Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: CR Rencontre forum en Auvergne  (Lu 22126 fois)

14 octobre 2015 à 19:12:46
Réponse #50

Nirgoule


Bonne idée du retex.
Le camp. Un poncho exped tendu en lean to avec mes deux bâtons.  Le lean to offre une excellente vue sur la nature. Par contre je ne le monte pas en cas de pluie, protège pas assez, ou de vent fort, il offre trop de prise.
Un petit truc pas inutile. Les haubans sont chacun pourvu d'une petite poche pour éviter les cordelettes emmêlées. Le plus, elles sont visibles de nuit, cela évite de se prendre les pieds dedans.

Au sol un tapis BW, 410g pas rien, mais parfait pour la surface couverte (1x2,2) et la robustesse. Le sursac est un exped  long large, solide et bien respirant en triple point avec sa moustiquaire qui protège des bébêtes, même des midgies. Par contre l'ouverture est sur la largeur, s'extirper du machin en urgence est juste impossible. Si zavez mieux me dire  ;)
Un matelas thermarest neoair très très confortable. Un duvet Camp de 900g. Un sac à viande en soie, viré en milieu de nuit car j'avais trop chaud.

Sur moi. Deux paires de gants dont une en gros cuir lisse graissé (saisir du bois, le casser, etc) et mitaines légères.
Une cagoule laine. Un chapeau respirant NF. Paire de lunette photosensible 2-4.
Un bermuda laine, un TS laine d4. Une chemise synthétique à poche qui pue trop vite.  Une doudoune synthétique  bergaus. Une veste à poche en poly coton..

Chaussure cuir et GTX, chaussettes laine, les guêtres coton du Vieux. Ces dernières sèchent vite et ne condensent pas.
Le pantalon est un  bergans en strech, étanche au cul et aux genoux. Le derrière est déjà peluché...
Comme à chaque fois, on se dit qu'il y a des trucs à changer mais le matos c'est toujours des compromis. Peu de choses de parfaites.

La bouffe, zavez goûtés aux pâtes de coing, à la viande et au cabillaud séchés (jerk y-housse.com) Sinon divers restes de rations US et FR. Si j'étais parti plusieurs jours j'aurais prévu une poche par jour avec des sous poches par repas. J'aurais chargé en lyo pour le poids.

Si la sortie c'est du bushcraft, et que nous sommes plusieurs, j'emporte la pelle CS et une scie Bahco à poignée. Parfois une machette. On reparti la charge sur plusieurs.

 J'aurais pu avoir une bouilloire alu de deux litres pour un groupe au delà de cinq, mais comme je savais que chacun aurait son matos, pas emmenée. En ce moment ces bouilloires, indispensable avant les électriques dans les années 70, sont à 5 euros dans les vides greniers. Elles sont en alu, ou en cuivre chromé plus lourd. Posées sur un feu, elles débitent de l'eau chaude en quantité. On en trouve aussi en fer émaillé. Les plus récentes ont une semelle épaisse et sont trop lourdes.
« Modifié: 15 octobre 2015 à 11:36:51 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

15 octobre 2015 à 00:19:12
Réponse #51

Patapon


Yo,

j'ai mal fait l'isolation dessous et surtout au niveau des pieds (enlever les chaussettes).

Un matelas thermarest neoair très très confortable. Un duvet Camp de 900g. Un sac à viande en soie, viré en milieu de nuit car j'avais trop chaud.

 :closedeyes:

Juste un remarque générale: il est en effet plus facile de retirer des couches pendant la nuit parce qu'on a trop chaud, que de se relever pour refaire une isolation, parce qu'on a trop froid. Comme dit l'adage: "on dort comme on se couche".

Ca vaut pour l'isolation, mais aussi pour l'abris et le camp en général: ça vaut le coup de prendre le temps de bien s'installer et passer une bonne nuit, que devoir se relever parce que rien ne va (pour reprendre un adage Manisien: "bien c'est plus rapide que vite").

Edit: de ce que j'ai compris des principes MUL, il ne s'agit pas simplement d'optimiser son matos, mais de l'optimiser par rapport à son savoir faire (avec le bordel) et la réalité du terrain. Donc maîtriser un tant soit peu les principes de thermorégulation....sinon on passe vite de l'état de MUL à celui de MUM (Marcheur Ultra Mort  ^-^ )

Tcho

Hugo
« Modifié: 15 octobre 2015 à 00:39:41 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 octobre 2015 à 07:33:35
Réponse #52

guillaume


Concernant le fait de prendre le temps de bien faire les choses, je suis amplement d'accord : la flemme tue ;).

Juste un remarque générale: il est en effet plus facile de retirer des couches pendant la nuit parce qu'on a trop chaud, que de se relever pour refaire une isolation, parce qu'on a trop froid. Comme dit l'adage: "on dort comme on se couche".

En revanche là, je ne suis pas d'accord. Il vaut mieux se coucher un peu "froid" (tout comme il veut mieux rester confortablement "froid" de jour) afin d'éviter de transpirer et de mouiller son sac de couchage.

a+

15 octobre 2015 à 08:48:35
Réponse #53

Kilbith


Citer
Juste un remarque générale: il est en effet plus facile de retirer des couches pendant la nuit parce qu'on a trop chaud, que de se relever pour refaire une isolation, parce qu'on a trop froid. Comme dit l'adage: "on dort comme on se couche".

En revanche là, je ne suis pas d'accord. Il vaut mieux se coucher un peu "froid" (tout comme il veut mieux rester confortablement "froid" de jour) afin d'éviter de transpirer et de mouiller son sac de couchage.a+

Je suis d'accord avec Guillaume. Nous sommes une espèce d'origine tropicale, on s'adapte donc bien au chaud (par la transpiration). Par conséquent quand on se réveille "trop chaud" on a déjà abondamment transpiré.

En revanche, je ne suis pas entièrement d'accord avec le passage : "tout comme il veut mieux rester confortablement "froid" de jour".
- C'est valable quand on marche lors d'une randonnée (pour les mêmes raisons que ci-dessus). L'intensité de l'activité physique permettant de réguler la fourniture de chaleur.
- En revanche, quand on est en statique c'est préférable d'avoir "un peu confortable". D'une part, on a une meilleure vigilance/dextérité (résultat des études ergonomiques sur les travailleurs plates formes pétrolières) ce qui évite les accidents.
D'autre part, si on a "froid" au moment de se coucher, c'est lent de réchauffer seul son sac de couchage : on risque de se cailler.

En fait la nuance est étroite entre "trop chaud" et "trop froid" ET elle dépend de chacun (et des circonstances : fatigue, bouffe, âge, maladie...). C'est là que l'expérience est utile.
« Modifié: 15 octobre 2015 à 11:34:24 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 08:51:53
Réponse #54

Draven


Assez d'accord avec Guillaume, il vaut mieux s'endormir au frais, et rajouter des couches quand le corps va se refroidir, plutôt que de s'endormir trop au chaud.

Quand le corps va avoir perdu sa température de fonctionnement et passer a celle de sommeil, si on a déjà mis nos couches chaudes on va être limité en back-up, alors que si on est resté " frais ", on va pouvoir rajouter des couches. Et on aura encore du back-up pour se réchauffer le matin en sortant du duvet.

On en reviens au fait que la flemme tue, mieux vaut prendre 15s pour enfiler une doudoune durant la nuit ( qu'on aura garder dans le duvet avec soit ), plutôt que de se cailler le reste de la nuit. Idem pour l'envie de pisser qui disparait pas comme par magie...
Une gourde vide, des chaussettes chaudes et une doudoune a l'intérieur du duvet avant de se coucher, et on est prêt pour passer la nuit sans avoir besoin de sortir !

Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

15 octobre 2015 à 08:57:47
Réponse #55

Kilbith


Un autre point : Faut-il étaler son sac de couchage très tôt ?  :huh:
....Ça dépend.  :D


- En montagne par temps froid avec un sac en duvet : c'est souvent une bonne idée. Le duvet prend son gonflant maximum et il isole mieux. L'air en montagne est souvent sec.

- Dans la forêt par temps "+10°C à 0°C" c'est plus discutable. Si on est dans une atmosphère humide, brumeuse....à la nuit tombée le duvet risque de s'imbiber d'humidité. Et ça c'est pas bon. Personnellement je préfère attendre que le soir tombe (la température refroidie, l'humidité condense) et ne déployer mon sac que quelques minutes avant de me coucher (en le secouant bien).

Avec un sac full synthétique, c'est moins important...mais autant limiter le dépôt d'humidité. Sauf que le synthétique met plus de temps à reprendre son gonflant quand on le sort du sac.

Personnellement, en forêt, mes affaires sont suspendues aux arbres dans des sacs (comme Deun : un truc de vieux d'homme d'expérience). Elles sont à l'abri de ce qui humidifie, souille, grignote (sauf exception), grouille et rampe. Quand on étale un sac avant la nuit tombée : c'est un petit nid douillet pour pas mal de truc qui cherche un refuge quand la nuit tombe...toujours secouer son sac dans ce cas.  ;)

Ici encore pas de règle absolue...juste une compréhension des principes ET on s'adapte. 
« Modifié: 15 octobre 2015 à 11:34:55 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 08:59:09
Réponse #56

Kilbith


Assez d'accord avec Guillaume, il vaut mieux s'endormir au frais, et rajouter des couches quand le corps va se refroidir, plutôt que de s'endormir trop au chaud.

Le truc, c'est qu'il faut que les couches soient à portée de main. Si elles forment un oreiller où sont au fond du sac à dos...on a tendance à ne pas les chercher quand il faut et on se caille (on est deux fois plus flemmard la nuit, trois fois plus quand on somnole).

Une fois "froid" c'est long de se réchauffer (il faut faire de l'exercice, manger, boire chaud, faire une bouillotte....)
« Modifié: 15 octobre 2015 à 09:09:05 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 09:19:54
Réponse #57

Arnaud


Ce qui compte c'est de se connaitre... la solution du voisin n'est pas forcement la meilleur pour soi.

Perso j'ai passé le gros du week-end en tshirt merinos quand d'autres avait déjà enfilé les doudounes, est-ce que c'est la meilleure solution ? est-ce que je la conseille ? non. Est-ce qu'elle me va ? parfaitement.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

15 octobre 2015 à 09:50:13
Réponse #58

Patapon


En revanche là, je ne suis pas d'accord. Il vaut mieux se coucher un peu "froid" (tout comme il veut mieux rester confortablement "froid" de jour) afin d'éviter de transpirer et de mouiller son sac de couchage.

Oui et non.... :)

Oui: il vaut mieux éviter de tremper son sac de couchage (notamment en duvet). Maintenant lorsqu'on dort habillé, se sont les vêtements qui vont "pomper" la transpiration en premier. Après, il y a aussi le sac à viande (dépend biensur du dit sac).

Maintenant, si le choix est de dire: je ne m'isole pas du sol pour éviter d'avoir trop chaud: désolé, mais là, parcontre, je ne suis pas d'accord...il y a pas mal de chose à faire pour augmenter la perte de chaleur (en cas de trop chaud), donc autant favoriser ce qui est facile à mettre en oeuvre en pleine nuit: retirer des couches d'isolation, ouvrir son sac de couchage principalement (nb: ce qu'on mange avant d'aller au pieu a également un importance: je me souviens avoir surchauffé après une fondue ou une raclette bien fournie). En gros on en revient au REC² ;)

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 octobre 2015 à 10:02:12
Réponse #59

Diesel


Un autre point : Faut-il étaler son sac de couchage très tôt ?  :huh:
....Ça dépend.  :D


- En montagne par temps froid avec un sac en duvet : c'est souvent une bonne idée. Le duvet prend son gonflant maximum et il isole mieux. L'air en montagne est souvent sec.

- Dans la forêt par temps "+10°C à 0°C" c'est plus discutable. Si on est dans une atmosphère humide, brumeuse....à la nuit tombée le duvet risque de s'imbiber d'humidité. Et ça c'est pas bon. Personnellement je préfère attendre que le soir tombe (la température refroidie, l'humidité condense) et ne déployer mon sac que quelques minutes avant de me coucher (en le secouant bien).

Avec un sac full synthétique, c'est moins important...mais autant limiter le dépôt d'humidité. Sauf que le synthétique met plus de temps à reprendre son gonflant quand on le sort du sac.

Personnellement, en forêt, mes affaires sont suspendues aux arbres dans des sacs (comme Deun : un truc de vieux d'homme d'expérience). Elles sont à l'abri de ce qui humidifie, souille, grignote (sauf exception), grouille et rampe. Quand on étale un sac avant la nuit tombée : c'est un petit nid douillet pour pas mal de truc qui cherche un refuge quand la nuit tombe...toujours secouer son sac dans ce cas.  ;)

Ici encore pas de règle absolue...juste une compréhension des principes et on s'adapte.
Tout à fait d'accord avec ça.
J'ajouterai un point qui existe aussi.
Sortir son sac trop tôt, c'est aussi prendre le risque parfois de l'exposer au soleil donc de le réchauffer.
A la nuit tombé, avec l'arrivé de l'humidité, ça devient un véritable piège à condensation. Le sac sera bien plus chaud que l'air ambiant.
J'ai eu le cas plus d'une fois en bivouac. j'ai en mémoire un cas bien précis ou l'effet avait même été renforcé par l'utilisation d'un sursac bleu sombre. Le coté dégagement des infra-rouges.
Et oui, car pour se refroidir, il faut bien émettre de la chaleur. Et les couleurs sombres, si elles sont efficaces pour faire sécher le matin (absorption maximal du spectre lumineux) elle agisse aussi aussi efficacement dans l'autre sens (émission maximal la nuit).
« Modifié: 15 octobre 2015 à 16:37:44 par Diesel »

15 octobre 2015 à 11:14:07
Réponse #60

Rosetta


Ce qui compte c'est de se connaitre... la solution du voisin n'est pas forcement la meilleur pour soi.

Oué complètement d'accord.
Me concernant si je laisse le froid me gagner, même un peu, je suis foutue. C'est mon ennemi ultime. Alors je le guette. Et au moindre frisson je rajoute une couche : si je laisse quiller je passe très vite de "tiens fait un peu frais" à "je suis frigorifiée je vais mourir".
Je préfère donc me coucher toute habillée dans le sdc et enlever des couches au fur et à mesure si besoin.
Prévoir plutôt trop que pas assez, d'autant que je ne sais pas vraiment ce que veut dire transpirer et que j'ai pas de souci avec l'humidité dans le sac ou dans les fringues du coup.
Je suis aussi devenue une fan de laine après avoir testé plein de trucs synthétiques, ou d'associations de couches qui ne me convenaient pas. Ces tests (sur conseil) étaient nécessaires, sans les personnes qui m'ont conseillées y'a des choses que j'aurais jamais tentées alors que pourtant, c'est pile ce qui me va.

Là, j'ai pas eu froid, sauf quand, par flemme, j'ai mis un peu trop de temps à aller choper ma parka. Il y avait le feu donc je me suis assez vite réchauffée à son contact, mais sans feu je sais que j'aurais mis trèèèèès longtemps avant de rétablir l'équilibre thermique intérieur.

En d'autres termes, les conseils de ceux qui ont de l'expérience c'est super et important, ça permet de découvrir des choses, de faire des tests, mais je dirais qu'il faut jamais s'oublier soi, et s'écouter en fin de compte. Faire gaffe à l'effet "expert". Parce que c'est pas parce que tel vieux briscard met telle ou telle fringue ou telle ou telle association de fringues ou tel nombre de couches que pour soi ça va le faire forcément :)
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

15 octobre 2015 à 11:42:22
Réponse #61

Kilbith


Là, j'ai pas eu froid, sauf quand, par flemme, j'ai mis un peu trop de temps à aller choper ma parka. Il y avait le feu donc je me suis assez vite réchauffée à son contact, mais sans feu je sais que j'aurais mis trèèèèès longtemps avant de rétablir l'équilibre thermique intérieur.

Pour info, il me semble que tu avais une Bergflette de chez Bergans (Tecnowool® fabric: 63 % laine/24 % Polyamide (Nylon)/13 % Polyester) :



En l'absence de vent, cela permet de repousser assez loin la nécessité d'une couche supplémentaire.  :closedeyes:

ici : http://www.go4awalk.com/product-reviews/mid-layers/bergans-bergflette-jacket-for-men-and-women.php

Pour le reste : entièrement d'accord. Les principes sont universels, mais l'expérience est surtout individuelle.

Au passage : Le feu était du type "long feu", il permettait à un groupe de se réchauffer puisque chacun peut avoir une place proche du foyer (à la différence d'un foyer ponctuel). Une photo du feu au petit matin.
« Modifié: 15 octobre 2015 à 12:03:55 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 11:58:58
Réponse #62

lilou6201


Je reviens vers vous pour mon coup de froid. Le duvet était un prêt et étant une bonne grosse débutante j'ai préférer tout monter pour être tranquille le soir comme le tarp et autre à vous lire je vois mes erreurs comme ne pas avoir mis le déf4 en boule ou à l'abris je l'ai installer comme on fait son lit.
Pour la nuit j'avais chaud dans le sac de couchage et j'ai enlever ma  plolaire en la gardant proche car il y avait de l'air malgré tout. Dormant en boule je n'ai ressenti le froid qu'en ayant des crampes aux orteils.

J'avais une autre couche mais humide et j'ai pas penser la mettre dans le sac de couchage comme ma gourde d'ailleurs qui à pris le froid. Donc en transpirant j'ai bu de l'eau glacé pas beaucoup mais, suffisamment et  avec la bouffcraft ben ça ma tourner le bidou.

Il me manque de l'expérience dans la rando car je pratique peu mais, à vous lire j'apprends beaucoup.

Merci à tous que cela soit du bon ou mauvais commentaire tout est bon à prendre à qui veut progresser.  :doubleup: :doubleup: :doubleup:

15 octobre 2015 à 12:05:38
Réponse #63

lilou6201


Je disais pas mauvais dans ce sens mais, par rapport au mauvais choix de laisser le sac de couchage au froid etc.

15 octobre 2015 à 12:05:47
Réponse #64

Rosetta


@ Kilbith
Je relève l'oeil acéré du spécialiste "chiffons" de la maison ^^
Je sais pas si tu as conscience que cette veste, je la porte avec une sous-couche de laine mérinos pas particulièrement fine au cabinet en ce moment même, avec un pantalon doublé et que je suis juste bien (j'ai pas chaud, j'ai même les mains et le nez gelés, pourtant le thermostat affiche 19°)  ;# ;# ;#
En d'autres termes, dehors, la couche supplémentaire et particulièrement en mode statique comme ce week-end est rapidement requise  ;D
Sous cette veste, ce week-end, j'avais 3 couches en plus. Dès que la nuit s'est mise à tomber, j'ai commencé à ressentir le besoin de mettre la parka.  :-[

C'est physiologique j'y peux rien. Les seuls moments où je n'ai pas eu ces problèmes de frilosité c'était quand j'ai été enceinte (toute la durée de la grossesse), et quand j'ai été transfusée (jusqu'à 1 mois après).  :huh:
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

15 octobre 2015 à 12:44:03
Réponse #65

Kilbith


Et comme ils voient de belles jeunes filles ils parlent chiffons, chaussures, bas résilles etc.  :lol: ;#

Il faut assumer sa part de féminité.  :closedeyes:

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 12:44:22
Réponse #66

Patapon


(Nous sommes tombé d'accord avec DEUN : "plus on avance en âge, plus on est entouré de belles jeunes filles".)
C'est connu: avec l'âge la vue baisse..... :closedeyes: ;# ;# :lol: (aie aie....pas la tête! Même mon écran vient de me fusiller du regard  ;#)

Plus sérieusement, je vous rejoins: oui, cela dépend des personnes, du contexte, de l'état de fatigue, la durée du séjour, du type de matériel, etc Au n1 le WE d'avant je me suis couché mouillé dans mon def4, je me suis réveillé sec avec un sac à peine humide (j'ai même du ouvrir un peu la collerette pendant la nuit pour augmenter l'évaporation et refroidir un peu)...

Mon intervention visait surtout à souligner deux points:
  • Prendre le temps de s'installer (en fonction de soi, du coup)
  • Le MULisme c'est très bien, mais ça demande d'être assez pointu sur pas mal de principes. Ce n'est pas juste prendre moins de matériel, plus léger, etc. Si on ne réussi pas à se thermoréguler avec du un sac plein et du matos lourd, on ne réussira pas mieux avec peu de matos UL.
« Modifié: 15 octobre 2015 à 12:51:51 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

15 octobre 2015 à 12:55:34
Réponse #67

Kilbith


Prendre le temps de s'installer (en fonction de soit, du coup)

Tafdak.

J'ai dormi "à la belle étoile" sans protection. La météo était stable et optimiste.

Mais j'avais pris le temps de choisir mon emplacement entre deux arbres (l'emplacement est ce qui prend le plus de temps). J'avais un sac de couchage synthétique (ample, confortable, ne craint pas la rosée, peut facilement se laver)

Mon abris Duomid était au fond de mon sac et la corde nécessaire pour le suspendre entre deux arbres dans la poche inférieure gauche de mon sac à dos. Temps de montage : Quelques minutes.

Citer
Le MULisme c'est très bien, mais ça demande d'être assez pointu sur pas mal de principes. Ce n'est pas juste prendre moins de matériel, plus léger, etc. Si on ne réussi pas à se thermoréguler avec du un sac plein et du matos lourd, on ne réussira pas mieux avec peu de matos UL.
Exact.

Pour moi le "mulisme" c'est juste un sac bien fait selon ses objectifs. Pour cette sortie mes impératifs étaient :
- La convivialité (donc bouffe supplémentaire, de quoi boire, la tarière....)
- De quoi passer du temps à échanger autour d'un feu : fringue ne craignant pas le feu, assez chaude à l'arrêt, facile à laver (le feu ça tâche vite, on abime les vêtements légers et ça sent fort).
- Et cela devait tenir dans un sac en coton lourd "roots" pour le fun.
- Tenir compte du dress code (carreaux) et pouvoir assister éventuellement quelqu'un au besoin.
- Pouvoir dormir à la belle étoile sans soucis de la rosée/brume.

Sur certains items j'étais très lourd (ranger shirt swanndri, veste SASS, sac à dos, sac couchage synthétique, lourdes chaussures, hache, couteau...) sur d'autres plutôt léger (popote titane, abri silnylon, corde dyneema...)

Objectif : Maximiser son plaisir  ;)
 

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 octobre 2015 à 14:50:29
Réponse #68

Diesel


Tiens, ça vaudrait peut-être le coup de parler un peu du système quilt que j'utilise depuis cet été.
Un quilt, pour ceux qui ne connaisse pas, est un mélange de sac de couchage (pour le bas) et de couette (pour le haut) le tout sans capuche.

Le principe est d' alléger au maximum son sac de couchage en supprimant les zones qui sont comprimées durant la nuit et donc ne présentent pas d’intérêt.

C'est assez spécial et pas vraiment pour tout le monde vu les contraintes (obligation d'avoir un matelas, pas de capuche, positionnement initial du quilt, courant d'air possible au niveau du cou et du dos ...).
En fait l'intérêt réside dans le fait que c'est très bien pour quelqu’un comme moi  qui se retourne la nuit très souvent et qui cherche à minimiser la taille de son sac ainsi que le volume (un MUL quoi  ;D ).
On peut aussi ajouter que ça s'utilise aussi très bien en complément d'un autre sac vu l'amplitude d'ouverture que le quilt offre.

Bref, le problème pour quelqu'un qui dors dans un sac de couchage et qui se retourne est le point froid qui en résulte sur la partie comprimée. C'est particulièrement vrai avec les sacs en duvet, beaucoup moins avec du synthétique qui, par définition, est moins compressible
.
Le quilt est généralement fixé au matelas au moyen de sangles élastiques ce qui fait qu'on se retourne dans le quilt et non avec le quilt. Idem par temps chaud, il suffit de l'utiliser en couverture et le tour est joué.
 Et ça, ça fait la différence car si il est bien positionné, on perd cette sensation de froid induite par le changement de position.

Le gros inconvénient est qu'il faut avoir un matelas avec la bonne R value  car le dos repose directement sur lui avec les sensations qui peuvent être gênantes (différence notable de température entre le dos et les jambes par exemple).
L'autre soucis est aussi l'absence de capuche qu'il faut compenser par un bonnet, la capuche d'une doudoune, une cagoule, enfin bref, pour éviter de se refroidir par la tête et la nuque.
Car l'absence de capuche, si elle permet de régler le problème de claustrophobie de certains, devient vite pénalisant dès que les températures chutes.

A titre d'exemple, lors de cette sortie, malgré la présence d'un buff autour du cou, selon la position de la tête sur mon oreiller (sac étanche avec ma doudoune dedans), avoir de l'air froid sur la nuque me faisait frissonner alors que le reste du corps était au chaud. Pas véritablement un problème, juste un repositionnement nécessaire ou ajouter la couche adéquate.
Ce type de matériel doit être considéré à juste titre comme un faisant parti d'un ensemble homogène et non juste un
sac de couchage. En optimisant un accessoire, il faut bien avoir conscience qu'on supprime potentiellement  une marge de tolérance plus ou moins importante.
Bref l'erreur, si elle se fait sentir, est largement plus pénalisante. Mais c'est le pendant de la spécialisation.
« Modifié: 15 octobre 2015 à 16:34:48 par Diesel »

15 octobre 2015 à 16:05:44
Réponse #69

You


Pour ajouter mon petit caillou pavé indigeste à la pyramide :

Utilisation du Jerven Thermo comme sac de couchage

Rappel : forme rectangulaire, une face étanche à l'extérieur avec couche réfléchissant les IR à l'intérieur, un isolant synthé léger, un face nylon fine. Peut se porter en "veste" grâce à deux ouvertures zippées permettant de passer les bras.
Peut s'ouvrir en couverture, éventuellement faire tarp.
950g.
Initialement destiné à éviter de claquer, en statique, habillé, le cul dans la neige au milieu de la tempête.

Caractéristiques thermiques :
- Comme l'isolant seul est assez fin (60g/m²), il ne permet pas une isolation intrinsèque très importante. 0.80 CLO à la louche, soit 5°C de gagnés sur la température extérieure.
 -Il n'y a pas de déperdition par convection (l'enveloppe est totalement coupe-vent) ni par évaporation (étanche).
 -Faible perte par radiation, les IR sont en principe renvoyés par la couche réflectrice présente sur la face interne du sac.
 -Quant aux pertes par conduction, j'ai un bon matelas.

En pratique, et pour connaître mon sac, je sais que l'ensemble me fait gagner facilement 9 à 10°C.

Comme couchage :
Pour étendre sa plage d'utilisation, je compte donc en grande partie sur mon habillement de la journée.

Or celui-ci est nécessairement adapté aux conditions les plus froides rencontrées en journée en activité modérée (pause, préparation ou pliage du bivouac).
Je n'aime pas me cailler quand je m'arrête.

Typiquement pour une sortie (courte) comme celle-ci :

Ma température usuelle de confort, sans vent, immobile et sans vêtements est de 25°C.
En "full Woolpower 200", je gagne probablement  dans les 7°C en statique.
(Une idée du CLO des Woolpower, quelqu'un ? Kilbith tu saurais ça? J'ai épluché les posts de Nisley sur BPL sans succès...)

Si j'ajoute une deuxième Woolpower 200 ou une polaire d'isolation équivalente sur le tronc, de grosses chaussettes, des gants et un coupe-vent au besoin, je reste ok à l'arrêt dehors vers les 12 ou 13°C. Ce que nous attendions et avons eu comme température en fin de journée.

Or je dors avec tous ces vêtements dans mon Jerven (1ère couche Woolpower 200, seconde couche équivalente sur le tronc, bonnet+grosses chaussettes lâches)

Je sais donc qu'entre 5 et 7° la nuit, bien isolé du sol, pas trop claqué et correctement nourri, je dormirai comme un bébé.

Exemples concrets, à météo équivalente :
- Vendredi soir, claqué, peu mangé, couché à l'arrache après 3h30 de crapahut depuis Clermont, temps humide, deux neurones qui se disent m*rde : nuit moyenne de m*rde, faute à la flemme de mettre mon caleçon long.

- Samedi soir, reposé, gavé comme une oie du Périgord, sec, à température extérieure équivalente à celle de la veille : sommeil du juste, dormi d'une traite, un peu trop chaud même, j'ai viré des couches.


Note importante sur l'humidité:
Dans ce type de sac, l'humidité ne s'échappe pas. Elle est piégée dans l'isolant, ou dans nos vêtement. Je me réveille parfois avec les vêtements un peu humides le matin. Ils sèchent rapidement sur moi quand je m'active pour plier le camp.
Mais il rend ce système peu compatible avec l'utilisation conjointe d'une doudoune en duvet.

Je peux pousser le système plus bas en température avec une isolation vestimentaire plus conséquente type Pile & Pertex et dormir sous la neige par 0 à -2°C.

Limites (Dans le cadre d'une optimisation de MUL) :
Plus bas, la difficulté consiste à garder une isolation cohérente sur les jambes. Le tronc, ça ira, mais le caleçon en Woolpower 200 commencera à montrer ses limites et je me caillerai les genoux.

C'est pour cela qu'au dessous d'une certaine température, l'utilisation d'un sac de couchage en duvet SANS porter ses fringues du jour est nettement plus intéressant.
Pour 1.1kg, soit 100g de plus que le Jerven, j'ai un ensemble doudoune légère + SdC optimisé qui me permet de taquiner les -20°C sans trembler...
« Modifié: 16 octobre 2015 à 13:08:50 par You »

15 octobre 2015 à 16:50:18
Réponse #70

Diesel


Je rebondis dessus.
C'est pour cela qu'au dessous d'une certaine température, l'utilisation d'un sac de couchage en duvet SANS porter ses fringues du jour est nettement plus intéressant.
Le problème de porter des vêtements  la nuit est qu'ils sont potentiellement un frein à 2 choses.
Le meilleur isolant au froid est rarement ses propres vêtements mais son sac de couchage. L'air emprisonné dans les vêtement ne viendra pas ou peu chauffer le sac de couchage qui perdra de son utilité.
La compression des vêtement sur le corps est aussi une autre source d'ennuis car c'est la circulation sanguine qui véhicule la chaleur aux extrémités. Si on se couche trop comprimé, on se coupe ou on réduit la circulation et donc on se refroidit.

Rien de nouveau mais puisque qu'on est parti sur du débriefing ...

Pour 1.1kg, soit 100g de plus que le Jerven, j'ai un ensemble doudoune légère + SdC optimisé qui me permet de taquiner les -20°C sans trembler...
Un petit mot dessus ? :)

15 octobre 2015 à 17:04:42
Réponse #71

You


Voilà.
C'est pour ça que dans le Jerven, je défais ma ceinture ou mieux je retire le kilt/futal/whatever, que je mets des grosses chaussettes lâches et sèches pour dormir, que j'ouvre tout zip prompt à la strangulation, etc.

Quant à l'isolation hivernale :
- "Pied d'éléphant" 000 de 150cm (sachant que j'en fais à peine 10 de plus, c'est donc pour moi un vrai sac de couchage sans capuche). 580g de duvet 800 cu.in EU. Poids total : 780g.
- Doudoune Incredilite S, 120g de duvet 850 cu.in EU. Poids total : 340g
« Modifié: 16 octobre 2015 à 13:08:13 par You »

16 octobre 2015 à 09:43:31
Réponse #72

Kilbith


(Une idée du CLO des Woolpower, quelqu'un ? Kilbith tu saurais ça? J'ai épluché les posts de Nisley sur BPL sans succès...)

La réponse est ici page 169 : http://www.es-pc.org/proceedings/1th_ECPC.pdf

Volontairement je ne donne pas directement la réponse. Entre autre parce que l'article (et les suivants) donne des informations très intéressantes.

« Modifié: 16 octobre 2015 à 12:58:19 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 octobre 2015 à 09:48:37
Réponse #73

You


Merci !
(Je savais que je pouvais compter sur toi :))

16 octobre 2015 à 10:02:47
Réponse #74

François


Pour ajouter mon petit caillou pavé indigeste à la pyramide :

Utilisation du Jerven Thermo comme sac de couchage


Sous la pluie, cela fonctionne aussi ? Pas trop de fuites ?
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //