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Auteur Sujet: L'océan dépourvu de ses poissons d'ici 2050  (Lu 16806 fois)

15 janvier 2007 à 05:11:39
Lu 16806 fois

kazar


Le rapport scientifique publié dans la revue américaine " Science " est sans appel : d'ici 2050, la quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans.

Les auteurs soulignent : "Nos analyses indiquent que sans changement, la situation actuelle laisse présager de sérieuses menaces sur la sécurité alimentaire mondiale, la qualité des eaux côtières et la stabilité de l'écosystème qui affecteront les générations actuelles et futures"

Selon Boris Storm, biologiste de l'université d'Halifax et co-auteur de ce rapport, "29% des espèces de poissons et de crustacés sont en passe de disparaître".
Et d'ajouter que " les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90%" ces dernières années. La morue de l'Atlantique nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée comme quasiment éteinte. […] Si cette tendance se poursuit, tous les stocks de poissons et de crustacés pourraient être épuisés d'ici 2048"

4 ans de recherches on ainsi révélé que la "dispariton d'une seule espèce accèlère le dérèglement de l'ensemble de l'écosystème"
Alors que les espèces ayant un taux normal de reproduction participe à "la santé et à la stabilité des océans", permettant également d'"absorber des chocs comme la pollution et le réchauffement du climat"

"Toutes ces données montrent aussi qu'il est possible d'inverser les tendances actuelles avant qu'il ne soit trop tard", précisent les auteurs.

Nous sommes encore bien loin des 40% d'océans déclarés réserves marines, demandés par Greenpeace . Alors que la menace, elle, est bien là.


http://www.kaliop.com/l_entreprise/communiquer/l_eco_revue/l_ocean_depourvu_de_ses_poissons_d_ici_2050


Il n'y aura peut-être plus de poisson sauvage dans les mers à l'horizon 2050. La faute n'est pas seulement à rejeter sur la surpêche mais également à l'attaque généralisée de la santé des écosystèmes marins,par la pollution.
D'après Steve Palumbi de l'université de Stanford en Californie (USA): "A moins que nous changions fondamentalement notre façon de gérer l'écosystème, ce siècle est le dernier avec des poissons sauvages.

 Les auteurs, de 5 pays, ont synthétisé des centaines d'études couvrant chaque échelle depuis la totalité des océans à des "points" marins de quelques mètres carrés. Et toutes ces études aboutissent à la même conclusion: les écosystèmes riches avec beaucoup d'espèces peuvent survivre malgré la pêche et d'autres menaces, mais dès le moment où la biodiversité est perdue, la totalité du système, y compris les stocks de pêche, vont vers un déclin exponentiel.

 Un écosystème sain garde les poissons en bonne santé et bien nourris, et maintient les nurseries à poisson tels que les récifs coralliens et les herbes marines. Mais de tels systèmes sont moins nombreux chaque année. Depuis 1950, 29% des espèces commerciales ont souffert d'un effondrement de leur effectif (défini par une chute de 90% ou plus). Et le rythme s'accélère. L'étude extrapole que la dernière espèce de poisson commerciale sera perdue en 2048.

Mais le rapport a également montré que la vulnérabilité à l'effondrement du stock de poisson dépend de la diversité biologique générale: les zones de l'océan avec une diversité faible ont souffert d'un effondrement de 34% de leurs stocks de poissons commerciaux comparé à une chute de 24% dans les zones ayant une biodiversité plus élevée. Cette étude démontrant que même les espèces non péchées souffrent à cause des liens entres espèces.
                       
La bonne nouvelle est que les stocks de poissons peuvent se rétablir si des écosystèmes sont protégés et que la biodiversité est préservée. Boris Worm, qui a dirigé l'étude, dit qu'à l'intérieur des 44 aires protégées étudiées, "les espèces reviennent plus rapidement que les gens avaient anticipé - en 3 ou 5 ou 10 ans. "Une zone de conservation marine classique peut accroître la biodiversité de plus de 20 % et accroître les prises de pêche d'un quart. Or moins de 1% de la surface globale des océans est actuellement protégée".


http://mondeimaginaire.over-blog.net/article-5186446-6.html



J'entend déjà un pêcheur répliquer : "Ah mais moi je ne suis pas responsable de la disparition la morue de l'Atlantique nord!!!...".

Ben non, rassure-toi. Pas plus que ton copain le chasseur du dimanche. Faites de beaux rêves, ce siècle est peut-être le dernier avec des poissons sauvages. Déjà au Québec on ne bouffe presque plus que du poisson d'élevage.

Stéphen.
« Modifié: 15 janvier 2007 à 05:14:24 par kazar »

15 janvier 2007 à 07:05:13
Réponse #1

Corin


Avant d'aller plus loin, je fais juste une remarque sur ces sujets alarmistes.

Je me souviens de la disparition annoncée de la forêt amazonienne, qui est toujours là.

Je me souviens du trou de la couche d'ozone, dont on oubliait de dire qu'il n'avait a priori jamais été aussi grand que sous Louis XIV et dont la taille s'est réduite depuis.

Je me souviens de ceux qui disaient que le CO2 responsable du réchauffement climatique n'a jamais été aussi important que depuis l'air industriel, jusqu'à ce qu'un gars calcule l'importance du CO2 dégagé par les incendies de forêt au Moyen Age (les Canadair ne décollaient pas à cette époque ;)).

Je me souviens de Greenpeace dénonçant les plates-formes pétrolières de la Shell qui devaient être coulées pleines de pétrole, avant de devoir reconnaître s'être trompé dans ses prélèvements.

Je me souviens de leur responsable suisse dénonçant les méthodes avec lesquelles cette organisation modifiait sondages et études scientifiques.

Je me souviens comment Greenpeace s'attaquait à des cibles faciles mais n'a jamais dénoncé le nucléaire soviétique dont l'Europe finance désormais, via l'Agence internationale pour l'énergie atomique, la remise à niveau et la dépollution, en toute efficacité et en toute discrétion.

Je me souviens qu'il faut prendre avec des pincettes ces rapports alarmistes, même s'ils sont autant d'alertes qui peuvent nous amener à réfléchir sur notre comportement.

It's just my opinion.

A+

15 janvier 2007 à 12:58:34
Réponse #2

Persea


Sans doute faut-il émettre des réserves quant à ce type de propos "alarmistes" comme tu le dis Corin, mais faut quand même reconnaître que notre environnement naturel n'est plus aussi riche qu'avant. Quand j'étais une marmotte de moins de 10 ans, il me semble quand même d'après mes souvenirs qu'il y avait davantage de fleurs, d'insectes (les papillons moi j'en vois presque plus) et que les saisons se déroulaient normalement, avec des températures régulières. On est en plein coeur de l'hiver et on se croirait en automne, y'a quand même quelque chose qui cloche....Chaque forme de vie étant directement ou indirectement liée à une autre, si ça commence à déconner quelque part, c'est l'ensemble du système qui est touché. Je continue à croire que nous sommes trop nombreux sur cette planète et que cela a une influence désastreuse sur d'autres espèces.
Maintenant, on parle beaucoup de la pollution, mais peu des radiations atomiques et leurs conséquences, à mon avis, les maladies qui se sont développées par la suite n'ont pas touché uniquement les membres de notre espèce...
<<Si tu bois le sang de notre Terre, moi, femme jaguar de la montagne je boirai le tien...>>

texte pris lors d'une manifestation anti-pétrole a Macas (peuple Shuar, Equateur)

15 janvier 2007 à 16:50:00
Réponse #3

kazar


Greenpeace n'est pas seul à prévenir l'opinion publique de ce constat :

LES RESSOURCES DES OCÉANS S'ÉPUISENT. DES ARMADAS DE CHALUTIERS PÊCHENT TOUJOURS PLUS PROFOND DES PRISES TROP JEUNES ET EN TROP GRAND NOMBRE. POUR INVERSER LA TENDANCE, IL FAUDRA INSTAURER DES QUOTAS ET DIMINUER LES FLOTTES. AUDIT D'UN DÉSASTRE.

Après des années de surexploitation, à la fin de la décennie 80, la population de lieus noirs en mer du Nord a commencé à diminuer dangereusement. En quête de diversification pour combler le déficit de prises, les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer se découvrent une nouvelle spécialité : la traque aux poissons de grands fonds. En lâchant leurs filets à plus de 1 000 mètres de profondeur, juste sur la cime des montagnes sous-marines, les chalutiers ont rapporté de nouvelles espèces encore jamais vues sur les étals des poissonniers. L'empereur ou hoplostète rouge fait partie de ces nouvelles cibles. Ses larges filets de chair blanche et ferme sont faciles à préparer. Quant aux consommateurs, ils se précipitent sur ce poisson délicieux en grillade.   

Rapidement, la concurrence flaire le bon gisement, et les chalutiers de Boulogne croisent sur ce segment les flottes de Lorient et de Concarneau, ainsi que des bateaux venus d'Islande, du Portugal ou d'Ecosse. Au milieu des années 90, les services de renseignements américains leur facilitent involontairement la tâche en mettant dans le domaine public les cartes détaillées des fonds sous-marins. Dès lors, la pêche en eau profonde devient un jeu d'enfant pour n'importe quel chalutier doté d'un équipement de positionnement par satellite (type GPS) et de chambres de congélation bien dimensionnées. Mais l'espérance de vie de l'empereur (une centaine d'années), sa maturité tardive et ses longs cycles de reproduction sont incompatibles avec ces progrès technologiques : en quelques années, 80 % des stocks ont été détruits, selon des chercheurs canadiens. L'avenir de l'empereur s'écrit désormais en noir.   
La sinistre histoire de l'hoplostète illustre la menace de la surexploitation des mers et des océans depuis la fin des années 70. Soles, morues, bars et autres baudroies, poissons de pleine eau, sont pêchés « trop fort » selon les experts. Comme les espèces d'eau profonde, tels l'empereur, le grenadier, le sabre noir ou le siki, particulièrement fragilisées par la pêche industrielle. Encore moins chanceux, la dorade rose et l'ange de mer, qu'on rencontrait auparavant en abondance au large des côtes du nord de l'Espagne et dans le golfe de Gascogne, ont aujourd'hui quasi disparu. Selon le WWF, le volume des prises a augmenté de 500 % entre 1950 et 1989. Le poisson représente aujourd'hui 16 % des protéines consommées dans le monde !   
Car si l'on pêche « trop fort », on pêche aussi « trop petit ». Malgré les nombreuses réglementations, concernant en particulier les tailles minimales acceptables des espèces commercialisées, les marins, soumis à la pression de la concurrence et à la raréfaction de la ressource, accu- mulent dans leurs filets de jeunes poissons, ces « juvéniles », comme les appellent les scientifiques, dont la disparition met en danger le renouvellement des espèces. 


Qui stoppera la folie de la pêche industrielle ?
L'Expansion 22/07/1999



Surpêche Wikipédia :http://fr.wikipedia.org/wiki/Surp%C3%AAche

Je travaille actuellement dans le domaine du poisson. Les professionnels que je rencontre se font l'écho de ce triste état de fait.

Stéphen.

15 janvier 2007 à 17:28:22
Réponse #4

Cynry


Persea, je crois que c'est quelque chose comme 400 espèces de papillons qui ont disparus dernièrement...

Corin, je suis tout à fait d'accord avec toi, ceci dit les changements commencent à être palpables, et ça, rapports alarmistes falsifiés ou pas, ça peut pas être bon. Donc réfléchir à notre comportement, c'est bien marrant tout ça, mais faudrait surtout commencer à agir sérieusement.

15 janvier 2007 à 18:30:53
Réponse #5

Corin


Le monde évolue depuis toujours sans attendre les hommes. Les tendances lourdes à l'échelle de la planète sont des processus lents et je trouve inconvenant de venir jouer les alarmistes en prenant des phénomènes qui se sont produits sur quelques années et de les extrapoler pour en tirer des conclusions définitives et générales.

On ne mesure scientifiquement les choses que depuis à peine 150 ou 200 ans pour la météo. Pour le reste, c'est encore plus récent. Donc, je suis méfiant quand quelqu'un tire des conclusions en ayant observé un phénomène depuis 10 ou 20 ans, même si comme tout le monde je suis sensibilisé à ces questions.

D'un côté, on sait quels dégâts peuvent faire certaines innovations humaines mais, de l'autre, regardez à quelle vitesse elles disparaissent, s'atténuent ou s'adaptent. On pourrait parler de la vache folle ou autre.

Pendant 10 ans, j'ai été journaliste. J'ai vu beaucoup de ces dossiers passer et je ne compte plus les emballements médiatiques. Combien ont été poussés politiquement et oubliés le lendemain d'une élection. A ce titre, l'air n'est plus pollué à Paris depuis l'arrivée de B. Delanoé. J'invite donc à la prudence.

En premier, je pense qu'il faut sourcer ce type d'information. Déjà, qui a lu ou vu le rapport originel dont il est fait état. Je vais prendre un exemple, n'en déplaise aux internautes que nous sommes. Pour des raisons pratiques, nous citons souvent Wikipédia. Cette encyclopédie est certes pratique mais, à mes yeux, elle n'est pas fiable.
Elle se décrit comme suit (source Wikipedia sur Google): "Un projet d'encyclopédie libre et écrite coopérativement. De multiples articles écrits par des éditeurs bénévoles et revus à tout moment par la communauté ...". En extrapolant, il faut rester prudent sur ce que l'on trouve sur le net. Une information très relayée ne veut pas dire qu'elle est juste. Tout ne se trouve pas sur la toile. S'y trouvent ceux qui s'y sont mis. En ressortent ceux qui en font le plus pour se faire voir.

Voilà. Il ne s'agit pas de donner de leçon à quiconque mais l'info ce n'est pas "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme...".
Nous savons que des espèces disparaissent depuis toujours. Pollution, intervention de l'homme... ou pas. Mais n'est-ce pas la marche naturelle de notre univers ?

A+
« Modifié: 15 janvier 2007 à 18:33:57 par Corin »

15 janvier 2007 à 18:35:14
Réponse #6

Baptiste


Nous savons que des espèces disparaissent depuis toujours. Pollution, intervention de l'homme... ou pas. Mais n'est-ce pas la marche naturelle de notre univers ?

Les espèces évoluent et disparaissent depuis des milliards d'année, certes, mais l'accélération exponentielle du siècle dernier n'est pas le fait du hasard...
« Modifié: 15 janvier 2007 à 18:36:59 par Razak »
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

15 janvier 2007 à 18:38:13
Réponse #7

Corin


Les espèces évoluent et disparaissent depuis des milliards d'année, certes, mais l'accélération exponentielle du siècle dernier n'est pas le fait du hasard...
C'est certain mais personne ne peut se permettre de désigner un coupable avec certitude. Ce n'est pas parce que l'on voit des populations de poissons se réduire qu'il faut accuser la pêche. Que l'on constate un fait, d'accord. Mais que l'on en tire des conclusions sans appel, y compris sur la date de disparition des poissons dans l'Océan... Je suis réservé.

A+

EDIT: je fais le lien avec ce sujet déjà traité sur le réchauffement climatique.
« Modifié: 15 janvier 2007 à 18:40:34 par Corin »

15 janvier 2007 à 18:40:08
Réponse #8

Baptiste


Pour les poissons, je suis d'accord avec toi, la pêche n'est pas la seule responsable, il y a aussi les changement de climat et les diverses pollutions... Mais la cause est toujours la même, l'homme...
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

15 janvier 2007 à 18:43:47
Réponse #9

Corin


Mais la cause est toujours la même, l'homme...
C'est là où je pense qu'il faut se méfier des conclusions hâtives ;).

Quand on a calculé la production de CO2 au Moyen-Age, ce n'est pas l'homme mais la foudre qui était la première cause de déclenchement des incendies de forêt.

L'homme a bon dos dans ces histoires et le rendre responsable sert trop facilement les intérêts politiques de certains groupes.

Ce n'est que mon humble avis ;).

A+

15 janvier 2007 à 18:47:46
Réponse #10

Baptiste


Là, je ne suis pas d'accord avec toi, Corin.
Le moyen âge a eu une production de CO2 élevée, mais les causes en étaient naturelles, là, la production mondiale actuelle est tout sauf naturelle et elle provoque certains changements dont tout le monde peut se rendre compte...
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

15 janvier 2007 à 19:02:27
Réponse #11

promeneur4d


Et au moyen age la foret repoussait pour reabsorber le CO2
Et ce etait ''seulement'' en europe
...

Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

15 janvier 2007 à 19:06:43
Réponse #12

Cynry


T'as bien fait de remettre le lien sur le réchauffement climatique, j'avais complètement raté ce post.

(si on commence à parler émission de CO2, va falloir changer de post, je dis ça je dis rien, mais le Manitou veille...)

A rajouter donc à la production de CO2 moyen-âgeuse, d'après ce que je sais (donc à prendre avec toute les réserves nécessaires) le problème n'est pas tant la quantité de CO2 qu'on rejette, mais plutôt sa provenance. Les arbres brulent, gros dégagement de CO2, ok, mais ce même CO2 a d'abord été absorbé par l'arbre, et donc, à l'échelle de la planète, on peut dire qu'il était encore présent dans l'équation globale qui régule tout ce beau bordel. Le problème actuellement, c'est qu'on utilise une énergie dite fossile, qui par définition n'existait plus jusque là à la surface de la Terre.

Corin, je le redis, c'est bien beau de vouloir à tout prix vérifier l'information, mais dans ce cas, qu'est-ce qu'on va faire, attendre que ça vienne, sans rien changer ? J'exagère, mais j'estime que, dans le doute, il vaudrait mieux se préserver (et donc agir), avant même de se poser des questions. De toute façon, on ne tuera pas la planète en la polluant moins.


15 janvier 2007 à 19:27:56
Réponse #13

kazar


C'est là où je pense qu'il faut se méfier des conclusions hâtives ;).

Quand on a calculé la production de CO2 au Moyen-Age, ce n'est pas l'homme mais la foudre qui était la première cause de déclenchement des incendies de forêt.

L'homme a bon dos dans ces histoires et le rendre responsable sert trop facilement les intérêts politiques de certains groupes.

Ce n'est que mon humble avis ;).

A+

Bonjour Corin, pour être intellectuellement honnete il est vrai que je n'ai aucun moyen de valider -ou même d'invalider- ce que qu'avance le contenu des textes que j'ai posté. Je me fais simplement l'écho de ce que je lis et de ce que j'entend. Et ce peut être parfaitement de l'intox... Mais ces textes prolongent ce que je peux constater dans mes balades dans la nature, en forêt, sur les côtes, sur le bord des fleuves et des rivieres, en montagne parfois.

Tu as peut-être raison Corin, je reste ouvert jusqu'à la dernière limite.

Bientôt 7 milliards d'êtres humains sur une planète qui est loin d'être harmonieusement pacifiée. Grosse limite...

Stéphen.

15 janvier 2007 à 23:44:14
Réponse #14

Corin


Stéphen,

Je pense que c'est la seule attitude à avoir: une vigilance prudente. Savoir que notre monde est fragile et que s'en sentir responsable ne lui fera pas de mal. En même temps, ne pas gober le premier propos alarmiste (électoraliste?) venu.

A mon avis, nous sommes sur la même longueur d'ondes, à +/- un chouïa près.

A+

16 janvier 2007 à 15:55:57
Réponse #15

bellis


Citer
L'homme a bon dos dans ces histoires et le rendre responsable sert trop facilement les intérêts politiques de certains groupes

Tafdac, +1

La terre a joui d 'un climat chaud à plusieurs reprise:
Au Jurassique et au Crétaces -200et -600 millions d'années ( dinosaures) la température était d'une dizaine de degré plus élevée qu'aujourd'hui et les concentrations de CO2 trois fois supérieures à la concentration actuelle
La  teneur en CO2 a dépassé le niveau actuel pendant trois périodes interglacières vers :-525000 , -240000, -125000 ans puis les derniers 420000 ans(analyses des bulles d'air emprisonnées dans les glaces)

La période chaude centrée vers  -125000 ans est bien connue des paléontologistes, températures plus élevées qu'aujourd'hui d'environ 2° et niveau de la marin 5 à 7 mètres au dessus du niveau actuel. Selon Milutin Milankovitch, ces changement de climat sont provoqués par les variations de la répartition de l'insolation( due aux changements des paramètres de l'orbite terrestre )

Résumé  de la Recherche n° 356  l'effet de serre de E Bard

voir également:
http://www.climat-sceptique.com/article-2825558-6.html au sujet de l'influence du soleil sur le climat


http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Histoire/Paleoclimats/Articles/soleil-climat.html

 Effet solaire sur la nébulosité et l'effet de serre

Ainsi, les variations solaires, qui influencent le rayonnement cosmique, pourraient avoir une conséquence sur la formation de noyaux de condensation de nuages, et donc sur la nébulosité globale. Une forte activité solaire serait associée à un rayonnement cosmique incident plus faible et donc à une nébulosité plus faible. Cette faible nébulosité permet alors un réchauffement climatique.

Cette idée est donc une piste intéressante de recherche et le mécanisme physique reste encore très mal quantifié.

et aussi

http://www.revuefusion.com/images/Art_095_36.pdf
]

Citer
il me semble quand même d'après mes souvenirs qu'il y avait davantage de fleurs, d'insectes (les papillons moi j'en vois presque plus)

Persea, il n'y en a plus, je me souviens aussi de tout ces papillons et sauterelles que j'admirais. Mais je peux t'assurer que c'est l'emploi des pesticides qui en est la principale cause, bien avant que l'on parle du réchauffement, je m'étais déjà aperçu qu'ils avaient disparus.
Or étant exilés loin de notre maison dans l'Aude, nous délaissons l'entretien exterieur et nous contentons de couper l'herbe une fois par an en prenant soin de la laisser arriver à maturité, quelle fut notre surprise de voir fuir devant nos pas les sauterelles, les papillons, les mantes religieuses, les grillons, les bourdons etc...

bellis :)
 

« Modifié: 16 janvier 2007 à 16:06:17 par bellis »

16 janvier 2007 à 17:41:28
Réponse #16

promeneur4d


Peut etre qu'il y avait plus de CO2, peut etre qu'il y faisait plus chaud... mais ca c'est passé lentement et les animaux ont eu le temps de s'adapter, d'evoluer. Maintenant l'homme construit des centrales nucleaires qui rechauffent l'eau de plusieurs degrés  (je sais plus si c'est le rhone ou le rhin faut que je recherche l'article :-\ ) , on brule le CO2 stoqué depuis des millions d'années et ca rechauffe la terre de plusieurs degrés en un temps tres court. On dit que les animaix vont bien s'adapter si ils ont survecu jusqu'a maintenant  >:( mais c'est trop rapide  :o :(
« Modifié: 16 janvier 2007 à 18:59:20 par promeneur4d »
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

17 janvier 2007 à 00:17:46
Réponse #17

Baptiste


Bellis,
tu nous parles des cycles de Milancovitch, c'est bien, mais il faut savoir que le plus "rapide" se produit en 23 000 ans, hors, en 100 ans, nous avons déjà compensé quasi celui de 40 000 ans...
Donc, l'Homme y est pour quelque chose, pour preuve, tous les collocs ont établis que le réchauffement était bien trop rapide pour être purement naturelle. Et fait encore plus surprenant, il est exponentiel au cours de cette période, ce qui laisse présagé que d'ici 100 ans, nous aurons les niveaux de CO2 du Crétacé, ce qui veut dire : Une température moyenne de 23 à 26 °C sur la Terre, plus de calotte polaire ou de glaciers, une multiplication des déserts et surtout, un niveau des mers de 7 m plus important, soit une submersion de terres cotières qui sont, les plus fertils, donc chûte des productions (déjà qu'avec les canicules style 2003 tous les ans d'ici 2040, plus grand chose ne poussait), rétrécissement des terres, donc guerres pour en avoir plus...

C'est pour cela que nous devons nous mobiliser maintenant alors que le phénomène est encore un peu gérable, et pas dans 30 ou 40 ans quand il sera vraiment trop tard...

Une précision, actuellement, nous sommes dans une configuration des cycles qui tends à créer un climat plus froid, donc là, on est mal barrés !
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

17 janvier 2007 à 08:57:28
Réponse #18

guillaume


Il n'en reste pas moins qu'il faut respecter la Nature.

C'est pas dans 50, 100 ou 200 ans, quand Mère Nature nous renverra tout dans la geu*e, qu'il faudra commencer à se poser des questions ::).

a+

PS: Corin et Bellis, ne vous inquiétez pas, je sais que vous êtes respectueux ;)

17 janvier 2007 à 14:27:39
Réponse #19

bellis


Salut,
 je suis tout à fait consciente que nous consommons à outrance et de façon tout à fait déraisonnée.
 Des années  durant, je suis passée pour une extraterrestre à force de répéter à mon entourage, économisez l'eau, les chasses d'eau sont un gouffre, éteignez tout appareil électrique quand il ne sert pas, ne polluez pas ou le moins possible, n'achetez pas les produits suremballés, nous sommes entrain de gâcher il y aura pénurie si nous continuons sur cette lancée.
Tous me remballaient, même la pharmacienne, le docteur, le maire et encore plus les membres de ma famille

Aujourd'hui, je suis outrée par la vanité humaine ,
non content de gâcher tout ce qui nous est offert gratuitement, l'homme à la prétention aussi petit soit-il de commander la terre et l'univers ...
de penser même qu'il va commander le climat...
Cela m'a conduit à étudier les thèses opposées de celles que l'on nous sert quotidiennement, car au train ou vont les choses, si le sida ou la grippe aviaire existent, ça va être à cause du CO2 rejetté par les hommes.

Je suis tout à fait d'accord pour que chacun fasse quelque chose pour limiter sa propre consommation de CO2 et toute forme de pollution et je suis heureuse de la prise de conscience actuelle, enfin je ne suis plus seule dans mon coin à faire des efforts.

Mais je m'insurge contre l'utilisation médiatique et financière qui en est faite, dont les buts nous apparaitrons dans quelques temps.
 C'est pour cela  que je vous ai mis tous ces liens plus ou moins inbuvables car je pense qu'aujourd'hui une contre information sur des bases scientifiques est nécessaire.

bellis :)   
« Modifié: 17 janvier 2007 à 14:48:35 par bellis »

17 janvier 2007 à 14:44:28
Réponse #20

Pierrot



17 janvier 2007 à 14:54:02
Réponse #21

bellis


Citer
Maintenant, on parle beaucoup de la pollution, mais peu des radiations atomiques et leurs conséquences, à mon avis, les maladies qui se sont développées par la suite n'ont pas touché uniquement les membres de notre espèce...

Milles excuses, Persea, je n'avais pas noté, j'adhères tout à fait :doubleup:

bellis ;)

17 janvier 2007 à 18:12:03
Réponse #22

kazar


L'humanité ne parait serieusement parvenir à se rentrer du plomb dans la cervelle qu'à grands coups de pieds dans le cul. Ce doit être une forme particulière de la loi des vases communiquants...

L'épée de Damocles que représente l'accumulation et la généralisation les armes de destruction massive (ADM) semble à elle seule démontrer que le "plomb dans la cervelle" visé par notre race ressemble plutôt au suicide collectif qu'à une quelconque sagesse.

Je ne vois qu'une seule solution : l'éducation et une meilleure communication entre TOUS les membres de la population mondiale, et non pas par l'intermédiaire de quelques égocentriques actifs mais interieurement morts de l'âme, impuissants à respecter profondément la vie ("égos sans trique"). Internet est le média par excellence de cette solution, ce forum en est un des milliers d'exemples parmi les millions à venir. Quand les gens sauront, ce sera plus difficile de les tromper sur ce qui est.

Stéphen.

17 janvier 2007 à 18:44:38
Réponse #23

Cynry


Citer
L'humanité ne parait serieusement parvenir à se rentrer du plomb dans la cervelle qu'à grands coups de pieds dans le cul. Ce doit être une forme particulière de la loi des vases communiquants...

C'est pas pour te contredire ou quoi, mais par curiosité, tu aurais un exemple ? Du peu que je connais de notre histoire, il semblerait plutôt qu'on apprenne pas du tout de nos erreurs.

Citer
L'épée de Damocles que représente l'accumulation et la généralisation les armes de destruction massive (ADM) semble à elle seule démontrer que le "plomb dans la cervelle" visé par notre race ressemble plutôt au suicide collectif qu'à une quelconque sagesse.

Cet exemple me semble beaucoup plus réaliste, à croire qu'après une erreur, au lieu de se dire "on a pas fait telle chose correctement", on se dit plutôt "on en a pas fait assez".

Citer
Je ne vois qu'une seule solution : l'éducation et une meilleure communication entre TOUS les membres de la population mondiale, et non pas par l'intermédiaire de quelques égocentriques actifs mais interieurement morts de l'âme, impuissants à respecter profondément la vie ("égos sans trique"). Internet est le média par excellence de cette solution, ce forum en est un des milliers d'exemples parmi les millions à venir. Quand les gens sauront, ce sera plus difficile de les tromper sur ce qui est.

Pour internet, je le crois aussi, une bien belle révolution que voilà, pour qui sait l'utiliser. J'ai cependant une crainte, si il existe ne serait-ce qu'un seul moyen de le contrôler, aucun doute que ça sera fait. Ceci dit, je ne pense pas que nos moyens actuels nous le permettent.

Et avec internet comme avec tout autre outil, l'important est de savoir le manipuler. Ou d'en avoir envie. Je pense en effet que beaucoup (trop) de gens s'estiment informés après avoir vu les informations à la télé. Déjà qu'on en assimile pas le dixième...


18 janvier 2007 à 15:35:44
Réponse #24

kazar


C'est pas pour te contredire ou quoi, mais par curiosité, tu aurais un exemple ? Du peu que je connais de notre histoire, il semblerait plutôt qu'on apprenne pas du tout de nos erreurs.


Je pense que de nombreuses atrocités perpétrées au cours de notre histoire par des adultes violent et haineux sont liées au fait qu'ils n'ont pas étés des enfants suffisements aimés. La conception de la relation parents/enfants, éducateurs/enfants, adultes/enfants (et époux/épouse) a énormément évolué depuis l'antiquité. C'est loin d'être parfait mais de mon point de vue cela s'améliore.

Un addage indien dit ceci : "Une mère vaut mille pères, milles pères valent milles éducateurs, milles éducateurs valent milles gourous (ou rééducateurs ou psychanalistes)"...

Amour véritable et éducation sensée des enfants, futurs adultes de demain : voilà les clefs de la Survie de l'espèce (dont l'écologie et le respect de la Nature sont une des composantes). Si on traite un enfant comme une m*rde et qu'on lui met de la m*rde dans la tête, comment ne pourrait-il pas (sauf élan vital exceptionnel) projeter réactivement toute cette m*rde autour de lui? En toute chose les fondations sont essentielles : que le domaine d'application soit materiel, sexuel, psychologique ou spirituel.

"Tordu dans la tête : tordu dans les actes".

Stéphen.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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