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Auteur Sujet: Travail au sol et tempé' négatives : quand ça caille et qu'il faut bosser !  (Lu 5655 fois)

15 janvier 2022 à 18:58:05
Lu 5655 fois

The Scientist


Bonsoir à toutes et à tous,


Je suis de retour après de très longs mois d'absences, avec un peu plus de maturité peut être et sans aucun doute plus de connaissances tirés de la lecture approfondie de ce forum (notamment les messages des Sachem !).

Sur le plan pro, je vais (re)démarrer un travail d'ouvrier viticole, job qui se déroule en extérieur et par tout les temps (ou presque !). Cela fait plusieurs mois que je n'exerce plus ce métier, traversant une petite période de chômage, aussi, mon corps s'est "déshabitué" au froid et à la rigueur d'un "vrai" hiver, de plus, je vais attaquer la saison de taille ce qui signifie en clair que je vais être amené à travailler au sol et cela durant 7h par jour pendant plusieurs mois.

En terme de températures ça va osciller entre -2 les matins et pas plus de 3 degrés l'après-midi, pas de pluie prévue (ou alors elles s'accompagneront nécessairement d'une hausse du thermomètre), éventuellement de la neige mais surtout un vent soufflant à 50km/h la semaine prochaine.


Voici ce que je vais porter dans les tout prochains jours :

-Meindl perfekt avec chaussettes laine.

-Collant polyester dans un premier temps puis Woolpower 400gr (dès mardi si réception colis !)

-Pantalon Filson en coton ciré (récemment) double épaisseur (sur quasi tout le pantalon hors la partie basse)

-Mitaines en laine woolpower en 200gr dessous les gants de taille.

-Maillot de corps coton

-Ranger shirt de Swandri

-Au choix, Filson Mackinaw cruiser en laine ou alors gilet Polartec classic 300

-Cagoule merinos icebreaker

-Chapeau à large bords.



Trouvez vous ma tenue adapté aux conditions MTO prévue ?

Sinon, que dois-je modifier pour que ça "colle" mieux à ces conditions météo hivernales ?

Avez vous des idées, des conseils pour rendre plus confortable le travail à très basse intensité d'effort au plus près du sol (gelé) ?




Au vu du fait que je vais bosser en position assise ou accroupi sur le sol et que je n'ai pas encore reçu mon woolpower en 400gr pour mettre sous le pantalon j'ai eu l'idée de placer des genouillères en mousse dans les poches arrières de mon futal, c'est toujours mieux que rien !




Je lirais avec attention vos réponses car j'estime que si j'ai déjà bien arpenté le forum, toutes réponse pertinente, étayé, mérite lecture.

Merci de m'avoir lu et plus encore pour votre apport !  ;)
"L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge"


Y a pas de propriété industrielle sur le bon sens !

16 janvier 2022 à 00:07:11
Réponse #1

VieuxMora


Bonsoir The Scientist
Un T shirt en mérinos serait peut-être plus confortable que le coton, si ton travail t'amène à transpirer par moment.

Sinon , tu sembles bien équipé dans l'ensemble.
Bon courage !

16 janvier 2022 à 09:33:10
Réponse #2

guillaume


J'ai du mal à comprendre si c'est plutôt en activité ou plutôt en statique ?

En plus de ce que disait VieuxMora, j'ajouterais une doudoune sans manche en duvet de chez Décathlon. Ca ne limite que très peu les mouvement pour un gros gain de chaleur.
Éventuellement une veste type chasse qui descend sur les cuisses.

Enfin, le bout de mousse sous les fesses est un must have. Pour ce déplacer de point en point, il existe ça : https://www.ebay.com/itm/332693208246

16 janvier 2022 à 10:01:39
Réponse #3

The Scientist


Je classerais mon travail à venir en "activité" plutôt qu'en "statique" (je ne serais pas posté immobile), mais avec une intensité vraiment basse, concrètement : je vais devoir tailler chaque cep au sécateur électrique en me positionnant bas au plus près de la souche (assis ou bien à genoux), l'action de taille dure une poignées de secondes puis je passe à un autre cep sans jamais vraiment me redresser, cela durant 7h.


J'ai déjà utilisé une veste typé chasse mais c'est très peu confortable, ça limite les mouvements et l'on ne peux parler de réelle imperméabilité.

Bien vu le coussin portatif je ne savais pas qu'il en existait avec des sangles !


=> J'ai déjà commis l'erreur de porter du nylon (petite veste) par des températures négatives il y a de ça plusieurs années, pourtant faisait soleil mais un léger petit vent, le tout sur un plateau....j'avais l'impression d'avoir été enfermé dans un frigo en sous vét !  :closedeyes:


=> Selon vous, d'après les conditions MTO attendues, est ce que l'option swandri ranger shirt et polartec classic 300 peut suffire ou alors mieux vaut ajouter à la swandri ma veste filson mackinaw en laine elle aussi ?

Question numéro 2 : si la pluie devait venir s'inviter à nous... ma polartec 300 étant hydrophobe elle ne retient pas l'eau et sèche rapidement, de plus la swandri en laine foulée mettra du temps avant de paraitre mouillé étant protégé par la polaire. Mais Quid de la veste Mackinaw Cruiser de chez Filson en situation de pluie, ça perce facilement ou ça procure une bonne protection face aux éléments ?
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Y a pas de propriété industrielle sur le bon sens !

16 janvier 2022 à 11:28:14
Réponse #4

Rantanplan


Vu le vent attendu:
- un bon coupe vent, pas juste des couches de laine (le raincut du d4, ça le fera à 8€)
- du baume à lèvres
- t'as des gants de travail chauds et étanches et qui protègent ? J'insiste sur étanches, genre gants de maçon en coutchouc épais. Tu vas ramasser involontairement de la terre gelée, qui va fondre, qui va te pourrir ton isolation des doigts. Cuir, ça n'ira pas.

Autre:
- toute partie du corps en contact avec le sol -> mousse.
- les genouillères +++ (d'autant plus que les articulations ne sont pas "conçues" pour faire reposer ton poids dessus >>> bcp d'ouvriers font les marioles jeunes puis le paient cher vers 40 ans) .

Vu l'activité:
Tu dis que c'est pépère, mais au travail on ne gère pas toujours son rythme  ::). Je ne sais pas, faut il ramasser les bouts de ceps à un moment donné ? Y a t'il un chef d'équipe qui vient casser les c*u!lles ? 
L'idée est que si tu transpires, l'eau va dégrader ton isolation, surtout si tu optes pour du coton, surtout si après le coup de bourre, c'est à nouveau le calme.

Un mot sur le pognon:
Tu vas porter ces fringues 35H / sem dans des conditions difficiles pour le vêtement (bouts de tôles, lavage fréquents). Le tout dans le but de gagner ta vie.

Pense au "prix divisé par la durabilité".

En gros, chaque jour, tu vas perdre de l'argent investi dans ces fringues, sous forme d'usure, dans le but d'en gagner plus. Faut que ce soit rentable ton Histoire... Je vois passer du filson, j'ai peur.  ;#

DU COUP, il y a déjà des gens qui bossent dehors physiquement -> maçons, travaux publics... Je serai toi, je regarderai dans cette direction (gros cirés / pantalon de pluie de bourrin, laine en dessous, basta).

Pour finir, je te conseille un petit sac à dos ou une banane. Tu es au milieu de la vigne, peut être même loin du tracteur (qui doit faire office de "base" et de transport)...

- petite trousse à bobo
- un peu de bouffe
- un petit thermos de boisson chaude
- ranger des vêtements d'appoint
- des outils en plus

T'as le helikon foxtrot qui est rigolo.

@+
Rire nous rend invincibles. Pas comme ceux qui gagnent toujours mais comme ceux qui n'abandonnent pas. - Frida Kahlo

16 janvier 2022 à 12:33:19
Réponse #5

guillaume


Vu ce que tu me décris, je partirais sur le fait qu'il y a peu de risque de transpiration.

Donc je maintiens l'ajout d'une doudoune sans manche en duvet Décathlon (quand on superpose des couches, c'est souvent aux épaules et aux poignées que ça coince).

J'ajoute : cagoule + bonnet + gros bonnet (ou chapka). Tu pourras moduler ton isolation par la tête, siège d'énormes échanges thermiques.

Pour tes températures proches de 0°C sans activité, c'est une isolation de -10°C en activité qu'il te faut !

Enfin pour la pluie : un gros ciré/vêtement de chantier étanche. Ça sera aussi ton coupe vent. Tu pourras ouvrir la fermeture si tu as trop chaud.

a+

16 janvier 2022 à 13:09:33
Réponse #6

The Scientist


Je tiens à vous remercier pour toutes les réponses apportées.

Voici les points sur lesquelles je vais apporter des remarques / précisions :


1) Bien vu l'idée du baume à lèvres je n'en met pas d'ordinaire mais vu le vent qu'on risque de se taper et malgré ma cagoule en laine ce sera un plus !

2) S'agissant du coupe vent, je n'en ai pas, c'est mon ciré Guy Cotten qui assure la protection contre le vent et la pluie. Il a l'énorme avantage d'éviter la condensation grâce à son revêtement intérieur et d'être quasi étanche (sauf aux manches !).

3) Concernant les gants, je dispose de mitaines en laine mais je n'ai pas trouvé de modèle offrant une bonne dextérité, l'étanchéité, une très bonne résistance à l'abrasion. On me fournira une paire de gants anti coupures en cuir épais normalement.

4) Pour ce qui est de l'isolation mousse ça à le mérite du confort et de la légèreté, j'avais auparavant un carré de mousse que je déplaçais au fur et à mesure mais au détriment d'une petite perte de temps, j'ai remplis mes poches de pantalons arrière de mousses à genouillères.

5) Les genouillères, j'ai ! c'est utile en effet, par contre la tenue est assez moyenne sur le modèle dont je dispose (et j'y ai mis le prix !), cela m'oblige à croiser les sangles derrière les genoux.

6) Coté rythme de travail je vois mal comment on pourrait me mettre la pression d'emblée étant donné que je vais être formé à la taille et que je vais acquérir peu à peu de l'efficacité.

7) Pour la pluie mon pantalon ciré Filson me procurera une protection se situant entre un bon Gore tex et un pantalon en PVC (d'après les retex sur la toile).

8) L'isolation de ma tête pourra se faire de plusieurs façon, déjà j'ai un chapeau épais à large bords à cela j'ajouterais une cagoule en laine et si vraiment ça "pèle" je rajouterais un Buff en polyester.


=> Je réserve le ciré aux grands vents et aux forte pluies, de ce fait, comment se comporte le Polartec 300 en cas de pluie modéré, ça tiens le choc ou bien ça "perce" comme l'on dit ?
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16 janvier 2022 à 14:18:11
Réponse #7

Rantanplan


Citer
=> Je réserve le ciré aux grands vents et aux forte pluies, de ce fait, comment se comporte le Polartec 300 en cas de pluie modéré, ça tiens le choc ou bien ça "perce" comme l'on dit ?

ça dépend

Faut réfléchir "intensité de la pluie X temps passé sous la pluie".

Même avec une petite bruine de m*rde, tu finis trempé si tu passes ta journée dehors.

Donc sous une bruine de 15 min, un "machin" déperlant peut suffire... Mais, je te conseille d'être assez "strict" avec l'eau si tu n'as pas de solution de repli rapide.

Pourquoi ?

Parceque l'eau, ça "annule" tes isolants -> tu auras froid.
Parceque l'eau pour s'évaporer a besoin de chaleur et quand il fait froid, soit ça s'évapore pas / mal, et c'est toi qui fournit la chaleur... (Tu auras froid)² 
Parceque le vent X les fringues mouillées, ça ne s'additionne pas, ça multiplie la perte de chaleur.

Parceque tu ne peux pas savoir si tu vas pas manger "n" fois 15 minutes dans ta journée...

En fait ce n'est pas trop gênant d'être trempé si tu fais une activité intense. Mais trempé en statique, laisse tomber... (c'est le genre de "torture" qu'on inflige aux aspirants: grosse crapahute dans la boue ou l'eau salée histoire de bien te fatiguer, puis en rang "pabougé" histoire d'achever ceux qui doutent. Les mecs même "durs" claquent des dents, hein.)
 
Donc voilà, mieux vaut prévenir que subir. Au pire tu peux prévoir un change à enfiler à la mi journée.

Sous estime pas le thermos, c'est une injection directe de calories.

PS: on peut mesurer ton rendement et te faire chier là dessus. Faut bien distinguer les exigences de Thénardiers en mode "plus vite c'est pas assez vite" des remarques pertinentes sur ta vitesse d’exécution...
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16 janvier 2022 à 17:31:25
Réponse #8

The Scientist


Effectivement, tout ce que l'on peut offrir comme protection contre la pluie ce sont des "retardants" (cf le retex fait par cet personne qui avait fait un trip en Ecosse voir "pour que la pluie reste un plaisir").

Je note bien en tête le passage ou vous affirmez qu'être mouillé en statique c'est "no way", donc si pluie, (et étant donné que je ne vais pas réellement me mettre à transpirer), ce sera le ciré !


J'ai le souvenir notamment d'une matinée en Suisse en juin ou il pleuvait fort, je portais un Kway qui était sur le point de rendre l'âme, jusqu'au tiers de la matinée il à fait le job, mais ensuite, pendant 3h environ, quand une voie d'eau s'est faite au niveau de mon dos (déchirure) ça à été un supplice c'était comme si on me versait des petits seau d'eau glacée en continue quand le chef de culture est venue nous chercher sur le coup de midi j'ai été aussi surpris que si le messie descendait sur terre et vlan que j'ai filer dare dare dans le pick up !


En parlant pluie, j'ai acquis il y a quelques temps déjà un item qui peut sembler original mais qui doit avoir son utilité quand les éléments se déchainent : il s'agit d'un suroit de la marque Guy cotten ressemblant à ça :


Est ce que des personnes ont déjà portés ce genre de chapeau par fortes pluies, si oui, ça protège bien ?


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16 janvier 2022 à 19:44:38
Réponse #9

Rantanplan


Citer
Est ce que des personnes ont déjà portés ce genre de chapeau par fortes pluies, si oui, ça protège bien ?

Souvenirs d'enfance en Bretagne, pêcheurs, petits chalutiers...

Les gars avaient surtout des bonnets / casquettes avec l'iconique ciré jaune à capuche. Pas souvenir de ce type de chapeau, pourtant traditionnel semble t'il.



Mais bon, t'as quand même une marge entre les averses et les seaux d'eau à la gueule.  ;#

Regarde plutôt du coté des travaux publics BIS.
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17 janvier 2022 à 17:15:21
Réponse #10

Lovac Joca


Bonjour,

Mes deux sous de Bourgogne…
Je suis dubitatif sur l'option "travail assis". Je ne vois pas ici de tailleurs s'assoir ou s'accroupir (ou très peu), et c'est pourtant des vignes basses (Guyot ou lyre). Les sarments sont en principe accessibles, et la dépense d'énergie en squats est trop importante vu le faible temps passé par pied. En plus, sur la gamme de températures que tu indiques, le sol n'est pas forcément gelé-béton, mais plutôt gadoue +- ferme.
Le dos prend par contre, à bien couvrir. Pas de genouillères, mais bonne isolation des pieds indispensable.
Le gadget qui va bien, mais tous les vignerons ne sont pas équipés : le siège de taille à roulettes, à prendre dans le sens de la pente. Souvent bricolé, mais il existe même des modèles pro à moteur électrique. Ce n'est certes pas du ressort du salarié.
Beaucoup de cirés (Cotten ++) dans les vignes, mais surtout en coupe-vent, coupe-bruine, la taille se marie mal en effet avec la grosse pluie : visibilité, risque de rippage du sécateur, risque accru de contamination des plants. Bon après, y a des patrons bourrins. Beaucoup de bottes aussi (cf gadoue).
Le plus délicat : trouver la bonne combinaison protection/dextérité pour les mains. Les mitaines dessous sont une bonne solution en donnant plus de liberté aux doigts. Si ça rentre pas, ça marche aussi par-dessus les gants de protection – à voir suivant les sécateurs que ça ne glisse pas.
Le top c'est de pouvoir brûler les sarments au fur et à mesure, en brouette ou fût, là où c'est encore toléré. Ça permet de se réchauffer, mais ça dépend des usages locaux…
quemque trahit voluptas sua

17 janvier 2022 à 18:18:27
Réponse #11

The Scientist


La dernière réponse me semble venir d'un confrère !

Eh oui la Bourgogne ça doit être plus plat pour utiliser les charriots de taille car ici 90% du parcellaire est en pente allant du pseudo plat jusqu'au "mur" ou l'on fait pas 1 mètre sans se cramponner !

J'ai peut être un peu exagérer quand j'ai dis que je m'asseyais durant mon travail, ça m'arrive en fin de journée notamment quand on en a plein le dos, néanmoins, là ou je bosse, la vigne empêche totalement la station "pleinement debout" du coup 2/3 du temps on est accroupi / a genoux.


J'ai lue aussi le mot "bottes", elles sont très utilisé dans certaines professions tel la pêche ou bien en maraîchage, mais en viticulture, là ou je suis, c'est proscrit : le travail en pente parfois très raide impose de pouvoir compter sur ses appuis et la "mollesse" du caoutchouc c'est le précurseur des entorses.  ;#

On a fait du feu dans une brouette à sarments le souci c'est de construire son foyer à l'intérieur même de ce demi-fut, sans étouffer les premières flammes ! deuzio : éviter que la brouette ne se renverse ! tertio : alimenter son feu en veillant à ce que tout rentre dans la brouette malgré les dimensions exiguës de celle-ci !

Si vous avez des conseils à me prodiguer au sujet de mes interrogations écrites plus haut je suis prêt à les recevoir  :doubleup:
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17 janvier 2022 à 22:45:33
Réponse #12

Kilbith


Ma seule expérience du travail dans les vignes est très ancienne et en Champagne. Et seulement pour les vendanges.

Il me semble que les bottes  étaient nécessaires dans la boue. Il existe des bottes relativement  accrocheuses type aigle parcours. Il existe aussi des modèles  chauds doublés de neoprene.

Le secret c’est de ne pas être trop serré dedans et d’avoir des grosses chaussettes de laine que l’on change le plus possible contre des sèches

Pour un travail statique le ciré c’est bien. Il existe des modèles avec des poignets neoprene qui limites le ruissellement aux manches.

 Pour avoir moins froid dessous le mieux c’est le sous vêtement en polypropylène. Par dessus on peut avoir de la laine épaisse qui va être sèche le matin et pomper l’humidité en journée. C’est un martyr que l’on va devoir faire sécher.


Pour les jambes  ne pas oublier le bon vieux cuissard sous la grosses pluie. Normalement la partie ouverte est recouverte par le ciré. Le cuissard recouvrant largement les bottes. Collant polypropylène sous le pantalon polycoton.

Idéalement on évite de mettre la capuche du ciré. C’est la que le suroit peut être utile en laissant le col ouvert l’humidité s’échappe un peu. Les marins mettaient souvent une serviette en presse étoupe.

Le presse étoupe permet aussi de simplement avoir un gros bonnet qu’on laisse s’imprégner sous la bruine. On est mouillé mais relativement au chaud. Quand il pleut vraiment on met la capuche, le bonnet permettant un coussin entre la capuche et la tête.

On constate qu’il n’y a rien d’idéal. De plus les vêtements de travail doivent être économiques, solides, facile à laver.

Pour les mains, cela depend du matériel utilisé et des éventuels EPI. Mais quand on est humide toute la journée on peut penser aux gants en neoprene.

Évidemment l’équipement ci-dessus n’est valable que pour une faible dépense physique et si on peut être au sec chaque jour. Si possible avoir un change sec le plus souvent possible.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

21 janvier 2022 à 17:53:51
Réponse #13

marcopolo65


Bonsoir, bonsoir à tous.
je connais ton travail, j'ai taillé moi aussi, en début de ma seconde carrière en viticulture.
Tout d'abord, en terme de tenue, et conformément à ce qui a été dit plus haut, il faut choisir des habits rustiques, avec l'impératif suivant: avoir chaud au pieds, aux mains, au cou et à la tête. Donc, je préconise des chaussures de sécurité, important dans ce travail, et surtout de très bonnes chaussettes. Pour les mains, un gants fluo chaud pour la main qui ne tient pas le ciseau. Celle qui tient le ciseau aura chaud rapidement, parce que le ciseau chauffe, donc pas de gant pour celle là. Perso, je conseille d'être maître de ta préhension.  le gant fluo pour l'autre main, c'est pour justement voir en permanence où elle est, en particulier quand tu vas fouiller dans le pied de vigne pour voir ce que tu vas couper. Un sécateur électrique, ça te coupe un doigt sans prévenir. Peut-être que ton patron t'obligera un gant coqué. Il faut s'y habituer, mais j'avoue que ce n'est pas très pratique. Un tour de cou de l'armée (surplus) c'est très bien. Surtout un bonnet, pas un chapeau. Quand il y a du vent, il n'y a rien de plus chiant qu'un chapeau. Par dessus, je te conseille de mettre une combinaison de travail, double fermeture Zip, en coton assez épais. C'est un très bon anti-vent. Il faut la prendre avec des emplacements pour mettre des mousses pour protéger les genoux.
A mon sens, tu ne vas pas trop transpirer.
Pour la pluie, j'ai fait l'expérience très positive du ciré qui tombe jusqu'à mi mollet, comme un grand manteau. Si tu as chaud, tu l'ouvre, et tu es bien ventilé. Quand il te faudra aller pisser, c'est très pratique aussi. J'ai acheté le mien en coopérative agricole, c'est un Guy Cotten.
Par contre, je ne sais pas où tu tailles, mais si c'est une région venteuse , il y a fort peu de chance qu'il pleuve beaucoup, et dans ces régions là, on ne taille pas quand il pleut. La pluie, en effet, peut favoriser des maladies sur les plaies de taille. Après, s'il pleut tout le temps, il faut quand même tailler.
L'aspect vestimentaire est, en effet important. Mais ne néglige pas le reste. Je te conseille de prendre un gros bidon étanche (le classique blanc avec bouchon rouge). Il est à l'abri des coups et des intempéries. Je t'en parle parce que si c'est un véhicule de l'entreprise qui vous mène sur la parcelle, en général, c'est un vaste bordel dedans entre le matériel technique, les affaires persos....Le bidon t'affranchira de ces problèmes
Dans ce bidon, je te conseille: thermos plein et une tasse, de l'eau (il est impératif de boire en hiver, et surtout dans ta position, pour protéger ton dos), une petite pharmacie perso (surtout éventuellement tes médicaments de confort), une petite trousse de réparation adaptée à ton ciseau (surtout la clé plate), ...
Sur toi, un pansement compressif (sécateur électrique = danger), ton kit d'aiguisage. 
Par contre, je suis très dubitatif sur ta position. En général, si le pied est bas, il faut te mettre sur un genou et alterner. Tu n'as pas le temps de t'assoir, il y a un rythme à tenir quand même. Chez nous celui qui s'assoie est mal vu. C'est pour cela qu'une mousse de protection est, à mon sens idéale.
Je te rassure, tout se passera bien. Je te souhaite une bonne saison.
Cordialement.
« Modifié: 21 janvier 2022 à 18:01:42 par guillaume »

 


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