Tiens, ça vaudrait peut-être le coup de parler un peu du système quilt que j'utilise depuis cet été.
Un quilt, pour ceux qui ne connaisse pas, est un mélange de sac de couchage (pour le bas) et de couette (pour le haut) le tout sans capuche.
Le principe est d' alléger au maximum son sac de couchage en supprimant les zones qui sont comprimées durant la nuit et donc ne présentent pas d’intérêt.
C'est assez spécial et pas vraiment pour tout le monde vu les contraintes (obligation d'avoir un matelas, pas de capuche, positionnement initial du quilt, courant d'air possible au niveau du cou et du dos ...).
En fait l'intérêt réside dans le fait que c'est très bien pour quelqu’un comme moi qui se retourne la nuit très souvent et qui cherche à minimiser la taille de son sac ainsi que le volume (un MUL quoi

).
On peut aussi ajouter que ça s'utilise aussi très bien en complément d'un autre sac vu l'amplitude d'ouverture que le quilt offre.
Bref, le problème pour quelqu'un qui dors dans un sac de couchage et qui se retourne est le point froid qui en résulte sur la partie comprimée. C'est particulièrement vrai avec les sacs en duvet, beaucoup moins avec du synthétique qui, par définition, est moins compressible
.
Le quilt est généralement fixé au matelas au moyen de sangles élastiques ce qui fait qu'on se retourne dans le quilt et non avec le quilt. Idem par temps chaud, il suffit de l'utiliser en couverture et le tour est joué.
Et ça, ça fait la différence car si il est bien positionné, on perd cette sensation de froid induite par le changement de position.
Le gros inconvénient est qu'il faut avoir un matelas avec la bonne R value car le dos repose directement sur lui avec les sensations qui peuvent être gênantes (différence notable de température entre le dos et les jambes par exemple).
L'autre soucis est aussi l'absence de capuche qu'il faut compenser par un bonnet, la capuche d'une doudoune, une cagoule, enfin bref, pour éviter de se refroidir par la tête et la nuque.
Car l'absence de capuche, si elle permet de régler le problème de claustrophobie de certains, devient vite pénalisant dès que les températures chutes.
A titre d'exemple, lors de cette sortie, malgré la présence d'un buff autour du cou, selon la position de la tête sur mon oreiller (sac étanche avec ma doudoune dedans), avoir de l'air froid sur la nuque me faisait frissonner alors que le reste du corps était au chaud. Pas véritablement un problème, juste un repositionnement nécessaire ou ajouter la couche adéquate.
Ce type de matériel doit être considéré à juste titre comme un faisant parti d'un ensemble homogène et non juste un
sac de couchage. En optimisant un accessoire, il faut bien avoir conscience qu'on supprime potentiellement une marge de tolérance plus ou moins importante.
Bref l'erreur, si elle se fait sentir, est largement plus pénalisante. Mais c'est le pendant de la spécialisation.