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Auteur Sujet: Ma pire rando : «On est coincés, si on reste ici, le cyclone va nous tuer»  (Lu 8876 fois)

21 juillet 2025 à 00:20:47
Lu 8876 fois

Patapon


Yo,

Le titre de ce post, est celui d'un récit paru dans Libé: https://www.liberation.fr/lifestyle/voyages/ma-pire-rando-on-est-coinces-si-on-reste-ici-le-cyclone-va-nous-tuer-20250720_VTKCOLGDRNF3PCRKYMSFYCZRLU/ et commence ainsi:
Citer
En randonnée, il y a le marcheur qui anticipe le moindre pépin et celui qui part la fleur au fusil. Jusqu’au jour où la catastrophe arrive. Dans notre dixième épisode, Mona nous raconte la première et dernière randonnée de sa vie.

Il s'agit de l'histoire d'un binôme d'amis Parisien qui décide de faire une rando sur 7j et de traverser la Réunion. Les deux ont déjà randonné, mais l'un des deux est plus entrainé et connait le parcourt. Comme le second du binôme devait s'entrainer avant le départ, et n'a pas pu, la randonné est modifiée pour un parcourt de 2j et 2 nuits.

Seulement, voilà, la météo s'en mêle et une tempête pointe le bout de son nez. Le binôme, au lieu d'abandonner, décide de continuer. Biensûr, ça déconne, mais celui qui, au final, prend la décision de faire demi-tour, se mettre en sécurité de redescendre par la route, ce n'est pas celui des deux qui connait le chemin, mais l'autre.

Au final, ça interroge plusieurs aspect:
  • La préparation individuelle dans un groupe
  • La capacité de chacun à prendre le relais d'un "guide", et donc la préparation "opérationnelle" (spécifique à la rando: itinéraire, itinéraires de bascule, risques spécifiques, etc)
  • à quel moment on réussi a dépasser le biais de la perte irrécupérable, pour rentrer dans un mode où on se sort de la boue

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

21 juillet 2025 à 11:28:57
Réponse #1

Khee Nok


Salut,

J'ai lu l'article et ça fait plus "inspiré de faits réels" que "pris sur le vif" :

- traverser une rivière avec un très fort courant, de l'eau jusqu'au torse et les sacs sur la tête ?

- un "cyclone d'ampleur historique" pas anticipé 48/72 heures à l'avance ?

Sans parler du petit couplet psychologisant sur les motivations cachées etc.

Reste que la situation décrite (un soi-disant expérimenté, un moins, et les deux qui se retrouvent dans la mouise et pas forcément du fait du moins expérimenté) rejoint pas mal de faits divers du même genre qu'on voit parfois passer dans la presse.

Perso le truc que j'en retiens c'est qu'agiter les bras risque de ne pas être compris comme un signal de détresse par un hélico de secours parce que "tout le monde fait coucou aux hélicos" (mais là aussi: coucou dans l'orage, avec un cyclone en approche et que tout le monde devrait être à l'abri ? ...) et donc se souvenir des signaux de détresse: Y sur sur terre et mouvements des deux bras tendus en mer.

L'article in extenso (si c'est OK) :

En randonnée, il y a le marcheur qui anticipe le moindre pépin et celui qui part la fleur au fusil. Jusqu’au jour où la catastrophe arrive. Dans notre onzième épisode, Jonas nous raconte comment un ami a insisté pour continuer de marcher alors qu’un cyclone s’approchait de la Réunion.

Malgré l’expérience, une randonnée mal préparée peut virer au cauchemar. Des randonneurs, néophytes ou chevronnés, racontent une balade qui a tourné à la catastrophe. Retrouvez nos conseils pour partir bien préparé.

Aujourd’hui, Jonas, restaurateur parisien de 35 ans, a fait confiance à son ami réunionnais pour une randonnée. Peut-être trop.

En janvier 2024, je prends l’avion avec mon ami Jérôme (1), la cinquantaine, pour la Réunion, d’où il est originaire. On est proches : il m’a initié à la rando, et quand il a voulu se lancer dans le café, je l’ai employé pour lui apprendre le métier. Il a voulu devenir mon associé, moi non. Pendant plusieurs mois, on ne s’est plus parlé. On a fini par reprendre contact et passer à autre chose. On prend l’avion quelques mois après les retrouvailles. On avait prévu une grande traversée de l’île sur une semaine. Il m’avait demandé de me préparer physiquement. Mais avec le boulot, je n’ai pas pu. On en fera une autre.

Toute la semaine, il ne me propose rien, il parle peu. J’ai l’impression que quelque chose ne va pas. À force d’insister, on finit par partir pour deux jours et deux nuits dans le cirque de Mafate. La veille du départ, des bulletins météo disent que des pluies fortes arrivent, potentiellement une tempête. J’appelle le refuge, qui me dit que ce n’est pas non plus catastrophique. Jérôme confirme. Il connaît ce climat, a fait beaucoup de randos, y compris celle-ci. Je lui fais confiance.

On prend le bus vers 6 heures pour le col du Taïbit, à 2 000 mètres d’altitude. Première journée, 18 kilomètres au programme, avec 1 000 mètres de dénivelé positif et autant de négatif. Je découvre des paysages volcaniques, ambiance Jurassic Park : du vert quasi fluo, des ponts sur le point de s’écrouler… L’aventure ! Le chemin de rando est difficile. On ne peut jamais poser son pied entièrement, les ascensions sont raides. Le soir, on dort dans un refuge à La Nouvelle, un petit hameau. Je redoute l’effort du lendemain, mais Jérôme me rassure.

Dès 8 heures, il pleut déjà pas mal. Il y a énormément de brouillard. Ça me refroidit un peu. Au total, on doit faire une vingtaine de kilomètres. Très vite, les pluies s’intensifient. Avec dix heures de marche, on arrivera à 18 heures. On n’a aucune marge de manœuvre. J’ai peur de finir de nuit. “T’inquiète pas !”, me répète-t-il.

Vers midi, les pluies sont diluviennes. On entend du tonnerre, premiers éclairs. Je suis déjà épuisé. Je regarde mon téléphone et reçois des messages de ma meilleure amie et de ma copine : “Ça va ?” Elles me disent qu’un cyclone d’ampleur historique est attendu à la Réunion. J’en parle à Jérôme, qui balaie tout ça d’un revers de main. Des randonneurs rebroussent chemin, mais je le vois serein. On continue.

Le chemin de rando est coupé par une rivière de 10 mètres de large. Jérôme est surpris. On stresse mais on la traverse. L’eau arrive sous les genoux. Je vois Jérôme mutique. Il est déjà 17 heures, et dans ma tête, je bascule : je ne peux plus lui faire confiance. Il n’est plus en maîtrise de rien, je suis seul.

Plus loin, une autre rivière arrive aux cuisses. Il y a un peu de courant, ça passe. Encore plus loin, troisième rivière, le stress monte. L’eau arrive au niveau du bassin. Je glisse mais me redresse. On continue. Je suis très en colère contre Jérôme, mais je pense à ma survie. Quatrième rivière, l’eau monte jusqu’à l’abdomen. Une fois passée, je regarde mon téléphone. Il y a cinq rivières à traverser. Plus qu’une.

On arrive aux Deux Bras. La rivière est énorme. On n’arrive même pas à identifier le chemin sur l’autre rive. Sac sur nos têtes, on entre dans l’eau, on s’enfonce jusqu’au torse. Le courant est très fort. Je panique et rebrousse chemin. Jérôme me suit, toujours en silence. Le jour baisse. On est coincés. Si on reste, le cyclone va nous tuer.

Il n’y a pas de réseau. Je marche en sens inverse pour en trouver. Je capte une barre et appelle le gîte de la veille. Le mec m’engueule et ne m’aide pas. J’appelle les pompiers. Ça coupe. J’entends un bruit, un hélico passe. J’agite mes bras, mais il s’éloigne. Je m’acharne sur mon téléphone. Jérôme me dit que ça ne sert à rien, il n’y a pas de réseau. J’explose : “On va crever ici, je cherche une solution !”

Je finis par avoir les pompiers. Ils me demandent de mettre nos bras en Y, sans les agiter. Tout le monde fait coucou aux hélicos apparemment. L’hélico repasse et ralentit. Il nous a vus ! Je pleure de soulagement, on est sauvés. Les gendarmes nous déposent à la sortie du cirque.

Le cyclone approche, avec des vents de 250 km/h, et on est toujours en montagne. Jérôme me sort : “Au moins, la deuxième partie de la rando est allée vite !” Je suis en état de choc. Au gîte, nuit blanche. Au petit matin, Jérôme me dit que sa sœur vient nous chercher en voiture. Plusieurs heures plus tard… Toujours rien. La tempête commence et on est seuls dans le gîte. Même les propriétaires sont partis.

En fin de matinée, je comprends que sa sœur ne viendra pas. Je me casse. Il y a déjà 20 centimètres d’eau sur la route. C’est inespéré : un bus déboule dans la seconde où on arrive à l’arrêt. Je ne fais que chialer, ma copine au bout du fil en soutien. L’eau rentre dans le bus, des bourrasques font s’ouvrir les portes. J’entends à la radio que le réseau de bus est fermé sur toute l’île. Les voitures ne sont plus autorisées à monter. Arrivés en bas, on se confine au même endroit pour deux jours. L’enfer. Les arbres tombent autour de la maison, j’ai peur qu’elle prenne l’eau.

L’ouragan passe. Le confinement se lève tout juste pour mon vol retour. Jérôme m’amène à l’aéroport. Je lui dis enfin : “Tu réalises qu’on aurait pu mourir, que tu nous as mis en danger ?” Il répond : “C’est très grave ce qui s’est passé, je suis désolé. Je comprends si tu n’as plus envie qu’on se voie.” Je ne l’ai plus jamais revu.

De retour en France, je reste traumatisé. Pendant un mois, je ne sors pas de chez moi, je fais des cauchemars. Je pense qu’il a voulu me faire payer quelque chose. Peut-être le fait de ne pas être associés, ou que je ne me sois pas préparé pour la grosse rando initiale ? En tout cas, je lui ai trop fait confiance, et ça m’a perdu. »

(1) Le prénom a été modifié.
« Modifié: 21 juillet 2025 à 16:57:13 par Khee Nok »

22 juillet 2025 à 11:57:11
Réponse #2

azur


Pour connaître un peu le coin, le récit me laisse dubitatif...

L'itinéraire prévu le deuxième jour passe effectivement par plusieurs franchissements de l'unique rivière qui sort du cirque de Mafate... et si on s'en tient au récit, la bascule est ici:
"Dès 8 heures, il pleut déjà pas mal. Il y a énormément de brouillard. Ça me refroidit un peu. Au total, on doit faire une vingtaine de kilomètres. Très vite, les pluies s’intensifient. Avec dix heures de marche, on arrivera à 18 heures. On n’a aucune marge de manœuvre. J’ai peur de finir de nuit. “T’inquiète pas !”, me répète-t-il."

On ne se lance pas sur ce genre d'itinéraire quand il pleut, n'importe quel réunionnais le sait... par ailleurs, les alertes sur un potentiel cyclone arrivent avec plusieurs jours d'avance, donc l'information était connue de tous avant même qu'ils se lancent.

On est dans le récit émotionnel... potentiellement modifié pour paraitre plus sensationnel.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

22 juillet 2025 à 14:42:20
Réponse #3

Patapon


Bonjour,

Pour rappel, on est dans un récit, donc, comme son nom l'indique, c'est subjectif; je ne pensais pas à avoir à le préciser. Sans même parler de l'impact de la météo, ce qui peu paraitre être un ruisseau pour l'un, peut être une rivière pour l'autre.

Après, ce qui me semble être le point de bascule, c'est d'être parti alors qu'il y avait une alerte cyclone.

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

22 juillet 2025 à 15:22:37
Réponse #4

Khee Nok


Après, ce qui me semble être le point de bascule, c'est d'être parti alors qu'il y avait une alerte cyclone.

D'après le récit à ce stade ce n'est pas une alerte cyclone ("juste" de fortes pluies avec un risque de tempête) et le refuge dit que c'est jouable (ça aussi c'est bizarre, un refuge qui encourage à partir dans de telles conditions ?)

L'autre point de bascule que je verrais, c'est le gars qui, après une évacuation par hélico, se retrouve dans un lieu abrité (gîte). On peut supposer qu'à ce stade ils ont reçu une consigne des secouristes, et qu'ils ne les ont pas largués dans un endroit exposé.

Or voyant que la voiture attendue n'arrive pas, alors qu'il a du réseau téléphonique (permettant de comprendre ce qu'il se passe, et de prendre une décision informée), alors que la fameuse tempête a commencé ... il décide de quitter le gîte pour partir à l'extérieur chercher un très hypothétique bus !

Ça fait un peu penser à la blague de l'ours et du chasseur ;-)

22 juillet 2025 à 17:22:33
Réponse #5

Aleksi


Salut à tous !
Tout comme Azur...
Les alertes cycloniques, on les a plusieurs jours à l'avance et en zone tropicale pendant la dite saison, il est impératif de regarder avant de partir dans la nature (par exemple pour les Caraïbes : https://www.nhc.noaa.gov/?atl).
Aussi, le fait que ce soit "juste" une tempête ne veux rien dire. On entend trop souvent dire "c'était la tempête !" où "on c'est mangé une sacrée tempête", etc. C'est un abus de langage, une tempête tropicale c'est des vents soutenu entre 63 et 118 km/h. Pour les marins, Tempête = force 10 (sur 12) sur l'échelle de Beaufort...

Et même si ce n'est pas encore un cyclone, on voit une dépression très creuse venir de très loin plus ou moins dans notre direction = on reporte la balade du week-end.
Je ne connais pas la Réunion mais sur d'autres îles similaires il m'est arrivé de faire demi-tour sur des balades à la journée assez basiques dès que la dite balade suit un cours d'eau que l'on doit traverser plusieurs fois et qu'il pleut des trombes, ca me paraît du bon sens...
Pour rappel, une dépression / tempête / cyclone tropicale n'est pas associé à un ou des fronts et est toujours associé à des pluies abondantes dû à la convection chaude et humide qui alimente le système. Les précipitations sont amplifiées par l'effet de relief, en passant sur une zone montagneuse donc comme dans le cas qui nous concerne.

22 juillet 2025 à 20:13:25
Réponse #6

Khee Nok


Aussi, le fait que ce soit "juste" une tempête ne veut rien dire.

D'où les guillemets ;-)

Il serait intéressant (mais impossible) d'avoir la vision de "l'expérimenté". Ma vision :

Lequel se retrouve un peu responsable de son pote, proche mais en fait pas si tant tellement, qui prend une semaine de vacance (malgré un emploi du temps bien chargé) et un billet d'avion, et qui veut partir pour une rando engagée... avec zéro préparation physique.

Du coup la grosse rando planifiée en commun pour laquelle le local de l'étape avait aussi pris vacances et billet d'avion passe à la trappe (a posteriori c'est sans doute aussi bien, mais sur le moment on peut comprendre qu'il soit vénère). Faut-il s'étonner de "l’impression que quelque chose ne va pas" ?

Alors sous la pression (implicite ou explicite) de son pote il essaye d'organiser une rando plus courte malgré des conditions météo qui devraient normalement conduire à remplacer ça par des ateliers ti-punch/421.

Moralité: son soi-disant pote qui lui a pourri sa semaine vient lui faire la morale, le gars s'excuse platement de ses erreurs, mais le mal est fait.

Comme le dit Patapon "on est dans un récit, donc, comme son nom l'indique, c'est subjectif".

Ce que ce récit me semble pouvoir illustrer est que l'on peut parfois prendre des risques démesurés (et pourtant connus, rationnellement) pour ne pas décevoir, des questions d'ego etc. Préférer prendre le risque de mourir plutôt que celui de perdre la face.

22 juillet 2025 à 21:06:05
Réponse #7

Lapsa


Je trouve que le point à retenir là-dessus est bien l'ego.
Ya rien de plus puissant pour nous détourner de la petite voix qui nous dit qu'on est en train de faire une connerie, d'autant plus quand on est pas seuls.
Rajouter à cela une certaine tension dans la relation et on est amené à ne pas être très rationnel et/ou prudent.
Que ce soit lors d'une rando en milieu tropical, dans les montagnes Françaises, sur une ballade tranquille dans un coin que l'on connait bien ou juste en coupant du bois dans le jardin, c'est quelque chose qui nous joue vite des tours car cela ne nous fait pas prendre en compte les infos qui nous parviennent voir carrément faire n'importe quoi.
Suffit d'une paire de jolis yeux pour prendre des risques.

23 juillet 2025 à 05:38:00
Réponse #8

Galileo


Je suis plus que perplexe quand a sa chronologie.


Le cyclone Belal de 2024 qui a balayé l'île:
Le 13 Janvier Alerte cyclonique Orange déclarée,
Le 14 on passe en rouge, couvre feu avec interdiction de sortir.
Le 15 violet, confinement pour tous même pour les secours.

Ils sont parti en bus le 13, passe la nuit au refuge et donc commencent la randonnée le 14 jour du début du couvre feu avec interdiction de sortir. Je trouve étrange que les propriétaires du refuge n'aient rien dit.

Ils sont évacués et passe le 15 dans le refuge avec des vents très forts.
 
Bref a moins que j'ai mal compris, y a des bizarreries dans le récit.
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

23 juillet 2025 à 18:30:36
Réponse #9

azur


Je trouve que le point à retenir là-dessus est bien l'ego.
Au delà de l'ego, dans le cas qui nous intéresse, on comprend qu'il y avait un contentieux entre les deux protagonistes...

On est donc moins sur une "banale" histoire d'un groupe en rando que sur un scénario de film d'horreur...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

 


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