Effectivement l'eau a alors une bonne couleur de "toxique", pour le goût j'imagine même pas.
125mg d'iode par litre c'est beaucoup.
La DL50 (dose pour laquelle 50% des individus meurent après une ingestion) est à 7g/kg. Ce qui fait un peu plus de 700 g pour avoir une chance sur deux d'écrouler un grizzli Québécois. Autant dire que c’est pas très toxique en aigue.
Par contre en chronique :
http://www.sargentwelch.com/pdf/msds/sch95008.pdfMorceau choisi : La substance est toxique pour le système reproducteur. L'exposition répétée à un produit hautement toxique peut entraîner une détérioration générale de l'état de santé due à une accumulation dans un ou plusieurs des organes humains. Le système nerveux central, le foie, les reins et les yeux sont des organes de cible.
http://www.reptox.csst.qc.ca/Produit.asp?no_produit=3954&nom=IodeMorceau choisi : Atteinte thyroïdienne (perturbation de la sécrétion hormonale); ingestion: iodisme (salivation, écoulement nasal, conjonctivite, rhinite, bronchite, parotidite, maux de tête, diarrhée, faiblesse, perte de poids, dermatose possible).
Et enfin
http://www.inrs.fr/dossiers/fichtox/somft.htmToxicité sur l’homme [9 à 12]
Aiguë
L’iode peut se révéler dangereux par toutes les voies d’exposition.
L’ingestion se traduit essentiellement par des signes de
causticité pour le tube digestif : brûlures de la bouche et le
long de l’oesophage; gastro-entérite avec vomissement et
diarrhée, parfois hémorragie digestive.
Des contrôles fibroscopiques ont montré qu’une ulcération
était rare au niveau de l’oesophage (environ 5% des
cas). Les sténoses tardives ne semblent pas fréquentes.
Selon l’importance de l’effet local, peuvent survenir collapsus,
cyanose, coma, asphyxie par fausse route au cours
du vomissement ou insuffisance rénale fonctionnelle.
Une atteinte rénale organique peut apparaître après
quelques jours d’évolution.
Les signes les plus sévères apparaissent après absorption
d’iode sous forme solide ou de solutions concentrées.
L’importance de la symptomatologie est moindre lorsque
l’estomac est plein avant ingestion.
Les vapeurs d’iode sont extrêmement irritantes pour les
muqueuses. Sensation de brûlure oculaire et larmoiement,
irritation des voies aériennes supérieures et de la
bouche sont ressenties à des concentrations de l’ordre de
1 ppm. Aux plus fortes doses peuvent survenir une irritation
pulmonaire importante et un oedème.
Les projections cutanées entraînent des brûlures ayant
tendance à s’étendre du fait de la fixation du produit aux
protéines tissulaires. Ces lésions sont longues à cicatriser.
Les projections oculaires sont suivies d’une desquamation
de l’épithélium cornéen qui cicatrise rapidement. Il ne
semble pas y avoir de lésion définitive.
Chronique
En dehors des phénomènes d’irritation de la peau et des
muqueuses, il est décrit un ensemble de signes liés à l’exposition
chronique à l’iode. L’« iodisme » est surtout en
rapport avec des traitements médicaux prolongés et
caractérisé par :
– une hypersalivation, une rhinorrhée ;
– une irritation du larynx, de la cavité buccale et des
bronches ;
– une parotidite et une inflammation des glandes sousmaxillaires;
– des céphalées, de l’insomnie et une nervosité ;
– une perte de poids.
Des éruptions cutanées sont possibles et quelques cas de
sensibilisation ont été décrits.
Je vais aller m’en mettre une petite lichette moi !
