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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Brâme et chasse  (Lu 6195 fois)

18 septembre 2007 à 18:20:12
Lu 6195 fois

turbovince


Bonsoir à tous!

Avec un pote, nous avons l'intention d'aller passer un week-end en forêt avec nuit sous le tarp pour écouter et espérer observer le brâme du cerf, et je l'espère pouvoir prendre quelques clichés.
Pour ce faire, il nous faudra être très discrets, j'imagine,mais le problème, c'est que la chasse sera ouverte dans nos régions à partir du 23 sept.
En résumé, je ne sais pas trop comment agir vis à vis des chasseurs qui ont la réputation d'être assez nerveux en début de saison. J'ai peur que notre discretion soit mal interprétée, si vous voyez ce que je veux dire...

La chasse est-elle autorisée dans les forêts domaniales? si non, c'est le plan de replis pour être peinards...

Notez que je n'ai absolument rien contre les chasseurs, dès l'instant que je suis du bon côté du canon! ;D

bref, avis et conseils sont les bienvenus!
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

18 septembre 2007 à 18:41:18
Réponse #1

Kilbith


Salut,

Pour le Brâme, pas la peine d'être super discret.....les cerfs ont autre chose à f*utre !  :lol:

Sérieusement :

On peut chasser dans les forêts domaniales, après avoir obtenu son permis, le timbre grand gibier, le timbre départemental, payé les droits au détenteur du droit de chasse, obtenu les bracelets et s'être engagé à respecter les consignes très restrictives du plan de chasse de l'ONF. Pour les forestiers, Il ne faut pas oublier que le cerf est considéré comme un grand destructeur de plantations.

En conséquence : Je te conseille de porter un gilet fluorescent (orange) au minimum une casquette orange. Le cerf ne perçoit pas cette couleur....

Vis à vis des chasseurs : La chasse est interdite de nuit. Après, le mode de chasse dépend de la région. *C'est une chasse au mirador : le risque existe dès le lever du jour, jusqu'à la tombée dela nuit avec une marge de 30 minutes.
*C'est une chasse à l'approche. Peut être le plus dangereux, dans la mesure ou tu n'entendras pas le chasseur et qu'il peut te confondre avec un cerf dans l'obscurité de la forêt. Normalement, il tire après une visée précise...le risque est très très limité, (beaucoup plus de risque sur le chemin en voiture). Nul si tu portes un vêtement voyant.
* C'est une chasse en battue. Il en existe différentes formes mais c'est plutôt la journée, la chasse est bruyante, tu l'entendras....mais des chasseurs peuvent se placer en silence très tôt le matin : indiquer son lieu de bivouac avec de l'orange.


Ne pas oublier que les chasseurs payent un prix élevé pour avoir le droit de chasser sur le territoire, même si celui-ci ne leur appartient pas en propre.
Ils ont un nombre de jours de chasse très restreint. Ils payent aussi, souvent par avance, les bagues pour le prélèvement du plan de chasse....
Ils n'apprécient donc pas d'être dans l'impossibilité de chasser....il faut les comprendre.

Ceci dit, durant le brâme....ils sont habitués aux promeneurs.

Dans tout les cas être polis et respectueux. D'une part parce que c'est une évidence, d'autre part par ce qu'il faut être a*rutis pour se fâcher avec quelq'un qui porte une arme (voir consigne préventive de l'ACDS).

Mon avis perso (et je le partage  ;D) : Dans la mesure ou l'activité de promeneur est gratuite, et qu'elle dérange aussi la faune, il est normal de laissser le terrain aux chasseurs.
Saufs si ce sont des abrutis (il y en a comme ailleurs) il vous indiqueront les lieux ou vous pourrez vous promener sans problèmes.

Une dernière remarque : Faire très attention en circulant la nuit en voiture : risque important de collision avec des cervidés, surtout en cette préiode. AMHA, c'est le risque principal.

did, ;)

18 septembre 2007 à 22:40:49
Réponse #2

Sielwolf


Dans un premier temps, si l'objectif est uniquement d'écouter bramer, tu n'es peut-être pas obligé de bivouaquer?... Quand je me rends au brame, j'y vais vers 22 heures, et je reviens au bout de 2 ou 3 heures d'écoute.

Là où je me rends, il n'y a pas de chasseurs, car les cerfs restent relativement localisés à un surface qui coïncide, en gros, avec une reserve de chasse dans la forêt domaniale.

Toutefois, il n'y a pas que les chasseurs en terme de dangerosité. Les cerfs en rut sont relativement caractériels, et je sais que personnellement, je ne dormirais pas là-bas en plein brâme, et au ras du sol. L'année dernière, je suis tombé nez à nez avec 3 biches dans une sommière à une heure du matin. Elles ont fuit, naturellement. Mais je ne parierais pas sur le comportement d'un cerf rendu à moitié dingue par le rut.

Il m'est déjà également arrivé d'entendre le bruit de leurs bois durant les combats.

Enfin, je ne veux pas jouer les rabats-joie, et le brame du cerf est un moment féérique, surtout si tu as la pleine lune et un peu de brume. Mais fais gaffe, c'est tout... ;)
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

18 septembre 2007 à 23:01:42
Réponse #3

SurvivalFred


Tiens, si on fait des copier-coller avec des morceaux de ton message ça peut être marrant ...

Dans un premier temps, si l'objectif est uniquement de jouer avec les chasseurs en rut, tu n'es peut-être pas obligé de bivouaquer?... Quand je me rends au bois de la joie, j'y vais vers 22 heures, et je reviens au bout de 2 ou 3 heures rendu à moitié dingue par le rut.

Là où je me rends, il n'y a pas de biches, car les moment féérique restent relativement localisés à un surface qui coïncide, en gros, avec ma lune.

Toutefois, il n'y a pas que les chasseurs en terme de rut.. Les cerfs en joie sont relativement du nez, et je sais que personnellement, je ne dormirais pas là-bas en plein brâme, et la lune au ras du sol.

Sorry, c'est juste pour détendre l'atmosphère  :honte: ;D ;D

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

18 septembre 2007 à 23:06:57
Réponse #4

DavidManise


"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

19 septembre 2007 à 08:20:04
Réponse #5

Diesel


Tu es un grand malade ou un poète Fred.  ;D

19 septembre 2007 à 08:37:21
Réponse #6

zoltan charles henderson



19 septembre 2007 à 10:44:32
Réponse #7

turbovince


Dans un premier temps, si l'objectif est uniquement d'écouter bramer, tu n'es peut-être pas obligé de bivouaquer?... Quand je me rends au brame, j'y vais vers 22 heures, et je reviens au bout de 2 ou 3 heures d'écoute.

Là où je me rends, il n'y a pas de chasseurs, car les cerfs restent relativement localisés à un surface qui coïncide, en gros, avec une reserve de chasse dans la forêt domaniale.

Toutefois, il n'y a pas que les chasseurs en terme de dangerosité. Les cerfs en rut sont relativement caractériels, et je sais que personnellement, je ne dormirais pas là-bas en plein brâme, et au ras du sol. L'année dernière, je suis tombé nez à nez avec 3 biches dans une sommière à une heure du matin. Elles ont fuit, naturellement. Mais je ne parierais pas sur le comportement d'un cerf rendu à moitié dingue par le rut.

Il m'est déjà également arrivé d'entendre le bruit de leurs bois durant les combats.

Enfin, je ne veux pas jouer les rabats-joie, et le brame du cerf est un moment féérique, surtout si tu as la pleine lune et un peu de brume. Mais fais gaffe, c'est tout... ;)

L'objectif n'est pas uniquement le brâme. C'est surtout l'occasion de se faire un week-end rando-bivouac avec un pote, loin des nanas.
Je ne sais pas si risque plus à faire du chopping à chatelet les halles, ou à dormir dehors... Je ne m'inquiète pas trop pour le bivouac, ce n'est pas à cette heure qu'on sera les plus discrets de toutes façons...

Merci Kilbith pour ces infos!
Je pensais la jouer très discret, mais je vais finalement peut-être aller acheter une casquette fluo de chasseur quand même...

Fred, à toi de jouer...  :D
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

20 septembre 2007 à 14:45:22
Réponse #8

guillaume


Toutefois, il n'y a pas que les chasseurs en terme de dangerosité. Les cerfs en rut sont relativement caractériels, et je sais que personnellement, je ne dormirais pas là-bas en plein brâme, et au ras du sol. L'année dernière, je suis tombé nez à nez avec 3 biches dans une sommière à une heure du matin. Elles ont fuit, naturellement. Mais je ne parierais pas sur le comportement d'un cerf rendu à moitié dingue par le rut.

Tafdac, un cerf qui fait une charge, même pour intimider( donc pas à pleine balle), ça court très vite, même lorsqu'on est près de la cloture :-[ ;D.

Turbovince, essaies de dormir en hauteur, en hamac par exemple, ça fait longtemps que ça me trotte dans la tête ça, avec Yoan. Se faire réveiller par le brâme, ça doit être : love:.

Fred: :lol:

a+

22 septembre 2007 à 10:57:04
Réponse #9

turbovince


pour dormir en hauteur, c'est râpé, je n'ai pas de hamac... mais je pense que nos odeurs et bruits humains au camp ne devraient pas trop attirer la curiosité animale...
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

26 septembre 2007 à 14:26:27
Réponse #10

turbovince


A priori, nous irons donc ce week-end près de Rambouillet, à moins que la météo n'annonce des trombes d'eau (auquel cas, ce sera replis stratégique au SICAC).
Hier j'ai acheté la revue IMAGE & NATURE, n°10 avec un dossier sur le brâme du cerf, rédigé par un pro de la chasse photographique. Il est équipé comme un chasseur à l'arc, camo à donf, et pas un gramme de fluo... pas un mot sur les chasseurs non plus... peut-être que je me prends un peu trop la tête avec ça...
Bouquin très intéressant pour les amateurs de photo et de nature, j'invite tout le monde à le consulter!

J'ai quand même acheté ma casquette réversible woodland (y a le mauvais chasseur  ;D) et orange fluo (et y a le bon chasseur  ;D) chez décath'... une bonne tête de vainqueur!  :sgt:
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

26 septembre 2007 à 19:56:19
Réponse #11

Ester Winch


C'est amusant ton idée... c'est exactement ce que nous avons fait la semaine dernière avec un copain !
Au total, deux jours de ballade en Sologne par un temps magnifique, une nuit à la "belle étoile" agrémentée du brâme continue des cerfs en rut ( >:( y en a qui voudraient dormir quand même...) et le plaisir d'observer des bêtes magnifiques en pleine nature (chevreuils et cerfs)... Bref, une sortie très sympa  :up:!
Par ailleurs, concernant tes inquiétudes à propos de la chasse, et bien nous n'avons quasiment vu personne pendant ces deux jours (c'était il est vrai en semaine...) !


A +++

27 septembre 2007 à 09:30:53
Réponse #12

turbovince


sympa le tofs! j'espère pouvoir prendre quelques clichés aussi!  :up:
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

03 octobre 2007 à 12:11:36
Réponse #13

turbovince


Salut!

Bon, ça... c'est fait!

Nous sommes partis samedi matin et avons garé la voiture à Gambais, dans le 78, en limite N-O de la forêt de Rambouillet.
Ni l'un ni l'autre ne connaissions cette forêt et c'est un simple repérage sur le logiciel IGN Rando couplé aux photos sattellite de Geoportail qui nous a donné une vague idée de ce qui nous attendait.
A 10h00, sacs au dos, nous décollons du parking pour emprunter une départementale qui s'enfonce dans les bois, et de là prendre le premier sentier venu. Seulement, les cartes IGN n'indiquent pas les propriétés et nous devons marcher environ 2 km car à droite comme à gauche des barbelés et des pancartes "propriété privée, défense d'entrer" ou encore "chasse gardée, tir à balles" nous dissuadent.
Au premier sentier "public", nous quittons la route. Une petite pause pour sortir des sacs les appareils photos et télé-objectifs, le couteau de camp à la ceinture, remettre les coupe-vents imperméables mais bruyants dans les sacs. Le temps, très humide en début de matinée (il pissait comme vache qui pleut quand je me suis levé) s'arrange progressivement.
Nous profitons d'un GR pour nous enfoncer d'avantage dans la forêt et le premier groupe de randonneurs bruyants que nous croisons nous incitent à sortir des sentiers battus.
Nous longeons un ruisseau pendant un moment en essayant d'être le plus discrets possible, mais il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine et je maudit intérieurement le pantalon de rando synthétique de Xavier qui bruisse comme un k-way! La progession avec les sac à dos est parfois maladroite sous les branches basses mais pas tant que lorsque nous devons traverser le ruisseau sur un tronc d'arbre glissant avec l'appareil autour du cou... un faux pas et c'est la balade la plus chère de l'année!
Autant vous dire qu'avec le bruit que nous faisons, malgré nos précautions, il n'y a plus un escargot à 100m à la ronde!
Au bout d'une heure, nous avons complètement oublié la carte, nous débouchons sur une immense plaine couverte de fougères d'où sortent çà et là quelques bosquets.
Selon nos maigres connaissances, nous supposons que celà peut être un bon spot et nous commençons à l'explorer. Un arbre solitaire aux branches basses nous paraît être un bon endroit pour se poser quelques minutes afin de se laisser le temps d'observer. C'est à ce moment, qu'au détour d'une coulée, nous entendons du remu-ménage dans un bosquet de jeunes bouleaux... Xav' et moi nous arretons sur place comme l'épagneul moyen sur une bécasse! J'empoigne l'appareil et anticipe la mise au point et les réglages. Ce c*n de 300 ne trouve pas à se caler, je passe en manuel et là un cerf accompagné de 3 ou 4 biches sort du bosquet, je fais la mise au point et shoote! J'aurais le temps de prendre un cliché, pas 2! Je ne sais pas si elle est réussi ou pas, c'est l'inconvénient de l'argentique... Mais l'apprentis photographe naturaliste que je suis est heureux car c'est la première fois que je vois un cerf et, flou ou pas, sur-exposé ou sous-ex', cadré ou non, il est dans la boîte!
Il est 11h00 environ, grosse émotion! Nous nous arretons 5 minutes et envisageons les alentours. Pour ce soir, il sera préférable de se poster à la lisière. Nous quittons lentement cette plaine,, où les fougères sont aussi hautes que nous, en tombant sur un chemin qui monte vers les bois.
Nous passons la journée à arpenter les sous-bois autour de cette plaine pour estimer le meilleur endroit pour un affût photographique.
Nous finissons par nous poster au pied de 3 jeunes bouleaux et contruisons un affût temporaire à l'aide branches et de fougères. Je suis très sceptique sur la possibilité de voir des animaux ce soir car j'imagine que nous avons dû faire fuir tout le monde. Qu'à celà ne tienne, nous aurons au moins l'avantage de profiter du coucher de soleil avec une vue magnifique sur tout le vallon. Il est 16h00, nous laissons l'affut pour retourner dans les bois afin de trouver un coin où monter le tarp.
C'est sous un chêne aux branches basses que nous décidons de nous installer. C'est aussi vraiment la première fois que nous allons dormir sous un tarp.
Il y a bien une nuit, lors de notre rando en canoë cet été où nous avons delaissé la chaleur de nos tentes pour dormir sous le tarp avec un montage très simple: 2 piquets devant, en appuis derrière.
Ce soir,  nous voulons compliquer un peu le montage pour être un peu plus abrités. Je cherche à reproduire le tunnel en A avec un côté fermé dont j'ai vu les photos dans "Carnet d'Aventures" N°7". Et bien on est commes des idiots et notre tarp ne ressemble à rien! quand on tend d'un côté, ça s'avachi de l'autre! C'est quand même pas l'effet chimpanzé? on a même pas encore pris l'apéro!!! Bref, finalement, on arrive à quelques chose de vaguement ressemblant et de bien tendu... Malgré tout, il va falloir s'entrainer un peu!
Vers 18h00, nous regagnons prudemment notre affût. le matos photo est prêt... l'apéro aussi: le rhum est servi, le saucisson coupé, il ne reste plus qu'à patienter en profitant des couleurs magnfiques que le soleil nous offre!
Au bout de 2 heures de patience sans avoir vu, ni entendu le moindre signe de présence animale, je propose de retourner au camp. Je ne sens pas ce coin, même si ça devait être interessant, je pense que nous avons fait fuir le seul cerf du coin ce matin, et quand bien même il pourrait y en avoir d'autres, nous n'avons pas été suffisamment discrets, à mon avis, pour nous faire oublier pour ce soir...
L'idée, c'est qu'au lieu de passer la soirée dans ce coin où nous ne verrons rien, c'est de se coucher tôt pour se lever suffisament tôt demain matin et avoir une chance d'en surprendre un au détour d'un sentier...
De retour au tarp, nous allumons un feu en expérimentant l'oeuf de Manise (dans une boîte de peloche) :up: je ne suis pas prêt de m'emmerder de nouveau avec du magnesium avant un moment!!
Le Grave accompagne parfaitement le cassoulet de Castelnaudary, une petite clope et au lit!
Nous entendons quelques brâmes, mais très lointains...
Il ne fait pas froid cette nuit car même si je dors en gardant mon pantalon et mon t-shirt, dans mon vieux duvet décathlon acheté 300 francs il y a 10 ans et dont la fermeture est naze, je n'ai pas eu froid. Ce sont le ronflements de Xav' qui m'ont empêché de dormir! Lorsque le réveil sonne à 06h, je lui signifie que là, c'est pas possible... on se rendort jusqu'à 07h30...

Réveil et levé de camp rapide. L'avantage du tarp par rapport à une tente, c'est que, même si on ressemble à une poule qui a trouvé un couteau lors des premiers montages, le rangement est beaucoup plus rapide qu'une tente. On se réchauffe un peu de café, 2 barres de céréales et on y va!
Le temps est superbe, et le soleil encore bas éclaire les sous-bois qui prennent des reflets magnifiques avec leurs premières teintes d'automne.
Nous arpentons les chemins et sentiers au rythme de l'approche, une dizaine de pas, une dizaine de secondes de pause et d'écoute. Le problème, dans cette forêt de chênes, ce sont le glands! Même en marchant en chaussettes, on a l'impression de piétiner un tapis de gâteaux secs... On s'efforce au maximum de quitter les sentiers pour faire du "hors-pistes". A un moment, j'aperçois au loin une harde de sangliers qui déboulent sous les arbres.
En fin de matinée, nous quittons l'abris du sous-bois pour pénétrer dans une nouvelle zone de fougères. Celle-ci est sillonnée de plusieurs chemins très passagers puisque couverts de traces de chevaux, de vtt, et même de moto. Pourtant, nous réussissons à trouver les vestiges d'un chemin qui n'est plus emprunté par les humains. La végétation le recouvre partiellement, et quelques troncs de bouleaux l'entravent.
Xav' marche 15m devant. En enjambant un tronc, il fait craquer une branche! A ce moment, un cerf sort la tête des fougères! il a vu xavier, mais pas moi. Il remonte en diagonale, suivi d'une ou deux biches, vers le chemin que nous avons quitté auparavant, perpendiculaire à celui où nous sommes actuellement. Je me baisse, laisse le sac à dos et prend juste mon appareil, le 300 et le monopode. Je remonte, tête baissée, ce vestige de chemin. Avant l'intersection, je me prépare: casquette camo sur la tête, foulard camo sur le nez, gants, vitesse d'obturation au 350è... A l'intersection, je sors la tête et l'appareil prêt à déclencher: rien... Je m'engage donc sur ce chemin, tête baissée. J'entends du bruit pas très loin et je jette un oeil sur le champ de fougères, il est 10h00 est j'ai le soleil dans le dos, encore bas. Le cerf trahit sa présence par une dizaine d'andouillets blancs qui dépassent des fougères. Il se dirige vers moi, j'ai le coeur à 180 et me prépare en le suivant à travers le colimateur. A une vingtaine de mètres de moi, il sort la tête et regarde autour de lui. Il me regarde, je n'ai que la tête qui dépasse des fougères en contre-jour et il doit se poser des questions. l'autofocus fait des DZZZZZZZ DZZZZZZZ bien peu discrets, la mise au point est faite, je déclenche! la tête de l'animal plein cadre! Le bruit du déclenchement le fait fuir à grands bonds et il disparaît dans le sous-bois en contre-bas. Je ne sais pas si j'ai fait la mise au point sur l'oeil de l'animal ou sur la fougère juste devant, je ne sais pas si j'ai bougé au déclenchement, je ne sais pas si j'ai sur-ex' ou sous-ex', en définitive, la photo est peut-être complètement râtée, mais en tous cas, dans le viseur, c'était magnifique! L'action qui a suivi reste un moment très fort et conforte mon envie de me mettre à la chasse à l'arc, ce qui me titille depuis quelques années.
Je retourne voir Xav' en récupérant mon sac à dos au passage. Nous échangeons nos impressions en chuchottant, moi encore essouflé par ces émotions. Il n'a pas pû shooter et s'est contenté d'admirer.
Nous finirons la journée en simples randonneurs, l'appareil prêt à shooter quand même... on ne sait jamais...
Dans l'après midi, nous parcourrons une zone de forêt magnifique, vallonnée, à la végatation très variée. Malheureusement, l'endroit est encore truffé de clotures, nous faisons quelques entorses aux consignes des panneaux, mais c'est par un chemin large et bordé de barbelés que nous regagnons progressivement Gambais.

Nous avons passé un week-end génial, peinards en pleine nature où, aux portes de Paris, nous n'avons pas croisé grand monde. Je regrette simplement de n'avoir pu voir des animaux qu'en les dérangeant, ce qui n'est pas très éthique en cette période de reproduction. Mais il n'était pas gagné d'avance d'en voir autrement sans connaître le terrain.
Ce qui me casse le plus les pieds, ce sont toutes ces zones de forêt privées où il est fortement déconseillé d'entrer, sinon proprement interdit!
Ce n'est pas la première fois que je détermine des parcours de rando sur une carte et que je sois confronté à une cloture sur le terrain...
J'ai hâte de voir le résultat de mes photos. Mais cet inconvénient qu'a l'argentique par rapport au numérique en fait aussi son charme... Je les mettrais en ligne quand je les aurais.
Pour l'année prochaine, je pense que nous allons multiplié les rando de reconnaissance dans le coin!

Merci à ceux qui ont eu la patience de lire jusqu'au bout!  ;D
« Modifié: 03 octobre 2007 à 12:23:04 par turbovince »
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

03 octobre 2007 à 12:42:11
Réponse #14

bynouze


Super récit :doubleup: j'ai hate de voir ce que donnent tes photos...

03 octobre 2007 à 12:45:49
Réponse #15

Woodrunner


Des clôtures en forêt???En Suisse les clôtures sont interdites en forêt, a pars pour protéger les plantations(principalement les plantation de rajeunissement d'essence noble tel que les érables, merisier, frêne,...qui sont particulièrement sensible à l'abroutissement et à la frayure,.... et cela uniquement sur des parcelles limitées,....
¨
Est-ce légal en France et en Belgique?
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

03 octobre 2007 à 12:50:22
Réponse #16

Kilbith


Super compte rendu !  :up:

.....juste un détail :


A un moment, j'aperçois au loin une harde COMPAGNIE de sangliers qui déboulent sous les arbres.

 ;D ;D ;D

03 octobre 2007 à 12:58:36
Réponse #17

turbovince


ah bon? on dit pas harde? :blink:
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

03 octobre 2007 à 13:18:03
Réponse #18

Kilbith


Pô grôve !  ;D

Dico des termes très complet (il manque quand même des expressions en patois local) : http://jfo.chez-alice.fr/termes.htm

Ou bien encore sur le sanglier: http://perso.orange.fr/johann.lesire/ACCA/HtmlAC/fiche_sanglier.htm

03 octobre 2007 à 14:12:13
Réponse #19

turbovince


j'ai pas fini d'en apprendre!  :D

j'ai le même glossaire pour la voile: ;D
http://permanent.cyconflans.free.fr/glossaire/gloss_start.htm
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

03 octobre 2007 à 14:20:40
Réponse #20

bloodyfrog


Merci de partager ces rencontres magiques...

Et demande un numérique au Père Noël, qu'on puisse profiter des clichés plus vite! ;D

Citer
Je regrette simplement de n'avoir pu voir des animaux qu'en les dérangeant

Alors là, faut commencer par renoncer à la clope, au café, au cassoulet... bonnes choses dont le fumet vous grille à plusieurs centaines de mètres à la ronde... ;D

Belle première sortie en tout cas!

Manu.

03 octobre 2007 à 14:31:01
Réponse #21

turbovince


En fait, cassoulet, clope et café n'ont été consommé qu'après s'être dit:
"oublie que t'as aucune chance et fonce! sur un malentendu ça peut peut-être marcher!"  ;D

Et puis pour être tout à fait franc, l'objectif N°1 de cette sortie était de se retrouver entre potes en pleine cambrousse! Le brâme n'étant qu'un leit-motiv... mais on s'est bien pris au jeu!
Aux premiers frimas, nous referons une sortie de ce type...

Quand au numérique, le père noël devra s'endetter sur 10 ans pour atteindre le niveau de mon réflex... qui ne vaut plus rien d'occaz... :(

De toutes façons, cette année, le père noël m'apporte un Karrimor Sabre 60-100... c'est déjà pas si mal!

A la suite de ce week-end, j'ai commencé à regarder les sacs à dos de 35l environ dont le représentant idéal est le Sabre 35... la vache, ça coûte un bras, même dans ces volumes! rien vu à moins de 80€!
m'enfin bon, c'est le sujet d'un autre fil de discussion...
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

23 octobre 2007 à 10:15:51
Réponse #22

turbovince


ayé! les tof sont développées!
Je n'ai pas celles prises par mon pote xav'... tant pis...
en résumé:

pas glisser! pas glisser!


On n'est pas venu pour rien!


à l'affût


le soleil se couche, et c'est beau!


laisse tomber, on verra rien... sort l'apéro et profite du paysage!


Le bivouac, sous un chêne


balade au petit matin


en dehors des sentiers battus


le Roi de la forêt, dommage qu'il y ait tant de fougères...


that's all folks! ;)
"Le préalable de l'aventure, c'est la petite flamme que l'on a en soi"
Alain Colas

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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