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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Inch bag, mais là vraiment le bag  (Lu 17874 fois)

31 mars 2025 à 10:59:01
Réponse #25

BenBonnegueule


Plus que tes sacs à dos, c'est ta tenue de la deuxième photo qui m'intrigue beaucoup. Quel est donc ce haut vert court et large (qui semble être du Ventile) ?
La veste marron semble être en coton waxé, ça respire suffisamment pour de la randonnée ?

PS : pour le Frost River, pourquoi avoir acheté un sac à dos aussi rustique par rapport à tes Karrimor ? C'était juste pour le plaisir ou il y avait vraiment un intérêt pour toi dans tes usages ?

31 mars 2025 à 12:01:00
Réponse #26

Kilbith


Plus que tes sacs à dos, c'est ta tenue de la deuxième photo qui m'intrigue beaucoup. Quel est donc ce haut vert court et large (qui semble être du Ventile) ?
La veste marron semble être en coton waxé, ça respire suffisamment pour de la randonnée ?

PS : pour le Frost River, pourquoi avoir acheté un sac à dos aussi rustique par rapport à tes Karrimor ? C'était juste pour le plaisir ou il y avait vraiment un intérêt pour toi dans tes usages ?

Bonjour,

Je me vais me faire un plaisir de faire une réponse détaillée.


La première photo j'ai une veste SASS (une marque anglaise artisanale) avec une veste en Ventile "like" basée sur les smocks anglaises. C'est résistant à l'eau, totalement coupe vent, mais pas très solide (cela reste du coton autour de 200 g/m2).

La photo avec le Golite (en dehors de l'été du coté de Font Romeu) : Je porte une veste en walk (laine tricotée foulée trouvé dans les fripes dans les années 2000 à Nancy. Marque allemande type Giesswein) sur une pantalon en cuir de cerf (September). Très très très solide. Pas léger. Il faut faire attention à ne pas tremper le pantalon, même si c'est du cerf (cuissard à porté de main). C'est très silencieux et plutôt typé chasse dans le nord de la France.

La photo avec le Frost River : un anorak en polycoton finlandais. Entièrement coupe vent, très solide résistant à la neige.

Pourquoi le Frost River? Parce que c'est increvable, silencieux, si waxé c'est très résistant à l'eau et c'est adapté à une ambiance chasse. Ici c'était vers 2000 m lors d'une sortie hivernale vers Montgarri avec de l'équipement traditionnel (chemise laine...) avec mon épouse. J'aime bien tester.

Je précise que j'ai plein de goretex (membrane imper/respi). J'en ai depuis 40 ans. Et que j'en porte quand c'est indispensable. Sinon j'évite. C'est 90% du temps inconfortable à l'effort. D'ailleurs le PCU US, comme tu le sais, est revenu dessus.

Le plus souvent je me contente en sortie d'altitude d'un "surtout" type Goretex le plus léger possible en complément d'un coupe vent. Mon neveu a fait cet été l'intégralité du GR10 en bivouac (moins quelques cabanes) avec un coupe vent et une raincut (sur mon conseil. S'il avait eu les moyens il aurait pris du Goretex à la place. La raincut respire très peu). Et il a beaucoup plu cet été.





La seconde photo :

C'est une veste "greenland" (modèle plus au catalogue) de chez Fjall Raven en G1000 qui a été teinte en marron. C'est ma troisième, mon premier exemplaire en état usée mais toujours fonctionnelle, a été achetée vers 1983.

C'est seulement déperlant (traitée au Nikwax) pas du tout étanche.
Ce n'est pas 100% coupe vent (même si l'arrangement des poches devant donne une protection très correcte sur 80% de la surface avant). Pour moi c'est un avantage : on peut la porter à l'effort.

Le tissu est solide puisque c'est du 70% polyester 30% coton.
Ce type de tissu a remplacé les mountain parka 60/40 de chez Sierra Designs (mélange coton et nylon) dans les années 80.

Ces mountain parka 60/40 (SD est imité par Holubar et la concurrence US très rapidement) ayant remplacé au début des années 70 les parka ou anorak en ventile. On perd en résistance à l'eau, mais on gagne en solidité.

C'était possible car à cette époque on voit apparaitre des tissus nylon enduit (type Kway) qui viennent en renfort quand il pleut beaucoup.

A partir des années 83/84 le tout est remplacé par le Goretex. D'une part parce que les techniques évoluent (plus besoin de faire du rappel nécessitant des frottements) mais aussi grâce à la force du marketing de GORE, le tout facilité par l'adoption par l'US Army du ECWCS  GEN I.

Pour te répondre :

C'était une sortie montagne en dessous de la ligne des arbres type "buschcraft". Ce qui explique une tenue 100% Fjall Raven (j'en ai porté quasi quotidiennement à la ville entre 20 et 30 ans, j'en porte encore souvent depuis 45 ans).

 
Pour renforcer l'étanchéité j'utilise une méthode "cumulative".

En dessous j'ai, si besoin, un vêtement isolant très déperlant et coupe vent . Souvent un vêtement microfibre de chez Patagonia (circa 98) avec un doublure fine hydrophobe et l'extérieur traité à l'encapsil (qui est un DWR 100/100, de chez Patagonia que l'on retrouve dans l'ECWCS 3). La doublure hudrofuge doublée de la microfibre entraine un effet push-pull qui évacue bien l'humidité interne et s'oppose à l'entrée d'eau.

On pourrait aussi utiliser une doublure imper/respi amovible comme les modèles de l'armée hollandaise ou l'Arktis A310, qu j'ai aisss si on attends de la pluie en continue, mais cela respire très peu.

Au dessus j'ai une humble pèlerine  (un vêtement dérivé du cucullus romain) elle est 100% étanche.

Ce type de vêtement est utilisé encore à la chasse et cela pourrait être du coton ciré (September en faisait), du polyamide enduit comme ici, de la laine traitée (on en trouve sur les marchés moyen âge) ou même du cuir graissé. L’objectif c'est de renforcer la résistance à l'eau de l'ensemble et d'éviter de tremper totalement la veste.

J'ai donc un ensemble polyvalent, solide et confortable sur une très grande plage de température et de condition météo.

 C'est durable, la fonctionnalité est constante et résilience aux imprévus, relativement silencieux et facile d'entretien même quand on est crotté ou inondé par un WE de fumée de feu de camp (qui détruit vite les DWR et les membranes imper/respi).

Mais il faut avoir la possibilité d'adapter les couches (donc pas bon pour un alpiniste encordé sur une longue voie d'altitude en piolet traction).

au passage : ces vêtement peuvent durer potentiellement plusieurs dizaines d'années sans perdre leur propriété. 


Ci-dessous :

Photo 1 : Je suis a gauche et je porte la SASS avec en renfort une pèlerine Orange comme on en trouve dans les magasins bio pro.
Celle-ci est un tout petit peu respirante. On pourrait aussi en découper une dans une raincut D4 à moins de 10€. Guillaume a une Fjall raven avec dessous une doublure goretex de l'armée hollandaise...et son chapeau.

Photo 2 : dans le vent avec la SASS.

Photo 3 : quelques minutes après sous la pluie. Là je porte une pèlerine en silnylon un peu plus ample de chez le Vieux, elle couvre le sac.

On constate la grande polyvalence. Si la pluie s'arrête, on ne reste pas des heures avec un vêtement trempé et froid.

(Désolé d'avoir cité des marques mais Ben étant un homme de l'art, j'ai voulu être précis).
« Modifié: 31 mars 2025 à 13:05:02 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

31 mars 2025 à 16:45:32
Réponse #27

BenBonnegueule


Merci pour cette réponse très précise et généreuse, j'apprécié énormément, c'est beaucoup plus clair !

Pour ma part, dans des temps bien froids et humides avec du dénivelé, je m'en tiens soit à ma buffalo shirt, soit à mon layering "fishnet (Bryjne, Aclima ou Millet) + base layer en synthé + power grid bien hydrophobe + Paramo" (avec parfois une polaire hi loft en-dessous s'il fait vraiment très froid)

J'aime bien suivre l'actualité des marques de chasse US (bien que je ne sois pas chasseur) et ça me fascine toujours autant de voir à quel point les approches sont très différentes entre US et Europe. Globalement aux US, on a des vêtements techniques qui n'ont pas à rougir face à un line up de chez Arcteryx (des marques comme Stone Glacier, Sitka, etc) pour une chasse qui a l'air très alpine et engagée, alors qu'en Europe, tout est très costaud et rustique (le pantalon de cerf de September ! Tu me fais rêver)

Je sais pas si c'est HS mais je poste quand même : tu cites le PCU, et pour les autres, je trouve que cette chaîne Youtube sur le sujet est vraiment très cool, le mec est un grand fan de ce système (au point d'en faire des vidéos- et tout est très bien expliqué : https://www.youtube.com/@KitCreep/videos

31 mars 2025 à 18:40:08
Réponse #28

nostra18


Bon sang j'apprends des trucs excellents ici. Je ne connaissais pas du tout les sacs Frost river.
En gros ce que vous me dites, c'est que pour un sac qui dure "toute la vie" faut laisser tomber les sacs nylons qui ont (tous ? Kajka inclus ?) des enduits qui de toute façon, ont une durée de vie limitée, et passer sur du cuir type Frost River ?

EDIT okay après recherche les sacs synthétiques sans PU ça existe
Savotta Jaakari, Mystery Ranch Brider et Terraframe, Hill People Gear Qui Ya, Kifaru Reckoning.

De nouveaux mondes s'ouvrent à moi
« Modifié: 31 mars 2025 à 18:57:09 par nostra18 »

31 mars 2025 à 22:29:55
Réponse #29

theoto



EDIT okay après recherche les sacs synthétiques sans PU ça existe
Savotta Jaakari, Mystery Ranch Brider et Terraframe, Hill People Gear Qui Ya, Kifaru Reckoning.

De nouveaux mondes s'ouvrent à moi

Attention j'adore savotta mais pour le coup leur cordura est bien tartiné de PU dans la face intérieure. Jamais entendu parler de gens chez qui ça s'était dégradé, mais la hype est probablement encore trop récente.

On peut ajouter à ça qu'un sac qui a perdu son PU devient aussi imperméable qu'un sac sans PU, tandis qu'un sac sans imperméabilisation n'est jamais aussi imperméable qu'un sac PU en début de vie :p Cela dit effectivement ça peut peut-être un peu relou les résidus de PU dans le sac, mais de mon côté , j'ai un sac qui se délamine un peu que j'utilise de temps en temps et ça ne m'a jamais gêné plus que ça.

31 mars 2025 à 22:55:37
Réponse #30

BenBonnegueule


Pour Savotta : le PU est vraiment épais, je pense que y a quand même un peu de marge avant que le PU se barre.
Pour Kifaru et Hill People Gear (et Exo Mountain, si tu veux la Sainte Trinité du sac de chasse made in US), je suis assez surpris, parce qu'ils utilisent du Cordura militaire standard, avec la fameuse induction, plus ou moins prononcée d'ailleurs, ça dépend vraiment du rouleau du tissu j'ai l'impression.

Après, concernant Hill People Gear (marque que j'adore vraiment) les deux frères Hill sont les premiers à reconnaître que leurs sacs ne sont pas les plus imperméables quand le temps est très pluvieux, il ne faut pas oublier que c'est une marque qui vient du Colorado. En tout cas, ils ont une sainte horreur du Dyneema, de l'X Pac et autres tissus Ultra trop fragiles à leurs yeux.

Je crois que le plus simple finalement, ça reste d'accepter qu'au bout d'un moment, rien n'est infini, et qu'il faudrait mettre un coup de spray nikwax pour les sacs à dos de temps en temps. Et évidemment un liner imperméable.

Et concernant les sacs en canevas de coton : vu qu'ils n'ont pas d'induction, ils ne risquent pas d'en perdre… D'où la durabilité associée si on les waxe correctement, c'est infini comme processus.

01 avril 2025 à 08:32:53
Réponse #31

Kilbith


Pour la durabilité des enductions c'est extrêmement variable.

 Karrimor dans les années 80 mettait en avant la durabilité de ses enductions sur les tissus KS par rapport à ce qui se faisait avant. Je crois qu'avant les enductions PU on utilisait des enductions acrylique plutôt que PU. Elles étaient moins performantes et moins durables.

Dans mon expérience les tissus Cordura (les vrais pas les multiples imitations) ont une enduction très résistante dans le temps. C'est ce qu'utilisait Karrimor sous le nom de KS1000 ou KS800.

 Stocké au  frais et au sec, cela se compte en dizaines d'années. Mais c'est souvent difficile de savoir ce qu'on achète.

Une enduction qui disparaît ce n'est pas toujours la fin du sac.
Parfois elle part sous la forme d'un voile transparent qui se détache du tissus de façon uniforme, il reste donc le tissu propre.

 C'est le cas fréquent chez les produits vieux campeur.  Il suffit, de retirer tout le voile transparent du tissus et de mettre un sac étanche en doublure pour garder les vêtements au sec.

Parfois, il y a hydrolyse du PU qui devient gluant...c'est plus gênant. C'est désagréable au touché mais surtout cela ne glisse plus et remplir le sac devient parfois problématique.

Parfois, mais c'est rare pour les enductions étanche, l'enduction se transforme en poudre....c'est plutôt pour les vêtements de pluie imper/respi.

Le goretex est plus résistant que les enductions. Il craint surtout la crasse (produit gras) qui s'accumule au cou ou aux poignets par exemple. Et évidemment les crèmes au niveau du cou.


Les sacs en cuir, loden ou tissus sont très résistants dans le temps. Les affaires restent au sec si on utilise dedans un sac étanche.

Mais ils se gorgent d'eau sous la pluie continue et deviennent lourd et ne sèchent pas....sauf les tissus enduits. On peut améliorer en utilisant un imperméabilisant externe comme indiqué par Ben.

Les sacs en cuir, laine loden ou toiles demandent de l'entretien. Ils peuvent pourrir s'ils sont trop longtemps exposé à l'humidité, les lanières de cuir doivent étire entre unes et globalement ces sac craignent les bébêtes. 

Pour le côté positif, ces sacs peuvent durer longtemps s'ils sont entretenus. Le cuir c'est lourd mais super solide. On en faisait le bas des sacs d'alpinisme jusque dans les années 80.

Fonctionnellement ils sont agréables à porter au contact du dos car ils absorbent la transpiration.

On peut se passer pour les sacs légers d'armatures éloignant le sac du dos ou gérant la transpiration comme les mousses 3D (mais il faut bien remplir son sac). On a un sac qui reste relativement léger mais surtout compact.

Ils sont discrets car ils reflètent moins la lumière que le synthétique, prennent l'odeur de l'environnement, sont silencieux et ne font pas beaucoup de bruits au contact des branches quand on veut être silencieux.

Sans armature, ils peuvent servir d'appui dans la position du tireur couché assez utile en montagne.

Sans armatures, ils sont légers et compacts vides. Par exemple, ils sont alors protégés par un poncho ou une pèlerine de pluie que l'on déploie quand le temps se gâte.

Ce n'est pas génial. C'est parfois adapté à l'activité que ce soit fonctionnellement ou alors pour être "dans le ton". 

C'est important pour la chasse qui est une très vieille activité sociale et qui est donc régit par de multiples rituels pouvant varier selon les circonstances.

« Modifié: 01 avril 2025 à 08:58:41 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 avril 2025 à 10:06:23
Réponse #32

Kilbith


Je fais un HS, mais au besoin les gentils modo pourront déplacer.

Pour ma part, dans des temps bien froids et humides avec du dénivelé, je m'en tiens soit à ma buffalo shirt, soit à mon layering "fishnet (Bryjne, Aclima ou Millet) + base layer en synthé + power grid bien hydrophobe + Paramo" (avec parfois une polaire hi loft en-dessous s'il fait vraiment très froid)

Moi aussi.

Je distingue les activités typées sport des activités plus roots. Je vais reprendre point par point.

buffalo shirt : Il me semble que je suis un des premiers à en avoir parlé sur les forums en France. J'avais découvert cela lors de la guerre des Malouines quand j'étais encore adulescent.

C'est bien pour les temps froids et humides ou même pour les temps froids (type Laponie) en dynamique.
Un ami portait cela avec dessous un Brynje lors d'une rando bivouac hivernale du coté d'Inari, il était bien en dynamique que ce soit sous la pluie froide ou par -20°C.

[img=480,640]https://www.randonner-leger.org/forum/uploads/i/0a/88e3adc3dc.img_8227_10-12-13.jpeg[/img]

Mais ce n'est pas très polyvalent, il faut pouvoir garder le vêtement lourd et encombrant quasiment tout le temps sur soi.

fishnet (Bryjne, Aclima ou Millet) : Idem. J'ai des versions en polypropylène, laine et coton. En coton c'est la version originale qui présente des avantages en terme de VS&S : c'est solide, pas cher, ça ne fond pas sur la peau et surtout très facile d'entretien sur le terrain y compris quand il faut éliminer la vermine. Évidemment en usage rando les autres matières sont plus adaptées.

[img=320,239]https://www.randonner-leger.org/forum/uploads/i/91/856aa3616f.img_08101_27-11-13.jpeg[/img]

Power grid bien hydrophobe : C'est quelque chose qui a surtout été mis en avant par les dernières versions de l'équipement militaire US (ECWCS III). C'est pas mal, mais probablement pas au niveau de la hype dont les américains sont coutumiers.
Comme Patagonia équipe les miloufs US (sans faire beaucoup de pub sur le sujet pour ne pas abimer leur image écolo dans le monde) on en trouve aussi dans leur ligne "civile" (j'ai une R3 avec une texture type power grid achetées autour des années 2000).
A choisir, le polartec alpha me semble supérieur en terme de poids/chaleur/séchage porté en couche intermédiaire (ce n'est pas aussi solide).

Paramo : C'est ce que j'utilise en Laponie hivernale depuis au moins 15 ans. C'est plus polyvalent pour moi que le P&P de chez Buffalo et consort.
Pour la rando montagne en dynamique c'est trop chaud et je me contente le plus souvent depuis au moins 25 ans d'un simple coupe vent allié à une couche imper/respi légère qui reste le plus souvent dans le sac.




Citer
J'aime bien suivre l'actualité des marques de chasse US (bien que je ne sois pas chasseur) et ça me fascine toujours autant de voir à quel point les approches sont très différentes entre US et Europe. Globalement aux US, on a des vêtements techniques qui n'ont pas à rougir face à un line up de chez Arcteryx (des marques comme Stone Glacier, Sitka, etc) pour une chasse qui a l'air très alpine et engagée, alors qu'en Europe, tout est très costaud et rustique...

La chasse c'est une activité multiple.

Sans raconter ma vie, j'ai chassé ou participé à des chasses depuis 55 ans dans des biotopes très différent : plaine, forêt, marais, rivière, montagne, haute montagne que ce soit en battue, à l'approche, affût, pirsch, à la billebaude en France du nord au sud en passant par l'est ou bien dans des pays étranger.
Que ce soit en terrain privé, parfois immense, ou en ACCA. Que ce soit le petit gibier, le gros gibier, à plume, à poil, gibier montagne ou haute montagne.

Pour la chasse en haute montagne au dessus de la ligne des arbres, l'équipement est proche de celui utilisé en activité montagne.
Ce qui va différer c'est le temps passé (bivouac ou pas) et le fait qu'on évolue le plus souvent "hors sentier" sans pour autant avoir du matériel d'alpinisme.
En France, pour ce que je connais, l’épiquement sera proche du matériel de montagne des années 80 avec l'apport d'une veste goretex.
Mais à la journée cela peut être du matériel moderne le plus léger possible. Comme on chasse essentiellement le chamois/isard on n'a pas besoin de prévoir porter très lourd à la descente.

Aux USA, les distances à parcourir en montagne sont plus grande. Il y a aussi à l'ouest de grands plateaux continentaux à haute altitude ou c'est relativement plat (effort faible), c'est boisé mais où il fait très froid. Les distances sont immense par rapport à chez nous. Il y a aussi l'Alaska où on se déplace par les airs.
Ce que l'on voit, c'est souvent des chasses guidées avec des clients riches. la ruralité est différente aux USA par rapport à chez nous, on parle peu des chasseurs locaux sauf dans le sud.
Le riche newyorkais va s'équiper de pieds en cap pour la chasse, et le prix des vêtements c'est peu de chose par rapport au prix global de l'expédition de chasse.
C'est là que les marques que tu cites prennent leur sens. C'est un marché proche de celui des touristes étrangers venant faire de l'alpi ou du ski à Chamonix.

On est loin de mon beau père qui montait à la chasse dans les années 5/60 en groupe de 4/5 pendant une semaine avec le médecin qui avait un fusil et de l’équipement "chasse montagne" et le reste du groupe des vêtements de travail (ils travaillaient en montagne pour les moutons, le bois ou les barrages EDF) de bonnes chaussures, un sac de couchage et un fusil pour 2 ou 3. En revanche il connaissait la montagne locale comme sa poche (passages, abris, points d'eau...).

Pour en revenir aux américains qui sont de très bon vendeurs de rêves. Ils ont toujours été tiraillés entre une tendance "hitec Synthétique" ou "Roots pionnier" dans les deux cas on vend du rêve.

Le hitec synthétique trouve son origine dans l'équipement militaire. Leur armée a depuis le seconde guerre mondiale fait la différence par la technologie et la capacité d'innovation. Il ne faut pas oublier que les USA ont été pratiquement en guerre continuelle entre la première guerre du golfe et l'Afghanistan...il y a beaucoup de vétérans et un gros business.

Les USA n'avaient pas d'armée en 1941 et ils ont du équiper une armée nombreuse en peu de temps. Ce n'était pas possible d'obtenir de la laine en si peu de temps, aussi ils ont eu recours à ce qu'il avaient : du coton et du pétrole.
Ils sont donc cherché à éliminer la laine (ou l'alpaca) au profit de matières synthétiques....et leur industrie a poussé en ce sens. Dans cette tendance, l'avance technologique vient pallier aux problèmes. Et cela a toujours plus ou moins fonctionné.

Le coté roots c'est le coté pionnier. Le rêve à la "Yellowstone"...A l'inverse du hitec, on retrouve de la laine dans des vêtements très cher (aussi) avec des marques comme Filson, Sleepings Indian, King of the Mountain et plus récemment Weatherwool, Stormy Kromer.
A coté de cela subsiste de vieilles marques comme Pendleton, woolrich, Bemidji, Johnson Mills qui font la même chose depuis des lustres.

J'ai visité plusieurs de leur magasins d'origine ou manufacture dans tout les USA : la qualité est souvent correcte mais pas incroyable. On trouve aussi bien voire mieux en Europe. La grosse différence c'est la possibilité d'avoir du camo et parfois des coupes plus modernes.

Les américains sont dingues de camo, alors qu'à la chasse le camouflage visuel c'est habituellement très secondaire devant le camouflage olfactif et auditif. Pour ces deux derniers points, le coton et surtout la laine c'est mieux.

Mais comme ce sont des humains qui achètent les vêtements, qui seront surtout vu par les humains...ça se vend bien : "ce que les humains ne voient pas bien mais qu'ils peuvent montrer aux autres, c'est génial".

Il faut avoir visité un Cabelas ou un Basspro avec une fausse montagne au milieu d'un immense magasin, avec les 50 m de fusils et armes alignées en rayon et le stand au sous sol pour tester...c'est un énorme business.

En Europe c'est souvent une chasse de proximité à la journée et jamais vraiment loin de la civilisation.
Et c'est souvent de la chasse en battue sur une base communale et dans le sud relativement égalitaire (terrain communaux ou ACCA).
Le traqueur qui est ouvrier agricole dans la vie connait parfaitement le bois qu'il chasse, mais il ne va pas dépenser deux mois de salaire dans des vêtements qu'il sait pas vraiment utiles. Surtout si cela doit être changé tout les deux ou trois ans.

S'il investit, c'est dans une Barbour ou équivalent, une paire de bonnes bottes et des cuissards. Et le chasseur de la ville (ce que je suis désormais) il va faire de même le plus souvent..sinon il sera vite ostracisé.

Si on voit du camo, c'est du vêtement militaire pas cher et adapté à l'activité. Mais plutôt au sud, où on n'a pas vu beaucoup de troupes allemandes en tenue camouflée durant la 2GM. Il y a aussi parfois du "lézard" du fait de la présence de pieds noirs.

L'exception c'est la chasse mondaine (plutôt au nord ou à l'est) avec d'un coté les "hobereaux" propriétaires et de l'autre les "manants". Sans que cela soit obligatoirement porteur de tension sociale puisque les échanges peuvent être mutuellement bénéfiques.
Dans ce cas, le cas des chasses organisées, ritualisées à la journée, il peut y avoir une distinction sociale :  parfois on va voir des chemises des cravates, du loden et du cuir du coté des "tireurs" ou des "postés" et des vêtements pratiques, solides, lavables et raisonnablement imperméables du coté des "traqueurs et "rabatteurs".
On revient au cas précédent, le camouflage en moins : on entends souvent "la chasse ce n'est pas la guerre".

Je ne connais pas la chasse à courre.



Photo 1 : casquette stormy Kromer, mackinaw Filson, pantalon Camo Filson en tissu mackinaw. Sous la neige fondue. C'est de la pure laine. Ce n'est pas, en soit très isolant. L'isolation est surtout fonction de l'épaisseur. en revanche c'est confortable (mais lourd), silencieux, résistant à l'humidité, un peu coup vent et pratique.

Photo 2 : vers 2500m en montagne en dehors de l'été au Monte Perdido. Sortie pluvieuse de plusieurs jours on distingue le tarp installé dans mon dos. Le lendemain on passe un col à plus de 3000 mètres avec un pas d'escalade. Poids et encombrement minimal, temps changeant, anorak coupe vent déperlant en pertex Arktis.

Photo 3 : sortie de plusieurs jours dans le Cantal dans les bois et pluie persistante, couchage sous tarp.
J'ai ma veste SASS en ventile like elle est foncée car trempée ce qui est normal (le coton gonfle et s'oppose aux entrées d'eau).
Dessus j'ai un haut de raincut découpé pour protéger le haut et un chapeau Seattle Sombrero de chez OR en Goretex acheté à Seattle.
Dessous je ne sais plus, soit une microfibre soit un pull laine traité nikwax. Sous le pantalon fjall raven traité nikwax j'ai un collant brynje en polypro.

Photo 4 : sortie hivernale d'altitude dans le mauvais tempsb à la journée en club.
Je met ici en application le principe de Belay Parka popularisé par Mark twight et qui a aussi inspiré l'ECWCS.
La surveste isolante est une Lowe alpine taillée spécialement pour passer sur toutes couches de vêtements. Achetée vers 2000, avant l'ECWCS III et sa couche 7.
Notez que le compagnon derrière est dans une veste type Goretex (il faisait probablement au moins -10c avec un fort vent d'où le masque) qu'il portait à la montée.
Cela veut dire que ses couches inférieures sont humides et comme elle est coupée fashion, il ne peut pas mettre grand chose dessous lors des phases d'arrêt. Et personne n'a envie de se déshabiller dans ces conditions de toute façon.
De mon coté j'ai dessous une anorak safran en tissu tissé serré 50% coton et polyamide très très déperlant mais sans membrane. Donc je suis beaucoup moins humide lors de la montée et suffisamment protégé.
A l'arrêt je passe rapidement dessus la belay parka en synthétique et on distingue une jupe coupe vent avec isolant synthétique marron facile à passer par dessus le pantalon...et je garde le sourire.

En revanche je ne porte pas de gants, et l'onglet va me poursuivre un bon quart d'heure après avoir mis mes grosses moufles.


"Fin (temporaire) de Martine à la XXXX"
« Modifié: 02 avril 2025 à 16:48:37 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 avril 2025 à 10:51:40
Réponse #33

Kilbith


...pas tout a fait encore  ;)

Photo 1 : Ici on peut voir une amie lors d'une sortie un peu vintage. Je viens de lui prêter une pèlerine en laine traitée au nikwax car elle avait un peu froid. Look inimitable. Notez les bottes montantes doublées mouton, typique des chasseurs postés teutons.

On a parfois des bottes semblables mais à la place de la tige en mouton retourné, c'est du feutre. C'est la réponse allemande aux valenki russes à partir de 1942.

Photo 2 : même sortie pluvieuse dans le Cantal que précédemment. On distingue bien que la veste type ventile sèche rapidement si ce n'est à l'endroit où les bretelles du sac ont bien participé au détrempage. Mais j'ai chaud car dessous j'ai une couche isolante hydrophobe intermédiaire. Le ventile sans doublure cela sèche vite.

Photo 3 : pour ceux qui ne connaissent pas. Voici une photo de fin de chasse. Je suis à gauche avec la Bushsirt Swanndri. Vous voyez que dans cette chasse sur terrain privé dans le nord est, l'habillement est assez quelconque.

Photo 4 :  Brynje ante 2009.  ;)
« Modifié: 01 avril 2025 à 11:47:25 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

01 avril 2025 à 12:12:16
Réponse #34

gui3gui


Bon sang j'apprends des trucs excellents ici. Je ne connaissais pas du tout les sacs Frost river.
En gros ce que vous me dites, c'est que pour un sac qui dure "toute la vie" faut laisser tomber les sacs nylons qui ont (tous ? Kajka inclus ?) des enduits qui de toute façon, ont une durée de vie limitée, et passer sur du cuir type Frost River ?

EDIT okay après recherche les sacs synthétiques sans PU ça existe
Savotta Jaakari, Mystery Ranch Brider et Terraframe, Hill People Gear Qui Ya, Kifaru Reckoning.

De nouveaux mondes s'ouvrent à moi

Comme dit par d'autres (qui ont des années/siècles d'expérience) pour voir passer pas mal de sacs à dos entre mes mains (je ne suis ni professionel du secteur/ ni receleur), la durabilité/espérance de vie d'un sac à dos est due selon moi à plusieurs facteurs :

- type de matériel (un cordura vs dyneema vs plastique basique)
- solidité/densité du matériau et des coutures (type/épaisseur du fil) et taille des zips;
- usage
- et notamment le stockage et l'entretien

J'ai durant mes (presque) 20 années de scouts, vu des sacs moisis se déchirer (en grosse toile de coton) et d'autres sacs décathlon, vieux lafuma et autres survivre sans sourciller.

Pour ma part ;

- j'ai en stock, du mistery ranch terraframe/lundhags gneik/osprey pour madame/ prometheus design wuulf/eberlestock sac de voyage/haize project;
- j'ai eu du hill people gear (certainement l'un des plus costauds), goruck, vanquest,

La plupart sont stockés soit dans un appart/maison ou une cave/parking sain et si possible en hauteur pour éviter de baigner dans l'eau

Bref comme toujours, il faut si possible réfléchir à l'adéquation homme/matériel/usage

01 avril 2025 à 12:25:59
Réponse #35

Kilbith


J'ai parlé de mountain parka en 60/40 de chez Sierra Designs qui existe depuis 1968.: c'est ce qui a remplacé assez vite les vestes de montagne en Ventile, pour des raisons de prix et de durabilité, et aussi parce que des tissus étanche en nylon étaient dispos.

Elles ont dominé comme vêtement outdoor jusqu'à la vague Goretex dans le cours des années 80...

Les mountain parka ont toujours un public. On peut voir une version doublé laine (c'est historique) chez LLbean.

ici : https://global.llbean.com/llb/shop/127887.html?q=parka&page=mens-baxter-state-parka-82-mens-regular




Quelques photos du catalogue sierra Designs de 1968 avec le couple Mountain Parka (coupe vent, déparlant) et cagoule imperméable.

Notez la présence de deux versions. Une en 60/40 coton et nylon seulement coupe vent et déperlante. Et une version avec une enduction "imper/respi" le Revair promettant imperméabilité et respirabilité..qui ne fonctionnait pas vraiment (comme souvent depuis).

Notez aussi la cagoule imperméable qui était un surtout d'origine française, qui permettait de bivouaquer assis les jambes repliées.

La mountain parka c'était pratique, solide et confortable pour 80% des conditions "outdoors", surtout avec la technique de l'époque (pas de météo, d'hélicos, de gps, de baudriers...). C'était durable et facile à entretenir aussi.

C'était taillé très large afin de pouvoir mettre dessous de gros pulls en laine, parfois non désuintés, et même des doudounes assez épaisses (genre 250/300g de duvet de l'époque en général du 550 cuin ).

Il y eu des versions doublées de ventile (totalement ou partiellement). Il y a eu des versions avec de la laine ou du thinsulate pour la chaleur. Il y eu des versions avec des capes amovibles couvrant les épaules pour améliorer l'étanchéité...

Notez que le poids du vêtement imperméable n'était pas exhorbitant. La cagoule servant seulement lors des arrêts ou grosse pluie. De nos jours une version silnylon serait très légère et tout aussi étanche.

Photo 1 : 1968 Sierra Designs.
Photo 2 : 1968 Sierra Designs.
Photo 3 : 1971 sierra Designs, le Revair a été abandonné.
« Modifié: 01 avril 2025 à 13:07:48 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

02 avril 2025 à 13:01:44
Réponse #36

BenBonnegueule


Merci beaucoup pour tes réponses, c'est toujours super intéressant !
Pour la parenthèse "Power Grid vs le Polartec Alpha" : de mon expérience, le polartec alpha c'est très bien, mais effectivement, ça s'adresse à des personnes qui connaissent bien la limite de ce genre de produit, à savoir une certaine fragilité, faire attention quand on passe dans des buissons, l'enfiler avec précaution pour éviter qu'un bouton de la montre se prenne dans la maille, etc.
Le Power Grid est, vous l'imaginez, clairement plus robuste, et c'est vrai que la partie interne du tissu (ou plutôt de la maille vu que c'est tricoté et pas tissé), avec le "grid" justement, sèche vraiment super vite.
vraiment légers en termes de poids. Pour de la randonnée très longue distance et légère, c'est parfait.
Mais malheureusement, ce n'est pas une matière indestructible non plus : les bretelles abrasives d'un sac Savotta ont provoqué pas mal de boulochage sur un de mes hauts.
Et l'autre avantage du Power Grid par rapport au Polartec Alpha, c'est que si tu empiles les couches de vêtement par-dessus, l'isolation ne peut pas s'écraser, contrairement aux "poils" du Alpha qui peuvent s'aplatir. C'est pour ça que le Alpha, c'est pour des layerings

En photo : un layering assez flexible pour une journée de 15°c à un ressenti de 0°c et avec du dénivelé. Le base layer blanc, c'est un fish net Millet, la chemise c'est une Triple Aught Design très légère (mais vraiment pas très durable), puis vient ensuite le Polartec Alpha (Senchi Design), et enfin un coupe-vent Kifaru qui me surprend agréablement à chaque fois que je le porte.

02 avril 2025 à 17:06:28
Réponse #37

Kilbith


Polartec Alpha :

Au début c'était prévu comme "ouate" pour une doudoune légère à porter lors de l'effort possédant un isolant enfermé entre deux couches de tissu fin (genre 20D).

Le fait que ce soit une sorte de polaire très peu dense permettait d'utiliser un tissu fin un peu coupe vent mais pas trop (techniquement au dessus de 35 CFM). Ce type de doudoune permet un usage en mode actif, un peu comme une polaire.

Avec les ouates classiques et le duvet il faut utiliser des tissus d'enveloppes très serrés (ou calendés) qui laissent très peu passer le vent et la transpiration.

Sous la pression des "randonneurs légers" certaines marques ont enlevé les tissus d'enveloppes et ont seulement gardé le garnissage....cela donne les polaires en Alpha.

C'est plus isolant que toutes les autres polaires actuelles de même poids (peut être 30/50% avec un clo de 0.38, cela reste moins performant que les ouates comme l'APEX qui a un clo de 0.85 sans compter l'enveloppe). Mais c'est fragile, et il faut un coupe vent dessus pour avoir un effet optimal IRL.

La combinaison polaire alpha et coupe vent c'est excellent lors des efforts par temps frais et même humide si l'effort est suffisant.

Reste les avantages de la polaire : durabilité des performances dans le temps, respirabilité excellente, séchage super rapide, facilité d'entretien, et comme l'Apha est peu dense évacuation de la transpiration. Et c'est compressible.

Haut en polaire Alpha 90 Macpac XL. 170g. Environ l'isolation d'une polaire classique 150_200g/m² :
[img=750,1000]https://www.randonner-leger.org/forum/uploads/i/de/8f4ZzYtWS.20240523_082519.jpeg[/img]


J'ai un haut Patagonie en "Power Grid" du même type que les modèles de l'armée US (patagonia men's r1 fleece pullover hoody).

Un des avantages c'est que l'extérieur est relativement lisse, ce qui fait que la superposition des couches se fait facilement et sans gros frottement à l'effort.

Les frottements lors de l'effort entre les différentes couches, c'est un des facteurs qui a amené l'armée US à éliminer les doublures en laine au profit du synthétique dans les années 60.

Quelques liens vers RL ou l'on parle du polartec alpha et des alternatives

https://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=668234#p668234

https://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=668271#p668271

https://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=704265#p704265

https://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?pid=704266#p704266
« Modifié: 02 avril 2025 à 21:16:30 par Kilbith »
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