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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Tarps rustiques en coton-canvas.  (Lu 19986 fois)

21 octobre 2010 à 13:49:50
Réponse #25

Kilbith


Ah bon...  :blink:

Le coton est censé être insensible aux UV, non ? A mois que tu veuilles parler du traitement imperméable ?

Le coton n'est pas insensible aux UV, quasiment rien n'est insensible aux UV. Mais le coton est bien plus résistant aux UV que le polyamide et le polyester (qui est plus résistant que le polyamide). Il résiste mieux aux pluies acides aussi...mais plusieurs mois d'exposition aux intempéries, ce n'est pas rien.

ici : http://resources.metapress.com/pdf-preview.axd?code=nl113g047411w332&size=largest

« Modifié: 21 octobre 2010 à 14:10:30 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

21 octobre 2010 à 14:09:17
Réponse #26

François


Ah bon...  :blink:

Le coton est censé être insensible aux UV, non ? A mois que tu veuilles parler du traitement imperméable ?

Non, le coton est moins sensible aux UV que les synthétiques, enfin que les premiers synthétiques, maintenant on sait comment protéger ceux ci.

Toujours est-il qu'une toile de coton en extérieur çà vieilli assez vite quand même. Plus ou moins vite selon l'épaisseur du tissu, l'altitude et la latitude.
EDIT : mode vieux con, encore ;)
J'ai vécu aussi le passage des voiles en coton aux voiles en synthétique (nylon pour pour les spis et polyester pour le reste) :
Les premières années, les voiles en synthé explosaient au bout de quelques mois d'utilisation, complétement cuites par les UV.
Ensuite, les tissus en synthé ont intégrés des additifs (des sortes de colorants) qui les protégeaient des UV. Mais pas le fil avec lequel elles étaient cousues, donc, si on ne refaisait pas régulièrement les coutures, les voiles s'explosaient toujours, mais différemment.
Ensuite, les voiles ont été cousues avec du fil résistant aux UV, et les voiles en polyester ont maintenant la même duré de vie que les voiles en coton, si ce n'est plus parce le coton est souvent réformé pour s'être trop déformé.
« Modifié: 21 octobre 2010 à 14:30:32 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

21 octobre 2010 à 14:10:02
Réponse #27

jbc



21 octobre 2010 à 15:00:47
Réponse #28

guillaume


J'ai vu deux fois partir en chaleur et en lumière des tentes en coton, et je peux dire que çà va très vite !

Ta remarque me fait passer de l'état de gène à l'ouverture d'un post :).

En effet, je trouve que le coton brûle très bien alors que le synthétique lui fond et fond parfois très mal. Autant pour des vêtements mili avec des sous-vêtements synthé qui risquent de faire un joli mélange avec la peau fondue sous forte chaleur, le coton se tient, autant je me demande si la mode "tout coton parce que ça résiste au feu" n'est pas partie d'un amalgame et du coup est infondée.

J'ai brulé sans faire exprès pas mal de truc en coton et en polycoton et jamais de tarp en synthé ou de sursac qui pourtant eux, dorme parfois très très près du feu... OK, les flammèches font vite de petits trous dedans comparés à une toile coton. Mais quand ça prend feu, c'est bien différent...

Bref je cherche peut-être midi à 14H mais quoi qu'il en soit, je n'ai pas peur d'utiliser un banal poncho et un sursac près d'un feu. Faut juste faire gaffe au sens du vent.

a+

21 octobre 2010 à 15:06:20
Réponse #29

Adonf


"tout coton parce que ça résiste au feu"
Y a plein de bruits de ce genre qui se perpétuent sans réellement être fondés.

A une époque lointaine, les scouts avaient des chemises (qui soit dit en passant étaient parait-il les mêmes que les chemises gendarmerie) 100% polyester et souvent des pulls 100% synthétiques. Y avait beaucoup de feu réalisés, et honnêtement j'ai jamais vu énormément de trous dans les chemises, ou en tout cas pas le tableau apocalyptique que certains prédisent quand on parle de synthétique.

C'est bien beau de raisonner par "features" mais faut aussi voir ce qui se passe concrètement sur le terrain.

21 octobre 2010 à 15:52:24
Réponse #30

Clemstout


Pour avoir porté les deux en tant que scout (coton et polyester) ben y a pas photo! Point de vue feu, c'est vrai que le poly s'est plutôt bien défendu face aux petits "postillons" de feu, mais je me sentais quand plus en sécurité avec ma chemise coton (peut être simplement parce qu'elle était plus épaisse aussi il faut le reconnaitre->meilleure qualité).
Après pareil,  on a les avantages du poly d'un coté (poids, séchage, essorage) et du coton de l'autre (odeur, transpiration, régulation thermique). D'un point de vue résistance, je ne saurai pas trop quoi dire au vu de l'énorme différence de qualité entre les chemises portées. Ce qui est sur c'est que les deux ont plutôt bien tenu le coup, sauf que quand on passait la ou ça pique un peu, j'étais content d'avoir ma chemise en coton costaud!

Clemstout
Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.--Marc-Aurèle--

21 octobre 2010 à 15:58:02
Réponse #31

Kilbith


Ta remarque me fait passer de l'état de gène à l'ouverture d'un post :).

En effet, je trouve que le coton brûle très bien alors que le synthétique lui fond et fond parfois très mal. Autant pour des vêtements mili avec des sous-vêtements synthé qui risquent de faire un joli mélange avec la peau fondue sous forte chaleur, le coton se tient, autant je me demande si la mode "tout coton parce que ça résiste au feu" n'est pas partie d'un amalgame et du coup est infondée.

Le coton brule TRES BIEN!

Le truc c'est qu'il ne fond pas (à la différence des tissus synthétiques courants) ET qu'il contient dans nos contrées la plupart du temps de l'eau du fait de sa nature hydrophile. Tant qu'il comporte de l'eau, il ne brûle pas (l'eau s'évaporant à 100°C). MAIS quand il est sec, si la température augmente trop ou une fois "allumé" il brûle très bien (en fonction de son tissage qui détermine l'oxygène disponible pour réaliser la combustion). En laboratoire le polyester brule moins bien que le coton sec, mais il fond dès les basses températures.

C'est la laine qui brûle très mal.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

21 octobre 2010 à 16:27:51
Réponse #32

jbc


ceci dit en pasant trop prés d'un feu avec ma veste en ventile j'ai la doublure qui a pris feu (eteint de suite hein ) le coton lui n'as pas bouger
peut faire une photo si vous voulez

21 octobre 2010 à 17:58:35
Réponse #33

guillaume


ceci dit en pasant trop prés d'un feu avec ma veste en ventile j'ai la doublure qui a pris feu (eteint de suite hein ) le coton lui n'as pas bouger
peut faire une photo si vous voulez

Avec des flammes à l'intérieur ? Ou juste fondue ;).

du coton de l'autre (odeur, transpiration, régulation thermique).

 :o Sorti de son contexte, ça peut faire peur...

Merci Did pour l'appui, j'ai l'impression qu'on fait aussi très vite l'amalgame : laine ---> brûle très mal (comme les cheveux quoi) ---> fibre naturelle---> toutes les fibres naturelles brulent mal...

a+

21 octobre 2010 à 18:03:45
Réponse #34

Nirgoule


Pas facile de lire ce post et de se faire une opinion, si je n’avais pas un peu de pratique, je me demande ce que je pourrais en tirer comme conclusion ?

Ma petite expérience m’a montré des chemises en synthétique trouées à cause de cigarette ou de feu. Jamais de chemise en coton.
Des tentes en synthétique trouées mais jamais leur équivalente en coton. Je ne veux pas dire que ce n’est pas possible, j’ai juste observé que ça ne m’était jamais arrivé avec du coton.

Alors en labo le coton brûle. Sûrement, mais dehors il ne brûle pas ou difficilement ou rarement. Certainement parce qu’il se charge d’humidité le soir à la rosée (et aussi parce que j’ai toujours été prudent). Le coton n’est pas ininflammable nous sommes tous d’accord. On ne fait pas de feu de camp dans une canadienne deux places même en coton !

Comme il est dit le coton est très sensible aux moisissures, mais là le danger n’est pas pendant la rando mais après, une fois chez soi.

Le coton est aussi moins imperméable qu'un bon synthétique neuf. Il se laisse percé au frottement. On ne peut imaginer un poncho en coton léger. A la longue, le coton reprendra le dessus si il est traité.

Dernier inconvénient du coton son poids, même si traité au nikwax il se charge moins en humidité.
 
Dans mon sac à dos, je n’emporte au mieux qu’un ou deux objets en coton : un foulard et plus rarement une chemise. Le reste est en synthétique à cause de leur faible poids.
« Modifié: 24 novembre 2010 à 10:16:14 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

21 octobre 2010 à 19:12:10
Réponse #35

vagabond


Bonsoir,

Je me suis servi au quotidien, enfin presque au quotidien, d'un toit de tente en coton pendant plus d'un an et demi. De surcroît, c'était de la récupération et du détournement de fonction.

Jamais percé par une flammèche, pour ce qui est de la résistance réelle au feu, j'ai pas testé (pas assez bête pour foutre le feu à ma résidence).

Sous le soleil, ça donne une ombre appréciable.

Sous la pluie, s'il est bien tendu au départ, aucun soucis, je n'ai jamais eu d'eau en dessous. Par contre, s'il y a un problème de tension ou de poche, c'est la douche.

Dans la neige, jamais eu de problème, mais les mêmes précautions qu'avec l'eau, surtout quand la neige à tendance à fondre.

Un détail qui a son importance, quand c'est gorgé d'eau, c'est le poids d'un âne mort, sauf qu'on ne peut pas le manger pour alléger la charge.

Avant, j'avais eu une tente en matière synthétique, elle a fini sa vie avec des trous partout du aux flammèches mais les matériaux ce sont peut-être améliorés.

Mon tarp à fini sa vie en camp de base au fond d'un terrain vague, et, pour palier les faiblesses du tissus vieillissant, je le badigeonnais d'huile de temps à autre mais c'est une solution qui condamne ipso-facto les déplacements.

Si mon expérience peut aider.

Vagabond

21 octobre 2010 à 22:34:54
Réponse #36

François


Le coton c'est mieux que le synthétique ? Difficile en effet de se faire une opinion et de donner une réponse. Parce qu'il n'y a pas de réponse, je crois :)
"Le coton", çà ne veut rien dire. "Le synthétique" non plus.
La matière première ne fait pas tout, loin de là. Il y a des cotons hightech qui sont respirants quand il fait chaud et étanches quand il pleut, et il y a des synthétiques grossiers qui n'isolent ni du froid ni du chaud et se gorgent d'eau à la moindre occasion. Et l'inverse.
Il y a des tissus en coton léger et aéré qui percent à la moindre escarbille et s'enflamment si on n'y prend pas garde (et pas besoin d'être en labo ou outremer pour çà), et des synthétiques épais et denses sur les quels on peut écraser une cigarette. Et l'inverse.
Plus que la matière première, c'est l'épaisseur du tissu, le diamètre et la structure du fil, le tissage, éventuellement le traitement et l’apprêt, qui sont déterminants.

Néanmoins, je constate que :
- quelque matière qui les compose, aucunes des bâches, auvents et tentes que j'utilisai il y a 20 à 40 ans n'a survécu jusqu'à aujourd'hui. Enfin si : une bâche. Ce n'est pas parce qu'elle est en coton ou en polyester ou en polyamide. C'est parce sa forme n'est pas très pratique et que je ne m'en sers que très rarement ;)
- le coton, même sec, résiste bien à un échauffement modéré, tant qu'il est en dessous de la température où il prend feu (et c'est grossièrement la même température pour le coton et les synthétiques usuels, je crois). S'il est humide, même un peu, il sera long à monter jusqu'à cette température. En insistant un peu on y arrivera et on fera une brulure localisée qui ne s'étendra pas (mais s'effilochera). En insistant encore, il peut se consumer lentement, ou bien une fois qu'il est complètement sec, bruler comme un feu de paille
- les synthétiques courants fondent entre 120 et 300°. Si c'est juste localisé, c'est pas très grave : ils s'auto-cautérisent et il n'y aura ni agrandissement du trou ni déchirure. En général on arrête là parce qu'on s'est déjà fait un peu peur. Au delà, s'ils fondent sur une surface importante, cela peut devenir dramatique : on se trouve en présence d'un liquide gluant, à 150° ou plus. Si en plus - à température beaucoup plus élevée -  il prend feu et qu'on est dessous, c'est la cata absolue.

On peut comparer une bâche en silnylon ripstop 40 g/m² et une en coton 100 g/m² : Elles rempliront à peu près les mêmes fonctions et ni l'une ni l'autre ne sera très solide. L'une est plus légère, plus étanche, moins sensible au déchirures. Et l'autre est généralement moins sensible au brulures, plus respirante, moins sensible aux piqures, plus silencieuse et sent moins fort. On pourra approcher la bâche en coton d'un feu pour la sécher, mais d'un autre coté, il n'y a pas besoin de sécher la bâche en silnylon, il suffit de la secouer, et même s'il reste quelques gouttes, c'est beaucoup moins gênant que de devoir transporter une bâche en coton imbibée d'eau.
On peut refaire la comparaison en montant en grammage de part et d'autre ...
Dans tous les cas l'une et l'autre demanderont un savoir faire différent, et on ne peut pas dire que l'une c'est comme l'autre mais en mieux.
Par contre, je ne vois pas l'utilité d'essayer de comparer une bâche en coton à 300 g/m² et un poncho-tarp Golite :D
« Modifié: 21 octobre 2010 à 22:46:22 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

21 octobre 2010 à 22:56:26
Réponse #37

jbc


tafdac  :closedeyes: c'est avant tout une histoire de goût et de facilité ou pas de portage  :blink: au risque de me repeter j'aime le coté agréable chaleureux du coton et je ne suis pas randonneur me déplace en  bateau ou canoë (avec les roulettes kivonbiens pour les portages) par contre quand je fait le con tout seul une nuit je prend du light donc du synthétique  ;D
il ne faut surtout pas comparer les deux materiaux (coton vs moderne)
 le coton il faut le sécher, après mon dernier week end au pays bas ma canadienne en coton était imbibé d'eau 2 jours a sécher et  heureusement que j'ai un atelier dans lequel je peut la suspendre  ;D

22 octobre 2010 à 15:20:44
Réponse #38

guillaume


Oups, je vois que par ma faute, on a pas mal digressé, mea culpa :-[. Peut-être serait-il bon se scinder le fil ?

Histoire de préciser ma pensé, il suffit de relire la réponse de François :). Je ne pense pas que le coton est mieux que le synthé ou l'inverse. D'une part parce qu'il faut comparer ce qui est comparable et d'autre part parce que ce ne sont pas les mêmes utilisations.

Pour la petite histoire, j'ai brûlé un smock anglaise 65% coton 35 % synthétique après un trip de survie. Elle m'avait servie de tarp et il avait plus toute la nuit. Le matin je décide de la faire sécher près du feu mais pas à côté non plus. À un moment donné, je la touche et je la trouve encore un peu humide, je décide de la laisser. Je m'éloigne même pas 2 min, je me retourne et je vois la veste en feu. Quand j'ai réussi à l'éteindre, toute la manche gauche et une partie de la doublure avait brûlées.
S'en suit de nombreux treillis polycoton et ma Fjallraven que j'ai troué, mais jamais mes polaires en synthé...

a+

22 octobre 2010 à 16:52:54
Réponse #39

marco 2


au boulot, on as des polaires en synthé pour travailler dehors quand il fait froid.....(et en dedans aussi car pas de chauffage dans les ateliers.....) ben je compte plus le nombres de polaires que j'ai jeter après avoir trop meuler, couper au chalumeau, et souder a l'arc ou a l'argon......tandis que mes bleus en coton, RAS...... donc encore une fois, une réponse par contexte et aucune généralité......(et j'ai déjà bruler un treillis coton en m'asseyant trop prés d'un feu.....)
quand je rentre dans une foret, je pars pas au combat, mais je rentre chez moi
Moniot van moeren

il y en as pour qui le verre est a moitié plein, d'autre pour qui il est a moitié vide......et pour vous?????

22 octobre 2010 à 21:38:21
Réponse #40

Adonf


ça ne fond pas comme le ferait un synthétique pur. A vrai dire ça s'enflamme comme un morceau de coton, inflammation très propre et rapide (rien qui ne "coule"), bonne carbonisation.
Je ne sais pas si tu as pu comparer mais je pense que c'est la même chose que le 100% polyester. Il me semble que c'est surtout le nylon qui pose problème.
« Modifié: 28 octobre 2010 à 01:49:59 par lambda »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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