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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Combat Application Tourniquet System (attention photos de blessures)  (Lu 17007 fois)

14 mars 2007 à 23:34:59
Lu 17007 fois

Rod



15 mars 2007 à 00:17:38
Réponse #1

Rouri


Merci Rod.

Bon docs didactif! :up:

Perso, j'utilise le tourniquet de CSM GEAR:

McMillan Tourniquet
Designed by SARC to be applied using one hand.
Ideal for self aid in an emergency to control massive hemorrhage.
Includes carrying pouch.
Patent No. 6,899,720
http://www.csmgear.com/cgi-bin/imcart/display.cgi?cat=3

Rouri

16 mars 2007 à 20:43:59
Réponse #2

guillaume


C'est facilement improvisable, vous ne trouver pas?

a+

16 mars 2007 à 23:17:37
Réponse #3

SurvivalFred


Salut,

L'avantage du système CATs est de pouvoir être placé à une main sur le bras, par contre, il faut les deux mains pour la jambe ... pas encore la panacée mais déjà mieux qu'une ceinture.

Je ne vais pas revenir sur les débats "garrot ou pas" ou "relâcher ou pas", il y a des sujets là-dessus mais juste redire : A n'utiliser que dans des circonstances très particulières et exceptionnelles ... donc, moi, je préfère continuer à faire de l'impro si j'en ai besoin ... je ne suis point un combattant, là en Irak par exemple, je peux comprendre qu'on en ai un dans sa poche de poitrine !!

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

19 mai 2007 à 23:02:03
Réponse #4

Artic Killer


Salut Rod,

J'ai vu que tu avais ton CATS dans ta Ranger Hoodie. Pourrais-tu me donner tes impressions du produit?
Ainsi que le prix obtenu ;)?

Merci, à+!
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

31 mai 2007 à 01:46:01
Réponse #5

Artic Killer


Merci!

Autre petite question : penses-tu que l'on peut également faire un pansement compressif avec, en plaçant une compresse entre le CATS et la blessure et ne pas serrer trop fort? Ca peut parraître un peu bête comme question, mais on reste toujours dans l'optique de le poser seul, et ceci serait particulièrement pratique pour poser sur le bras faible par exemple...
Et dans ce cas, comment savoir jusqu'où serrer?

Il faut vraiment que je m'en trouve un en tout cas... ;)

A+
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

02 juin 2007 à 02:35:44
Réponse #6

Artic Killer


En fait je n'en vois pas trop l'intérêt... Mes compressifs ont une bande incorporée pour sécuriser le coussin et la bande...

Les miens aussi...
Mais par contre, je me vois mal en poser un sur mon bras fort avec ma main faible, sur une jambe sans les deux mains (blessure à l'une d'entre elles, bras coincé, etc)

Il me semble clair que le plus gros avantage qu'un système comme le CATS apporte est bien cette facilité et versabilité de mise en oeuvre dans une situation merdique...
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

09 mars 2011 à 11:52:43
Réponse #7

Chris-C



19 mai 2011 à 12:18:19
Réponse #8

puzzle


hello je remonte le poste pour vous donner ma petite contribution.
en suisse il pense le réintroduire, et mon bataillon sert de teste. on à donc eu un petit exposé sur le pourquoi du comment et après partie pratique.

ce que j'en ai retenu:
il est réintroduit à cause de l'évolution des blessures en conflit actuel (conflit asymétrique: terrorisme, milice improvisé etc --> bombes artisanales (IED))

On passe de blessure par balles (avant)  à des démembrement ou polytraumatisme grave(maintenant), il est donc vital de pouvoir stopper l’hémorragie le plus vite possible et de l'amener vers un toubib.
de plus l'évolution technique permet de rapatrier relativement vite les patients vers des médecins. (2heures en moyenne pour les troupe US en Irak si je me souviens bien.). en gros on a plus des mec oublié avec un garrot pdnt plusieurs dizaine d'heures.

Après utilisation ce que j'en retire:
avec un peux de pratique il est en effet possible d’arrêter une hémorragie sur n'importe quel membre en 30-45 seconde SEUL

cela peu être pratique par exemple quand on est seul pour arrêter hémorragie tout de suite, alerter si possible,  poser sont pansement compressif "tranquillement" (le pansement compressif est TRES généralement suffisant pour les blessures courantes) puis de desserrer DOUCEMENT le CAT, contrôler que le pansement tiens la route (resserrer le CAT et corriger le pansement si nécessaire) et passer à autre chose. aider d'autre, augmenter le confort en attendant les secours etc.

19 mai 2011 à 13:28:08
Réponse #9

guillaume


cela peu être pratique par exemple quand on est seul pour arrêter hémorragie tout de suite, alerter si possible,  poser sont pansement compressif "tranquillement" (le pansement compressif est TRES généralement suffisant pour les blessures courantes) puis de desserrer DOUCEMENT le CAT, contrôler que le pansement tiens la route (resserrer le CAT et corriger le pansement si nécessaire) et passer à autre chose. aider d'autre, augmenter le confort en attendant les secours etc.


Intéressant :up:.
J'ai aussi entendu la même chose : pose du CAT (après mise à l'abri si possible) --> Pansement compressif --> déserrer. Si fuite : resserrer puis corriger sinon, c'est OK.

a+

19 mai 2011 à 16:08:42
Réponse #10

Snake.Doctor


Pour revenir un peu sur le sujet des garrots également :

L'armée Suisse le réintroduit, c'est bien !!!

En effet comme tu l'as très bien dit, sur une zone de combat on s'est rendu compte (avec le retour qu'on a des blessés de guerre en Irak et A-Stan) que c'était un moyen très efficace pour sauver des vies.

Ce qui change par contre par rapport à un usage civil, c'est la tactique d'intervention. En effet, le programme américain militaire pour les soldats, c'est le TCCC (Tactical Combat Casualty Care), et il est divisé en 3 catégories :
- le "Care under fire", ça veut dire que les premiers gestes sont effectués par les soldats eux-mêmes sous le feu ennemi, et dans ces conditions, pas le temps de prendre le temps de bien analyser une plaie, si ça saigne beaucoup sur un membre, c'est garrot directement.
- le "tactical field care", effectué par le paramedic de l'équipe de combat, comprenant les gestes avançés
- le "tactical evacuation care", effectués par des paramedics et des médecins à bord des hélicos de sauvetage.

Cette doctrine entre dans un cas bien particulier, celui de la guerre, et n'est en rien comparable à ce que l'on doit faire dans le civil, car les contraintes sont très différentes. Elle s'appuie également sur une statistique des plus pragmatique : celle des causes traitables de mort au combat, et cela comprend : l'obstruction des voies aériennes, la gestion des hémorragies des membres, le pneumothorax sous tension. Et effectivement, vu les délais d'évacuation, certaines pratiques comme la pose systématique du garrot en première intention ou l'utilisation d'un pansement occlusif complet sur les plaies soufflantes peuvent se justifier par ce type de contexte. Mais ce n'est pas transposable aux conditions civiles, encore une fois.

Comme le disent très bien les formateurs du TCCC dans le domaine du combat, le premier traitement pour une victime au combat, c'est une puissance de feu supérieure à celle de l'ennemi...
So that others may live

20 mai 2011 à 07:59:06
Réponse #11

puzzle


Citer
L'armée Suisse le réintroduit, c'est bien !!!

ce n'est qu'en teste dans un bataillon pour le moment...

Citer
d'un pansement occlusif complet sur les plaies soufflantes
corrige moi si je me trompe

pansement occlusif := passement étanche à l'air, l'eau et la poussière

plaies soufflantes := plaie ouverte au thorax

par contre pneumothorax sous tensions là...?????

20 mai 2011 à 08:52:22
Réponse #12

Woodrunner


On a déjà parlé plusieurs fois du sujet CAT, et pour puzzle il est introduit à l' ensemble de l' armée depuis 2 ans dans les ER...
 ;)
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

20 mai 2011 à 08:56:27
Réponse #13

CryptoPanda


On parle ici plus souvent de pneumothorax suffoquant.
L'air pénêtre par la brêche dans la plèvre.
Le poumon étant "décollé" de la cage thoracique, s'affaisse.
Les alvéoles se collabent, les échange gazeux normaux ne se font plus.

On applique en première intention un pansement-valve uni directionnel (l'air doit pouvoir s'échapper de la plaie mais pas y rentrer) avant drainage par du matériel plus lourd...

20 mai 2011 à 10:24:18
Réponse #14

Snake.Doctor


On parle ici plus souvent de pneumothorax suffoquant.
L'air pénêtre par la brêche dans la plèvre.
Le poumon étant "décollé" de la cage thoracique, s'affaisse.
Les alvéoles se collabent, les échange gazeux normaux ne se font plus.

On applique en première intention un pansement-valve uni directionnel (l'air doit pouvoir s'échapper de la plaie mais pas y rentrer) avant drainage par du matériel plus lourd...

Exactement.

Il faut surtout différencier le pneumothorax simple (air dans la cavité thoracique autour des poumons), qui gêne l'expansion complète du poumon mais qui n'est pas une urgence vitale (la quantité d'air reste la même), du pneumothorax sous tension ou la quantité d'air dans la cavité ne cesse d'augmenter, ce qui comprime de plus en plus le poumon, qui va ensuite commencer à comprimer le médiastin avec le coeur et les vaisseaux principaux, ce qui va provoquer un état de choc décompensé. Ceci est une urgence vitale, le traitement préhospitalier c'est faire sortir l'air de la cavité thoracique en décomprimant à l'aide d'une aiguille de gros calibre dans le 2ème espace inter-costal, sur la ligne médio-claviculaire. Le traitement définitif sera l'insertion d'un drain thoracique à l'hôpital.

Le pneumothorax sous tension se rencontre généralement sur les traumatismes pénétrants (coups de couteau, plaie par balle), sur les fractures de côtes ou les traumatismes thoraciques violents. Ils peuvent être aussi provoqués par certains gestes médicaux, ou alors peuvent se produire de manière spontanée chez un certain type de population (syndrome de Marfan par exemple).
So that others may live

20 mai 2011 à 10:57:07
Réponse #15

Chris-C


Citation de: Snake.Doctor
Mais ce n'est pas transposable aux conditions civiles, encore une fois.

Pourquoi? pour une question legislative?

qu'est ce qui m'empeche de me poser un garrot le temps de faire un pansement compressif propre?
Il suffit de pas y passer la journée pour éviter la création de toxine.
Si je suis seul y'a des chances que le temps de faire mon pansement comp. je tourne de l'oeil et que je les réouvre jamais,
le garrot type CAT est plus rapide à poser.

Qu'est ce qui empeche aujourd'hui un civil de suivre une formation type Tccc?

Par contre je suis d'accord sur le faite que tu sembles dire dans ton message que tout cela demande connaissance et formation.

Une alternative qui m'interesse, mais que je n'ai pas acquis car il faut une commande mini:
http://www.narescue.com/Tactical_Compression_Wrap-CNEDF5CF9983A4.html

permet d'apporter rapidement une compression sur un tampon fait pour ou improvisé. Je pense, j'ai pas testé ni eu entre les mains.

a+

20 mai 2011 à 12:38:06
Réponse #16

CryptoPanda


Je plussois à la remarque de Plumok, sur la combinaison garrot / pansement compressif lorsque on est son propre secouriste (donc "un peu" dégradé...):

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,48093.0/topicseen.html

Auto-citation  :-[ :-[ :-[ :
"
Petit rappel: la synergie du bînome Garrot-tourniquet / Pansement compressif "pré-monté" en auto-secours est notable!
Si (1) la compression directe manuelle se montre insuffisante, (2) pose rapide du CAT en amont de la plaie, (3) installation "au sec" du compressif, (4) relachement du garrot pour contrôle de l'efficacité du compressif:
_ Si arrêt du saignement = compression efficace! Evacuation!
_ Si reprise du saignement = retour au point 2, augmenter la tension de la bande du compressif, second contrôle...
_ Si persistance du saignement = resserage du CAT qu'on laissera cette fois en place! Evacuation!
"
« Modifié: 21 mai 2011 à 09:50:48 par CryptoPanda »

20 mai 2011 à 13:33:51
Réponse #17

Moleson


.....

Comme le disent très bien les formateurs du TCCC dans le domaine du combat, le premier traitement pour une victime au combat, c'est une puissance de feu supérieure à celle de l'ennemi...

Effectivement le premier traitement dans ce cas précis, c'est le plomb   ;D les procédures d'évacuation et les délais ne sont pas le même aux mili qu'en civil.

Mais une hémorragie, restera une hémorragie, quelque soit le lieu et va tuer rapidement en quelques minutes. Dans ce contexte un CAT, est nettement meilleurs que de faire un pansement compressif foireux. Mieux vaut des solutions pas optimales, mais facile à appliquer que des solutions optimales qui ne seront appliquée correctement que dans 20-50-70% des cas.

Moléson

20 mai 2011 à 16:31:24
Réponse #18

Snake.Doctor


Pourquoi? pour une question legislative?

qu'est ce qui m'empeche de me poser un garrot le temps de faire un pansement compressif propre?
Il suffit de pas y passer la journée pour éviter la création de toxine.
Si je suis seul y'a des chances que le temps de faire mon pansement comp. je tourne de l'oeil et que je les réouvre jamais,
le garrot type CAT est plus rapide à poser.

Qu'est ce qui empeche aujourd'hui un civil de suivre une formation type Tccc?

Par contre je suis d'accord sur le faite que tu sembles dire dans ton message que tout cela demande connaissance et formation.

Une alternative qui m'interesse, mais que je n'ai pas acquis car il faut une commande mini:
http://www.narescue.com/Tactical_Compression_Wrap-CNEDF5CF9983A4.html

permet d'apporter rapidement une compression sur un tampon fait pour ou improvisé. Je pense, j'ai pas testé ni eu entre les mains.

a+

La remarque traitait surtout de l'intervention d'une personne formée au secourisme envers une victime, càd que tu as tes deux mains de libre pour effectuer rapidement un pansement compressif. C'est certain que si tu es seul, si tu as un garrot qui peut se poser d'une seule main, c'est une excellente idée de stopper l'hémorragie au garrot le temps de faire un compressif (qui peut prendre un peu de temps en fonctionne du matériel à disposition) et ensuite le retirer pour voir si le pansement est suffisant.

Par contre pour cela il faut du matériel adapté. Si tu dois faire un garrot improvisé, il y a peu de chance que tu y arrives rapidement d'une seule main, rien que pour faire les noeuds... A l'inverse, si tu as des pansements compressifs de type israélien, tu arrives très facilement à le mettre toi-même rapidement...

La question dépend surtout du matériel à disposition. Mais pour l'auto-secours c'est sur que l'approche est différente en fonction de ton atteinte et du handicape que cela provoque.

Pour la formation au TCCC elle est ouverte normalement qu'aux professionnels. Et si je ne me trompe pas, en France il y a aussi une législation qui interdit aux civils de suivre des cours où l'on enseigne des techniques et tactiques de combat avec armes à feu. Mais ceci est à confirmer. Mais comme je l'ai dit, les techniques de secours sont les mêmes qu'au civil, sauf qu'elles sont dans un autre ordre à cause de certains impératifs (se mettre à l'abri des balles par exemple...)
So that others may live

20 mai 2011 à 17:41:39
Réponse #19

Camaro


Citation de: Snake.Doctor
Comme le disent très bien les formateurs du TCCC dans le domaine du combat, le premier traitement pour une victime au combat, c'est une puissance de feu supérieure à celle de l'ennemi...
En general, c'est correct, mais cela depend aussi du type de conflit et/ou du type d'attaque.
Dans les attaques au piegeage explosif (IED), bien souvent le plomb ne sert pas a grand chose car souvent l'ennemi n'est plus present.
Et c'est malheureusement ce type d'attaque qui fait le plus de victimes ici en AFG.
Mais il est vrai que les insurges ont de plus en plus tendance a attendre l'helico Medevac pour tirer dessus.
Les procédures d'évacuation et les délais ne sont pas les mêmes aux mili qu'en civil.
Oui, mais on s'ameliore beaucoup :)
Un message precendent parlait de 2 heures en Irak.
Ici c'est maximum 1 heure. Et tres souvent bien en dessous.
Mais une hémorragie, restera une hémorragie, quelque soit le lieu et va tuer rapidement en quelques minutes. Dans ce contexte un CAT, est nettement meilleurs que de faire un pansement compressif foireux.
Tafdak. On cherche avant tout a sauver la vie du gars, pas le bout de jambe qui reste.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

20 mai 2011 à 19:47:47
Réponse #20

Moleson


La remarque traitait surtout de l'intervention d'une personne formée au secourisme envers une victime, càd que tu as tes deux mains de libre pour effectuer rapidement un pansement compressif. C'est certain que si tu es seul, si tu as un garrot qui peut se poser d'une seule main, c'est une excellente idée de stopper l'hémorragie au garrot le temps de faire un compressif (qui peut prendre un peu de temps en fonctionne du matériel à disposition) et ensuite le retirer pour voir si le pansement est suffisant.

Par contre pour cela il faut du matériel adapté. Si tu dois faire un garrot improvisé, il y a peu de chance que tu y arrives rapidement d'une seule main, rien que pour faire les noeuds... A l'inverse, si tu as des pansements compressifs de type israélien, tu arrives très facilement à le mettre toi-même rapidement...

La question dépend surtout du matériel à disposition. Mais pour l'auto-secours c'est sur que l'approche est différente en fonction de ton atteinte et du handicape que cela provoque.


Je trouve le pansement israelien très bien et un premier recours. Le CAT venant en deuxième. Maintenant il  y a quand même le tabou du garrot qui persiste, et c'est dommage de perdre une personne en raison de tabou. C'est comme il y a qqs année, le massage cardiaque s'était que pour le professionel, aujourd'hui on est un peu revenu sur cette position.    ::)

Citer
Pour la formation au TCCC elle est ouverte normalement qu'aux professionnels. Et si je ne me trompe pas, en France il y a aussi une législation qui interdit aux civils de suivre des cours où l'on enseigne des techniques et tactiques de combat avec armes à feu. Mais ceci est à confirmer. Mais comme je l'ai dit, les techniques de secours sont les mêmes qu'au civil, sauf qu'elles sont dans un autre ordre à cause de certains impératifs (se mettre à l'abri des balles par exemple...)
Que je sache la SGTT et Steinbrücke offrent un produit correct en ce qui concerne la partie TCCC.

Moléson
« Modifié: 21 mai 2011 à 09:39:54 par Nävis »

14 juillet 2011 à 10:47:50
Réponse #21

Dante


Le principal risque du tourniquet en pratique civile est son usage abusif ...

Néanmoins, le risque est malgré tout limité sous nos latitudes ou l'on peut espérer une "médicalisation" au sens large assez rapide et que les lésions irréversibles sont rares (mais pas impossibles) avant 2h d'ischémie.

C'est très différent dans la pratique militaire ou les traumatismes sont quasi exclusivement pénétrants (et très hémorragiques).

Les tactiques militaires ne sont pas strictement applicables car elles visent a traiter les "preventables deaths", c'est a dire ce qui tuera le soldat blessé avant sa prise en charge médicale mais qui auraient été facilement traité si le blessé était arrivé tout de suite à l'hôpital. Les blessures plus graves sont triées et les plus graves ne sont pas toujours prioritaires.

Le TCCC n'est pas un cours de premiers soins, c'est une méthode de conditionnement du blessé grave pour qu'il puisse arriver en vie à l'hôpital.

Il comporte 3 phases successives :
1 CUF : care under fire ... ou le conditionnement débute des que l'on a été blessé et toujours sous le feu ennemi
2 TFC : tactical field care
3 TEC : tactical evacuation care

En pratique civile, le CUF est rare ...
Vient ensuite le TFC ou sont traité dans l'ordre ce qui tuera le blessé en premier : hémorragie massive, obstruction des voies aériennes supérieures, plaies thoracique soufflante, hémorragie, hypothermie ...  Ensuite vient l'évacuation

le tourniquet traite hémorragie massive d'un membre ... il est inutile sans le reste de la trousse si la plaie est ailleurs.


Maintenant, un question à l'assemblée. Qui a déjà dans son expérience de rando, survie, personnelle (hors professionnelle militaire, policière ou de sécurité) eu a traiter une hémorragie suffisamment massive pour qu'elle ne réponde pas à une compression simple???
Le tourniquet doit il faire partie d'une trousse civile dans l'hypothétique survenur d'une amputation traumatique au décours d'une randonnée en foret ...
Un bon pansement israélien compressif (bien confectionné) n'est il pas plus adapté qu'une pansement sur lequel on applique un CAT ???

14 juillet 2011 à 12:19:40
Réponse #22

Maximil


Le tourniquet doit il faire partie d'une trousse civile dans l'hypothétique survenur d'une amputation traumatique au décours d'une randonnée en foret ...

Ca peut servir à d'autre choses aussi mais dans l'absolu, la probabilité de s'en servir est nulle. Sauf à croiser un accident de la route, seul, avec deux blessés et deux hémorragies par exemple. Mais on s'en passe malgré tout facilement quand même, c'est vrai. Après, nos "terrains" ne sont pas forcément de la randonnée. Certains sont sur des théatres exterieurs en guerre ou dans des milieux pas très accueillants, voir complètement perdu.

D'un autre côté, j'ai lu sur un forum voisin qu'en randonnée, un couteau ne servait à rien... alors il est fait état du tourniquet. Personne n'est obligé d'en prendre un. Moi, en rando, je n'en veux pas. Mais dans la voiture, je ne serais pas contre.
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

15 juillet 2011 à 11:42:54
Réponse #23

Chris-C


Dans mon cas il n'est pas question de dire Tourniquet OU Pansement compressif.
J'ai une poche "urgence" avec les 2 + gants + masque rcp et des ciseaux EMT mais eux ils rentrent pas dans la poche d'urgence....

J'ai déjà eu de vilaines plaies qui saignaient bien à traiter, plusieurs compresses et de la bande ont suffit. Faut dire que quand c'est
arrivé je ne connaissais pas l'existence de c'est formidables pansements comp.....

J'ai le récit d'une personne qui a sauver son chien grace à la pose d'un garrot (arrachement de patte si ma mémoire et bonne)
j'avoue que depuis le tourniquet est là aussi pour mes chiens. Tout ceux qui ont du soigner des plaies sanglantes recouvertes de poil
savent à quel point c'est galère. Faut raser, pas évident suivant plein de paramettre.

a+

on parle bien d'un équipement qui doit faire dans les 200g....

15 juillet 2011 à 12:55:35
Réponse #24

Raiderscout



Le TCCC n'est pas un cours de premiers soins, c'est une méthode de conditionnement du blessé grave pour qu'il puisse arriver en vie à l'hôpital.

Il comporte 3 phases successives :
1 CUF : care under fire ... ou le conditionnement débute des que l'on a été blessé et toujours sous le feu ennemi
2 TFC : tactical field care
3 TEC : tactical evacuation care


Très exacte ! le TCCC n'est autre qu'une procédure opérationnelle US de sauvetage au combat. Elle est extrêmement normée et ne souffre pas d'improvisation.

le "CUF"... pas si rare. Cela dépend de l'attitude de l'ENI.

Dans tous les cas le seul geste qui peut être effectué sous le feu par un MEDIC est la pose d'un CAT et uniquement cela. Tous les autres gestes seront effectués à l'abri du Feu ENI.
Le CAT est alors placé le PLUS HAUT possible sur le membre. Après déplacement de la victime il est revérifié, si nécessaire repositionné ou doublé (à ma connaissance rarement enlevé au profit d'un Pansement compressif).

Je ne rentre pas dans les détails de procédures Ops, mais replacé dans le civil, je rejoints complètement PLUMOK : j'ai 1 pansement compressif ET 1 CAT dans mon sac / voiture. J'ai eu l'occasion de "tomber" sur des accidents (3 dans le cas de l'utilisation de garrot) ou seul à pouvoir intervenir j’ai du utiliser les deux et une fois sur la même victime.

Ensuite, je ne suis pas vraiment persuadé qu'une personne sérieusement blessée au point de devoir se poser un garrot (par nécessité immédiatement vitale ou doute face au degré de létalité de la blessure) puisse ensuite procéder à une pose correcte de pansement compressif en gérant le garrot en robinet (relâche et resserrage si PB).
Ce n'est à mon avis pas judicieux comme procédure s'il s'agit d'un quidam non habitué à ce type de pratique : il y a une gestion du stress énorme, de la technicité des gestes à 40% de ses moyens, des préoccupations inhérentes à la situation (donner l'alerte par exemple) qui font oubliés la nécessaire auto surveillance du saignement et des signes vitaux par exemple et ce dans la durée. Souvent, le geste effectué, on passe à autre chose (en oubliant parfois de revenir contrôler), et si le pansement compressif n'est pas efficace après relâchement du garrot le risque de s'en apercevoir trop tard est AMHA assez élevé.

C'est pourquoi je préfère la procédure du garrot posé mais pas enlevé. Ce dernier pouvant être doublé (jamais vu) et la plaie protéger par un pansement compressif (très souvent).

Ch.
"Be Prepared !"

 


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