ON A TESTE POUR VOUS !!! Et heureusement

Voilà nous sommes donc partis le samedi matin. On dépose les canoés à Couterne.

Notez les filets elastiques à l'avant aussi désormais pour retenir les affaires en cas de chavirage. Les nouveaux supports de dossier trèèès solide maintenant

Niveau casse, le support de bidon était un peu faible et moi un peu bourrin. Bon à recoller.

Déjà, chose importante: depuis la dernière fois, le niveau a baissé....d'1 mètre

Bon la mise à l'eau est moins évidente mais parfaitement faisable. Allez c'est parti. Tiens c'est plus stable que d'habitude. Une meilleure répartition des masses peut être.
Le parcours, à part quelques branches tombées à l'eau, est très agréable.
Au bout de quelques temps, on tend l'oreille, et un grondement s'approche...

tiens on va se rapprocher de la berge en fait. Un barrage, un ! avec une glissière: sacrément impressionant à voir, mais finalement, très amusant à passer sans soucis du moment que l'on évite les pierres.

Notez la taille du bateau d'Aurore en bas à gauche.
On va se faire des pauses régulières, pour voir les barrages avant d'être dessus, déstresser un peu. Durant cette journée, on va voir des ragondins, hérons, oies sauvages, canards sauvages, martin-pêcheurs, écureuil etc.
Bon c'est l'heure de manger une petit pause

On repartira le ventre plein, il faisait beau, il faisait chaud, nous aurions volontiers dormi sur place

Admirez les petits coins sympas

Du fait que le niveau d'eau soit plus bas, certaines berges étaient par contre difficilement accessible.

Nous naviguons jusqu'à presque 19H. On ne fera pas beaucoup de photo: il faut avancer et puis parfois, j'en avais marre de prendre des photos pour que vous profitiez du paysage alors que nous trimions

Je plaisante.
Au total de cette journée, 4 barrages avec glissière, 2 portages pas évident mais faisables (peut être même un seul, à revérifier sur place), les pieds un peu boueux

et pas mal de frayeurs par moment quand même

mais rien de bien méchant vraiment.

... et des coups de soleil bien sûr sur les cuisses qui n'avaient pas reçu de crème.
Allez on se pose pour le bivouac

Vu que l'humidité va être elevé (et encore, elle le sera plus que l'on ne le pensait) nous avons mis les canoés ensemble avec un tarp tendu, nos sacs de couchages et sursac dessous.

Le polenta, cuit tel quel avec juste quelques grains de raisons

les ragondins finiront ce qui restait dans nos gamelles. On se vengera sur le saucisson et les nouilles chinoises.
Le sol n'était pas parfaitement plat, mais nous passerons une bonne nuit quand même. Pas de feu le soir avant de dormir (première fois sans feu) et dodo à 21H30. On entendra les chiens hurler à la mort, une chouette, et je suis presque sûr avoir entendu des ragondins venir toucher nos bidons et sacs pendant la nuit.
Une nuit très humide: toutes nos affaires étaient sèches le soir, le lendemain matin, voici à quoi ressemblait par exemple un étui de Mora laissé dehors:

Oui, il a fait froid aussi

Le soleil se lève, et pressée par un besoin naturel, Mijour se lève la première.

Elle me reveille vers 09H00 pour me dire que le feu est presque prêt à partir. Je n'aurais quasiment rien à faire, le bonheur

Le brouillard se dissipe rapidement heureusement. On prend un gros petit déjeuner, café et thé, avec de la brioche le tout sur notre petit réchaud mais à côté d'un bon feu quand même: il fait froid mine de rien.

On repart vers 09H30, et 10 minutes plus tard, on voit ceci approcher:

Impossible de passer. Avec une scie Fiskars, à plusieurs sur un canoé très stable, nous aurions peut être pu trouver un passage mais là, il nous a fallu trouver une berge acceuillante, passer le barbelé (hop un poteau de moins), la cloture electrique, et hop ZAPPP, aïe

allez, au sol, faire X fois l'aller-retour sur le champ pour trouver un passage que nous trouverons au final de l'autre côté du champ (non sans avoir coupé quelques fils

). Une heure 1/4 de perdu, ca commence bien.
Si le niveau baisse encore, il ne sera pas passable même en coupant: sous l'eau, les troncs sont complets et bien présents..
Nous approchons d'un autre barrage: joli comme coin, accessible pour sortir de l'eau. Avec une coque solide, nous aurions peut être tenté de passer, mais les cailloux juste derrière étaient très décourageants. (cailloux à gauche, tronc à droite juste derrière, et recailloux à gauche quelques mètres derrière).
La remise à l'eau ne sera pas évidente. A force de monter/descendre avec des appuis pas évidents, un des supports de mon siège va lacher là où avait laché celui d'Aurore. Donc maintenant on le sait, comme une de nos coques connait une faiblesse, on renforcera systématiquement les deux (puisque construites à l'identique).

Mais juste derrière,

des petites rapides où il faut slalomer entre les cailloux. Aurore avance, se bloque, je passe en tête, évite les cailloux et me retrouve bloqué sur un gros cailloux, je dis donc à Aurore d'attendre un peu pour qu'elle ne me rentre pas dedans: quand je me retourne, je la vois en train de faire des figures de free-style, à l'envers , slalomant entre les roches la pagaie levée

Et dire que moi j'avais eu du mal à passer. Bon en fait elle voulait faire demi-tour pour "attendre" mais n'a pas réussi (trop de courant, trop de cailloux). On s'en sort tous les deux, non sans avoir le coeur qui bat la chamade.
Mijour repasse devant, et je la vois qui veut passer entre deux pierres mais trop loin, je sens la c...lle venir, et elle frotte, on entends CRA-AC, la coque se retourne Mijour part à l'eau.
Je m'approche doucement, comme je peux et essaye de la calmer avec ma voie grave et posée . Elle stresse, le canoé est rempli d'eau: heureusement elle a pied. On se rapproche de la berge côté gauche, on se calme. On commence à écopper, et là, on s'apercoit que cela ne sert à rien:

Juste au dessus de la ligne de flottaison. Pas de gros scotch en stock, donc fin de la partie. En plus, nous sommes du mauvais côté de la rivière, pleins de ronces, d'orties (au final, on se sera bien esquinté les pieds avec les orties) et un énorme dénivellé. Je prends son canoé percé, et tente de rejoindre l'autre rive. Une fois arrivé, elle fait de même avec le mien. Nous sommes à côté d'un beau chateau, comme il y en a plein le long de ce parcours.

Une maison habitée par des anglais nous permettront de savoir où nous sommes exactement. Le temps d'appeler un tierce personne pour venir nous aider à retrouver nos véhicules, nous attendrons 6 heures en tout. Bon y'a plus désagréable comme coin pour attendre. On mangera, on se séchera et on ne sera pas rentré chez nous avant 19H00.

Voilà notre récit. Donc la première journée super belle, la deuxième belle aussi par le temps mais super pourrie. Mais nous avons encore appris pleins de choses, et pris un grand bol d'air frais.
Le risque étant que d'ici 3 semaines, le niveau de l'eau baisse encore. Ce que l'on vous propose, c'est que nous fassions un WE mixte: mi-rando, mi descente, par exemple une descente d'une journée (bien pleine quand même, un biouvac la nuit, et une rando tranquille la journée du lendemain. C'est un exemple, on en discute tous ensemble.
On peut aussi faire deux parcours canoé d'une journée, moyennant un peu de route en voiture en plus. Bref à discuter