Bonjour à tous,
À très peu de temps du départ, je voulais quand même m'arrêter vous raconter où nous en sommes question préparation, attitudes et matos.
Je vais tâcher de résumer (pour ceux qui ont raté le début...).
Le "camp de base" est un village peu contaminé (on peut s'asseoir par terre). L'essentiel de la nourriture arrive avec nous, l'eau du puits est filtrée pour les hommes, eau minérale pour ma femme (qui allaite) et, du coup, pour la cuisine (avec des repas peu gourmands en eau).
Il y a pas mal de compléments alimentaires (spiruline, pectine de pomme, acerola, griffonia, guarana), histoire d'aider l'organisme à lutter contre le stress. Pour rappel, les rayonnements radioactifs jouent au bowling dans l'adn (travail de réparation cellulaire, radicaux libres, etc).
Pour les virées en zone sale, nous avons tenu compte des avis exprimés sur le forum (un grand merci à vous) et de nos diverses recherches.
Pour mémoire, le terrain est facile (question randonnée) et je le connais déjà (végétation, configuration du terrain, accès, risques divers).
L'idée générale est simple : pas de contact peau nue avec le sol, la poussière.
Le polluant principal est le césium 137, encore présent dans la première couche du sol. C'est un émetteur gamma, il faut de grosses épaisseurs de matériaux denses pour l'arrêter. Les taux ne sont pas énormes, mais on se méfie de la contamination interne (ingestion, inhalation).
Donc, au matos de marche s'ajoute le matos de radioprotection. Plus le matos de travail. On arrive à des sacs de 10Kg environ (dont 4 litres d'eau).
Ce sont des virées à la journée, mais l'autonomie est assurée par poncho-tarp/hamac/sac de couchage/couverture de survie. Pas de feu, pas de contact avec le sol. Tout doit s'accrocher aux branches. Nous avons un peu testé tout ça ici et prévoyons une autre période de tests avant d'aller en zone.
Pour le travail, nous avons tout un dispositif traceur GPS/cartes off-line sur des mobiles dont les batteries sont doublées. Ce bazar est assurée par carte plastifiée/boussole. Nous sommes trois, avec talkies-walkies. Dosimètres.
L'approche se fait en voiture qui sert donc d'interface propre-sale. En fonction de la température sur place, ou bien nous avons nos vêtements de terrain ou bien nous supportons la combinaison (tyvek). La combinaison peut être rincée au retour (avec un sac-douche). S'il fait trop chaud, pas de combinaison, mais change complet avant de remonter en voiture. A priori, on lave aussi les têtes et les sacs. Dans le coffre, bâché, des bacs "propre", "sale", sacs poubelles. Question chaussures, idem, soit bottines caoutchouc et bas de combinaison gaffée, soit chaussures plus adaptées à la marche mais rinçables (néanmoins considérées comme sales). Masques à filtration et gants latex jetables. Le flux d'air est réduit avec le masque, mais si vent et poussière, plutôt recommandé.
Les combinaisons ont l'avantage d'être coupe-vent et imperméables.
En cas d'orage, on ne reste pas en forêt sous le premier lessivage des feuilles.
Quoi d'autre ?
Trousse de secours, casse-croute froid (+rations de secours et guarana). Lampes, sifflets, couteaux, gaffer, paracorde, mouchoirs, etc.
Eau propre et nourriture supplémentaire dans la voiture.
Je ne referai pas d'anthropogammamétrie cette année, mais l'un de nous l'a prévu. Il passe sa mesure témoin ces jours-ci.
Nous prévoyons de ramener des échantillons de l'eau du puits pour la faire analyser en France.
Voilà, vite fait.
Nous nous mettons en route à la fin de la semaine avec quelques étapes en France. Départ pour l'Ukraine le 6 août (voiture, caravane).
Encore quelques jours pour corriger si quelqu'un repère un oubli important.
Un bilan en octobre (dès que possible).
Bien à vous