Puisque la foule en délire clame un compte-rendu, je ne vais pas me priver...

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Les conditions étaient bonnes, pas parfaites mais vu le climat que l'on a eu pour la "reco" la semaine juste avant, c'était Byzance

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Nous avons bénéficié d'une couche de neige fraîche et d'un beau temps. Du coup la neige sur les arbres fondait le samedi après-midi créant une petite ambiance "pluie" en sous-bois. Néanmoins, les températures ont vite baissé et la neige a regelé.
Nous avons décollé en fin de matinée pour s'arrêter manger vers 13h30 - 14h00. Une fois le repas terminé, nous avons privilégié de monter le camp avant la tombée de la nuit puis, une fois finit, nous sommes partis en mode léger faire le petit sommet du coin.
De retour, après les derniers préparatifs du camp, nous avons passé la soirée près du feu puis près du poêle.
Le lendemain après une matinée de dégustations et discutions, nous avons démonté tout le bazars et sommes redescendus.
Voilà pour le déroulement général. Maintenant, dans le détail :
Après le repas du midi, nous avons fait 2 équipes : une pour le bois (4 personnes), une pour le montage des toiles.
Ces fameuses toiles ont été monté de façon à monter
un tipi. Ce n'était que la deuxième fois que nous le montions et malgré une toile mal mise, cela se fait plutôt bien. Le boutonnage des toiles ensemble est plus facile que les toiles NVA ou Suisses.
Au final, on obtient un tipi à base carré de 3*3 m.
Nous avions amené un mât en métal (celui de
la toile de tente artic US) ainsi que des grosses sardines (sardines de toile de tente modulaire de l'AF). Nous aurions pu nous en passer mais il faut dans ce cas une recherche approfondie de ces éléments (surtout le mât qui doit être grand et très costaud), points clefs pour la bonne tension de la toile, et donc plus de temps...
Le mât en question
Les toiles assemblées
En cours de montageUne fois fait, nous sommes donc monté au sommet du coin, pour profiter de la vue dégagée
(pour une fois).
De retour, il restait à allumer le feu, récupérer quelques branches de sapin pour faire une petite litière qui nous couperait du sol humide et froid (mais pas suffisamment pour isoler correctement, l'isolation étant prévue par nous matelas) et monter le poêle à bois.
Nous avons donc fait 3 équipes : 1 personne pour le montage du poêle, deux pour le feu, 3 pour les branches.
En tout et pour tout, il a fallu environ 2H30 à 6 personnes pour monter le camp. Et globalement nous avons été rapide.
Si le groupe était toujours le même d'année en année, avec un entrainement et une répartition des tâches au préalable, nous pourrions peut-être descendre à 1H30. Mais c'est un autre monde

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Côté nourriture, nous avons choisi la diététique du froid : charcuterie, spaetzle et gésiers le midi. Charcuterie, cassoulet et vin chaud le soir.
Le tout réchauffé dans une vieille poêle en fonte sur 3 réchauds à alcool ou au feu.
L'avantage de la poêle c'est que c'est assez grand pour cuisiner pour 6 dedans, assez stable pour mettre dans le feu et facile à attacher sur un sac. En revanche, comme il n'y a pas de couvercle, faut aimer la cendre...
Enfin, niveau matos perso/vêtements, voici ce que j'avais cette année, avec les commentaires :
Vêtements
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Chaussures suédoisesJ'adore ces chaussures : étanche où il faut, le reste étant du cuir. Il m'a juste fallu changer les lacets.
J'ai eu les pieds secs et confortables tout le WE.
-Grosses chaussettes en laine. On les trouve, apparemment, à Leclerc (merci Deun).
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Pantalon suédois en laine.
Ne sachant pas si il allait faire très froid, j'ai privilégié le pantalon plutôt que le knickers.
-Des bandes chevillères qui permettent à la fois de maintenir le pantalon sur la chaussure, d'empêcher la neige de rentrer et de ne salir que cette pièce de vêtement.
Perso, je trouve ça très confort par temps de neige. Avec un brossage régulier de la neige, cela reste très agréable et évite que le pantalon ne se mouille.
-Un caleçon en laine.
-Une chemise en laine/nylon. Trouvée à Ciney, ça gratte moins après quelques lavages

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-Un pull en grosse laine Fjallraven
-Un surtout de l'armée française en coton (voir réponse de Deun ci-dessus).
Excellente pièce de matos : couvrante, ample, simple, avec des poches où il faut, une grande capuche.
Pour info, j'ai cuisiné sous la grosses gouttes de neige fondue, j'avais le dos trempé à la fin. La laine en dessus m'a permis de ne pas sentir ni le froid, ni l'humidité. La marche qui s'en est suivi a fait sécher le tout.
-Un béret en laine.
-En back-up : une chemise en laine US (faisant partie de l'ensemble ECWCS).
Matos :
-Un sac à dos bergam dont j'ai enlevé l'armature et monté sur
une claie suédoise, initialement prévue pour les médecins.
Ce montage permet de porter lourd et relativement confort, avec une bonne modularité (le sac AF peut être enlevé pour faire sac à la journée).
Le sac de couchage vient se loger en dessous
-Une gourde AF en alu et
un ensemble gamelle/gourde le tout porté sur la ceinture du sac pour pouvoir boire en marche.
-Un sac de couchage et un matelas répondant aux températures nocturnes annoncées,
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Un ensemble contre la pluie se transformant en sursac-Trousse à pharmacie, mouchoirs, etc.
-Lampe à bougie (non utilisée)
-Brosse à vêtements, très utile pour brosser la neige avant qu'elle ne fonde et qu'elle mouilles les vêtements
-Gants en cuir, buff en laine de l'armée anglaise, lunettes de soleil (non utilisée), lampe frontale
-Bâton de marche en bois : très utile pour taper la neige des branche avant de passer et ainsi éviter qu'elle nous tombe dessus.
Et enfin, voici le matériel collectif réparti avant de partir et souvent mis dans des besaces :
-8 toiles norvégiennes + sardines + mât
-Poêle à bois
-Poêle + réchauds + alcool
-Lampe à pétrole
-Matériel de camp : scies, hachette, pelle (que nous avons oublié), ficelle
-Nourriture, boissons