Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Nävis en Finlande  (Lu 5854 fois)

18 janvier 2016 à 22:13:21
Lu 5854 fois

Nävis


Un groupe de personnes bien disparates et toutes expérimentées... mais sur le plan théorique; un froid bien vif rehaussé par un petit vent du nord; des chiens avec les yeux de Daniel Craig qui “seront calmés d’ici dans une heure”, mais qui sont restés enthousiastes sans jamais faillir; le tout sur de la glace pure et dure (aïe).

L’occasion d’apprendre plein de petites choses utiles, par observation ou par soi-même (certaines bêtises, il faut les faire pour bien apprendre). Voici ce que j’ai retenu des premiers jours.

(ce n'est pas moi qui ai pris cette superbe photo!)

« Modifié: 18 janvier 2016 à 22:30:11 par Nävis »

18 janvier 2016 à 22:13:32
Réponse #1

Nävis


Boire…

Recette pour obtenir un thé glacé: verser le thé bouillant dans une tasse, ajouter de la neige bien fraîche, mélanger et regarder le vent faire des risée à la surface de la tasse; c’est prêt!
Attention: ne pas enlever ses gants pour prendre le thermos à pleines mains.

Faire du feu…

Avec le froid, le bois reste sec et prend feu facilement. Une hache aiguisées coupe très bien, et tout sans hésitation (enfin, surtout les doigts qui traînent). Les allumettes posées sur leur boîte finissent toujours dans la neige. Le feu chauffe le ventre, mais pas le dos, qui se refroidi irrémédiablement. On enlève ses raquettes quand on tourne autour du feu. Sinon on fini par oublier qu’on les a aux pieds… et on pique du nez droit dans le feu.
Avec un Mora et un un firesteel, toutes les variantes d’emploi de l’écorce de bouleau fonctionnent. A part me surchauffer les mains le temps de positionner la boule de feu dans le foyer, rien à signaler. J’ai eu le droit à quelques cris de surprise, mais la magie cela n’a intéressé personne.

Manger…

Avec un bon feu et des réserves congelées dans les traîneau ou la pulka, les pique-niques de midi peuvent être gargantuesques.
Les truites géantes cuisent très bien dans la fumée de genévrier, dans une boîte directement posée dans le feu. C’est rapide et c’est bon. Les bananes au chocolat, c’est indécent. Les hamburgers sont meilleurs quand la viande hachée est pleine de gras.
Mais les pauses trop longues coûtent en refroidissement, ont un impact sur l’horaire, et la digestion diminue les capacités à se réchauffer en marchant.

« Modifié: 18 janvier 2016 à 22:31:04 par Nävis »

18 janvier 2016 à 22:13:40
Réponse #2

Nävis


Lutter contre le froid… les mains

Les gros gants, on ne peut rien faire avec. Avec les sous gants fins on gèle immédiatement, et de toute façon, on ne peut rien faire avec (idéal pour coller au thermos et se cramer les doigts au froid). Utile excuse pour ceux qui ne veulent pas en faire trop!

On range ses magnifiques gants garantis contre le froid et on copie la solution du guide: un gant de travail (ou une de paire softshell pour moi), bien rigide (pour l’efficacité au travail) et suffisamment protecteur contre froid, vent et humidité (pendant le travail). Par dessus une paire de moufles ultra rustiques (peau de mouton retournée) et bien larges pour passer par dessus les poignets des vestes. Conserver un peu de liquide dans le thermos pour récupérer les moufles qui peuvent finir incrustées dans la glace (ce qui arrive quand on s’assied sur ses moufles à midi…).

On s’hydrate un peu pour lutter contre le froid, mais pas trop: chaque pause de fille derrière un arbre se paie d’une onglée exquise.

(photo prise par la même photographe que celle du chien)
« Modifié: 18 janvier 2016 à 22:32:15 par Nävis »

19 janvier 2016 à 05:42:29
Réponse #3

camoléon


salut Navis et merci pour le partage!
Merci pour ces retours d'expériences instructifs et amusants, ainsi que pour ce belles photos qui font rêver!
Dans quel cadre cette "petite balade" dans la neige? Sur combien de temps? Ou exactement en Finlande,STP?

 ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

19 janvier 2016 à 07:37:50
Réponse #4

guillaume


Merci Navis !

La tente que l'on voit en photo, c'était ton système de couchage ?

Et puisqu'il faut bien que quelqu'un pose la question : quels étaient tes choix vestimentaires/de matériel ?

Merci par avance !

19 janvier 2016 à 07:45:42
Réponse #5

Draven


le tipi avec feu a l'intérieur ça fait rêver... J'espère que tu a dévaliser la carte SD du photographe, on veux d'autres photos nous !  :love:
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

19 janvier 2016 à 08:20:30
Réponse #6

raphael


Ces quelques amuse bouche m'ont mis d'appetit ...

Merci pour le partage et toutes les petites anecdoctes qui sentent le vécu  :doubleup:
Se connaitre et s'accepter


19 janvier 2016 à 10:54:59
Réponse #7

ensuquet


Rhoôô!

La suite! et même questions que Guillaume!
Merci du partage!

19 janvier 2016 à 11:56:13
Réponse #8

DavidManise


"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

19 janvier 2016 à 12:33:04
Réponse #9

Patapon


Yo,

(certaines bêtises, il faut les faire pour bien apprendre).

"Il faut les faire"....tout court ;# ;# (après, si tu en retire un truc c'est bien aussi! :D) :lol: :lol:

Question: fermeture du tipi, c'est un pan qui se rabat (genre Améridien) ou une ouverture "moderne" avec un carré de toile?

Merci pour le partage! :)

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

19 janvier 2016 à 14:38:09
Réponse #10

Mahnu


Magnifiques photos, merci pour le retour d’expérience.

19 janvier 2016 à 16:47:41
Réponse #11

lambda


Bonjour! :)

Superbe Nävis!

Comme les autres, encore! encore! :)

Même question que Guillaume! et si tu pouvais nous decrier "l'ordinaire" de tes journées?

Merci à toi.

à bientôt.

Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

19 janvier 2016 à 20:41:17
Réponse #12

Nävis


Pour Camoléon, Guillaume, Ensuquet, Lambda, Draven et Durgoz...

Le projet

Glisser entre 2015 et 2016 en douceur, au coeur d’un paysage magnifique, aux marches du cercle polaire. Histoire d’apprendre un petit peu, de profiter beaucoup et de revenir partager avec vous ...un peu, mais pas tout.
Parce qu’il y a eu aussi des émotions fortes, des passions, des rêves.  :love:


La tente

C’est juste pour découvrir. Le confort de malade de ces tentes, le feu surélevé (quasi pas de fumée dans les yeux), pour manger à l’abri du vent et de la neige.
Pour fermer la tente, le préposé - celui qui est assis à coté de la porte - déplace tout le pan … et ramasse toute la neige fondue sur la tête. Ambiance rires garantie, ça réchauffe l’atmosphère intérieure. 

Matos porn… je vais y réfléchir.

19 janvier 2016 à 20:41:26
Réponse #13

Nävis


Les petites bêtes…

Pas de grosses bestioles, les ours du coin ronflent très fort en hiver.

Notre première petite bête, un mulot. Timide, mais motivé pour traverser un groupe de personnes en train de visualiser comment faire passer un chien de traîneau déchaîné dans un minuscule harnais complètement rigide (le froid). Après bien des péripéties, le mulot a traversé, personne n’a retenu comment faire pour le harnais, et notre guide a eu l’air fatigué (c’était le premier jour!). Je retiens: les mulots du coin sont carnivores, et mangent les restes de viande des chiens. On a les prédateurs que l’on mérite.

Grand émois pour le premier renne, avant de comprendre qu’ils habitent là.

Après une délirante séance de mime sur les façons de se déplacer des lièvres, à la question “dans quelle direction allait ce lièvre” nous nous sommes équitablement réparti en 2 groupes. Notre guide a eu l’air très fatigué (c’était le troisième jour!).

Entre 2 lacs gelés, dans une zone de rapides avec de l’eau libre, nous avons pu observer un vison tout noir jouer sur la rive opposée. Sauts entre les lentilles de glaces du bord, courses autour des buttes de neige, pirouettes. Notre guide était content.

Quelques rapaces, un grand tétras… plein de petits oiseaux.
Et des traces de partout! Dans la neige, sur les arbres; un livre géant à lire et à rêver. Les loutres du coin aiment descendre les pentes sur le ventre; ce qui donne une magnifique trace de toboggan, avec les petites pattes avant qui réapparaissent sur les plats pour pousser.

Petit conseil pour les lecteurs assidus: ne pas suivre une piste de renne avec le nez au ras du sol. La glace est bien plus fragile que l’on ne pense.
« Modifié: 20 janvier 2016 à 20:30:06 par Nävis »

19 janvier 2016 à 20:41:35
Réponse #14

Nävis


Les soucis technologiques…

Les gros gants, on ne peut rien faire avec. Avec les sous gants fins on gèle immédiatement, et de toute façon, on ne peut rien faire avec…

Axiome nordique: tout modèle de lampe frontales portant un noms “givré” (avec batterie déportée) … est incompatible avec des gants une fois sur le terrain. Les tests en appartement ne servent à rien (... toutes expérimentées sur le plan théorique!).

Pour récupérer les petits appareils photos et autres objets assimilés, il faut enlever les gants, ouvrir les vestes, et laisser le climat local lyophiliser la buée la sueur sur l’objectif. Quand c’est prêt, les doigts et les batteries sont gelés. On peut alors ranger l’appareil.

Deux options valables: un vrai réflexe, bien tropicalisé et solide (et quelques batteries), pour de très belles photos. Ou un smartphone dans une coque solide (genre “démoricaine” avec des gros véhicules propres qui roulent sur les boîtiers) et porté contre son coeur pour des photos souvenir.

(pas de moi…toujours la même photographe)
« Modifié: 19 janvier 2016 à 21:17:33 par Nävis »

19 janvier 2016 à 21:16:01
Réponse #15

VieuxMora


Bonsoir Nävis,
Je m'ajoute aux remercieurs, je retrouve avec plaisir des ambiances vécues en Alaska il y a déjà quelques années...


20 janvier 2016 à 11:32:01
Réponse #16

Buffalo


Merci Nävis pour le partage ça fait rêvé je pense qu'il faut un sacré Matos pour se rendre dans ces contrées froides
Je cause pas aux cons, ça les instruit "Audiard"

21 janvier 2016 à 21:14:24
Réponse #17

Nävis


Ben non, pas besoin de prendre beaucoup de matos.

En dehors des traîneaux, des chiens, des harnais, des outils (couteau, scie, hache), des popottes, des sacs de couchages, des raquettes …, pour ce voyage, j’ai fait la touriste assistée.  :-[

 - Ce que j’ai vécu cette semaine-là, c’est ce qui me fait aimer la vie.
 - Ce que j’ai appris/confirmé/désappris cette semaine-là, c’est ce qui me fait avancer.

Puisque la question du matériel est un incontournable sur ce forum, je vais faire un effort. Je reconnais que ma préparation incluait pas mal de recherches sur cet aspect, alors pourquoi pas?

Le truc vraiment nouveau pour moi!

Il faut parfois faire de l’eau avec la neige, quand l’eau du lac n’est pas recommandée (à cause des minéraux). Jusqu'ici, je pensais que je savais faire de l’eau avec la neige: … en prenant garde à ne pas faire brûler la neige, .... en minimisant l’air contenu dans la neige.

Quand il ne s’agit plus de faire joujou en rando, mais d’assurer un vrai ravitaillement pour une équipe, ça prend une toute autre dimension. Pour une dizaine de personnes, entre les thermos matin et midi, les pauses boissons et la cuisson des pâtes, il faut assurer. Quand on doit produire des litres avec de la neige en forêt, la passoire est un incontournable!


Mon “chaque jour porter” (*):

Des vêtements pour une température d’environ -30°C ; avec une variante de sous-vêtements thermiques pour s’adapter à des températures moins extrêmes. Jamais tout mis, pourtant on est allé jusqu’à -26.4°C, avec un vent du nord(**). Mais comme on arrivait toujours à avoir du feu et que les quelques nuits en refuge ont été confortables, cela s’est avéré suffisant, même dans les moments plus… difficiles.
C’est de respecter une rigueur sans faille pour gérer les couches en temps utile qui m’a posé le plus de problèmes.

La préparation a consisté à croiser des combinaisons de TOUS les vêtements jusqu’à obtenir la solution complète en 7 couches max (!), sans écraser les isolants et tout en restant souple et confortable. Et ça marche super !

Pas de rechange (“chaque jour porter”, hein !), à part les chaussettes et les sous-gants. De toute façon, avec le nez froid on ne sent pas les odeurs.
J’avais juste zappé la soirée du nouvel an avec d’autres touristes plus civilisés.  :o

Dodo avec les thermiques non utilisés la journée.
 > Si il a fait « chaud », ben on crève de chaud la nuit avec la tenue grand froid, donc on laisse le sac de couchage ouvert, donc on grelotte au petit matin.
 > Sinon, une bouillotte vient adoucir la nuit et permet de démarrer la corvée de fonte de la neige au réveil.
 
(*) Traduction libre de e.d.c.
(**) Désolé les puristes ; je n’ai pas la vitesse du vent et aucune idée de la température ressentie ! 

(toujours la photographe)

21 janvier 2016 à 21:35:50
Réponse #18

guillaume


La passoire : c'était pour filtrer l'eau à la fin ?

21 janvier 2016 à 21:50:15
Réponse #19

Kilbith


La passoire : c'était pour filtrer l'eau à la fin ?

Probablement : il y a plein d'aiguilles de pin et de débris divers dans la neige en forêt
« Modifié: 21 janvier 2016 à 21:56:36 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

22 janvier 2016 à 13:50:02
Réponse #20

Aleksi


Superbe trip Nävis !

En feu ouvert dans votre abris, l'entreteniez vous toute la nuit ? Si oui, quelle quantité de bois était nécessaire pour garder votre abris relativement confortable ?
Merci !

22 janvier 2016 à 15:07:46
Réponse #21

lambda


En attendant la réponse de Nävis. :)

L'hiver dernier, avec Georges, on a passé 2 semaines sur ma parcelle, Là Haut, en statique avec comme abri une Laavu de chez Nordisk qui appartient à Georges, au format un peu similaire à l'abri montré par Nävis.
avec un foyer ouvert au centre.







Nous ne l'entretenions que dans la soirée et début de nuit, Nos systèmes de couchage étant bien dimensionnés pour gérer facilement du -30 sans apport de chaleur venant d'une source extéreure.
Le matin, le feu était rapidement rallumé. Ponctuellement parfois la nuit, juste ravivé pour chauffer une boisson, ou au retour d'une "grosse commission"...

Du moment ou on débutait la soirée sous la Lavuu jusqu'à notre sortie pour démarrer notre journée le matin, je pense que nous étions à un peu plus de la 1/2 stère de bois. Ce qui nous donnait une chaleur méga confortable, parfois meme un peu trop, avec des temperatures extérieures oscillant entre -15°C jusqu'à 2 ou 3 nuits à -35°C...


Pour la passoir, +1... Le sac à neige que vous voyez dans la dernière photo en premier plan à côté de l'entrée nous fournissait l'eau le soir sous l'abri et filtrait, comme la passoire, tout simplement en meme temps tous les debris végétaux récupérés lors de la récolte de neige...

Nävis, si tu as des photos plus détaillées de l'aménagement de l'abri que tu montres, ca serait super intéressant de voir ça de plus près (ou meme d'autres abris que vous aviez rencontrés là haut... :)

Merci!

à+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

22 janvier 2016 à 15:13:38
Réponse #22

Magic Manu


Une idée de la température dans le tipi?
Hope for the best, expect the worst...

24 janvier 2016 à 13:09:12
Réponse #23

Nävis


Merci lambda pour cette évocation des nuit sous ce genre de tente. J'en rêvais, mais je n'ai pas eu la chance de pouvoir le vivre. J'en rêve toujours donc.

Nous avons eu l'occasion de profiter de la tente déjà montée pour nous réfugier un midi. Et comme nous avions une personne avec un sérieux pépin de santé ce jour là, tout le monde en a eu bien besoin. Le feu était ouvert, mais je n'ai pas souvenir qu'il ait fallu couper beaucoup de bois pour le temps de notre longue pause. Mais bon, sous stress l'évaluation n'est pas fiable.

Le programme promettait cabane trappeur ou tente. J'en avais déduit que j'aurais l'occasion de tester les deux. Mais au vu des conditions météo (froid), nous avons pratiqué des "refuges". Les participants n'étaient pas tous aptes ou équipés pour récupérer dans toutes les conditions. Confort et sécurité avant tout, c'est comme ça qu'on progresse.

N'allez pas imaginer des refuges selon les définitions des Alpes ou de Vercors! C'est forcément magnifique, on ne se marche pas dessus, il y a des fenêtres immenses sur le paysage, il y a des lits superposés partout, un stock de bois suffisant, un poele (on a même eu une cheminée avec insert et chauffage incorporé), une mini cuisine super pratique (la très grande force des finnois!), des toilettes sèches de luxe sont à proximité, comme le sauna (avec un lac gelé pas trop loin).

Comme le plancher reste congelé, j'avais froid aux pieds dans les bottines de feutre des bottes grand froid. J'ai regretté mes crocs! Il faut que je trouve une meilleures option (encombrement mini, mais avec une isolation supplémentaire avec le sol).





 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //