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Auteur Sujet: Médecine scolaire - Demande d'avis  (Lu 8888 fois)

24 mai 2014 à 00:49:33
Lu 8888 fois

rezemika


Bonjour !


Si je viens vers vous cette fois-ci, c'est parce que je pense avoir fait partie d'un concours de circonstances malencontreux, lequel a déterioré la santé de quelqu'un le temps d'un week-end. J'aimerai donc avoir votre avis sur ce qui s'est passé, afin de savoir exactement quoi faire si jamais ça devait se reproduire.

Je précise que je suis en seconde électrotechnique, et que la médecine m'intéresse, du coup j'apprends ce que je peux sur internet et avec des bouquins.

Pour vous situer, nous sommes en cours d'atelier (concrètement, on pose des prises et des interrupteurs sur du placo), nous sommes un jeudi.
Par surprise, quelqu'un de ma classe se retourne en sursaut vers son poste après avoir été surpris, et il se cogne violemment la tête sur le coin d'une plaque métallique. Il perd connaissance quelques secondes.

Evidemment, le professeur nomme quelqu'un pour l'accompagner à l'infirmerie (pas moi, ce qui suit a été rapporté en détail par un ami). Sur le chemin, il semble légèrement ataxique (il ne marche pas droit, titube) et a du mal à s'exprimer.
Une fois à l'infirmerie, ses parents sont prévenus, et il est simplement renvoyé chez lui.

Une fois rentré, ses parents l'emmènent aux urgence. Un scanner révéla un hématome sous-dural. Il resta donc à l'hopital jusqu'au lendemain. Il s'en est bien remis et a repris les cours lundi.


Suite à cela, deux questions me hantent :
- l'infirmière a-t-ell agit, selon vous, de manière logique?
- qu'aurais-je pu faire, que puis-je faire face à une telle situation, avec des moyens d'élève? Aurais-je du préconniser au professeur, avant même l'envoi à l'infirmerie, d'appeler les secours? Si non, devrais-je le faire moi-même?

Si certains me voient comme un paranoïaque suite à ces dernières lignes, sachez que je ne fait que réciter le programme du PSC1 : si on y pense, on appel.

Certes, si la règle est si simple, pourquoi ne l'ai-je pas appliqué? Eh bien, le problème est là, j'ai beaucoup de mal à répondre à cette question.
Est-ce par peur de la réaction d'un prof? Pourtant, mon programme éthique est très clair là dessus. J'ai choisi de respecter le serment d'Hippocrate.
J'aimerai vraiment arriver à surpasser mes peurs, à fortriori quand mon sens moral est en jeu.


Bon, je me suis rendu compte que j'avais écrit un énorme pavé, alors j'ai tout raccourci, mais j'ai encore des choses à dire. S'il y'a des questions, je complèterait tout ça.
Cependant, j'aimerais vraiment que vous visitiez le lien suivant, et vous aurez une petite idée de ce que j'ai ressentis après tout ça :
http://www.neoprofs.org/t45521p80-en-colere-apres-l-infirmiere-scolaire-qui-me-renvoie-un-5e-alors-qu-il-a-un-gros-probleme

Certes, j'ai un peu foiré l'organisation et la lisibilité de mon message (sûrement la fatigue, mais j'avais pleins de trucs à faire ce soir). Je vais essayer de l'améliorer samedi.
Pour résumer :
- est que le geste de l'infirmière est normal ou irresponsable?
- devrais-je jouer la sécurité, quitte à passer pour un parano, à chaque problème médical, ou au contraire, maximiser la marge d'action aux personnes [censées être] compétentes?


Merci beaucoup par avance de vos réponses.
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

24 mai 2014 à 17:25:44
Réponse #1

Spip


C'est l'enseignant qui a mal agit. Le problème est que cette réaction est commune, je me mets dedans, car une fois, face à une classe, j'ai réagit comme ça aussi, mais c'était idiot. Sans doute la volonté de ne pas perturber mon cours et le fait d'avoir vu tous mes enseignants faire ça.
C'est idiot à plusieurs points de vue, dont celui de voir la victime tomber inconsciente sur le trajet avec le pauvre accompagnateur qui se sentira bien seul à ce moment là.

Ce n'est pas facile de s'imposer dans ce genre de situation, surtout quand c'est la première fois et selon la personnalité aussi. Ceci dit ma question serait : es-tu titulaire d'une PSC1 ? Malheureusement, on peut apprendre tout un tas de choses dans les livres, mais pas tout. Tout comme tu fais des TP d'elec, il faut faire un TP secourisme :) (et c'est amusant !) Pour ma part, j'ai eu l'occasion de suivre une formation sur la sécurité pour les enseignants en milieu universitaire + une formation de secourisme en milieu professionnel. Les deux m'ont permis d'apprendre par la théorie et la pratique les bons comportements et gestes. (Ex: Evacuer une classe en cas d'incendie ne s'improvise pas)

Si tu n'as pas ta PSC1, je te conseille de la passer. Je pense que cela donne aussi de l'assurance quand le moment vient. On se sent un peu plus à même d'affirmer et d'argumenter une vérité.

La bonne chose est que tu te fais un debrief, et c'est comme ça qu'on progresse, donc la prochaine fois, tu sera mieux préparer. Par contre, il serait peut être intéressant de la part des associations de parents d'eleve de lancer aussi un debrief là-dessus.

24 mai 2014 à 20:36:03
Réponse #2

pepe


Réaction bizarre pour un prof d'atelier qui doit , en principe , avoir une formation aux premiers secours.
Pour ce qui est de l'infirmière , lui avait on signalé la perte de conscience?
En tout cas dans mon bahut , pour ce genre de pépin , c'est le 18 et direction les urgences.
Il y a des aristocrates et des parvenus dans la connerie comme dans le reste. M. AUDIARD

Never trust a bearded man with a flute

24 mai 2014 à 21:02:28
Réponse #3

Al Bundy


Réaction bizarre pour un prof d'atelier qui doit , en principe , avoir une formation aux premiers secours.
Pour ce qui est de l'infirmière , lui avait on signalé la perte de conscience?
En tout cas dans mon bahut , pour ce genre de pépin , c'est le 18 et direction les urgences.

Sans vouloir rentrer dans une polémique blanc/rouge, pour les problèmes d'urgences médicales, c'est le 15
(une équipe médicalisée est plus adaptée qu'une équipe de secouristes (grosses différences même), le fonctionnement est un peu compliqué et un post topo sur comment s'organisent les secours et qui sont les acteurs avec quelles qualifications pourra être intéressant)

Mais bref, que le prof ne soit pas formé, et l'infirmière encroutée, ils ont mal fait, et les juger n'a pas d’intérêt, leur parler plus tard d'une mise à jour ou de leur transmettre des documents explicatif sera plus productif
Après si tu as passé des formation qui t'ont apprit qu'une perte de conscience est une urgence, la prochaine fois appelle le 15
Dans ces cas la si tu préconises quelque chose en général les gens "qui ne savent pas" ne vont pas chercher à contredire et minimiser une situation qui peut inquiéter
Si une situation te fais peur, même un mal de crâne, tu peux appeler le 15 pour avoir un avis
A savoir si tu entres en parano, c'est un autre problème
« Modifié: 24 mai 2014 à 21:11:01 par Al Bundy »
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

24 mai 2014 à 21:49:47
Réponse #4

elcas


bon allez comme tout le monde se cogner et etre etourdie par la douleur qques secondes c'est une chose mais "tomber dans les pommes" c'est un coma
(très léger certes mais un coma)
donc pas à transiger perte de conscience surtout suite à un coup
(si c'est du à une affection connue la marche à suivre est connue elle aussi)
bref appel du 15/18/112 et fin de l'histoire la "victime" reste allongée, prend l'air (pas à 60 autours) une personne responsable prend le pouls et la frequence respiratoire et verifie l'etat de conscience
bref très simple on ne panique pas surtout

25 mai 2014 à 09:29:08
Réponse #5

h


le fonctionnement est un peu compliqué et un post topo sur comment s'organisent les secours et qui sont les acteurs avec quelles qualifications pourra être intéressant)
un début de réponse Al bundy ?:

25 mai 2014 à 13:12:25
Réponse #6

fry


- l'infirmière a-t-ell agit, selon vous, de manière logique?

Non, c'est une erreur bien entendu. Qui ici aurait pu être dramatique. Un trauma crânien avec perte de connaissance, d'autant plus si des signes neurologiques font suite, s'explore aux urgences. Le sous-dural ou l'extra-dural sont les conséquences les plus redoutées, qui peuvent se solder par toutes les complications d'usage à commencer par le décès, surtout pendant le sommeil de la première nuit. Cette complication grave, doit recevoir un avis neurochirurgical immédiat et urgent, qui va décider s'il faut évacuer l'hématome en urgence ( par neurochirurgie donc, avec transfert immédiat et médicalisé vers un centre en étant capable ), ou simplement le surveiller. Dans tous les cas, à la phase initiale une surveillance armée ( surveillance sous présence médicale d'urgentiste ou réanimateur ) est impérative.

Pour l'infirmière scolaire il s'agit d'une faute. Pour le personnel d'éducation aussi s'ils sont sensés avoir reçu une formation adéquate en premiers secours. La faute peut simplement être le fait de ne pas avoir appelé le 15 pour avoir une régulation médicale de l'évènement, si doute.

Pour toi, la position est difficile. Légalement tu es sous l'autorité de personnels d'encadrement ( dont une infirmière professionnelle de la santé ), ils ont toute responsabilité des faits. Pour ce qui est de la question d'intervenir en ton nom, c'est à toi de voir, mais il est compréhensible de ne pas rechercher la polémique et le conflit face à des gens dont c'est sensé être le métier.

25 mai 2014 à 15:32:11
Réponse #7

h


merci Fry, j’attendais ta réponse, certainement plus complète et plus compétente venant d'un urgentiste que d'un membre d'une assos' de 1er secours...
Je travaille quotidiennement avec des infirmières du travail, elles n'ont pas la même approche que nous (l'équipe)  en 1er secours. Je pense que c'est dù à leur formation, au protocole, peux tu me le confirmer ?
Egalement formateur 1er secours / SST, je me servirai de ce cas, on apprends pourtant bien que nous n'avons pas a "interpréter" les symptômes et qu'il faut appeler le 15, le 18... que le secouriste doit considérer le cas de la victime de façon pyramidale, soit tout en haut, à la pointe: on allonge, on pose le collier cervicale...  c'est aux compétences des urgentistes de savoir si on a pris trop de précautions, pas aux secouristes dont ce n'est pas le métier,  ne sont jamais assez formé; en définitive n'ont  pas d’expériences face aux cas les plus difficiles!

25 mai 2014 à 16:27:45
Réponse #8

fry


Voici les protocoles de soin des personnels scolaires, incluant le rôle de l'infirmièr(e):

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2000/hs1/hs1.pdf

Quelque soit le personnel, il est prévu outre les soins d'urgence, la tenue d'une fiche d'accident visible page 21 ( impliquant une revue détaillée de l'état neurologique, et un descriptif du malaise / de sa durée et de son type, dans un contexte traumatique ou non ).
Quiconque remplira correctement cette fiche devrait normalement finir par tilter devant le caractère inquiétant du descriptif, et au moins passer un appel au 15 pour solliciter un avis.

Le premier secours est codifié dans la profession infirmière et sanctionné d'une formation particulière, qu'il s'agisse d'une infirmière scolaire ne la dispense pas de son rôle dans le premier secours. En l'absence d'un médecin scolaire c'est la référente santé d'un établissement, considérée comme "conseiller technique" de l'équipe éducative en cas de problème.

On peu débattre sur le faible nombre d'urgences / de premier secours et le plus grand nombre de problèmes psychologiques / d'insertion / de difficultés d'apprentissage / de contraception et autre, que croise une infirmière scolaire en pratique quotidienne, cela n'est cependant pas une raison suffisante pour manquer au devoir de secours à la personne, et il est de la responsabilité personnelle de chaque professionnel de se tenir à niveau en prévision du jour où il faudra intervenir.

Encore une fois, ces manquement auraient tous pu être balayés par un simple appel au centre 15 qui aurait corrigé le tir. Il est là pour ça, facilement et directement joignable, car même une personne consciencieuse et bien formée a le droit d'être indécise, et a le droit à la crainte de mal faire et à l'anxiété d'une situation urgente.

25 mai 2014 à 17:51:27
Réponse #9

sharky




L' année dernière, j'ai récupéré mon gamin de 8 ans le soir avec le nez complètement rapé, des gravillons encore coincés dans les sillons laissés par sa chute sur le bitume et tout çà suintait.

Selon le loulou, chute avant de rentrer en classe à 13h30. Personne ne s'est occupé de lui.
Je fais un mot très sec mais courtois à l'enseignant, réponse: pas mon problème, c'est arrivé pendant la pause du midi donc responsabilité ATSEM.
Je lui répondes ATSEM ou pas ATSEM, c'est lui qui a eu mon gamin toute l'après midi en classe et qui lui a demandé de chouiner moins fort et que je goutais très peu ce gendre d'attitude.
"Mais on a pas la droit de désinfecter": pas de souci, je lui ai sorti la circulaire de l'Education Nationale.
Cà s'est fini par un coup de fil à l'inspecteur et à l'infirmière scolaire de la circonscription, histoire qu'ils en remettent une couche.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

25 mai 2014 à 19:58:57
Réponse #10

Cocoeau


L'infirmière a-t-elle dit au parents de l'emmener aux urgences ? Je crois me souvenir que lorsque j'étais au lycée (ça ne date que de deux ans mais j'étais rarement à l'infirmerie, donc je peux me planter) le protocole était :

 - Examiner l'élève. Dans certains cas un simple repos à l'infirmerie était prescris, éventuellement un médicament, sans avertir la famille : élève qui se plaint par exemple de maux de tête, de ventre, mais qui ne souhaite pas rentrer chez lui.
 - Si l'élève le demande OU si son état le nécessite, avertir la famille (N° à joindre en cas d'urgence indiqué en début d'année par les parents).
 - Lorsque les parents arrivent, en fonction de l'état de l'élève, l'infirmier leur indique ce qu'il lui a déjà donné et les suites à donner à l'incident : consulter un médecin, aller aux urgences, ou simplement du repos.
 - Si c'est en raison de son état et pas seulement d'une demande de l'élève que les parents ont été appelés, et s'ils ne répondent pas ou ne peuvent être là rapidement, alors l'infirmier appelle les secours (15 ou 18).

Bien sur en cas d'urgence vitale, ou d'accident réduisant la mobilité ailleurs que dans le lycée (terrains de sport par exemple) le prof appelle directement les secours. Si l'élève a perdu connaissance c'est à mon avis ce qu'il aurait dû faire. Mais je pense que c'est plus le prof qui a eu une réaction inappropriée (envoyer à l'infirmerie) que l'infirmier(e) qui a géré ça comme il pouvait alors qu'il n'aurais pas dû avoir ça sur les bras.

25 mai 2014 à 23:31:27
Réponse #11

rezemika


Bonsoir et merci infiniment de toutes vos réponses !
Je me sens moins seul !

En fait, je crois que j'étais le seul de ma classe a avoir des doutes sur les actions de l'infirmière, et visiblement, ils se confirment...
J'ai oublié de le préciser, j'aurais dû : je suis en effet titulaire du diplôme de PSC1, et étant intéressé par la médecine d'urgence (notamment pour éviter que cela se reproduise), j'envisage aussi de passer le PSE1 et le PSE2.

J'avoue que j'ai quand même beaucoup culpabilisé les deux jours suivants. J'étais conscient du danger, et pourtant j'ai fait confiance au prof et à l'infirmière. Peut-être que le prof a jugé que l'infirmière devait pouvoir gérer cela mieux que lui...
Pourtant, j'avais déjà des doutes sur l'infirmière. J'ai fait la connerie de lui avouer à l'examen d'entrée (pour l'autorisation d'utiliser les machines "dangereuses") que j'apprenais les bases de l'herboristerie, et elle m'a vue d'un mauvais oeil. En fait, elle me trouvait carrément trop hors-cadre. Rien qu'à ça, j'ai pigé que j'avais intérêt à filer aux urgences plutôt qu'à l'infirmerie en cas de problème. Un médecin qui n’utilise pas les plantes médicinales, ok. Un médecin qui réfute leur fiabilité, voir leur existence, je le tolère pas.

Les deux nuits qui ont suivies cet accident, je n'ai presque pas dormi, repensant sans cesse à ce que j'aurai pu/dû faire.
Au moins, ces deux "nuits grises" (des nuits pas blanches mais presque) m'ont permises de bien réfléchir à mon programme éthique. Et j'ai presque envie d'aller voir un médecin, et de prêter le serment d'Hippocrate devant lui. J'ai enfin compris le premier point de la règle des trois.
Le prof a fait une connerie (la moins pire je pense) en l'envoyant à l'infirmerie.
J'ai fait une connerie en laissant ça se faire.
L'infirmière à fait une connerie en l'envoyant directement chez lui.


Citation de: Al Bundy
Mais bref, que le prof ne soit pas formé, et l'infirmière encroutée, ils ont mal fait, et les juger n'a pas d’intérêt, leur parler plus tard d'une mise à jour ou de leur transmettre des documents explicatif sera plus productif
J'y ai pensé, en effet. Mais là, deux problèmes se posent :
- quel document devrais-je lui transmettre? Celui publié par fry? Une circulaire ministérielle?
- comme l'a dit fry, il n'est pas facile pour un élève de seconde d'aller réfuter, les yeux dans les yeux, ou même par "document interposé", les méthodes d'une personne diplôme, que cet élève ai raison ou pas.

Citer
L'infirmière a-t-elle dit au parents de l'emmener aux urgences ?
Alors là, je suis désolé mais je ne pense pas pouvoir répondre à cette question. En tout cas, pas tout de suite. En effet, nous sommes en stage jusqu'au jeudi 3 juillet, et le seul numéro que j'ai de quelqu'un de ma classe semble ne pas être le bon. Désolé.


Il faudrait donc que, soit je convainque un professeur de me soutenir, soit que j'aille seul, moi et ma timidité maladive, convaincre une personne qui ne me voit pas d'un très bon oeil qu'elle a intérêt à réviser ses classiques médicaux pour avoir plus de chances de ne pas tuer quelqu'un. C'est pas gagné.
J'aimerai vraiment en être capable, mais je ne sais pas si je le suis.


Merci beaucoup à vous tous. :love:
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

26 mai 2014 à 08:48:35
Réponse #12

fry


Si tu veux un conseil qui n'engage que moi, ce qui est fait est fait, ne tente pas d'aller " expliquer leur travail " a infirmière ou directeur, ou même rappeler l'événement ou proposer d'en débattre avec l'un d'eux. Malgré ta bonne volonté et que tu ais raison ou pas, un professionnel bien en place dans son établissement va très probablement mal recevoir des remarques mettant en doute ses compétences venant d'un jeune, ça touche à leur fierté, et surtout du fait des suites que l'on connaît ( sous dural ) ça met en exergue l'erreur et donc met un coup de projecteur sur leur responsabilité.

Tu risques effectivement d'avoir quelques soucis relationnels si tu fais une remarque, et l'infirmière ne se formera pas davantage sous ton impulsion si elle n'en avait pas elle même pris l'initiative après l'événement.

Si ça t'empêche vraiment de dormir, la prochaine fois appelle le 15 pour demander conseil et "suggère" a l'équipe pédagogique.

Les gens sont hélas plus sensibles au statut ( lycéen ) qu'aux compétences en secourisme. Il faudra composer avec.

26 mai 2014 à 11:17:40
Réponse #13

Cocoeau


Non seulement ce qui est fait est fait, mais en plus il n'y a pas eu de conséquences graves. Ne te torture pas : tu ne feras pas la même connerie la prochaine fois, et c'est tout !

26 mai 2014 à 17:20:40
Réponse #14

rezemika


Vous avez raison.

Ça m'a empêché de dormir les deux dormir les deux premiers jours, jusqu'à ce que je pige que je n'étais pas le seul en faute.
Par contre, il me reste une solution si je tiens à le faire savoir à quelqu'un :
la prof principale a dit en début d'année que si on avait un problème avec quelqu'un, même elle, on pouvait aller lui parler librement, et selon son désir, soi ça reste entre nous, soit elle en parle anonymement à l’intéressé.
Je sais pas si c'est complètement vrai ou pas, mais je serais quand même tenté de lui suggérer de renforcer les procédures d'urgence.
En fait, elle se propose un peu pour être arrangeante / psychologue en cas de besoin si j'ai bien compris son discours.

J'y pense, je ne suis plus censé revoir l'infirmière jusqu'à la fin de mon bac, à moins que j'accompagne quelqu'un ou que je sois moi-même malade. M'enfin, même dans ce cas, je préférerais encore rester en cours jusqu'à sa fin. Pour la faire court : je ne prévois pas de revoir la-dite infirmière à long terme.
Donc bon, les relations avec l'infirmière, pour être franc, je m'en fiche un peu.
Certes, je ne devrais pas, mais dés que je l'ai connu, je l'ai rangé dans le groupe des esprits fermés (et je crois que c'est réciproque).

Vu qu'on est en stage jusqu'au 3 juillet, on voit moins souvent les profs, mais la prof principale doit passer nous voir. J’essaierai d'aborder le sujet, sans trop essayer "d'expliquer le travail", comme le dit fry. Certes, c'est risqué, mais je suis le seul à voir ça sous cet angle, du coup, si je veux que ça ai une chance de changer, il faut bien que j'ose agir.
Pendant les vacances, je vais voir si je peux trouver un coin pour passer le PSE1.

Merci à vous tous !
« Modifié: 26 mai 2014 à 19:27:56 par rezemika »
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

12 septembre 2014 à 22:17:44
Réponse #15

rezemika


Désolé de remonter ce vieux post, mais j'ai du nouveau pour les curieux qui voudraient connaître l'épilogue de l'histoire.

Pendant les grandes vacances, je me suis constitué une sorte de "mini médikit de poche" pour la vie de tous les jours.
Pour être plus clair, il s'agit d'un petit ziploc (environ 4x6 cm) qui contient :
  • une fiche sur la conduite à tenir pour divers problèmes courants (en cas de panique, ça peut aider)
  • une fiche contenant tous les items du score de Glasgow (une échelle de conscience)
  • une fiche descriptive pour chaque médicament contenu
  • deux gélules de paracétamol (doliprane, dafalgan...)
  • bientôt un comprimé de cétirizine (un anti-histaminique léger) = humex
  • une compresse de bisseptine
  • deux compresses "classiques"

J'ai pensé ce kit pour qu'il soit aussi utile dans la vie de tous les jours (paracétamol, cétirizine...) qu'en cas d'accident. Le problème, c'est que je passe pour un taré ou un surviror (plusieurs personnes disent que j'ai un "kit de survie" et pas "un kit médical").

Je suis allé voir l'infirmière du lycée, et comme je m'y attendais, la moitié de mon kit est interdite au lycée. Encore, je peux le comprendre...
L'autre moitié (les compresses classiques et les fiches) est à peine tolérées. Je cite, "On ne peut pas t'interdire d'avoir ça sur toi". Un peu après elle me demande, un peu énervée semble-t-il, pourquoi j'ai besoin de ce kit. Elle semble croire que j'en suis dépendant ou que je veux lui faire concurrence.

Elle m'a dit que si il y a un problème, je me contente de faire le "protéger - alerter". Je sais pas vous, mais je trouve ça bizarre. Elle me demande, en tant que secouriste, d'oublier 1/3 de mon boulot? :glare:


Voilà, je ne sais pas trop si c'est du signal ou du bruit, je dirais que c'est à la frontière des deux. Si du bruit, je m'en excuse et je laisse les modos supprimer.


[PS HS : je sais que j'ai promis un tuto sur l'électronique, il arrive dés que j'ai un peu de temps ;)]
« Modifié: 12 septembre 2014 à 23:39:53 par rezemika »
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

12 septembre 2014 à 23:32:43
Réponse #16

musher


A l'école, le matériel médical est interdit. c'est une note de l'éducation nationale.
Dans la rue, tu fais ce que tu veux (enfin presque)

Pour le rôle du secouriste, c'est proteger, alerter, et empecher que la situation vitale de la victime s'agrave en attendant que les secours arrivent puis passer la main aux "spécialistes" (pompiers, samu, infirmier, médecin).

Dans ton cas, proteger la victime et les témoins, alerter les responsables (chef d'établissement et infirmière) et si la situation l'exige maintenir en vie jusqu'à l'arrivée de la spécialiste reconnue (l'infirmière). Donc massage cardiaque, compression manuelle...

13 septembre 2014 à 15:53:00
Réponse #17

Spip


Mon conseil serait de réanalyser les priorités.

Je pense que tu peux te contenter d'un mini ziplock avec une paire de gant nitrile (ce que je ne vois pas dans ta liste), car dans protéger, c'est déjà SE protéger puis protéger la victime.

Éventuellement, tu peux ajouter un masque facial pour les insufflations.

La paire de gant, c'est ce que je possède au quotidien parce que :
* je sais faire les gestes de premiers secours
* je ne serai pas en équipe
* je n'ai pas l'habilitation à donner une posologie (et je me garderais bien de la faire si ce n'est pas le 15 qui me le demande ou me le conseille; je doute que ça arrive souvent d'ailleurs)
* tout ce que requiert une PSC1 est, pour le confort, une paire de gants, un masque facial et si on pousse jusqu'au bout du bout, qq sucres et un tampon relais/pansement compressif.

Guère plus dans un environnement où on peut avoir un avis médical rapidement en appelant le 15 et une équipe avec du matériel.

13 septembre 2014 à 17:53:15
Réponse #18

modl


A l'école, le matériel médical est interdit. c'est une note de l'éducation nationale.
Pour info, c'est totalement exact, et totalement non-respecté. On a fait une enquête dans mon lycée, et il ressort que les gamines, dans l'ensemble, ont pratiquement TOUTES du paracétamol et/ou de l'ibuprofène sur elles. Et, comme l'infirmerie dit ne pas pouvoir délivrer de médocs (elle en a, il m'arrive d'aller en chercher quand ça va pas du tout), on peut comprendre les petites. La aussi, après discussion, la plupart du temps, les gamines ont des médocs en cas de migraine liée aux régles. Et comme l'infirmière se contente de donner une tisane (elle fut surnommée "verveine-menthe" à une époque...), les élèves n'y vont même plus.
Et autrement, Rezemika, tu n'as pas à t'en faire : le prof, même avec des compétences (PSC1 ou autre) fait confiance à l'infirmerie pour gérer le médical ou para-médical, ce qui me semble quand même sain.
Là où ça merdouille, c'est quand l'infirmerie n'assure pas... Dans ton cas, je trouve qu'on manque d'infos précises sur les circonstances de l'arrivée de ton pote à l'infirmerie. Est-ce que l'accompagnateur a tout raconté ? J'ai déjà vu des cas de crise de tétanie, où l'accompagnatrice résumait par "elle est tombée...".
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

13 septembre 2014 à 18:25:36
Réponse #19

rezemika


Ne vous inquiétez pas, je ne tiens pas à devenir un gourou guérisseur ambulant.
Ce qui me tracassait, c'est surtout que l'infirmière me demande d'oublier la partie "secourir". Je la croyais essentielle.

Pour les gants, je n'y avais pas pensé, merci!
De même pour le masque facial. Je tacherais d'y penser dés que j'aurais mis à jour le kit.

Citer
Dans ton cas, protéger la victime et les témoins, alerter les responsables (chef d'établissement et infirmière) et si la situation l'exige maintenir en vie jusqu'à l'arrivée de la spécialiste reconnue (l'infirmière).
Le problème, c'est que j'ai toujours eu beaucoup de mal à faire confiance aux gens. Je fais confiance aux gens de ce forum car je les connais depuis un moment, et je sais que pour la grande majorité, ils vérifient leurs infos avant de dire des conneries.
L'infirmière du lycée, je ne l'ai vu qu'une fois, quand je lui ai demandé pour le kit.
Le seul retex que j'ai d'elle, c'est quand elle a renvoyé un élève avec une contusion cérébrale chez lui. Pour ces raisons là, je n'ai pas confiance en elle. Je ne dis pas que je suis plus fiable hein, je sais qu'elle a un diplôme et moi pas, mais elle n'a pas encore démontré sa fiabilité à mes yeux. Rassurez-vous, si il y a un problème, je l'avertirai. Mais si c'est un gros problème, j'avertirais aussi le SAMU. Juste au cas où elle ferait une erreur. Un ensemble de personnes compétentes à moins de chances de faire une connerie qu'une personne seule, AMHA (tant qu'il n'y a pas d'effet de groupe, bien sur).


Citer
Mon conseil serait de réanalyser les priorités.
Je crains que tu ais mal compris l'intention de ce kit.
Il n'est pas destiné à être une mini ambulance de poche.
Son but principal est de servir à la bobologie "quotidienne", et en cas de gros pépin, d'apporter une aide en plus.
Si je devais donner les quelques exemples types de l'usage auquel je l'ai destiné, ce serait :
- je suis en petite randonnée à une demi-heure de marche de la voiture et je me fait une petite coupure au doigt, j'ai des compresses dans la poche.
- je suis au lycée, et quelqu'un se cogne violemment la tête (oui bon, j'ai repris le sujet initial...) et a des problèmes de conscience + une hémorragie externe au front. Déjà, je peux tenter de juguler l'hémorragie avec les compresses. Et quand j'appelle le SAMU (j'estime que c'est suffisamment important pour les joindre sans demander son avis à l'infirmière, je me trompe?), je peux aussi leur donner son score de Glasgow, pour mieux estimer la gravité du problème.


J'allais poster ce message quand j'ai vu la réponse de modl.
Citer
Dans ton cas, je trouve qu'on manque d'infos précises sur les circonstances de l'arrivée de ton pote à l'infirmerie. Est-ce que l'accompagnateur a tout raconté ?
Le problème, c'est que je passe pour un genre de paranoïaque auprès des autres quand je leur pose des questions là dessus. Je vais essayer d'avoir plus de précisions lundi, même si ça commence à dater...


Je sais que j'ai tendance à faire des gros pavés pour pas grand chose, désolé, mais j'ai pas encore "le truc" pour condenser le fond de mes pensées et arguments.


Cordialement.

Bon week-end !
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

13 septembre 2014 à 18:46:28
Réponse #20

parchek


En effet dans les écoles on a absolument le droit de... ne rien faire! Le seul soin autorisé est de nettoyer une plaie à l'eau savonneuse (et encore).

Le pire est que pour mettre la main rien que sur des gants médicaux dans certaines écoles il faut les prendre dans les bureaux des directeurs ou sont sous clés....  :down:
Du coup pour moi toujours un mini kit bobologie sur moi (compresse, gants, pansement) pour ne pas être démunie pendant une surveillance de récréation et une trousse de secours dans le sac un peu plus fourni.

Le problème est que dans notre métier on nous demande uniquement le PSC1 (ou équivalent) lors du concours.
Avant les circonscriptions proposaient des recyclages mais depuis trois je n'en ais pas vu...

14 septembre 2014 à 16:21:59
Réponse #21

Cocoeau


Au lycée, quand j'y étais (et ce n'est pas vieux, seulement 3 rentrées depuis...) l'infirmier nous donnait du doliprane pour la douleur, du spasfon pour le ventre et du strepsil pour la gorge. Ce sont des médicaments... Est-ce qu'il faisait ça en toute illégalité ?

Au collège par contre rien d'autre ne nous était donné que de l'homéopathie.

Je me souviens aussi qu'en maternelle et primaire nos plaies étaient désinfectées. Pas juste nettoyées à l'eau savonneuse. Sauf pour un gamin multi-allergique, ce qui est assez normal. La loi a changé ? Ou la encore c'était fait en toute illégalité ?

14 septembre 2014 à 17:22:58
Réponse #22

musher


En primaire, mon fils est rentré vendredi avec une belle éraflure au genou (vol plané dans la cour goudronnée).
Pas nettoyé, pas désinfecté et c'est pas pour des raisons médicales.

Les adultes n'ont plus le droit de toucher les enfants à cause des histoires d'attouchement (réel ou imaginé) dans le scolaire, péri scolaire et en centre de vacances (Partout ou il y a des adultes encadrants et des enfants sans la présence d'un de leurs tuteurs)

Bobo soit c'est le 18, soit ça attend le retour à la maison.

Résultat, je me pose la question de lui donner une dosette de Chloréxidine et des pansements prédécoupé car à cet age, c'est plus souvent au sol que debout.

Pour ton infirmier, à mon avis il dépassait ses prérogatives car il réalisait un acte médical (prescription d'un médicament).

A mon époque (c'est vieux  ::) ) On nous donnait les médocs qui étaient en vente libre. On désinfectait et pansait les plaies.

14 septembre 2014 à 17:45:57
Réponse #23

Djeep


BJR Et sans en faire tout un plat. Mais çà c'était avant !  ;D HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

14 septembre 2014 à 21:44:27
Réponse #24

sharky




Comme souvent dans l éducation nationale, il y a les circulaires et comment chaque regroupement scolaire les applique.
Les textes sont accès libres et les directeurs adorent  ;# qu' on leur rappelle la marche à suivre.
Tout ça pour dire qu une plaie doit être nettoyée si la chute à eu lieu à l école même si  c'est l enfant lui même qui la désinfecte à l eau savonneuse. C est ce qu est arrivé à mon fils vendredi, jolie plaie au genou, il l'a désinfecté une fois sous la surveillance de l instit et une deuxième fois plus tard 1 veux la fille de la garderie.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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