fonctionner doit disposer d'une différence de température et/ou d'humidité pour fonctionner. Une fois que l'humidité est supérieure à l'extérieur par rapport à l'intérieur cela ne fonctionne pratiquement plus. C'est encore plus vrai quand tu es au repos et que la température de la face interne de la membrane est basse, proche de l'extérieur. Si en plus tu portes du coton hydrophile, c'est plus simpel pour l'eau de stagner dans le coton que de traverser une membrane.
Je sais pas si cette expérience en intéressera certains. En tous cas pour moi, la partager et la retranscrire par écrit ma permit d'y réfléchir en détails et de comprendre mes erreurs.Je dirai que c'est même plus enrichissant que de ne parler que des fois ou ça se passe bien.
[...] parfois une intimité extraordinaire, parfois une hostilité fantasmagorique...
Oui la brume saturante "mouille". L'humidité est à 100%. On a littéralement l'impression qu'elle se condense sur soi (selon les conditions de température j'imagine).
Une membrane pour fonctionner doit disposer d'une différence de température et/ou d'humidité pour fonctionner. Une fois que l'humidité est supérieure à l'extérieur par rapport à l'intérieur cela ne fonctionne pratiquement plus. C'est encore plus vrai quand tu es au repos et que la température de la face interne de la membrane est basse, proche de l'extérieur. Si en plus tu portes du coton hydrophile, c'est plus simpel pour l'eau de stagner dans le coton que de traverser une membrane.
A ce stade on a parfois l'impression d'avoir une sorte de "gélatine" humide et froide sur soit...l'humidité restant bloquée sur la face interne de la membrane.
Déjà, la jolie vue c'est bien, mais le microclimat qui va bien, c'est mieux ;)
Ensuite, le sac de couchage c'est toujours plus facile à mettre en oeuvre que le feu, surtout quand tout est détrempé.
Finalement, le feu c'est un truc qu'on n'a jamais fini de bosser. Pratiquer, pratiquer, pratiquer. Ca m'arrive encore régulièrement de me planter à l'allumage du feu, surtout dans des conditions froides où tout est réellement humide jusqu'au coeur. C'est pas facile. On y arrive, mais c'est pas facile.
Pourquoi avoir voulu t'obstiner à faire un feu alors que le temps était merdique ?
Tu avais un sac de couchage, il était déjà tard, tu aurais pu te glisser dedans et attendre l'aube. Tu as déjà essayé de faire des feux d'autres fois dans des conditions identiques ?.
- un back up en vêtement chaud est indispensable : Oui, et tu avais un sac de couchage aussi ne l'oublie pas
- chercher à trouver des repère dans un brouillard aussi épais, de nuit, c'est impossible et c'est très bête. Oui je confirme ;D
- quand on est un singe, on est sacrément con...et on s'en rend même pas compte ! Ben non sinon ce ne serait pas drôle
- avoir 2 voir 3 oeuf de manise est indispensable: Pour allumer un feu dans des conditions humides, c'est une question de chaleur. Plus le bois est humide, plus la quantité de chaleur sera importante pour enflammer le bois et maintenir la combustion.
- avoir 2 ou 3 bic qui fonctionnes ( ::)) est indispensable : Parfois, le bic ne suffit pas, c'est bien d'avoir un autre moyen d'avoir une flamme (quelques allumettes de survie par ex. Elles résistent bien quelques secondes). J'ai généralement 2 bic : un dans ma poche et un autre dans ma trousse dez 1er soin. Celui là, je suis sûr de l'avoir tout le temps avec moi. Je me suis déjà fait avoir à oublier un briquet, depuis, j'en laisse traîner quelques bic mini ici et là (trousse de soins, et avec le réchaud en plus du reste)
- la chambre à air c'est chiant à faire partir, même avec un bic quand y a du vent. Et cela ne brule pas assez longtemps pour faire sécher et faire bruler du bois détrempé. Question de quantité, comme chaque allume feu, il a aussi ses limites. Par temps humide, il faut beaucoup de chaleur sur de la durée (et avoir un foyer déjà bien protégé du vent). Sur du résineux humide, il faut une sacrée quantité de branche les plus fines. Ce sont celleq qui sont le plus à même de finir par prendre au début mais il y a un bon paquet d'humidité à dissiper avant (sans oublier qu'elles risquent de prendre la pluie etc .....)
J'ai eu le même problème que toi ce week-end (à un degré moindre, il n'y avait pas de brouillard) et je n'ai voulu utiliser que de la ficelle sisal (je n'ai pas voulu sacrifier mon gros bloc d'Esbit en backup). Je n'ai pas hésité à utiliser d'un coup toute la longueur que j'avais pour lancer le feu.
- un back up de chaleur immédiate est indispensable (pastille alcool, réchaud etc) : Effectivement, je suis surpris que tu n'aies pas un réchaud ( à alcool gélifié par ex, c'est mon préféré en back-up, facile à allumer et compact) avec toi. On ne peut pas tout le temps compter sur un feu.
Je dirai que c'est même plus enrichissant que de ne parler que des fois ou ça se passe bien.
Tu me parais en plein phase de test StormX, fait attention de ne pas oublier ce que tu sais déjà pour favoriser les méthodes dites de "survie".
Tu risques de faire des erreurs de débutants que tu n'aurais jamais fait si tu étais dans la peau d'un randonneur.
Il ne s'agit pas d'oublier ce que tu sais déjà mais d'ajouter certains réflexes à ceux déjà acquis. :)
Là tu choisis la méthode la plus radicale pour apprendre. ;D
Le pire, c'est que je suis conscient de tout ça. J'ai déja dormis en plein brouillard, fait partir des feux quand c'était bien humide, passé une nuit sans feu. En théorie, je n'aurais jamais agi de la sorte. Assis derrière cet écran, j’hallucine encore de mes réactions. Je n'arrive pas à comprendre comment j'en suis arrivé à prendre ce genre de décisions, à avoir l'impréssion que j'allais "y passer" si je restais sur ce crêt. Je ne me l'explique pas. Plus j'y réfléchit, plus je me rend compte que durant, 30 minutes, l'inconscient et mes réflexes ont pris le contrôle de toutes mes actions.Belle description de l'effet chimpanzé. :D
Cette situation serait une bactérie, on pourrait dire que je lui avait préparé un joli milieu de culture : pleins de petites erreurs, insignifiantes prisent séparément, qui amènent finalement le bonhomme a avoir besoin d'une source de chaleur immédiate. J'avais besoin de ce feu, mon corps le réclammait et quand il n'est finalement pas arrivé, mon corps a cherché une autre source de chaleur immédiate. Et la seul option qu'il restait était de bouger.
C'est d'ailleurs flagrant, une fois réchauffé (en 15 min environ), plusieurs fois, je me suis demandé si je n'allais pas reposer le campement. Mais au final, retrouver son chemin de nuit, était une aventure tout aussi amusante, alors j'ai continué ;D.
M'enfin, c'est impressionnant, j'ai le sentiment d'avoir été littéralement en "pilotage automatique" pendant une poignée de minutes. Les souvenirs que j'en ai sont d'ailleurs beaucoup plus flous et confus que ceux où je mettais réchauffé.
Hier matin, cela a été atelier "je repense mon kit de survie et de feu". J'ai optimisé mes oeufs de manise avec de l'huile d'olive, j'arrive a 13 min de combustion en moyenne contre 5 jusqu'alors. J'ai maintenant 3 boites de pellicules photos remplies à bloc de ces allumes feu, réparties sur moi et dans le sac.Attention au choix entre durée de combustion et chaleur dégagée.
J'ai rajouté également des morceau de chambres à air, un briquet dans la trousse de secours. Et enfin, j'ai recréer mon kit de survie étanche : morceau de chambre a air qui contient une bougie chauffe plat et un briquet grand format (pour la position de la tortue) ...qui marche 8) .
Je suis paré pour organiser un BBQ pour tous les animaux de la forêt maintenant ! ;#
J'avais effectivement oublié mes pastilles d’alcool gélifié. Une autre petite erreur... C'est l'inconvénient de ces fonds de sac toujours prêt et complet. Quand je l'ai fait avant de partir, j'ai pas fait de check list, et voila le résultat. ::)ça arrive à d'autre rassure toi, C'est pourquoi je mets plusieurs mini bic ici et là.
Promis, je ferais attention :DVaut mieux. :)
Attention au choix entre durée de combustion et chaleur dégagée.
Parfois mieux vaut une combustion rapide mais puissante qui permettra d'allumer un feu même sous la pluie à quelque chose de, certes, plus durable mais qui ne dégagera pas assez de chaleur pour enflammer quoique ce soit.
Ceci dit, bon choix l'huile d'olive (si tu as de l'eau) c'est 900kcal les 100g. ;D
Vaut mieux. :)
N'oublie pas que le plus important n'est pas ce que tu trimballes dans ton sac mais dans ta tête. ;)
"Avec mon matos, je suis en sécurité" --> /!\ DANGER /!\
A force de réfléchir à ce fond de sac, de prévoir les éventuels pépins et d'imaginer le contenu en fonction, on peu avoir l’impression d'être en sécurité. De s'être assuré de n'être jamais surpris par dame nature et qu'en quelque sorte, on l'ai vaincue. Attention, comme le dit Anke :Quand on pense maîtriser, c'est là qu'est le danger !
On pense maitriser, et on est plus capable d'écouter "sa petite voix"( y' a eu un post la dessus) qui te dit: " ça pue ! y'a un truc qui va foirer !"
On ne dominera et ne maîtrisera jamais la Pacha Mama. Accepter ce constat ne doit pas faire tomber dans la peur de sortir. Avoir conscience du danger, sans en être effrayé, est un premier pas vers la survie. :closedeyes:
Je trouve bien que tu repenses ton kit feu, mais quand je lis ton retour pour moi ce qu'il faut c'est:
Un rechaud à gaz: (boisson chaude rapide, et chalumeau de fou pour demarrer un feu.
-accepter que le feu ne parte pas et donc aborder son matos differemment.
S'enteter à trouver l'ultime allume feu c'est prendre le risque de plonger encore plus profond avec ton chimpanzé le jour ou ça marche pas.
Pour moi le bon matos quand ma sortie est prévue c'est celui qui à n'importe qu'elle moment me permet de me poser, d'attendre que ça passe et
repartir. Bien sur ça risque de remettre en cause le litrage du sac, le poids du matos transporter. Mais c'est le pris à payer quand on veut sortir
par tout temps.
Parceque là tu vas finir avec 200g de coton et un bidon de petrole dans le sac à dos ;)
a+
bon choix l'huile d'olive (si tu as de l'eau)
Tu peux expliquer ça Diesel stp ? Merci =)
La digestion est consommatrice d'eau, surtout pour les lipides et les glucides et les proteines...
un sapin "Géant" a été planté sous le règne de Louis XIV