Mais évidemment, quand on regarde en arrière on voit toujours mieux que quand on regarde en avant...
Je la note celle là

Ouai "tomber amoureux du plan" je sais plus où j’ai lu ça si c’est pas ici « Avoir un plan, mais ne pas tomber amoureux du plan »
J'ai dis "tombé amoureux du plan" parce que ça m'a rappelé ce jeune américain tombé de la télécabine dans une vallée enneigée, qui au lieu de faire les 250 mètres qu'il y avait à faire en remontant pour rejoindre la civilisation, a décidé de "passer par le bas" et donc de descendre la vallée... dans un mètre de poudreuse.
Il a senti de suite que c'était une mauvaise idée, dès les premiers mètres, c’était épuisant. Remonter lui aurais pris 2 ou 3 heures, mais descendre lui prendrai plusieurs jours c’était évident. Or il n’avait que ses habits sur lui, et aucune idée de la topographie du terrain. Pourtant il a continué plusieurs dizaines d'heures comme ça. Secouru in extremis après que sa disparition ait été déclarée, il a été retrouvé en hypothermie profonde.
Maintenant il n’a plus de doigt de pied.
Là dans le récit on voit bien que le truc est progressif. Un simple calcul consommation en eau par personne et par heure de marche fois nombres d’heures de marche jusqu’à l’eau, soustrait au nombre de litres en réserve leur aurais fait comprendre l’énorme déficit et le problème dans lequel ils se jetaient. Ils auraient alors fait demi-tour dès les premières heures. Genre « OK, plan B, demi-tour » On a déjà tous vécu ça, c’est super difficile sur le terrain quand on a préparé le trip depuis plusieurs mois, qu’on sait que tout le monde va être déçu (puisque danger non perçu), qu’on va rentrer sans photo, qu’on aura pas vu « là-bas », « plus loin ».
C’est une lourde responsabilité, et la prochaine fois que j’aurais à l’assumer je repenserai à ce récit, comme à celui du jeune américain qui c’est dit « pourquoi ne pas passer par le bas ?! ».
Sinon dans la reconstitution ils avaient tous un sac énorme, mais pas de corde pas de carte.

Chaque élément pris séparément n’aurais pas porté à conséquence, mais l’accumulation des de ces fautes a conduit à un drame.
Je trouve ce cas d’autant plus intéressant qu’à aucun moment il n’y a eu de choc. Ce fût une pente douce au début puis de plus en plus abrupte.
J’aime bien aussi ces récits parce qu’ils ne sont pas glamour.
On sent pointer le chacun pour son cul, la panique, l’effet chimpanzé, la douleur, la mort, la tristesse… le regret.
C’est un peu l’odeur du goudron et le goût du sang dans la gorge pour un gars qui rêve de combat réel quoi

J’ai déjà commencé à regarder le groupe qui survit en mer… Les délires décrits sont effrayants.
Bonne soirée et bon film
