Le coton c'est mieux que le synthétique ? Difficile en effet de se faire une opinion et de donner une réponse. Parce qu'il n'y a pas de réponse, je crois

"Le coton", çà ne veut rien dire. "Le synthétique" non plus.
La matière première ne fait pas tout, loin de là. Il y a des cotons hightech qui sont respirants quand il fait chaud et étanches quand il pleut, et il y a des synthétiques grossiers qui n'isolent ni du froid ni du chaud et se gorgent d'eau à la moindre occasion. Et l'inverse.
Il y a des tissus en coton léger et aéré qui percent à la moindre escarbille et s'enflamment si on n'y prend pas garde (et pas besoin d'être en labo ou outremer pour çà), et des synthétiques épais et denses sur les quels on peut écraser une cigarette. Et l'inverse.
Plus que la matière première, c'est l'épaisseur du tissu, le diamètre et la structure du fil, le tissage, éventuellement le traitement et l’apprêt, qui sont déterminants.
Néanmoins, je constate que :
- quelque matière qui les compose, aucunes des bâches, auvents et tentes que j'utilisai il y a 20 à 40 ans n'a survécu jusqu'à aujourd'hui. Enfin si : une bâche. Ce n'est pas parce qu'elle est en coton ou en polyester ou en polyamide. C'est parce sa forme n'est pas très pratique et que je ne m'en sers que très rarement

- le coton, même sec, résiste bien à un échauffement modéré, tant qu'il est en dessous de la température où il prend feu (et c'est grossièrement la même température pour le coton et les synthétiques usuels, je crois). S'il est humide, même un peu, il sera long à monter jusqu'à cette température. En insistant un peu on y arrivera et on fera une brulure localisée qui ne s'étendra pas (mais s'effilochera). En insistant encore, il peut se consumer lentement, ou bien une fois qu'il est complètement sec, bruler comme un feu de paille
- les synthétiques courants fondent entre 120 et 300°. Si c'est juste localisé, c'est pas très grave : ils s'auto-cautérisent et il n'y aura ni agrandissement du trou ni déchirure. En général on arrête là parce qu'on s'est déjà fait un peu peur. Au delà, s'ils fondent sur une surface importante, cela peut devenir dramatique : on se trouve en présence d'un liquide gluant, à 150° ou plus. Si en plus - à température beaucoup plus élevée - il prend feu et qu'on est dessous, c'est la cata absolue.
On peut comparer une bâche en silnylon ripstop 40 g/m² et une en coton 100 g/m² : Elles rempliront à peu près les mêmes fonctions et ni l'une ni l'autre ne sera très solide. L'une est plus légère, plus étanche, moins sensible au déchirures. Et l'autre est généralement moins sensible au brulures, plus respirante, moins sensible aux piqures, plus silencieuse et sent moins fort. On pourra approcher la bâche en coton d'un feu pour la sécher, mais d'un autre coté, il n'y a pas besoin de sécher la bâche en silnylon, il suffit de la secouer, et même s'il reste quelques gouttes, c'est beaucoup moins gênant que de devoir transporter une bâche en coton imbibée d'eau.
On peut refaire la comparaison en montant en grammage de part et d'autre ...
Dans tous les cas l'une et l'autre demanderont un savoir faire différent, et on ne peut pas dire que l'une c'est comme l'autre mais en mieux.
Par contre, je ne vois pas l'utilité d'essayer de comparer une bâche en coton à 300 g/m² et un poncho-tarp Golite
