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Auteur Sujet: Un peu parti un peu naze (Retex agression)  (Lu 5140 fois)

22 octobre 2023 à 01:09:31
Lu 5140 fois

Khee Nok


Bonjour bonsoir,

Je me permets de partager ici ma très récente expérience suite à une agression.

Le contexte: je suis en déplacement à Cape Town en Afrique du Sud, je sors voir LE match de rugby dans un "sports bar" en pensant y manger un morceau, sauf que c'est plein comme un oeuf et à part une pinte (OK, deux) rien à se mettre dans le gosier.

Grosse ambiance mais à la mi-temps le match paraît mal engagé pour les locaux, je décide de  regarder la fin chez moi en me faisant cuire un oeuf.

Je rentre à pied, c'est à 10 minutes.

A la sortie du bar un clodo me tape d'un petit billet et un second se colle à mes basques, et ne me lâche plus. "Donne moi de l'argent... j'ai une famille" etc. Il me tanne, j'ai beau lui expliquer que je viens de donner mon liquide à son collègue, que je peux rien pour lui, il me suit, je trouve ça pénible et puis au bout de quelques minutes un peu louche, il aurait dû comprendre (et moi aussi).

Je commence à sentir que ça pue, surtout que de nuit il n'y a pas grand-monde dans les rues à part des semi-SDF.

Je bifurque pour me rapprocher d'un endroit mieux éclairé où en plus il y a un gars qui a l'air "normal" (qui marche pour aller quelque part au lieu de zoner).

Là le sparadrap me redemande du fric en ajoutant "J'ai un couteau" qu'il me montre (fermé).

J'aurais pu/du en profiter pour le frapper avant qu'il n'ait eu le temps de l'ouvrir, ou lui filer mon porte-monnaie (un peu prévu pour ça, avec l'équivalent de quelques dizaines d'euros et quand même une carte de crédit pour êre crédible mais j'avais une autre CB dans une poche).

Au lieu de quoi je jette un oeil au gars que j'avais rejoint, qui n'a pas l'air plus affolé que ça non plus.

Et il admoneste l'agresseur (je précise que les deux sont noirs, moi blanc, en SAF ça n'est sans doute pas neutre). Lequel se barre.

Le type m'explique que l'agresseur est sans doute un drogué, et puis on continue notre chemin. Je reste quand même prudemment près du type qui vient de me sortir du roncier, tout en jetant des coups d'oeil par dessus mon épaule.

Je rentre dans mon aparthotel sans soucis, j'appelle les flics en me disant que le gars est sans doute retourné se mettre en attente et que ce serait facile de le chopper mais ça ne semble pas les émouvoir.

Moralité:

Faut vraiment que j'apprenne non seulement à écouter mes resssentis (le type était louche dès qu'il n'avait pas lâché l'affaire au bout de 30 secondes) mais à AGIR en fonction.

Mais ce n'est si simple: je n'aurais pas dû laisser le type entrer/rester dans ma "bulle", mais comment l'en chasser (on ne peut pas frapper un type juste parce qu'il mendie) ?

Et surtout je n'aurais pas dû rentrer à pied dans ces circonstances (de nuit, seul, ayant bu, dans une ville que je ne connais pas, et qui n'est pas des plus sûres)

Je ne sais pas si j'ai bien fait de ne pas réagir quand il a montré son couteau: en fait j'ai l'impression de n'avoir rien décidé.

Son couteau était fermé, je rendais une tête et 40 kg au gars, par contre j'avais picolé. Bref j'aurais peut-être pu le plier ou, au contraire, crever comme un chien sur le trottoir. J'ai comme un regret émotionnel de ne pas avoir réagi violemment, le fantasme "Charles Bronson", mais rationnellement tout est bien qui finit bien, faut juste que j'évacue ce truc.

Je serais incapable de décrire ce qui s'est exactement passé dans les quelques secondes entre le moment où le type montre son couteau et le moment où on tourne les talons pour partir.

Je n'ai pas eu consciemment peur sur le moment mais a posteriori je sens bien que ça coince, d'où ce post de peu d'intérêt mais qui me sert de "catharsis" plutôt que d'appeler ma famille pour la faire flipper.

Je vous dois combien docteur ?



« Modifié: 22 octobre 2023 à 01:27:45 par Khee Nok »

22 octobre 2023 à 07:32:50
Réponse #1

Krapo


+++suite à une agression.+++

Pour moi ce n'est en rien une "agression" !
Laissons glouglouter les égouts !

22 octobre 2023 à 08:16:02
Réponse #2

VERDUG0


Pour moi ce n'est en rien une "agression" !
Merci d'avoir précisé que c'en est pas une "pour toi", parce littéralement c'en est bien une.

Khee nok : t'es rentré sans trous et avec tes sous. Ca c'est bien.
L'AF, c'est dangereux.
La foule aussi. Surtout quand elle est galvanisée par l'idée de bousculée les representants d'un pays dont tu fais partie. Rajoutes à ca blanc / noir dans un des pires contextes de racisme.
S'intoxiquer à l'alcool est pas malin de base, mais là dans cette situation c'est vraiment con.

Ensuite réagir ou pas :
Le gars t'avait l'air prêt à planter ou plutot en mode "je flash ca le bougera peut être" ?
Pour autant t'aurais réagi t'aurais pu le ou te blesser mortellement.
Rajoutes les éléments du dessus dans l'équation : un hooligan francais blanc poignarde et tue un sans-abri noir pour un match de rugby. C'est phrasé contre toi exprès car c'est ce qui risquerait de se passer, selon baksheesh/ agenda politique.

T'as choisi de pas escalader dans la violence, c'est pas plus mal. La preuve, on peut dire ce qu'on veut tu t'en es sorti indemne, les alternatives resteraient à prouver (dans TA situation en plus, ce qui a marché pour moi sera pas forcémment transposable avec d'autres variables).
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

22 octobre 2023 à 12:00:33
Réponse #3

Khee Nok


Pour moi ce n'est en rien une "agression" !

Disons une tentative d'agression puisque le type attendait le moment propice pour y aller franchement, qu'il ne l'a pas eu et que ça a fait long feu.


là dans cette situation c'est vraiment con.

Je voudrais bien pouvoir dire le contraire mais oui j'ai été assez fortement con dans cette affaire.


Le gars t'avait l'air prêt à planter ou plutot en mode "je flash ca le bougera peut être" ?

Flash: couteau pliant fermé (je n'ai pas vu s'il avait une ouverture rapide).

A posteriori la solution adoptée était la bonne puisque tout s'est bien fini (enfin, la moins mauvaise compte tenu des erreurs commises au préalable).

Le seul truc est que si l'autre gars était parti en me laissant seul, je venais de laisser passer le meilleur moment pour agir: l'intant où l'intention hostile était avérée mais le type pas encore bien prêt.

S'agissant a priori d'un truc crapuleux, je risquais surtout mon portefeuille et mon téléphone donc pas des choses qui méritent de prendre des risques.



En fait ce post repondait surtout à un besoin personnel de mettre des mots dessus, sur le moment. Le scenario est banal. Je vais  le virer maintenant qu'il a rempli son office ;-)

22 octobre 2023 à 13:50:21
Réponse #4

VERDUG0


AMHA : c'est banal mais ca arrive encore et ca continuera d'arriver : ton post a de l'interêt, y a des lecons à en tirer.  ;)
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

22 octobre 2023 à 14:17:02
Réponse #5

Isoprepper


Tu ne sembles pas émotionnellement des plus costauds. Si ça continue à te travailler les méninges, à ta place, je consulterais à mon retour...

Vous n'avez pas d'avis de votre ministère des affaires étrangères? Il y a trente ans, je me souviens qu'il (le MAE belge) déconseillait de sortir de l'hôtel après 22 heures et même de descendre au bar après minuit à Moscou. Because of les tentatives d'enlèvement. Epoque où les entreprises assuraient leurs cadres en déplacement en URSS.

22 octobre 2023 à 15:37:08
Réponse #6

DavidManise


Tu ne sembles pas émotionnellement des plus costauds. Si ça continue à te travailler les méninges, à ta place, je consulterais à mon retour...

Tu sembles pas émotionnellement des plus compétents, ni apte à faire des commentaires sur la manière dont tu spécules que les gens gèrent leur vie émotionnelle. 

Citer
Vous n'avez pas d'avis de votre ministère des affaires étrangères? Il y a trente ans, je me souviens qu'il (le MAE belge) déconseillait de sortir de l'hôtel après 22 heures et même de descendre au bar après minuit à Moscou. Because of les tentatives d'enlèvement. Epoque où les entreprises assuraient leurs cadres en déplacement en URSS.

Qui trop écoute la météo passe sa vie au bistrot.

Quelle intervention de m*rde, put**n...  sérieux.

Quelques pistes que j'espère utilisables, histoire de relever le niveau :

1) t'es rentré sans bobo et avec tes thunes, donc tu as fait tout ce qu'il fallait dans le contexte ;
2) les "et si" sont valables uniquement pour apprendre et progresser, si c'est pour te flageller c'est inutile ;
3) "si" le 2e gars n'avait pas été là, tu aurais sans doute agi différemment et de manière plus décisive (cogner, hurler, impressionner, fuir, ça aurait pu être plein d'autres options)...  mais comme t'as reçu de l'aide t'as rien eu besoin de faire : gratitude.
4) Never bring your knife to a gun fight.  Never bring your dick to a knife fight.  Autrement dit, si les sudafs sont armés et prudents, c'est peut-être pas simplement une habitude culturelle ;)

Mes deux pesos.  Stay safe :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

22 octobre 2023 à 15:40:14
Réponse #7

Khee Nok


Tu ne sembles pas émotionnellement des plus costauds. Si ça continue à te travailler les méninges, à ta place, je consulterais à mon retour...

Ça va. J'avais posté ça hier, dans les heures qui suivaient, justement parce que ça me trottait un peu dans la tête et que j'avais du mal à m'endormir. Ça a été efficace: après, gros dodo.


Vous n'avez pas d'avis de votre ministère des affaires étrangères?

Si. Globalement j'ai fait à peu près tout ce qu'il ne fallait pas faire, au mauvais endroit et au mauvais moment. Comme quoi on a tendance à les trouver souvent un peu paranos mais... c'est pas forcément sans raisons.


Il y a trente ans, je me souviens qu'il (le MAE belge) déconseillait de sortir de l'hôtel après 22 heures et même de descendre au bar après minuit à Moscou. Because of les tentatives d'enlèvement. Epoque où les entreprises assuraient leurs cadres en déplacement en URSS.

Perso c'est plus simple: pas question d'aller en Russie, faisant l'objet de poursuites de la part des autorités pour cause d'embrouilles avec un oligarque. J'espère que ce n'est plus d'actualité mais comme on ne peut plus y aller du tout...

22 octobre 2023 à 15:59:48
Réponse #8

Khee Nok


Qui trop écoute la météo passe sa vie au bistrot.

Mais j'étais au bistrot !

Ils ne respectent même plus ça, c'est terrible, tout fout l'camp. Et d'ailleurs y a plus d'saisons.


1) t'es rentré sans bobo et avec tes thunes, donc tu as fait tout ce qu'il fallait dans le contexte ;

Oui.

En fait les thunes, la carte, je m'en foutais un peu. Tous ces trucs se remplacent, a fortiori dans une grande ville d'un pays à peu près développé.

Reste, sur le moment, une envie de ne pas concéder la victoire aux méchants (envie dangereuse).

L'autre frustration c'est la police qui m'explique que ça ne les intéresse pas d'essayer de chopper le gars. Leur point de vue est compréhensible: ils savent que s'ils l'attrapent je ne serai plus là lors du procès éventuel et donc le truc n'ira nulle part. Moralité les types voient bien que braquer les touristes (les seuls assez cons pour circuler à pieds le soir) c'est plutôt sans risques... donc pourquoi s'arrêter ?


2) les "et si" sont valables uniquement pour apprendre et progresser, si c'est pour te flageller c'est inutile ;

Oui aussi.


3) "si" le 2e gars n'avait pas été là, tu aurais sans doute agi différemment et de manière plus décisive (cogner, hurler, impressionner, fuir, ça aurait pu être plein d'autres options)...  mais comme t'as reçu de l'aide t'as rien eu besoin de faire : gratitude.

Oui, heureusement qu'il était là et merci à lui.

Si le type avait réussi à arranger un charmant tête-à-tête dans un coin vraiment désert, je pense qu'il aurait  franchement sorti son couteau et là je filais mon fric sans barguiner (cf point 4).


4) Never bring your knife to a gun fight.  Never bring your dick to a knife fight.  Autrement dit, si les sudafs sont armés et prudents, c'est peut-être pas simplement une habitude culturelle ;)

Comme je n'ai pas l'intention de m'armer j'en serai quitte pour être doublement prudent ;-)

Chat échaudé craint l'eau froide.


Stay safe :)

Merci !


« Modifié: 22 octobre 2023 à 17:26:33 par Khee Nok »

22 octobre 2023 à 17:51:00
Réponse #9

Shirokuma


En fait ce post repondait surtout à un besoin personnel de mettre des mots dessus, sur le moment. Le scenario est banal.
Tu t'en es sorti en une pièce, c'est tout bon. Logique de vouloir “sortir” ce coup de chaud.
Maintenant, effectivement, en tirer les leçons… et surtout s'en rappeler pour le futur.  ;)

PS : quand on n'est pas dans sa zone de confort, picoler, c'est mal.

AMHA : c'est banal mais ca arrive encore et ca continuera d'arriver : ton post a de l'interêt, y a des lecons à en tirer.  ;)
+1
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

22 octobre 2023 à 22:16:18
Réponse #10

Khee Nok


PS : quand on n'est pas dans sa zone de confort, picoler, c'est mal.

Oui, et c'était un peu le problème.

Le centre de Cape Town c'est moderne, j'étais dans un bar fréquenté avec pas mal de sudafs blancs (oui c'est limite comme remarque), le trajet vers ce bar quelques heures auparavant ça semblait OK, GROSSE ambiance, que dis-je ENORME ambiance, bref j'avais un peu oublié que justement je n'étais pas dans une "zone de confort" au pub du coin.

Et un peu parti un peu naze, je sors du bar, histoire de reprendre un peu le cours de ma vie... et brutal rappel à la réalité !

23 octobre 2023 à 09:57:29
Réponse #11

jeanluc


En tous cas tu sembles apprécier Michel Jonasz

23 octobre 2023 à 23:52:45
Réponse #12

Khee Nok


En tous cas tu sembles apprécier Michel Jonasz

Pas plus que ça en fait (je déteste pas non plus) mais sur le moment c'est ce qui m'est venu à l'esprit.

Lui c'était plutôt un fan de Renaud, "Viens faire un tour dans la ruelle / J'te montrerai mon Opinel" ... chacun ses goûts ;-)

Comme tout finit toujours par des chansons, je propose d'arrêter ma thérapie de groupe individuelle sur ces entrefaites, et merci à tous.


24 octobre 2023 à 13:44:03
Réponse #13

piero


Hello,

Ton retour est intéressant et tu as bien fait de le partager.
On peut toujours faire mieux mais bravo pour le résultat : pas de bobo et pas d'emmerdes  :up:

J'ai vécu aussi les sparadraps comme tu dis en Côte d'Ivoire.
J'en étais pas au stade de l'agression, mais au sentiment de gêne ++.
Le gars veut être ton ami, prendre ton num, te touche physiquement, ça va toujours plus loin et ça s'arrête jamais.

En fait j'ai remarqué plusieurs choses:

- je n'ai pas les codes de communication pour parler à ce genre de relous. Un pote blanc né là bas savait très bien recadrer ce genre de personnes, en prenant l'accent et en utilisant leur vocabulaire (pays francophone).
- on ne détecte pas suffisamment tôt la différence entre sparadrap et mec amical désintéressé. Le pote africain cernait tout de suite ou ça allait en venir et déboutait le truc direct.
- il y a des quartiers où on ne peut pas aller

Il y a une question d'adaptation à l'interlocuteur, de codes de communication, qui sont difficiles à appréhender sans expérience.
Il faut donc être plus méfiant et être conscient que décoder ces situations et les gérer demande un apprentissage.

Pour éviter ce genre de situation le top est de sortir avec au moins un mec local. Et au max éviter d'être seul.

Je pense que ces principes sont transposables à des situations dans l'hexagone, quartiers difficiles, etc.

24 octobre 2023 à 15:19:24
Réponse #14

Shirokuma


J'ai vécu aussi les sparadraps comme tu dis en Côte d'Ivoire.
J'en étais pas au stade de l'agression, mais au sentiment de gêne ++.
(…)
Je pense que ces principes sont transposables à des situations dans l'hexagone, quartiers difficiles, etc.
Tellement vrai.
PS : J'aime bien le terme de “sparadrap”.  ;#

Une situation de ce genre m'est déjà arrivée ici (Bruxelles) : le mec qui te suit, discute direct avec toi, d'abord semble “amical” mais devient rapidement collant à tendance passif/agressif.
Vu sa dégaine de revendeur à la sauvette (très) nerveux, je suis passé assez vite en code Orange, plutôt prêt à lui coller manchette ou balayette vite fait.
Il a du sentir que je ne marchais plus “avec” lui et s'est éclipsé, fort heureusement.
Bref, tout ça en plein jour, dans ma ville, et dans un quartier animé du Centre…
 ::)
« Modifié: 24 octobre 2023 à 15:57:34 par Shirokuma »
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

08 février 2024 à 17:18:18
Réponse #15

LOOPING


Merci d'avoir partagé, content que tu t'en sois sorti indemne.

Hypercriminalité en Afrique du sud.

Moi aussi j'ai fait des erreurs;
mais c'est le coup classique de l'étranger de passage qui sors le soir et rentre seul à pied...
Moi j'évite de rentrer  seul le soir dans une ville d'un pays inconnu ou je viens juste d'arriver. je suis blanc et les autres non. Impossible de jouer au greyman... on devient trop vite une cible...

Eviter l'alcool, se maitriser juste 1 verre.

si je dois rentrer je prend 1 taxi, même si c'est cher, et que je préfère marcher, tant pis je prend 1 taxi...

Essayer d'avoir des contacts avant le séjour et sur place trouver des gens sympa dont on connait l'identité, l'adresse ou il vivent, avec qui sortir. ca peut etre simplement la vendeuse de la boutique d'en face de l'hotel avec qui on a sympatisé, mais au moins elle est connue et on sait ou elle travaille...

08 février 2024 à 18:30:47
Réponse #16

fall7stand-up8


Bonsoir tout le monde

En Afrique le rapport au blanc se dégrade. C'est juste in constat sans présumer des causes ni des responsabilités de chacun
J'ai eu l'occasion d'aller deux fois à Djibouti.
En 2000 accueil chaleureux en ville comme en "campagne"
En 2013 accueil plus froid et déambulation en ville interdite
En Afrique les taxis sont pas cher (et négociables).
Certains de mes amis sont navigants chez AF et les escales en Afrique sont devenues  :
Avion/escorte armée/hotel/escorte armée/avion.

Tout ça pour dire que le taxi dans les métropoles africaines est le plus sur moyen d'éviter les sparadraps agressifs ou non.
Mes deux francs CFA

08 février 2024 à 20:48:33
Réponse #17

DavidManise


 Yo !

En Afrique le rapport au blanc se dégrade. C'est juste in constat sans présumer des causes ni des responsabilités de chacun

Sans entrer dans les détails et les polémiques, c'est pas plutôt le rapport aux Français qui s'est largement dégradé à des endroits (et pas forcément partout en Afrique) ?  On parle de quels pays surtout ?

Tchuss,

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

08 février 2024 à 22:44:52
Réponse #18

Khee Nok


Yo !

Sans entrer dans les détails et les polémiques, c'est pas plutôt le rapport aux Français qui s'est largement dégradé à des endroits (et pas forcément partout en Afrique) ?  On parle de quels pays surtout ?

Et puis peut-être que ce n'est pas une si mauvaise chose si le "rapport au blanc" (ou au jaune, ou au noir, etc) se normalise, s'indifférencie.

Le muzungu ici, le farang ailleurs, devient un type comme un autre. Un égal envers lequel on ne doit aucun respect particulier ni (idéalement) ne porte aucune animosité.
« Modifié: 09 février 2024 à 10:25:39 par Khee Nok »

09 février 2024 à 04:40:08
Réponse #19

guillaume


@Khee Nok : merci d'arrêter de changer les titres. Nous te l'avons déjà dit ;).

09 février 2024 à 11:38:28
Réponse #20

Aleksi


Yo !

Sans entrer dans les détails et les polémiques, c'est pas plutôt le rapport aux Français qui s'est largement dégradé à des endroits (et pas forcément partout en Afrique) ?  On parle de quels pays surtout ?

Tchuss,

David
Salut !
Alors moi non plus pas envie de créer de polémique ou ajouter de l'eau au moulin, mais je suis carrément en accord avec ça.

@Khee Nok : Ça à l'air bien ce monde que tu décris, c'est où ?  ;D

Perso, en tant que blanc à l'étranger depuis assez longtemps, j'ai appris à être confortable dans la peau du toubab, du gringo, etc. Ça m'a pris du temps au début.
A plus !

09 février 2024 à 15:18:47
Réponse #21

Tompouss


Sans entrer dans les détails et les polémiques, c'est pas plutôt le rapport aux Français qui s'est largement dégradé à des endroits (et pas forcément partout en Afrique) ?  On parle de quels pays surtout ?

De tous  :lol: et c'est pas tant une vanne, après ça reste à relativiser. Sans doute de mauvaises expériences avec des Français de la part de certains interlocuteurs, l'attitude change dès que tu montres que t'es cool. Le simple fait de faire un effort pour dire quelques mots dans la langue locale attire tout de suite la sympathie, une attitude humble et des petites fiches bristol m'a valu des accolades dans plusieurs pays (danemark, slovénie, bosnie, croatie...) et quelques soirées mémorables.

Depuis quelques temps je bosse pas mal avec le Danemark, capté quelques échanges que je n'étais pas sensé capter et pas très sympa pour les français. Avec la bonne attitude et du professionnalisme ça a changé aussi et je me retrouve avec le souci inverse et  à avoir du mal à gérer toutes les missions qu'on veut me confier  ;#

Après pour avoir vu le comportement de bons nombre de français à l'étranger je ne jetterai pas la pierre à ceux qui ont une mauvaise image. Tiens pour la petite histoire, ma seule prise de tête en un mois passé en Ecosse c'était avec un c*nnard de français.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

09 février 2024 à 19:47:30
Réponse #22

Ptifred


Citer
Bonsoir tout le monde

En Afrique le rapport au blanc se dégrade. C'est juste in constat sans présumer des causes ni des responsabilités de chacun
J'ai eu l'occasion d'aller deux fois à Djibouti.
En 2000 accueil chaleureux en ville comme en "campagne"
En 2013 accueil plus froid et déambulation en ville interdite
En Afrique les taxis sont pas cher (et négociables).
Certains de mes amis sont navigants chez AF et les escales en Afrique sont devenues  :
Avion/escorte armée/hotel/escorte armée/avion.

Tout ça pour dire que le taxi dans les métropoles africaines est le plus sur moyen d'éviter les sparadraps agressifs ou non.
Mes deux francs CFA


Citer
Sans entrer dans les détails et les polémiques, c'est pas plutôt le rapport aux Français qui s'est largement dégradé à des endroits (et pas forcément partout en Afrique) ?  On parle de quels pays surtout ?


Citer
Le simple fait de faire un effort pour dire quelques mots dans la langue locale attire tout de suite la sympathie, une attitude humble et des petites fiches bristol m'a valu des accolades dans plusieurs pays (danemark, slovénie, bosnie, croatie...) et quelques soirées mémorables.


Salut,
Dans tous les endroits ou j'ai traîné, cette attitude (apprendre quelques mots, rester humble, manger dans la rue et goûter à tout, etc)  m'a valu de superbes moments. Les gens sont d'un naturel méfiant (regardez-vous, quand un étranger s'installe près de chez vous), et cette méfiance disparaît ou se renforce selon notre comportement.
J'ai «souffert» du fait d'être français et/ou blanc dans certains pays, en Afrique notamment. Mais c'est également dans ces pays que j'ai mes plus beaux souvenirs avec les locaux!
En Afrique de l'ouest, les français sont effectivement de moins en moins bien considérés. Mais, en en discutant avec les locaux, on se rend compte que c'est ce que fait la France et les entreprises françaises, et non les français sur place, qui pourrit l'ambiance. («Votre petit président, là, pourquoi vous ne le chassez pas? Lui, là il est vraiment mauvais.»)

Cela dépend aussi de ce que l'on fait dans ces pays. Il y a 10-15 ans, je faisais des traitements aériens en Afrique centrale, seul avec mon avion dont j'assurais aussi l'entretien. Je transpirais sous le cagnard avec les locaux pendant que d'autres expats blancs étaient peinards dans leurs bureaux climatisés et roulaient dans de beaux 4x4 climatisés, bien souvent en ignorant les locaux. Les congolais me voyaient transpirer et rire avec eux, malgré les difficultés rencontrées, et ils m'appréciaient sincèrement. «Tu sais monsieur Fred. Aux prochaines élections, ça va peut-être être la pagaille comme en 1997, mais toi on te laissera partir, ne t'en fais pas» m'a dit un jour l'un d'entre eux. Les autres mundélés avaient peu de chance s'ils n'évacuaient pas assez tôt. (finalement, ça a été, pas eu besoin d'évacuer, les Ninjas et les Cobras (ce sont vraiment leurs noms!) ne se sont pas trop tapés dessus et la vie a continué normalement dans le rire, la sueur, et la bière plus ou moins fraîche!).

J'ai aussi bossé pas mal d'années dans une compagnie de recherche géophysique, on allait un peu partout dans le monde. Une compagnie anglo-américaine avec des avions canadiens, du personnel US, anglais, français, canadien, espagnol et malaisien. Les seuls qui étaient rarement appréciés des locaux que nous côtoyions (hôtel, aéroport, autorités, etc) étaient les états-uniens et certains canadiens (attitude supérieure, notre pays est le meilleur, notre éducation est la meilleure, etc, et ils ne mangeaient que dans les grands restos ou au starbucks). Dans des pays comme l'Inde ou l'Indonésie, la Colombie, le fait d'être blanc nous fait passer pour des états-uniens et on sentait une certaine tension. Cette tension tombait dès que nous faisions connaissance, «ah bon, vous êtes français! Venez goûter à...». 

Dans tous ces pays où j'ai vécu ou traîné, je ne me suis jamais senti en insécurité. Au Nigéria, nous n'étions pas censé sortir dans la rue, nous avions une escorte armée et nous nous déplacions en convoi entre l'aéroport et la villa où nous logions (villa fermée et gardée). Après quelques semaines sur place, nous sortions dans la rue sans souci ni inquiétude. Notre comportement et le fait de faire connaissance nous avait ouvert les portes. (cela n'empêche pas de rester vigilant, bien sûr).
Le seul endroit où je me suis vraiment senti en insécurité et où je ne sortais pas trop seul dans la rue, c'est aux États-Unis. Même la police m'a un jour arrêté pour savoir pourquoi je marchais dans la rue (je prenais l'air un soir proche de l'hôtel, dans une petite ville d'une région bien pauvre du pays), après discussion, ils m'ont fait comprendre d'éviter de faire ça. Je leur ai demandé gentiment (et avec mon accent français bien exagéré!) pourquoi ils s'intéressaient à moi et pas aux personnes qu'ils savaient être dangereuses comme celles qu'ils m'ont indiquées quelques rues plus loin, j'ai eu un haussement d'épaule pour toute réponse.


Citer
Perso, en tant que blanc à l'étranger depuis assez longtemps, j'ai appris à être confortable dans la peau du toubab, du gringo, etc. Ça m'a pris du temps au début.
A plus !
C'est exactement ça!

11 février 2024 à 19:26:23
Réponse #23

florent.B



J'ai «souffert» du fait d'être français et/ou blanc dans certains pays, en Afrique notamment. Mais c'est également dans ces pays que j'ai mes plus beaux souvenirs avec les locaux!
En Afrique de l'ouest, les français sont effectivement de moins en moins bien considérés. Mais, en en discutant avec les locaux, on se rend compte que c'est ce que fait la France et les entreprises françaises, et non les français sur place, qui pourrit l'ambiance. («Votre petit président, là, pourquoi vous ne le chassez pas? Lui, là il est vraiment mauvais.»)
 
:doubleup: :doubleup: :doubleup:

Ceci dit, la situation se dégrade TRÈS TRÈS nettement ces derniers temps (depuis 5 ans à vue de nez) dans la zone francophone. Campagnes de propagande massive sur les réseaux sociaux (mes réseaux sociaux sont inondés de posts anti-français du type image d’Épinal), probablement générées par des gars qui bosseraient depuis la Russie.
On arrive à des situations (récemment vécues) où les gens dans la rue t'expliquent (après que tu leur ais précisé que tu n'étais pas français) que les français ne sont pas des êtres humains, et que tout ceux qui sont présents en Afrique devraient être chassés dehors le plus vite possible.


A part dans la zone Sahel, cela reste pour l'instant totalement supportable, mais il est conseillé d'être low profile. Et... L'option de ne pas dire qu'on est français (mais belge, suisse, canadien...) constitue selon moi la meilleure solution pour être tranquille.

Pour en revenir à l'agression, à mon avis également, si tu t'en es sorti indemne, c'est que tout s'est bien passé. Quelques points que je retiendrais, perso :

- En cas de riposte de ta part, va falloir assumer, et cela te coutera bien plus cher que ton porte-feuilles. Les flics sont rarement là au moment où tu te fais agresser, mais seront très forts pour te retrouver par la suite, et te faire payer en échange de leur clémence. (En gros te laisser quitter le pays). => Ne rien avoir sur toi (photocopies des IDs, matos pas cher...) vaut mieux que de subir les conséquences liées au statut peu enviable de "celui qui a blessé / tué" un local.

- Le salut vient souvent des autres personnes autour. Personne n'a envie qu'un blanc soit tué dans sa rue, cela donne une encore plus mauvaise réputation à l'endroit. D'où l'importance d'être le plus visible possible.
(Expérience perso, vécue il y a un an et quelques à Cotonou, avec tentative d'agression de la part de deux loustics pas sympathiques, au petit matin : Le fait de sortir la lampe de poche et de m'éclairer en éclairant le sol autour a permis d'attirer l'attention des motos qui passaient, me permettant de filer sur l'une d'elle. Par contre, bien éclairer en gardant la main très haut (ce qui engendre une garde passive un peu bizarre), car avec la main à hauteur de la taille, on est identifiable comme étant de la police, et personne ne s'arrête  :lol: )

- Je partage aussi totalement ce qui a été dit sur le taxi, qui apporte une vrai sécurité dans les endroits "complexes". Idéalement, demander à tes contacts sur place (l’hôtel où tu loges) le numéro de quelques taxis fiables, parce que la nuit tous ne le sont pas. Si c'est un taxi qui prend plusieurs passagers, ne pas monter devant, mais à l'arrière. Si taxi inconnu + seulement la place à l'avant de dispo, attendre le taxi suivant.

- Et enfin... Ca parait évident, mais mieux vaut toujours le rappeler : Lorsque tu te fais agresser, TOUJOURS partir du principe que l'autre est armé. Surtout dans ces contextes, ou tout le monde (ou presque) dort avec une machette au pied du lit. Si tu vois pas son arme, cela veut seulement dire qu'il ne l'a pas encore sortie. Et bien se souvenir qu'une lame à 1euro fais autant de dégâts (sinon plus, y'a aussi le risque d'infections  ;D ) qu'une autre plus chère.
Muere lentamente quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.
(Pablo Neruda)

13 février 2024 à 11:32:19
Réponse #24

bpc


Au lieu de quoi je jette un oeil au gars que j'avais rejoint, qui n'a pas l'air plus affolé que ça non plus.

Et il admoneste l'agresseur (je précise que les deux sont noirs, moi blanc, en SAF ça n'est sans doute pas neutre). Lequel se barre.

Le type m'explique que l'agresseur est sans doute un drogué, et puis on continue notre chemin.
(...)
Faut vraiment que j'apprenne non seulement à écouter mes resssentis (le type était louche dès qu'il n'avait pas lâché l'affaire au bout de 30 secondes) mais à AGIR en fonction.
(...)
 J'ai comme un regret émotionnel de ne pas avoir réagi violemment(...), mais rationnellement tout est bien qui finit bien
(...)


Tu donnes toi même toutes les réponses.

Tu es un humain et tes valeurs t'empêchent de détruire à priori, cool.
Quelqu'un est arrivé.
Et sans peur il est entré en contact avec le type pour lui dire simplement d'agir autrement.
Quand il n'y a pas d'émotionnel, c'est souvent suffisant.

Tu es surement "un mec bien".
Comme beaucoup d'entre nous, tu as besoin de négliger toutes les images polluantes que nous avons dans notre mental qui nous font croire que la violence est la solution à priori.

Et quand il devient nécéssaire d'en venir aux mains, on peut travailler a remplacer la violence qui est une sorte d'excitation, par la puissance qui est une force intérieure.



 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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