dixième jour : refuge de Tuca Roya
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Cette fois, ça sent la fin : si tout va bien, ce soir nous dormons dans le refuge de tuquerouille (???) après avoir passé le lac de Marborré.
Pour y arriver, il faut d'abord passer de l'autre côté de ça :

Il fait chaud et ça monte sec, n'est-ce pas Yox ?

Ce qui nous frappe le plus durant cette ascension, ce sont les personnes montant en plein cagnard sans même une bouteille d'eau, une carte et en T-shirt ! Les voire prendre des coups de soleil et boire l'eau du torrent sans purification (pour ceux qui souffre trop de la soif) est désolant. À se demander si la démocratisation des sports nature n'a pas un effet pervers des fois... Bref.
Lorsque vient l'heure de manger, impossible de trouver la moindre zone d'ombre. Tant pis, on va se la fabriquer nous même

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Je peux vous dire qu'on a fait des envieux ! Même les chiens voulaient squatter

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Aller courage, ce n'est plus très loin. Et puis, il suffit de regarder derrière soi pour se motiver, n'est-ce pas ?

Ça y ait, on a passé le col, nous ne sommes plus qu'à une encablure du refuge. Petite pause, pour la forme :

[Notez le panneau solaire : élément indispensable sur cette durée, permettant de recharger les frontales, l'APN, le steripen et les portables]
Nous reprenons la route pour arriver au tant attendu lac de Marborré, grandiose !

Un dernier passage délicat, ne pas tomber !

Et ça y ait nous y sommes ! Quel bonheur de retrouver un « abri » français : tables, poêle, couchettes avec matelas... Du cinq étoiles comparé à leur homologue espagnol.
Et je peux vous dire que la vue là-haut vaut tout l'or du monde. Aller puisque je suis sympa :
Coté espagnol, le lac de Marborré :

Coté français, le cirque d'Estaubé :

Ce jour là, nous avons effectué 1305m de dénivelés positifs, 105 de négatifs, le tout en environ 6H50.onzième jour : le retour
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Dernière ligne droite, sensation d'excitation et de tristesse mélangée. Bientôt nous serons de retour à la maison, un lit, une douche, la civilisation quoi...
On a une journée d'avance sur l'itinéraire prévu, on a bien content de nous.
Ma coulante c'est enfin arrêtée, il était temps avec tout ce que j'ai pris j'aurais du être constipé pour plusieurs mois

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Un dernier col à passer pour basculer du côté du cirque de Gavarnie. Et oui, il y a un peu plus d'une semaine nous étions tout là-bas (l'espèce de trou au fond, c'est la brèche de Roland) :

Nous nous arrêtons au refuge des Espuguettes pour y manger un petit sandwich au fromage (marre de bouffer tout le temps la même chose -ça fait 3 jours que je bouffe que du riz pour ma part-). Vu le repas qu'on a eu à Goritz, on se dit que ça doit pas être bien ici aussi. Malheureusement il semblerait (encore une fois) que la forte fréquentation touristique (bah oui, à 1H de Gavarnie, c'est facile d'accès) soit corrélée avec les prix... Plus ça va et moins nous supportons les zones touristiques... Bref.
Petit moment nostalgie dans le refuge où nous mangeons, le même où on a dormit il y a deux. Il est en moins bon état en revanche

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Et puis voilà, c'est déjà la fin, sniff...

Ce jour là, nous avons effectué 215m de dénivelés positifs, 1360 de négatifs, le tout en environ 6H00.Cette rando était une première pour nous dans le sens où s'est la première fois où on touchait à la haute montagne. Et je crois que ce ne sera pas la dernière

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Paradoxalement, je trouve que c'est la rando qui s'est le mieux passé. Malgré les petits soucis, il n'y a pas eu de casse où de grosses inquiétudes (comme par exemple deux auparavant où on en était venu à se demander s'il ne fallait pas appeler l'hélico...). Et puis une rando sans problème, ce n'est plus une rando

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Au total on aura fait 6775 m de dénivelés positifs et 6435 m de dénivelés négatifs soit 13210 m en cumulés. Ces chiffres ne sont pas là pour se la péter mais juste pour dire que c'est possible, c'est faisable par la plupart d'entre nous. Nous ne sommes pas des montagnard ni des sportifs de haut niveau : la semaine on est aussi le cul sur une chaise. En revanche on a beaucoup de motivation, on adore ça et une amitié à toute épreuve.
Pour la petite histoire, la veille de la rentrée, nous sommes retourné dormir en forêt : trop brutal le retour dans les maisons tout confort...
a+
PS : Je m'excuse pour toutes les fautes d'orthographes, de syntaxes et autres.