Merci ! Franchement, je pense que c'est le genre d'expérience que nombre des membres de ce forum aimeraient vivre. Grâce à toi, ce qui peut paraitre utopique pour beaucoup, prend une forme bien plus concrête...et on ose se dire "et pourquoi pas ?". 
Rien d'impossible

A la base il faut aimer vivre seul dans la nature.
Avoir une situation familiale et professionnelle qui te permette de partir deux mois (ou moins)
Assez d'argent pour payer un billet d'avion et tout le matériel.
Et, pour la première fois au moins, (ce que j'ai fais, mais chacun fait comme il sent) un bon copain qui parte avec toi.
C'est impressionnant ce besoin d'ingurgiter du sucre en masse une fois de retour en ville. Ressentais tu déjà ce besoin dans la verte ? Avais tu faim et te sentais plus fatigué que d'habitude ? Qu'en était il de ton état de santé en général à la fin de ton trip ?
Du sucre, "lent" en tout cas, je n'en ai pas manqué puisque je n'ai avalé presque que ça pendant 6 semaines.
Physiologiquement, je ne suis pas médecin pour l'expliquer.
Je pense que c'est plus une réaction psy. Un vrai manque à combler après beaucoup de privations.
Je ne ressentais pas ce besoin de sucres rapides dans la forêt, mais j'étais clairement en sous alimentation.
Au début, et c'est visible dans mes cahiers, la faim n'est pas une obsession. ça le devient au fur et à mesure que le corps est privé.
J'arrive à mieux contrôler mon retour à une alimentation normale.
Déjà parce que j'ai trouvé des solutions pour ne plus tenir qu'avec 170g de pâtes 2 fois par jour.
Et puis avec l'expérience et la mémoire des douleurs que ça entraine, j'arrive mieux à me contrôler pour ne plus me gaver dès la sortie.
J'avais lu qu'à la libération des camps de concentrations, beaucoup de prisonniers sont morts d'une alimentation solide que le corps n'était plus capable de digérer sans rééducation préalable.
Le sachant et en ayant fait l'expérience l'année d'avant j'ai pourtant été incapable de me contrôler.
Je n'ai jamais été boulimique, j'ai un physique "normal" sans excès de poids et psychologiquement et physiquement, je me sentais en pleine forme et le moral était très bon à ma sortie de forêt..
Pourquoi brûler toute tes objets "consommables" et ne pas en faire don au premier quidam qui croiserais ta route ? C'est facile à dire quand c'est pas moi qui porte ce poid devenu inutile, mais brûler des trucs pareil, j'ai toujours du mal, aussi bien pour la polution que pour le gaspillage, sans vouloir t'offenser. 
Je brule certains trucs, parce qu'ils sont usés, abimés et que je veux commencer une expé avec un matos en bon état. Aussi pour ne pas m"encombrer et aussi par soucis de discrétion. Je suis un touriste parti pour une ballade d'une journée. Donc je ne donne pas mon matos à un inconnu rencontré en lisière de forêt.
En tout cas, ton récit était vraiment captivant, merci encore pour le boulot accompli ! C'est sur que de se replonger dans une aventure telle que celle là ne doit pas être des plus agréable. Merci de l'effort ! 
ça n'est pas désagréable. C'est un très bon souvenir. Mais c'est du passé et reprendre le cahier page par page ça me fais revivre le truc sans pouvoir le revivre.. Dur à expliquer

et puis avec l'expérience, je suis énervé contre moi même des erreurs commises que je ne fais plus.

Même si c'est hors sujet, j'en profite pour te dire que j'aime beaucoup tes photos. Je trouve que tu as une vraie sensibilité, un œil pour la composition, un vrai talent pour tes photos de nature

Je pense qu'à 20 ans tu as une vrai marge pour encore t'améliorer et devenir un grand de la photo dans ton domaine.
Sinon, quand pars tu faire ta longue ballade en solitaire ?
