Salut,
A l’automne 2008 j’ai effectué une randonnée de 17 jours dans les massifs du quart sud-est de Grenoble et je vous propose un petit retour d’expérience.
Le parcoursDépart proche de Grenoble, je vais traverser les massifs de Belledonne, des Grandes-Rousses, des Ecrins, du Champsaur, du Dévoluy et du Vercors, jusque Corrençons d’où je finis en stop. Je fais ça en solo (je suis un habitué de la chose) avec une moyenne journalière de 1000m D+ et 26 Km. Côté météo j’ai eu pas mal de pluie, un peu de neige (Ecrins), du brouillard (Devoluy = 1 journée sans voir à plus de 50m = ça fait bosser l’orientation !), mais heureusement beaucoup de soleil
Le matos pour les mulesSac à dos de 70 litres
Matelas mousse + sac de couchage D4 synthétique 0°C vieux de 10 ans + sursac respirant D4 + poncho : je prendrais l’eau une nuit et je me les gèlerais sévère une autre (nuit claire à 2700m d’altitude où il a du faire -5°/-10°C. Ciel magnifique mais la nuit fût longue…).
Piolet & crampons (black-ice = pas ce qui ce fait de plus léger surtout pour l’usage ponctuel que j’en ai fait = traversée du glacier de St Sorlin).
2 bâtons réglable de ski nordique (pratique pour monter le bivouac car très long).
Réchaud à gaz (CG Rando 360) = petit volume bien adapté au solo, à la saison et aux types de repas.
Couteau suisse avec cran d’arrêt sur la lame principale.
Chaussures : des « grosses » italiennes en cuir.
Poids maxi du sac = 22Kg, dont environ 7Kg de consommables (eau et bouffe) sur les 6 premiers jours. Il ne fera « plus » que 18Kg max pour le reste du périple (plus de pioche ni de crabes et moins de consommables).
La nourritureBiscuits sucrés le matin.
Barres céréales toutes les heures.
Pain et gras (fromage et saucisson (aux noisettes !)) le midi mais en petites quantités pour éviter les redémarrages difficiles.
Semoule + soupe instantanée (pour varier les goûts) et chocolat (noisettes !) le soir.
Des fruits les jours suivants les 3 ravitaillements.
Aucunes sensations de faim. J’ai réduit les doses en fin de périple et j’ai perdu 8 kilos.
Les tendinitesUn peu chronique chez moi, je m’arrêtai 1 minute ou 2 dès que les sentais « monter ». J’en aurai 4 dans les jambes au 4e jour. Elles m’empêcheront 2 fois d’atteindre un refuge à 45min/1H de marche (jours 3 et 4) mais je sentais que si je continuais, je passai un point de non retour et j’étais bon pour rentrer (expérience vécue lors d’une précédente tentative de tour du Vercors). Au 5e jour, j’ai décidé, « pour voir », d’arrêter le litre d’Isost*r que je buvais chaque jour en plus des 3 litres d’eau. Résultat immédiat, sauf sur celle que je traine depuis 2004 mais que je sais « gérer ». Par contre le lendemain matin j’étais gavé de courbatures malgré les étirements.
La sécuritéTéléphone portable avec batterie démontée (je n’ai pas eu besoin de le recharger).
Deux amis ayant mon itinéraire que j’appel environ tous les 2 jours (quand ça passe).
Une petite pharmacie (trop petite !)
ConclusionExpérience très enrichissante personnellement, surtout pour la capacité à être raisonnable et à ne pas bourriner quand le corps dit stop

Trop de matos trop lourd = faut que je bosse le côté MUL de la rando.
Passages obligés en fond de vallée durs pour le moral (Put*in, je suis bien là-haut ! Je veux pas redescendre !).