Vie Sauvage et Survie
Premiers secours et santé => Premiers secours et santé => Discussion démarrée par: Gros Calou le 20 septembre 2009 à 18:30:14
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Bonjour à tous.
Voilà j'ai passé le week end à la campagne et hier matin alors que nous déjeunions mon beau frêre et moi, il se mit à croiser les poings sur la poitrine, serrer les dents, gémir de douleur, tomber au sol et se raidir. La réaction des personnes autour de moi était de se barrer en courant en gueulant "il va mourir, il va mourir".
Alors je me suis levé en gueulant appelez les pompiers, j'ai viré toutes les chaises (chaises en teck, avec bords saillants), vérifié d'un coup d'oeil rapide s'il n'y avait pas d'objets coupants, verre etc... . Son corp était tendu au point de faire un arc entre la tête et les pieds, je lui pressait sur les hanches pour arrêter cette tension. Il avait les poing l'un sur l'autre et je voyait la pression enfoncer sa poitrine, je lui écartait les bras (j'ai eu un mal de chien et j'ai mis tout ce que j'avais dans le ventre pour lui faire déserrer les bras) de peur que cette pression sur le coeur ne le mette en péril. Ceci a eu pour effet de le "détendre" un petit chouya. Je l'ai mis en PLS. Il avait la machoire serrer, j'ai gueulé pour que quelqu'un m'amène une spatule de cuisine en bois pendant que j'essayais de lui déserrer la machoire. Une fois la bouche ouvert, j'ai contrôlé que la langue était dans sa position normale avec la spatule. Il se mis à raler, à vider sa bouche de quelques glaires et à commencé à soufflé comme une forge, je pense qu'il était en apnée un certain temps. Il ouvrit les yeux et avait le regard hagard, puis comme un môme qui se réveille après un cauchemar, il eu un grand sursaut, comme si il revenait subitement à la réalité. Il réussi à se blottir dans mes bras et pendant que je lui caressait les cheveux, je sentis qu'il se relaxait. J'en profitais pour lui demander quel jour on était et où il était, lui prendre son poul, il réussi à me répondre après une dizaine de secondes.
Les pompiers sont arrivés et ont pris le relais. Moi j'étais vidé.
J'ai fais un compte rendu rapide de comment cela c'était passé, sans jugement de la part du pompier et dans l'euphorie générale, j'oubliais de lui demander si j'avais bien agît.
Points positifs :
Mon beauf après une journée et une nuit en observation va bien.
Je n'ai pas paniqué une seule seconde et mes gestes sont venus naturellement.
Points négatifs :
J'imagine ce qu'il se serait passé, mon beauf conduisant avec sa petite famille à 130 sur l'autoroute ??? (peut-être aussi un point positif car cela n'est pas arrivé.)
Je ne sais pas si j'ai eu les bons gestes pour gérer se genre de problèmes.
Merci de m'éclairer.
Gros Calou.
;)
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Salut,
Ben écoute, à première vue, de ce que tu nous racontes, je vois pas en quoi tu aurais mal agis, ni quoi que ce soit que tu ai pu omettre d'important (en sachant que dans ces moments-là tu te sens souvent seul et tu aimerais tjrs avoir plusieurs paires de bras et des cerveaux en plus) .
Je vis de temps en temps à peu près la même chose avec ma compagne (sans les convulsions, mais avec grosses pauses respiratoires flippantes les premières fois, j'ai même du insuffler...) et je reconnais bien dans tes propos la situation et l'enchaînement des gestes...
Non, franchement je pense que tu as bien assuré ;)
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Bjr Gros Calou.
Parfait !
Une chose que l'on peut faire quand on est averti de la prédisposition de quelqu'un à ces crises ; quand on en voit venir une et si c'est possible, c'est interposer un amortisseur quelconque entre lui et le sol ou essayer de retenir sa chute : en tombant, il peut se blesser - surtout à la tête -, alors si on peut l'éviter.
Mais, avec des si…
À +
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Une chose que l'on peut faire quand on est averti de la prédisposition de quelqu'un à ces crises ; quand on en voit venir une et si c'est possible, c'est interposer un amortisseur quelconque entre lui et le sol : en tombant, il peut se blesser, alors si on peut l'éviter.
Merci :)
Là le problème est que c'est la 1ère fois et c'est survenu d'une seconde à l'autre. Heureusement que nous étions sur la pelouse.
Ben écoute, à première vue, de ce que tu nous racontes, je vois pas en quoi tu aurais mal agis, ni quoi que ce soit que tu ai pu omettre d'important. Non, franchement je pense que tu as bien assuré ;)
Peut-être aurais-je dû faire une chose avant une autre ???
;)
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Tu sais, la première fois que j'ai vu une crise, le type était tombé à la renverse sur le macadam, grosse blessure à la tête, du sang partout. Ben ! j'ai fais comme toi, j'ai suivi mes impulsions réflexes sans me poser de questions. En plus, il a fallu que je vire les badauds qui commençaient à se battre entre eux pour savoir ce qu'il fallait faire ou pas, me reprochant mon action, me pompant l'air et celui de la victime, etc. Heureusement police et pompiers sont arrivé rapidement ,avertis par un badaud moins stupide que les autres.
Tu n'as pas commis d'erreurs en faisant ce qu'il fallait, c'est le principal.
À +
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Pour moi t'as tout bien fait comme il faut dans l'ordre, mon Calou !
1) sécuriser et limiter la casse ;
2) alerter ;
3) assurer que la ventilation se fasse.
Rien a dire... avec ces trois points là, tu sauves 9 personnes sur 10 de bien des emmerdes, déjà.
Y'a pas, t'assures. Quand je serai grand je veux être comme toi ;)
David
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Merci Grand :)
Je me pose une question n'aurais je pas pu gagner du temps en le mettant en PLS plus rapidement (quoi que il avait les bras croisés sur sa poitrine) car il est resté en apnée tant que je lui ai pas ouvert la bouche, au passage il a failli me becter un doigt >:(
;)
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Je pense que l'apnée était surtout dûe au spasme (qui fait vachement penser à une crise de tétanie, soi dit en passant)... et que t'as réussi à ouvrir la bouche et à lui décrisper les bras seulement quand il a commencé à se détendre... La PLS a servi à éviter qu'il ne fasse de fausse route avec des glaires/salive, à ce que ça sorte. L'important étant de le mettre sur le côté, hein, grosso merdo, pour que ça puisse couler dehors.
Ceci dit, c'était important de lui ouvrir la bouche pour que ça coule dehors aussi... donc à mon avis t'as bien fait hein ;)
Ciao ;)
David
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Tu as bien géré et rien laché jusqu'à l'arrivée des secours :up:
La PLS dans ce type de contexte est parfois difficile à mettre en oeuvre, la résistance opposée par les victimes est vraiment hallucinante :o, J'imagine la présence d'esprit et la puissance que tu a du mettre en oeuvre pour lui libérer les bras !
Bravo mon pote ;)
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Merci pour vos retour :)
Ca me rassure, il y a tellement de conneries de faites en voulant sauver les gens !
;)
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Salut Gros Calou !
Le truc le plus utile à faire face à une crise d'épilepsie, c'est d'éviter que la personne se fasse du mal : en tombant, en se cognant, etc...
Sur la contraction musculaire et l'apnée : rien à faire, sans médicament, il faut attendre que ça passe. Les secondes paraissent bien longue quand on ne connait pas, hein !
Vouloir à tout prix desserrer les bras ou faire ouvrir la bouche, c'est risqué car tu peux lui faire mal (muscles, dents, etc...), et ça ne sert à rien. La détente vient d'elle même quand la crise passe.
Il faut voir la crise d'épilepsie comme un orage électrique à l'intérieur du cerveau. Quand il n'y a plus de jus, ça se détend. Parfois c'est long.
Chez quelqu'un qui n'est pas connu épileptique, il est rare que les premières crises soient très longues. Donc si ça vous arrive d'être témoin, pensez tout d'abord à sécuriser, ensuite allongez la personne, et mettez en PLS quand c'est possible, en vérifiant à ce moment là la liberté des voies aériennes. Prévenez les secours.
T'as bien géré Gros Calou, tu aurais pu juste t'épargner la séance de musculation ! ;)
A +
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Non, TOUJOURS appeler les secours, même si il s'agit d'un épileptique connu. On ne peut pas savoir comme ça s'il s'agit d'une crise banale ou d'autre chose (traitement déséquilibré, maladie intercurrente, autre problème au cerveau, etc...).
Et ne pas attendre 5 minutes pour prévenir... on fait les premiers gestes, on sécurise en PLS et on appelle. Ou on fait appeler.
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Salut Cubitus :)
Sur la contraction musculaire et l'apnée : rien à faire, sans médicament, il faut attendre que ça passe. Les secondes paraissent bien longue quand on ne connait pas, hein !
:o Une éternité !
Vouloir à tout prix desserrer les bras
Ben voyant son sternum s'enfoncer, j'ai eu peur qu'il se compresse le coeur.
Y a t'il un risque d'avaler sa langue ???
Merci de ton retour d'info ;)
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Non, TOUJOURS appeler les secours, même si il s'agit d'un épileptique connu. On ne peut pas savoir comme ça s'il s'agit d'une crise banale ou d'autre chose (traitement déséquilibré, maladie intercurrente, autre problème au cerveau, etc...).
Et ne pas attendre 5 minutes pour prévenir... on fait les premiers gestes, on sécurise en PLS et on appelle. Ou on fait appeler.
100% d'accord. Aprés c'est le centre 15 qui decide s'il t'envoie un medecin traitant, un vsav ou une équipe smur mais toujours toujours appeller les secours.
Et surtout ne jamais mettre les doigts dans la bouche....
Ceci dis gros calou :doubleup:
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Y a t'il un risque d'avaler sa langue ???
Quand il m'arrive d'initier des enfants aux premiers secours et que la question (fréquente) sort, je leur demande d'essayer d'avaler leur langue... s'ensuit une séance de grimaces puis de rire pour aboutir à une conclusion : la langue est décidément bien accrochée dans la bouche, et impossible à avaler ! :)
Il y a deux aspects distincts derrière cette croyance populaire :
- le plus sérieux (si j'ose dire) c'est la raison de la mise en PLS : un inconscient laissé sur le dos voit son muscle lingual se relâcher et s'affaisser dans la cavité buccale vers la trachée, risquant de la boucher, ce qui a pour conséquence l'étouffement...
(http://espritsfortsconseilspratiquesetdomestiques.hautetfort.com/media/02/00/1327368775.jpg)
- lors d'une crise d'épilepsie, la contraction spasmodique incontrôlée et démesurée des muscles de la mâchoire peut, si la langue est mal placée, amener à une morsure violente de celle-ci (avec risque d'en sectionner la pointe)
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Quand il m'arrive d'initier des enfants aux premiers secours et que la question (fréquente) sort, je leur demande d'essayer d'avaler leur langue... s'ensuit une séance de grimaces puis de rire pour aboutir à une conclusion : la langue est décidément bien accrochée dans la bouche, et impossible à avaler ! :)
Il y a deux aspects distincts derrière cette croyance populaire :
- le plus sérieux (si j'ose dire) c'est la raison de la mise en PLS : un inconscient laissé sur le dos voit son muscle lingual se relâcher et s'affaisser dans la cavité buccale vers la trachée, risquant de la boucher, ce qui a pour conséquence l'étouffement...
(http://espritsfortsconseilspratiquesetdomestiques.hautetfort.com/media/02/00/1327368775.jpg)
- lors d'une crise d'épilepsie, la contraction spasmodique incontrôlée et démesurée des muscles de la mâchoire peut, si la langue est mal placée, amener à une morsure violente de celle-ci (avec risque d'en sectionner la pointe)
Merci pour ces précisions, c'est bien ce que je pensais ayant essayé moi même comme les gamins ;D et de plus il y a un frein.
;)
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Tout bien fait nickel. Pas de crainte pour la "compression du coeur", y'a plein de viande, de liquide et d'os autour, les cotes pêteront avant et il en faut pas mal avnet de pouvoir avoir une compression avec des effets significatifs sur le ceour. Donc PLS, libération des voies aériennes avec hyperextension de la tête ( ça dégage la langue du larynx). Ne jamais mettre les doigts, y'a je sais pas combien de kilos de pression sur les machoires et les incisives ça coupe ( c'est fait pour) !
L'épilepsie, comme le dit Cub', c'est le bordel dans La boite à fusibles le gros court-jus, le re-boot du disque dur violent. Du coup toute les fonctions sont hors course, les phincters se relachent= perte d'urine et surtout quand le mec revient à lui, il est complètement "cake". Il va dire " Bonjour madame " au Gros Calou ( ne pas mettre de baffes, il fait pas exprès :lol:) ou simplement : " gnouf", il a autant de raisonnement qu'une moule, le temps que l'imprimante se remette en route, le scanner,le modem et qu'il puisse se reconnecter à internet. Il y a une véritable perte de conscience. Là tu nous décrit une perte de connaissance momentanée et brève. L'interrogatoire que tu as fort bien mené nous le montre.
Super.
Pour info : Pour tout ce qui est "neuro", ce sont des trucs vachement insidieux et quand les signes cliniques apparaissent, le mal est fait, on ne peut que se contenter de ne pas en rajouter une couche en évitant les trucs traumato ou pneumo en l'occurence ( dégueuler dans ses bronches = noyade et ou complications pulms a moyen terme)et en sécurisant l'environnement proche.
Un truc facile quand on a un toubib au tel ( samu) c'est le score de Glasgow(http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/protocoles/fiche-technique-evaluation-de-letat-de-conscience-score-de-glasgow.html), ça évalue la meilleure réponse verbale, végétative et motrice du sujet aux stimulis extérieurs. C'est facile à faire et ça aide bien le doc à se rendre compte de ce qui se passe( évaluation protocolée et objectivée) et à déclencher le moyen adapté pour porter secours à la victime.
ATTENTION y'a un score de Glasgow spécial pour les kikis (je vous laisse chercher).
On peut par la même occasion regarder si les pupilles du mec sont pareilles de chaque coté et si elles réagissent pareil aux stimulis lumineux ( si le mec est tuojours limite KO).
Tout ça se fait bien evidemment après la crise au cours du relachement, et on a le droit de rélèter l'examen. C'est à faire après les premiers gestes évoqués plus haut.
Un effet non négligeable de cette pratique : ça occupe utilement le secouriste( recherche des infos pour un début de diagnostic et surtout un point de départ sur le terrain qui permettra de mesurer l'évolution dans les heures qui vont suivre, sinon, le premier "Glasgow" ne sera fait qu'aux urgences, c'est toujours balot de perdre du temps quand on peut en gagner tranquillou) quand il a fini le boulot "primaire", et pendant qu'il est occupé, il flippe pas en attendant la cavalerie. ;)
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Merci Lliou ;)
Moi tout va bien, dans ma vie j'ai du gérer plus violent et cela va d'autant plus que vous me dîtes que j'ai pas merdé !
;)
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Bravo Gros Calou, :doubleup:
tu as fait tout ce qu'il fallait faire, sécuriser l'environnement, sécuriser la personne (PLS), faire un descriptif aux personnes prenant le relais, et de rassurer la victime à son réveil qui doit pas comprendre ce qui lui arrive!
et comme on l'a dit plus haut les doigts dans la bouche A EVITER!!! sauf si on a envie de se faire surnommer "7 doigts"! ;#
Ne jamais hésiter à appeler des secours, par exemple une douleur thoracique jusqu'à preuve du contraire est un éventuel infarctus du myocarde.
Gros Calou you're the MAN!! :love:
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Salut à tous,
La crise convulsive est un évènement de survenue inattendue et qui plus est, assez impressionnant (en tout cas dans sa forme de type "grand mal" décrite)
Comme souvent en matière de secourisme, il s'agit d'appliquer la règle suivante :
P.A.S pour Protéger, Alerter , Secourir
Protéger :
Eviter que la personne ne se blesse en tombant (mais les crises surviennent le plus souvent sans aucun signe annonciateur et la chute et parfois très violente)
Eviter que la personne ne se blesse une fois à terre car la crise convulsive (appelée aussi crise comitiale) s’accompagne de mouvements brutaux du corps (mouvements tonico-cloniques) pendant quelques minutes : il faut principalement écarter les objets potentiellement dangereux situés à terre et protéger la tête avec ses bras ou un vêtement
Eviter que la personne ne se morde la langue en interposant entre les dents un élément souple (type portefeuille par exemple), mais ceci est à faire très rapidement car une fois la mâchoire crispée il est impossible, et effectivement dangereux, de tenter de l’ouvrir). Et attention de ne pas gêner la respiration en utilisant un élément trop gros (en cas de doute mieux vaut ne rien mettre et tant pis pour la morsure de la langue)
Alerter ou faire donner l’alerte par une tierce personne :
Faite alerter par une personne qui connait l’adresse, et qui peut décrire le problème (type de problème rencontré, premières mesures prises, évolution du blessé…) le tout dans le calme !
Secourir :
Mettre en PLS ou maintenir la personne sur le coté car le déroulement d’une crise d’épilepsie (avec ses mouvements brusques, incontrôlables et très puissants) empêchent souvent la mise en PLS dans les règles de l’art.
Dégrafer les vêtements autour du cou
Vérifier la ventilation (attention une apnée de plusieures dizaines de secondes est habituelle en début de crise) et vérifier le pouls une fois le patient calmé (une crise convulsive ne s'accompagne pas d'un arret cardiaque mais un arret cardiaque peut etre accompagné d'une crise convusive)
Ne chercher pas à relever la personne quant elle apparait aller mieux (une autre crise est possible) et mieux vaut attendre les secours en PLS
Voilà dans l’idéal la conduite à tenir en cas de crise convulsive donc tes réactions, Gros Calou, semblent avoir été appropriées à la situation (en dehors du fait de mettre en place une spatule en bois) et sourtout il a tu as su garder ton sang-froid dans une situation très impressionnant et fortement anxiogène donc bravo
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Merci pour ces précisions fredFLT !
;)
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Si je puis me permettre, en dehors de tout ce qui a été dis jusqu'à présent de valable et qu'il n'est pas utile de répéter, la chose à oublier est vraiment de mettre quelque chose dans la bouche du patient, quel que soit le motif ou la situation...
- Pour tous ceux qui ont vu "le pacte des loups" a l'époque rassurez-vous, un épileptique n'avalera pas sa langue, pas de soucis à se faire de ce côté là.
- Les risques qu'on prend en mettant quelque chose dans la bouche du patient ( surtout, surtout pas ses doigts, au risque d'en perdre un pour l'occasion ), c'est premierement de lui faire mal, et très mal vu la violence de ses mouvements et la nature potentielle de l'objet utilisé ( ici une spatule - qui peut faire mal tout de même - mais parfois des objets plus dangereux, coupants, métalliques, et autre... ), deuxièmement de se blesser soit-même, bousculé dans sa tentative par les mouvements aussi puissants qu'imprévisibles de la crise ( certains ont probablement déja du essayer avec le manche en bois... d'un couteau, comme dans le film cité en début de post. Probablement la pire chose à faire :o ). Les dents de la victime ne sont pas le seul danger, le corps tout entier est agité de soubresauts impressionnants, approcher un objet inapproprié de sa tête a ce moment là est vraiment a éviter à tout prix.
- Les risques de morsure de langue, bien présents, entraînent rarement une coupure sérieuse et présentent bien moins de risques que ceux d'une tentative de blocage de la machoire / d'ouverture de machoire fermée avec un objet x ou y.
Sang froid + les indications données au dessus vous assureront le minimum de risques pour un maximum de sécurité, bravo a Calou de ne pas être parti en hurlant, de ne pas lui avoir balancé un seau d'eau au visage, ou encore d'être parti outré en le traitant de sale drogué ( témoignage authentique que j'ai reçu d'un épileptique d'après les témoins de sa crise... comme quoi l'ignorance et la bêtise sont partout ).
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Bonjour.
Je reviens sur un point qui n'a pas reçu de réponse (enfin je n'en ai pas lu):
J'imagine ce qu'il se serait passé, mon beauf conduisant avec sa petite famille à 130 sur l'autoroute ??? (peut-être aussi un point positif car cela n'est pas arrivé.)
Il semblerait que les crises d'épilepsie ne se produisent pas (tellement) quand on est affairé, mais plutôt quand on se détend. Quelqu'un confirme?
Mon père a fait deux crises pendant que j'étais ado.
- la première fois, après être revenu du travail (donc après avoir conduit), et après nous avoir préparé le dîner, il est allé dans le salon où il est tombé... sur une lampe et la moquette (moindre mal) après avoir poussé un cri
- la seconde fois, après être revenu du travail (donc après avoir conduit), juste avant de rentrer dans l'immeuble, il est tombé sur le trottoir, et s'est cogné la tête sur le coin de la marche d'entrée (d'où quelques points de suture - il s'en est bien sorti!)
(Je me souviens que je n'ai jamais été aussi calme que lors de sa première crise - comme si le temps s'était arrêté...)
IANAD (I Am Not A Doctor)
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Bonjour, je confirme absolument "sécuriser la victime !" , bien souvent je vois des épaules démises, plaies diverses, trauma de la face.... tout cela parce que les témoins ont eu un mouvement de recul et de peur (au moyen age les épileptiques ont été brulé ou torturé pour faire "sortir" le démon ;D) et n'ont pas soutenu ou accompagné la victime au sol par exemple.
Le 15 évacue systématiquement. Mais pour un épileptique connu, sans bléssures, la question du médecin urgentiste est toujours la méme : pourquoi tu me l'emmenes ? la crise est passée, il n'est pas bléssé..... La victime elle-méme refuse le plus souvent d'aller aux urgences.
Donc, si cela arrive au milieu de nulle part, peut étre n'est il pas utile de débloquer des secours "lourds", prendre des risques pour retrouver la civilisation à tout prix, stopper une expé.... je parles en cas de sujet connu comme épileptique. C'est une question que je me suis souvent posé.
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Bonjour
Merci pour vos remarques.
Pour répondre à tes interrogations, Phil, les facteurs favorisants le déclenchement d’une crise convulsive sont classiquement le manque de sommeil, l’alcool, l’oubli du traitement, le stress, l’hypoglycémie…
Mais il y a aussi des causes moins fréquentes mais plus graves : hématome intra-cérébral, accident vasculaire cérébral, malformation intra-cérébrale, tumeur cérébrale, abcès cérébral….
Les crises peuvent plus rarement être déclenchées par une stimulation lumineuse intermittente (de type stroboscope de boite de nuit)
Souvent aucune cause n’est retrouvée.
Par contre au décours d’une crise, la personne éprouve souvent un besoin irrépressible de dormir.
Une remarque concernant les propos tout à fait réalistes écrits par Maritho et qui découle de ce qui est dit au dessus
Un examen médical est indispensable après une crise convulsive car il ne faut jamais se contenter d’une cause « bénigne » évidente pouvant masquer une cause plus grave et curable si elle est prise à temps. Un comportement médical digne de ce nom est consiste donc à procéder à un interrogatoire puis un examen clinique complet (en particulier neurologique) et d’effectuer des vérifications élémentaires (glycémie, température…). L’objectif est de bien déterminer qu’il s’agisse d’une crise convulsive (en non pas d’un malaise d’origine cardiaque ou autre) et de rechercher un (ou plusieurs) facteurs favorisants. Enfin le médecin doit refaire le point sur le traitement préventif.
Le danger en médecine est souvent la « banalisation » (y compris par le patient lui-même).
Salut à tous
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Pour Phil:
De principe on parle de facteurs favorisants, mais s'ils sont favorisants ils ne sont pas exclusifs. Chez un épileptique "grand mal" connu la crise peut survenir absolument n'importe quand.
C'est pour cette raison qu'on leur interdit de se baigner seul ( dans une baignoire comme à la mer ), de conduire une voiture ( a moins d'une autorisation spéciale de la commission du permis de conduire si la maladie est jugée assez stable ), et bien sûr interdiction absolue de tous les types de sports à risques comme l'escalade, la plongée, et interdiction absolue d'exercer le métier de pilote, conducteur de poids lourds ou métiers de sécurité ( police, gardien, etc... ).
Cependant ces mesures sont appliquées aux épileptiques chroniques connus.
Souvent, surtout chez les personnes d'un certain âge, une crise d'épilepsie peut survenir dans un contexte particulier et ne jamais se reproduire. On ne donne pas un traitement anti-epileptique à la première crise si on ne retrouve aucune cause, on attend de voir si c'est une véritable épilepsie maladie qui va s'étendre sur le long terme.
Si ce genre de patient a une épilepsie ayant tendu à se répéter mais désormais très bien stabilisée par les traitements au long cours ( et / ou pas de nouvelle crise depuis 2 ans ), elle peut aussi poursuivre la conduite sans problème, avec l'accord de son médecin.
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Salut à tous,
Une petite précision par rapport à mon précédant envoi.
Je ne parlais pas d’une première crise convulsive qui doit faire l’objet d’un bilan clinique poussé avec examens complémentaires (biologie, électroencéphalogramme, scanner cérébral…)
Mes propos étaient valables dans le cadre d’une épilepsie connue.
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Salut à tous,
Je profite d'un post récent pour faire remonter ce topic, plein de bonnes infos. (cf posts de cubitus, fredFLT, fry)
Comme il me semble illusoire de vouloir bien gérer quelque chose que l'on a jamais expérimenté, ou à minima vu au moins une fois, il me parait important que tout le monde puisse se représenter ce à quoi ressemble une vraie crise d’épilepsie généralisée, appelée aussi crise comitiale tonico-clonique, ou "grand mal", et qui reste quelque chose de très impressionnant.
http://www.youtube.com/v/6Xmt6zZz9aY
http://www.youtube.com/v/n5x22ry4wMU
Une crise tonico-clonique se déroule en plusieurs étapes :
1) Une phase de prodromes, qui peut ne pas être présente, durant laquelle la personne, consciente, "sent" la crise venir.
2) Une phase "pré-crise", de mouvement réflexes, d'automatismes gestuels ou faciaux. (cf début de la vidéo 1) Elle peut également être absente.
3) La crise en elle-même : d'abord, une phase "tonique", statique, durant laquelle la personne se raidit. Le tonus musculaire est extrêmement important, certaines personnes pouvant même se casser les dents du fait de la contraction de leurs muscles masséters... on comprend donc facilement qu'essayer de mettre quelque chose dans la bouche à ce moment-là, est une très mauvaise idée.
4) Puis ensuite, une phase "clonique", dynamique, ou des secousses des membres vont alors apparaitre.
5) Enfin, Une phase "post-crise". La personne n'a plus de secousses, et présente une hypotonie musculaire importante. Elle reprend peu à peu connaissance, mais reste franchement dans les choux : c'est la "confusion post-critique", qui dure classiquement une vingtaine de minutes. Inutile donc d'espérer une réponse de sa part dans ce laps de temps.
Une respiration bruyante, impressionnante appelée "stertor", qui peut faire penser à tort que la personne s’étouffe, est normale et sans gravité. (on peut d'ailleurs l'entendre dans les deux vidéos)
La perte des urines, et des plaies de la langue ou de l'intérieur des joues par morsure lors de la crise sont aussi classiques. Il n'y a pas de choses particulières à faire pour les éviter.
Pour enfoncer le clou par rapport aux posts précédents ("la répétition fixe la notion") :
Lors de la phase "Pré-crise" : l'important est d'éviter le traumatisme du à la chute au sol lors de la perte de connaissance : si possible on évitera donc d'emmener la personne (dans le cas où elle sent sa crise venir) dans la salle de bain où il y a du carrelage bien dur, pour plutôt préférer les coussins moelleux du salon, et on l'accompagnera au sol. En extérieur, même raisonnement, on préférera l'herbe au bitume, si possible.
Lors de la Crise en elle-même : cf les vidéos : il y a peu de chose à faire, si possible maintenir la personne sur le côté, et appeler les pompiers. Pour info, les personnes intervenant au cours des vidéos ci-dessus sont des infirmier(e)s d'épileptologie, qui ont l'habitude de gérer quelques centaines de malaises par an.
Lors de la phase "Post-crise" : Mettre la personne en PLS, la couvrir si besoin, et attendre les secours. Laisser les sécrétions/le sang s'écouler par la bouche, la rassurer (et même si elle ne s'en souviendra probablement pas) et rassurer les témoins, à plus forte raison s'il y a des enfants présents ("c'est une crise d'épilepsie, c'est terminé, il ne risque plus rien, il va bien, les secours arrivent et vont prendre soin de lui/d'elle", etc...).
Mon gravier,
Meven
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Bien reagis mon gros calou ...
Beaucoup de personne se serait contenter d’appeler les secours en hurlant dans le téléphone (j'en connais un rayon je les ai en premier ;# )
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Salut à tous,
Lors de la phase "Post-crise" : Mettre la personne en PLS, la couvrir si besoin, et attendre les secours. Laisser les sécrétions/le sang s'écouler par la bouche, la rassurer (et même si elle ne s'en souviendra probablement pas) et rassurer les témoins, à plus forte raison s'il y a des enfants présents ("c'est une crise d'épilepsie, c'est terminé, il ne risque plus rien, il va bien, les secours arrivent et vont prendre soin de lui/d'elle", etc...).
Mon gravier,
Meven
Bonsoir @Meven
Permets moi de ne pas etre d'accord avec la conduite à tenir que tu donnes pour la phase post crise du moins dans la forme ou tu la donnes
Cela présuppose que la victime est inconsciente et respire
Or d'autres cas sont possibles
1/ La victime a repris conscience
2/ La victime est inconsciente mais ne respire plus
A chaque fois les conduites à tenir seront différentes.
Selon moi, dans la phase post crise il convient de faire un bilan vital conscience, ventilation....circulation pour les plus formés, et seulement à ce moment là de décider s'il faut mettre en pls ou démarrer une rcp.
Cela va peut etre de soi pour quelqu'un comme toi qui a une formation solide mais il vaut mieux le repréciser pour éviter un raccourci post crise = PLS
Bonne soiree
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Merci Meven pour ces info sur la conduite à tenir !
Simple, clair, bref applicable....
Oim
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Bonsoir @Meven
Permets moi de ne pas etre d'accord avec la conduite à tenir que tu donnes pour la phase post crise du moins dans la forme ou tu la donnes
Cela présuppose que la victime est inconsciente et respire
Or d'autres cas sont possibles
1/ La victime a repris conscience
2/ La victime est inconsciente mais ne respire plus
A chaque fois les conduites à tenir seront différentes.
Selon moi, dans la phase post crise il convient de faire un bilan vital conscience, ventilation....circulation pour les plus formés, et seulement à ce moment là de décider s'il faut mettre en pls ou démarrer une rcp.
Cela va peut etre de soi pour quelqu'un comme toi qui a une formation solide mais il vaut mieux le repréciser pour éviter un raccourci post crise = PLS
Bonsoir fall7stand-up8,
Tu soulèves effectivement une contradiction par rapport à ce qui est enseigné dans le PSC1, qui a vocation à être extrêmement simple (simpliste ?) pour éviter les noeuds aux cerveau le jour ou l'on en a besoin. Seulement les choses ne sont souvent pas aussi dichotomiques que dans les modèles enseignés...
Dans la phase post-critique, on se retrouve souvent avec un état modifié de conscience, la fameuse confusion post-critique déjà mentionnée plus haut. En gros la personne est consciente, mais très loin de la pleine possession de ses moyens, et ne se souvenant même pas dans la très grande majorité des cas de ce qui se passera durant cette phase.
Pour t'en convaincre, je t'invite à regarder les tracés d'EEG sur les vidéos que j'ai posté précédemment, au moment où les secousses cessent : le tracé est plat. Le cerveau est "out", il n'imprime plus rien. La reprise de l'activité cérébrale se fera ensuite, progressivement.
De plus, on retrouve, et c'est le propre d'une crise d'épilepsie, au cours de cette phase post-critique une grande hypotonie musculaire, malgré un état de conscience (partiel), ce qui expose exactement aux même risques que lors d'une absence de conscience.
Le raccourci "épilepsie phase post-critique = PLS systématique" était donc fait à dessein, toujours dans une optique d’éviter les nœuds au cerveau, et même si cela peut paraitre de prime abord contradictoire avec ce qui est enseigné dans le PSC1. Il ne t'aura d'ailleurs pas échappé que la gestion de la crise d"épilepsie est précisément hors du programme de cette formation.
Là ou tu as cependant raison, c'est qu'il est fortement recommandé de s'assurer des signes vitaux (respiration surtout) même s'ils sont dans le cas d'une crise d’épilepsie évidents (reprise de respiration bruyante : stertor), chose que j'avais effectivement omise et que tu fais bien de rappeler. ;)
Au passage, pour toutes celles et ceux qui auraient lu jusque-là, et qui n'auraient pas leur PSC1, ça se passe ICI (http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme/Particuliers/Catalogue-national-de-formation-au-PSC1?training_program=4860&department=FR&start_month=7&start_year=2012&end_month=10&end_year=2012&sort_by=date_de_debut&searchBtn.x=58&searchBtn.y=14).
++
Meven
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Merci Meven pour cette réponse documentée
cela appelle deux reflexions de ma part
1/La question de la crise d'épilepsie hors programme ou pas vient systématiquement à chaque session de psc1 que j'anime. j'avais pris pour habitude pour répondre sans faire de Hors sujet PSC1 et pour éviter de tomber dans le médical (vu que je ne suis pas toubib ni infirmier) de leur donner une CAT identique à ce que tu préconises à ceci près qu'en post crise je leur demandais de se comporter comme pour n'importe quelle victime. Conscience, ventilation....
La notion d'état de conscience modifiée que tu décris me pose un problème pédagogique sur la clarté du message que je vais faire passer (les fameux noeuds au cerveau dont tu parles)
Serait il pertinent de dire aux stagiaires d'apprécier une ventilation sans tenir compte d'eventuelles manifestations trompeuses et de placer en pls si ventilation présente et masser et inssufler si ventilation absente?
2/ Pour mon information personnelle, le risque d'arret ventilatoire post crise est il fréquent ou anecdotique? et enfin, tu parles d'hypotonie musculaire et d'eeg plat, cela pose la question du fonctionnement des muscles de la respiration eux memes commandés par le systeme nerveux central?
Merci de m'éclairer car je suis un peu perdu....
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La notion d'état de conscience modifiée que tu décris me pose un problème pédagogique sur la clarté du message que je vais faire passer (les fameux noeuds au cerveau dont tu parles)
Serait il pertinent de dire aux stagiaires d'apprécier une ventilation sans tenir compte d’éventuelles manifestations trompeuses et de placer en pls si ventilation présente et masser et inssufler si ventilation absente?
Non, car :
1) D'un point de vue pédagogique, tu laisses les "manifestations trompeuses" à leurs propres interprétations, ce qui va profondément à l'encontre de la volonté d'enseigner des procédures simples, efficaces, systématiques, et surtout non "personne-dépendantes". Sans compter que tu risques de te retrouver bien embêté lorsqu'ils te demanderont des précisions sur ces fameuses "manifestations trompeuses"...
2) D'un point de vue technique, une personne dans la phase post-critique peut très bien répondre, même verbalement, de façon automatique, réflexe, faisant donc conclure qu'elle est consciente. Il n'en demeure pas moins que l'hypotonie musculaire persiste, et avec elle le risque d’étouffement par inhalation.
La message qui prévaut est donc épilepsie phase post-critique = assimilé inconscient qui respire = PLS + surveillance en attendant les secours.
2/ Pour mon information personnelle, le risque d'arret ventilatoire post crise est il fréquent ou anecdotique?
Si l'on considère le cas qui d'une crise d'épilepsie généralisée, classique, isolée, ce qui représente l'immense majorité des cas, il est inexistant.
Petit aparté : il arrivait jadis que suite à la présence d'un secouriste un peu trop zélé avec le Valium, on se retrouve avec des cas d'arrêts respiratoires. Je prends le risque d'espérer que c'est quelque chose qui a actuellement disparu...
et enfin, tu parles d'hypotonie musculaire et d'eeg plat, cela pose la question du fonctionnement des muscles de la respiration eux memes commandés par le systeme nerveux central?
Un EEG est un examen d'enregistrement electroneurophysiologique qui s'effectue à l'aide d'électrodes placées sur le scalp, et qui enregistre surtout l'activité électrique du cortex, soit la partie la plus superficielle du cerveau, dédié principalement aux fonctions supérieures.
Les centres nerveux responsables des mouvements respiratoires sont eux situés au niveau du tronc cérébral, situé dans la fosse cérébrale postérieure, et non dans le cerveau.
Meven