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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Un week end pistage & observation de la "grosse" faune sauvage française ?  (Lu 3731 fois)

01 août 2011 à 16:26:26
Lu 3731 fois

StormX


Salut,  :)

N'étant pas d'une famille de chasseur, je rage de faire fuir les animaux lorsque j'essaye de les pister pour leur tirer le portrait ou même simplement de ne pas savoir où les trouver, ne connaissant pas du tout leurs comportements.  :(

Du coup, pourquoi ne pas organiser, avec les "spécialistes" du forum du pistage et de l'approche et de animalière, un week end basé sur l'oberservation de nos animaux sauvages ?

L'objectif ne serrait pas tant de randonner (même si au final on risque d'en faire des kms dans les buissons  ;#) mais bien d'apprendre pleins de petits trucs et astuces pour approcher notre "grosse" faune française qui sait se rendre invisible aux non initiés.  Je veux parler des renards, chevreuils, cerfs, sangliers, blaireaux, oiseaux en tout genre ect.
Au programme, j'imagine bien des petites démonstrations et explications autour du choix, par exemple, de l'emplacement des affûts, de leurs aménagements ou bien des techniques d'approches et de pistages, ou encore des comportements généraux des animaux.

Etant à l'origine de la proposition, cela ne me gène pas d'organiser cela dans ma région, le Parc Régional du Pilat (42), bien qu'il me semble être plus logique que le terrain de jeu choisi soit celui d'un de ceux qui nous "enseignera" ses trucs et astuces.  :closedeyes:

Alors voila, je sais que le forum comporte nombre de chasseurs ou de photographes animalier ; est ce que cette sortie vous brancherait ?
Cela serait l'occasion de faire découvrir une partie de votre passion à des néophytes comme moi ou encore de partager votre expérience avec d'autres "spécialistes", qu'en dites vous ?
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

01 août 2011 à 16:51:35
Réponse #1

floproteus


Salut :)

Voici un petit tutoriel que j'avais fait il y a quelques mois, si tu veux t'entrainer un peu...

Citer
Tutoriel pistage

(ceci est UNE manière d’aborder le pistage, je vous la livre à titre de source pour vos premières sorties. A vous, ensuite, de trouver votre manière de vivre ce moment)

Pourquoi pister ?

En voilà une bonne question. Pour certains ça n’est que le prolongement d’une curiosité pour le monde qui les entoure, un truc de plus à savoir. Pour d’autres c’est un moyen de vivre la nature différemment, d’en faire partie. Pour quelques uns c’est instinctif, une envie plus forte que le reste qui leur fait oublier l’heure et rentrer lorsque la nuit s’est installée. Enfin, pour la plupart, c’est un peu tout cela mélangé.
L’art du pistage est aussi vieux que l’humanité. Né dans une époque ou notre vie dépendait de nos capacités à trouver, suivre et abattre le gibier. Transmises oralement, ces connaissances étaient enseignées dès le plus jeune âge. Elles faisaient partie de la culture, du savoir basique de tout être humain. Inutile de dire qu’aujourd’hui ce savoir ne nous est plus vital (mais qui sait, demain…). Nous pistons, je pense, pour une raison principale : le plaisir !


Avant de sortir…

Il est l’heure de se préparer ! Commencez par prendre une douche avec un savon sans odeur puis enfilez vos plus beaux vêtements camouflage. Pourquoi ? Parce que c’est bien d'être discret dans la nature et surtout parce que vous pouvez décider de finir l'après midi sur un affut, auquel cas il vous suffira de rajouter quelques branches et herbes à la manière d'une ghillie suit. Évidemment, une tenue silencieuse et souple, qui ne sorte pas de la machine. Le top c'est les noix de lavage, ça ne sent quasiment rien. Si vous voulez parfaire votre camouflage olfactif, allumez un petit feu et enfumez vous de la tête aux pieds. Utilisez de préférence de baskets type trail, leur souplesse facilitera la marche silencieuse. Pensez à prendre une casquette, surtout si vous sortez à l’aurore ou au crépuscule. Il n’y a rien de plus gênant que le soleil dans les yeux pour suivre une piste. Ne mettez rien d’encombrant et de bruyant dans vos poches. Enlevez vos bijoux, surtout s’ils sont brillants.
Chargez votre sac avec le strict minimum, le but étant d’être léger pour pouvoir se faufiler partout. Voici une petite liste, à titre d’indication :
> Un appareil photo et une réglette (voir aussi un mettre ruban). Cela permet, plus tard, d'analyser les traces que vous n’avez pas réussi à déchiffrer sur le terrain.
> Une paire de jumelles. Quand vous pistez, vous devenez naturellement plus discret et vous augmentez donc les chances de voir des animaux.
> Deux ou trois tubes (types boites de pellicules argentiques) pour conserver poils et autres trouvailles.
> De quoi faire des moulages. Le plus simple étant les petites boites d’un kilo ; il suffit de découper 5cm du carton pour avoir un cercle où couler la gâche. De ce fait, la taille de la boîte diminue avec la consommation de plâtre.
> Une carte, une boussole et un crayon si l'on va dans un coin que l'on fréquente peu. Cela permet de noter l'emplacement de pistes intéressantes, de terriers, ou de futurs postes d'affut.
> Des guides naturalistes (personnellement, je les réserve pour les grosses sorties).
Faites en sorte que tout cela ne se ballade pas, il faut limiter le bruit au maximum.


C’est parti !

Idéalement, vous préfèrerez pister après la pluie puisque le sol marque mieux, voir carrément après la neige où les coulées ressemblent plus à des autoroutes (mais c’est moins drôle). Choisissez une zone pas trop fréquentée et n’hésitez pas à vous enfoncer dans les bois !
Ça y est, vous avez trouvé une coulée. Il va falloir décider si vous la remontez ou si vous la suivez. Dans le premier cas vous aurez peut être la chance de trouvez un terrier ou un lieu de repos. Dans le second vous pourrez peut-être rattraper l’animal et le voir. C’est plus difficile et cela dépend de l’heure et des habitudes de l’animal mais c’est une bonne technique pour le surprendre en pleine activité. Une fois cela décidé, cherchez des empreintes dans les zones dégagées, plutôt terreuses. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez connaitre le sens de la piste en observant le sens dans lequel l’herbe est couchée, les feuilles retournées ou la terre déplacé par la course de la bête.
Avant de partir, prenez un moment pour « sentir » la piste. Accroupissez vous et restez immobile. Mobilisez vos sens, réveillez votre intuition. Vous pouvez fermer les yeux et vous concentrer sur les sons et les odeurs. Éliminez toutes pensées parasites et concentrez-vous sur la piste. Le but est d’entrer dans un état de conscience plus… sauvage.
Pour suivre la trace, marchez le moins possible dessus. Gardez une distance d’un ou deux mètre et ne vous en approchez que lorsque cela est nécessaire. Si vous restez sur la coulée, vous risquez de compromettre vos chances de prendre l’animal en photo dans les jours qui suivent car il vous aura immanquablement senti et choisira une autre route. Je trouve aussi que c’est une question de respect. Vous êtes là pour lui alors ne le dérangez pas. Restez sous le vent et ne marchez pas sur les crêtes.
Pour faire un minimum de bruit, regardez devant vous et prévoyez les 4 ou 5 cinq prochains pas en évitant branches et feuilles mortes. Enroulez bien le pied si vous avancez vite, sinon posez la pointe et n’utilisez qu’un minimum de surface d’appui. Votre marche doit être arythmique. Si vous faire un bruit trop important, ne bougez plus pendant quelques secondes, jusqu'à ce que vous sentiez que la nature reprend son activité.
Faites des poses régulières pour reprendre votre souffle et vous calmer. Lorsque vous perdez la piste, arrêtez-vous. Ne fixez pas votre regard, observez les alentours et laissez faire votre instinct. Je vous promets qu’elle apparaîtra sous vos yeux comme par magie.

Ne vous attendez pas à remonter une piste entière. D’abord parce que cela peut être très long, ensuite parce que c’est difficile. Plusieurs coulées se rejoignent souvent où passent dans des endroits inaccessibles. Soyez patient et entrainez-vous. Un bon pisteur est un pisteur qui multiplie les expériences.



This is the end ;) , si vous avez des questions, n’hésitez pas !
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01 août 2011 à 22:09:00
Réponse #2

bowmeg84


Bonjour,

L'idée est séduisante.
Pour moi, le pistage c'est suivre la piste d'un animal blessé. C'est intéressant comme pratique, mais il faut être accompagné d'un chasseur, qui vient de blesser un animal....

La traque ou l'approche demande avant toute chose une trés bonne connaissance d'un territoire, et si possible giboyeux (et pas un désert cynégétique comme il y en a souvent).
Dès lors, avec une parfaite connaissance de son territoire, le traqueur verra de nombreux animaux.

Pour la traque, à deux, il y en a un de trop ! surtout si le territoire est chassé.
Donc l'organisation d'une sortie à plusieurs me parait déjà compromis, sauf à observer des chamois à 2 km dans des jumelles, mais pas les approcher à 20m.

Dans l'ordre des trucs, le camouflage ghillie n'est pas la priorité. Ce qui compte c'est de déstructurer la silhouette humaine par le jeu des contrastes, en évitant le blanc, signal d'alerte chez les cervidés. Il faut assombrir les mains, le visage, et casser le signe en V inversé que représente les jambes du bipède.
Il faut être absolument silencieux, et lutter contre tous les bruits anormaux et bruit de froissement des tissus. La polaire, laine, conviennent bien.

Ensuite il faut faire des gestes lents, trés lents, puis observer (voir sans être vu et surtout voir le premier). Dans la nature tout est immobile. Le moindre mouvement rapide alerte les animaux à des km.

L'odeur importe peu, tant que l'on ne sent pas à la mouflette à 20m. En revanche, il est impératif d'être dans le vent (vent dans le nez, face à toi). Tu peux sentir la fumée, le graillon, channel 5, la mouflette ou le bushman, si tu as le vent dans le dos, tu ne verra rien ! Les truc inodores au charbon actif, savon machin, c'est du marketing pur.

Définit toi un territoire, que tu sais giboyeux, sans route, ni habitation, avec un biotope varié. Bref un coin tranquille.

Parcours le plusieurs fois au pas de charge (sans précaution particulière), même en faisant du bruit. Identifie les coulées, les traces au sol, sur les arbres, les traces de repas, les laissées (crottes) et repère les endroits ou tu surprends des animaux. Note l'heure à laquelle tu as vu les animaux.
Prends note des différentes direction du vent sur le territoire. Parcours un max de distance, idéalement au lever du jour, à midi, et à la tombée de la nuit.

Si au bout de 3 sorties, dans un même secteur, ni ne voit rien, alors change de secteur, il n'y a rien.

Ton objectif est de trouver les endroits ou les animaux reposent, les endroits ou ils se nourrissent, et les heures de déplacement.

Ton jeu sera alors d'éviter les endroits ou ils reposent (sinon, à force d'être déranger, ils font partir, et ce n'est pas ton objectif) et d'approcher les lieux de gagnages (ou ils se nourrissent), mais surtout de les intercepter entre les lieux de repos, et les lieux de gagnage.
Tu ne feras jamais de belles approches sur un lieu de gagnage, ni sur un lieu de repos habituel. Le mieux est de trouver en mode "interception", à bon vent, et laisser venir à toi les animaux.

La découverte d'un territoire est un jeu passionnant, et lorsque tu le connais bien, c'est toi qui joue avec les animaux. Un vrai bonheur, pour ceux qui aiment......

A+


02 août 2011 à 01:36:56
Réponse #3

floproteus


...bon StormX, c'est là que tu vas comprendre qu'on est pas tous d'accord ;# !

Citer
La traque ou l'approche demande avant toute chose une trés bonne connaissance d'un territoire, et si possible giboyeux (et pas un désert cynégétique comme il y en a souvent).
Dès lors, avec une parfaite connaissance de son territoire, le traqueur verra de nombreux animaux.
Je pense qu'une bonne connaissance du territoire s'applique surtout à la mise en place d'un affut ; la traque ou l'approche demandant plutôt de connaître l'animal visé, ses traces, et ses habitudes. J'ai souvent pisté sur des terrains inconnus avec succès (je suis du genre à rater un rendez-vous parce qu'en chemin j'ai repéré une belle coulée le long de la route et que je suis parti pister... ::))


Citer
Pour la traque, à deux, il y en a un de trop ! surtout si le territoire est chassé.
Donc l'organisation d'une sortie à plusieurs me parait déjà compromis, sauf à observer des chamois à 2 km dans des jumelles, mais pas les approcher à 20m.
C'est vrai qu'a deux on a plus de chance d'être repéré mais cela permet aussi des stratégies d'approches intéressantes, voir pourquoi pas un rabatteur et un qui s'en prend plein les yeux ;) !


Citer
Dans l'ordre des trucs, le camouflage ghillie n'est pas la priorité. Ce qui compte c'est de déstructurer la silhouette humaine par le jeu des contrastes, en évitant le blanc, signal d'alerte chez les cervidés. Il faut assombrir les mains, le visage, et casser le signe en V inversé que représente les jambes du bipède.
Il faut être absolument silencieux, et lutter contre tous les bruits anormaux et bruit de froissement des tissus. La polaire, laine, conviennent bien.
+1
Perso je trouve la ghillie intéressante pour l'affut avec quelques déplacements possibles. Pour l'approche je m'habille simplement en camo avec de la peinture camouflage sur le visage, le cou et les mains.


Citer
L'odeur importe peu, tant que l'on ne sent pas à la mouflette à 20m. En revanche, il est impératif d'être dans le vent (vent dans le nez, face à toi). Tu peux sentir la fumée, le graillon, channel 5, la mouflette ou le bushman, si tu as le vent dans le dos, tu ne verra rien ! Les truc inodores au charbon actif, savon machin, c'est du marketing pur.
Là par contre je ne suis pas d'accord ;# ! Dans les grandes prairie herbeuses du Kalahari, ok, car le vent souffle sur une surface plane et dans une seul direction. Mais par chez nous les reliefs jouent un rôle important et l'on peut être sous le vent un instant et dans le vent 20m plus loin. il est donc ahma très important de camoufler au maximum son odeur ! Bien que les produits miracles n'existent pas, se laver avec un savon de marseille neutre, utiliser de la pierre d'alun comme anti-transpirant et camoufler l'odeur des vêtements avec de la paille ou de la fumé change radicalement les choses sur le terrain, mais cela dépend aussi des espèces.


Citer
En revanche, il est impératif d'être dans le vent (vent dans le nez, face à toi).
J'approfondirai juste un peu le truc avec ce petit schéma :



...on peu approcher un animal par divers endroit, l'important étant de ne pas se trouver entre le vent et l'animal.


Il ne faut pas oublier que lors d'un pistage, voir l'animal est la cerise sur le gâteau ! On peut aussi prendre beaucoup de plaisir à observer et décoder leurs différentes traces afin d'échafauder un plan d'approche efficace qui viendra récompenser nos efforts :) !

Enfin, n'oublions pas qu'il peut aussi suffire de s'habiller dans des teintes neutres et de marcher sur son chemin habituel sans faire de bruit (en début ou fin de journée) pour faire de belles rencontres !

amusez vous bien  :doubleup: !
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02 août 2011 à 18:15:30
Réponse #4

bowmeg84


Bonjour,

Si vous appelez "pister" dans la nature, le fait de suivre une coulée déjà marquée par le passage répété des animaux, alors oui, en parcourant le territoire ou il y a présence d'animaux, on finira tôt ou tard par croiser un animal. Pour moi ce n'est pas du pistage. Mais bon peu importe. L'important c'est de parcourir un territoire au sein duquel il y a des animaux.
En revanche, la connaissance du territoire est un vrai plus. Tu seras en mesure de connaitre les habitudes et les horaires des animaux. Ca réduira le temps de la quête pour l'optimiser sur l'observation de l'animal recherché et l'approche au plus prêt. Et puis un jour, à force de déranger l'animal, il t'aura repérer, te regarderas souvent, sauras que tu es là, et il te laissera l'observer ! Ca m'est arrivé et c'est du pur bonheur.

Pour le camouflage, le camo n'est pas indispensable. Un pantalon de toile sobre, un pull gris, des gants, un chapeau ou casquette et ca suffit pour approcher à 50 - 70m. A partir de 50m, ca devient du sport. J'utilise un cheche camouflé autour de la tête qui voile une partie du visage. L'ombre portée sur le visage suffit. Mais à 20m, il faut éviter de montrer le blanc des yeux et croiser le regard de l'animal.

Pour l'odeur, je persiste. Il faut être à bon vent un point c'est tout. Maquiller son odeur ne trompe que les humains. Pas les animaux qui ont des capteurs capables de détecter la moindre molécule et de séparer les odeurs. En plus la moindre odeur inhabituelle les faits fuir.
Sauf dans les parc nationaux, ou réserve de chasse ONF parcourus par les randonneurs à longueur d'année ! Les animaux sont tellement habitué à l'homme, que même à contre vent, tu peux les approcher.
Si le vent est régulier c'est mieux, mais lorsqu'il ne l'est pas, et bien mieux vaut encore une fois bien connaitre le territoire. Je me suis fait sentir autant de fois en sentant le coyote et le graillon que le nombre de fois ou j'ai pris douche, savon sans odeur, pierre d'alun, lessive sans odeur et chaussures enduites de crotte de sanglier.....
J'ai laissé tomber le pb des odeurs (avec une hygiène normale malgré tout, en évitant de s'imprégner d'odeur de gasoil, tabac, ou saucisses grillées !). Sur ce point, chacun fera son apprentissage......

Pour moi, le pistage est propre à l'Afrique ou les animaux se déplacent sur de trés longues distances et ne se cantonnent pas à un territoire précis. En France, les grands animaux sont cantonnés. Même si pour le Cerf, le domaine vital est de l'ordre de 3000 Hectares, avec un minimum de connaissance on pourra facilement cibler des lieux davantage fréquentés que d'autres et ainsi réduire le terrain à parcourir à quelques Hectares seulement.

A+





02 août 2011 à 20:16:44
Réponse #5

floproteus


Citer
Si vous appelez "pister" dans la nature, le fait de suivre une coulée déjà marquée par le passage répété des animaux, alors oui, en parcourant le territoire ou il y a présence d'animaux, on finira tôt ou tard par croiser un animal. Pour moi ce n'est pas du pistage. Mais bon peu importe. L'important c'est de parcourir un territoire au sein duquel il y a des animaux.
Oui, c'est bien ce que j'entendais par "pistage" mais je comprend ta vision des choses.

Citer
En revanche, la connaissance du territoire est un vrai plus. Tu seras en mesure de connaitre les habitudes et les horaires des animaux. Ca réduira le temps de la quête pour l'optimiser sur l'observation de l'animal recherché et l'approche au plus prêt. Et puis un jour, à force de déranger l'animal, il t'aura repérer, te regarderas souvent, sauras que tu es là, et il te laissera l'observer ! Ca m'est arrivé et c'est du pur bonheur.
Je suis d'accord avec toi, mon avis diverge juste en ce qui concerne les priorités : on peut connaître un territoire et ne pas voir grand chose car on ne sais pas lire une piste et qu'on ne connais pas les habitudes des animaux... (il y a des chasseurs vers chez moi qui ne veulent toujours pas croire qu'il y a des loutres alors que ça fait deux ans qu'elles sont installées juste sous le village ::))


J'ai l'impression que nos divergences viennent du fait que tu as plutôt une approche "chasse" et moi une approche "photographe" ;) !
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02 août 2011 à 21:15:01
Réponse #6

bowmeg84


 :D

Oui je suis chasseur à l'arc.

Je ne comprends pas comment on peut se prétendre chasseur et ne pas connaitre son territoire, sa faune, sa flore, voire même sa géologie, mais bon tous les gouts sont dans la nature....

Si tu fais des affuts au sol, l'odeur a beaucoup plus d'importance. En général tu t'abrites derrière un buisson, un arbre, un rocher, et tu t'accroupis. Tu es donc moins dans le vent, et ton odeur diffuse peu à peu à 360 degrés. En approche, tu es en mouvement et tu remontes au vent, l'odeur à moins d'importance.

A+

02 août 2011 à 21:31:59
Réponse #7

floproteus


Citer
Oui je suis chasseur à l'arc.
Je m'en doutais ;)


Citer
Je ne comprends pas comment on peut se prétendre chasseur et ne pas connaitre son territoire, sa faune, sa flore, voire même sa géologie, mais bon tous les gouts sont dans la nature....
Pour exemple, voici deux petits exemples de la "connaissance du territoire" des chasseurs par chez moi :

"Lézard vert, signe de vipère !"  :lol: Ce qui est moins drôle c'est l'extermination systématique des vipères ET des lézards...
ben oui, car : "si un lézard te mord, il faut lui couper la tête pour lui faire lâcher prise !"
Sans parler du piégeage des renard "pask'yen a trop" alors que les paysans du coin se plaignent qu'il n'y a plus assez (les taupes...)
Bref, de grosses caricatures malheureusement bien réelles :(..


Citer
Si tu fais des affuts au sol, l'odeur a beaucoup plus d'importance. En général tu t'abrites derrière un buisson, un arbre, un rocher, et tu t'accroupis. Tu es donc moins dans le vent, et ton odeur diffuse peu à peu à 360 degrés. En approche, tu es en mouvement et tu remontes au vent, l'odeur à moins d'importance.
C'est vrai :). J'ai monté quelques affuts en hauteurs (petites plateformes dans les arbres) et c'est très efficace !



 ::)

[EDIT] Celle-ci est pour observer les loutres.
« Modifié: 02 août 2011 à 22:10:23 par floproteus »
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02 août 2011 à 21:46:23
Réponse #8

oliv0808


 :love: ça donne vraiment envie de se mettre à la photo tout ça  :up:
floproteus, tu fait tout ça en Auvergne?
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

02 août 2011 à 22:09:47
Réponse #9

floproteus


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02 août 2011 à 22:16:07
Réponse #10

oliv0808


c'est bien ce que je me disais, les plus beaux coins de France quoi  ;) ;#
"si tu veux des garanties, faut acheter un grille pain" DM

04 août 2011 à 18:25:35
Réponse #11

bowmeg84



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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