Mmmmh, sujet très délicat, il est difficile d'affirmer quoique ce soit comme règle absolue.
Pour ce qui est de l'hospitalisation à la demande d'un tiers, je crois qu'il faut avoir les idées très claire là dessus ( j'ai été confronté à ce pb pas plus tard que samedi dernier). Ce type d'hospi est reglementé et c'est tant mieux.
Non pas pour éviter les abus ( ce n'est pas notre propos) mais surtout pour qu'au bout du compte l'hospitalisation soit couronnée d'un résultat qui fonctionne !
En d'autres termes, mis à part le danger immédiat pour le "patient" ( mec bourré qui veut sauter du pont par ex), l'hdt ne sert à rien en l'occurence en terme d'efficacité pour le patient. La crise passée, le gars signe la décharge qui va bien et retourne batifoler dans la nature.
Pour résumer, si le "patient" n'est pas convaincu de la nécessité d'une hospi, c'est inutile d'insister. C'est une démarche personnelle et volontaire.
Tout ce que l'on peut faire, c'est de proposer à la personne de faire ce choix là, de l'encourager à faire ce choix là. Tenter de la convaincre ? Non. C'est inutile.
Nous devons ( je crois !) rester dans une démarche d'accompagnement, de proposition. La décision reste et revient de droit à la personne concernée et dieu merci, c'est comme ça que ça marche par ici, sous nos latitudes !
Il me semble qu'en agissant ainsi, nous continuons de respecter l'autre. N'oublions pas l'hospitalisation à la demande d'un tiers reste un acte violent et lourd de conséquences : " Tu n'es plus capable de prendre quelque décision que ce soit, donc je décide à ta place et le corps médical, voire le corps du ministère public reconnait te déchoir de tes droits à mener ta propre vie..."
Alors, même si nous "jugeons" que l'autre prend les mauvaises décisions, celles qui vont le mener à sa propre perte, notre devoir est de le respecter et de respecter ses décisions. Même si ses choix à lui nous dérangent, nous heurtent, nous blessent ou nous font souffrir.... Surtout s'ils nous font souffrir...
Je me pose souvent la question suivante : " et moi, si j'étais à sa place, que ferais-je ?"
Vous savez, je crois que dans ces cas là, nous, oui, nous qui allons "bien" ( pffff, pour l'instant !), tout ce que nous pouvons faire, tout ce que nous devons faire c'est dire à l'autre, du mieux qu'on peut :
" je suis là, je ne te laisserais pas, mais je ne sais pas comment faire.
Te voir comme ça, ça me fait du mal, mais ce n'est pas de ta faute si à te voir comme ça je souffre.
Tu n'es pas seul.
Je t'aime. " ( oui, on peut dire "je t'aime" à un copain ! et lui faire un gros bisou en plus !)
Je crois qu'en définitive, c'est là tout ce que l'on peut vraiment faire. Le reste ça lui appartient, c'est lui qui décide...