Ben non, pas besoin de prendre beaucoup de matos.
En dehors des traîneaux, des chiens, des harnais, des outils (couteau, scie, hache), des popottes, des sacs de couchages, des raquettes …, pour ce voyage, j’ai fait la touriste assistée.
- Ce que j’ai vécu cette semaine-là, c’est ce qui me fait aimer la vie.
- Ce que j’ai appris/confirmé/désappris cette semaine-là, c’est ce qui me fait avancer.
Puisque la question du matériel est un incontournable sur ce forum, je vais faire un effort. Je reconnais que ma préparation incluait pas mal de recherches sur cet aspect, alors pourquoi pas?
Le truc vraiment nouveau pour moi!Il faut parfois faire de l’eau avec la neige, quand l’eau du lac n’est pas recommandée (à cause des minéraux). Jusqu'ici, je pensais que je savais faire de l’eau avec la neige: … en prenant garde à ne pas faire brûler la neige, .... en minimisant l’air contenu dans la neige.
Quand il ne s’agit plus de faire joujou en rando, mais d’assurer un vrai ravitaillement pour une équipe, ça prend une toute autre dimension. Pour une dizaine de personnes, entre les thermos matin et midi, les pauses boissons et la cuisson des pâtes, il faut assurer. Quand on doit produire des litres avec de la neige en forêt,
la passoire est un incontournable!Mon “chaque jour porter” (*):Des vêtements pour une température d’environ -30°C ; avec une variante de sous-vêtements thermiques pour s’adapter à des températures moins extrêmes. Jamais tout mis, pourtant on est allé jusqu’à -26.4°C, avec un vent du nord(**). Mais comme on arrivait toujours à avoir du feu et que les quelques nuits en refuge ont été confortables, cela s’est avéré suffisant, même dans les moments plus… difficiles.
C’est de respecter une rigueur sans faille pour gérer les couches en temps utile qui m’a posé le plus de problèmes.
La préparation a consisté à croiser des combinaisons de TOUS les vêtements jusqu’à obtenir la solution complète en 7 couches max (!), sans écraser les isolants et tout en restant souple et confortable. Et ça marche super !
Pas de rechange (“chaque jour porter”, hein !), à part les chaussettes et les sous-gants. De toute façon, avec le nez froid on ne sent pas les odeurs.
J’avais juste zappé la soirée du nouvel an avec d’autres touristes plus civilisés.

Dodo avec les thermiques non utilisés la journée.
> Si il a fait « chaud », ben on crève de chaud la nuit avec la tenue grand froid, donc on laisse le sac de couchage ouvert, donc on grelotte au petit matin.
> Sinon, une bouillotte vient adoucir la nuit et permet de démarrer la corvée de fonte de la neige au réveil.
(*) Traduction libre de e.d.c.
(**)
Désolé les puristes ; je n’ai pas la vitesse du vent et aucune idée de la température ressentie ! (toujours la photographe)