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Auteur Sujet: Sortir d'une période de ras-le-bol / Burn Out  (Lu 5550 fois)

22 avril 2019 à 15:36:24
Lu 5550 fois

costa


Bon, me voici de retour après une p&ériode d'absence.

Je vais faire un bref descriptif de ce que j'ai eu et comment j'en sors, espérant que ça puisse aider quelqu'un.

Professionnel de santé libéral, j'ai eu un ras le bol généralisé, doublé de casses physiques qui m'ont empêché de continuer à vivre correctement (boulot rendu encore plus difficile, arrêt d'activités physiques, fatigue extrême).

J'étais dans un engrenage dont je n'arrivais pas à me sortir. Dans mon entourage, la plupart des personnes trouvent ça normal de se tuer à la tâche jusqu'à tard le soir, en dépit de sa propre santé (j'y reviens plus tard...). Mes patients n'y voyaient que du feu, j'ai continué à m'investir, à me former, mais intérieurement, le ras-le-bol me bouffait.
L'activité physique m'a toujours aidé à surmonter (je pratique / pratiquais le Krav, le VTT, la natation, le tir sportif, la marche nordique, la rando en vacances). Mais, voilà 3 ans, je me suis amoché (pour les connaisseurs, lésion de la capsule articulaire hanche gauche)... et j'ai du continuer à bosser dessus. Du coup, je me suis tout déglingué (syndrome fémoro-pattellaire des 2 genoux, douleurs dans la hanche droite inexpliquée, tendinopathie à l'épaule droite, aponévrosites plantaires, etc...). Privé de mes défouloirs, les médecins que j'ai consulté n'en ayant rien à foutre (y compris des médecins du sport avec qui je bossais!!!) j'ai craqué. Je me suis coupé de tout le monde en dehors de ma femme et mes 2 fils, grâce à qui je suis encore là de nos jours.
Puis... j'ai pris du recul, et je me suis pris en main. Rééducation, tout seul comme un grand, aidé par un ami qui m'aidait à me diagnostiquer et traiter (55 km de chez moi), je faisais mes auto-traitements quotidiennement, ça me prenait 1 h à 1h 30 tous les soirs. Puis, en fonction de l'évolution, reprise progressive de l'activité physique. Ensuite, décision difficile: j'ai décidé de plaquer le cabinet (fin 2017, puis, depuis 1 mois, de plaquer carrément le libéral!). J'ai négocié un contrat avec un CH, et bosse maintenant en milieu hospitalier. Rythme soutenu, sous effectifs, mais à 16h30, j'ai fini ma journée et peux m'occuper de moi et de ma petite troupe. Parallèlement, je me suis mis au Qi Gong et à la méditation, j'aurais dû faire ça avant!

Bilan: je suis plus serein (même si je dois m'attendre à quelques déboires, pour la fin d'activité, rien n'est simple en France), j'ai plus de temps, et à ce jour, j'ai repris la natation, le VTT, et compte reprendre un art martial en septembre (pas le Krav, pense pas que mon corps soit prêt, mais le Wing chun, que j'ai pratiqué avant de faire du Krav). J'ai repris les ballades en famille sur terrain pas trop accidenté. Reprise actuellement du shadow boxing, et d'arts traditionnels chinois pratiqués dans le passé (je me suis rapidement souvenu des taos, la mémoire humaine a des ressources insoupçonnées), ça me défoule et est intégré à ma rééducation.

Tout ça pour dire quoi: dans la vie, il y a des hauts, et des bas. La chute peut être rapide et brutale. Vouloir s'en sortir en persévérant dans la même voie (ce que j'ai fait longtemps) peut être compliqué. Le monde ne changera pas pour nous, alors autant que ce soit nous qui changions si ça ne va pas. Et surtout, en parler. J'ai essayé de gérer seul, ce fut une connerie. J'en ai parlé à certains proches, parents, mais pour eux, c'est limite normal de se tuer à la tâche quand on a choisi ce métier. Ma femme m'a été d'un soutient exceptionnel.

Je ne compte pas en rester là. A terme, possible changement de vie, mais ça, ça se décide avec ma femme et mes 2 petits fauves. En tous cas, je ne vois plus forcément la vie en noir.

Prenez soin de vous.

A+

22 avril 2019 à 17:50:02
Réponse #1

alios



"Que la force soit avec toi", Costa !

Pour la méditation et le qi gong, est ce que tu as suivi un formation avec quelqu'un ou bien est ce que tu t'y est lancé tout seul ?

22 avril 2019 à 18:13:18
Réponse #2

costa


Salut.

Pour le Qi gong, j'y ai été initié par mon prof d'AM chinois quand j'avais dans la vingtaine. Je n'y étais pas trop sensible à l'époque, un petit jeune, ça avait besoin de choses plus concrètes et plus physiques... Je m'y suis remis... avec l'aide d'un de mes (anciens) patient, avec qui j'ai gardé contact et avec qui je suis devenu ami, qui pratique depuis un petit temps.

Pour la méditation, je m'y suis d'abord mis en solo (j'ai lu des ouvrages à ce sujet), et puis, idem, la même personne, qui pratique également, m'y a initié. Depuis, je le fais régulièrement en solo.


22 avril 2019 à 20:09:15
Réponse #3

Jean-Yves


Salut,

J'ai connu ça aussi, et je vais appeler début d'épuisement mental – je ne suis pas allé jusqu'au burnout, mais j'en prenais le chemin.

J'étais le seul avec ma compétence dans une agence type communication, et tous les projets passaient par moi. Mon égo était ravi, par contre mon niveau de concentration l'était moins puisque les gens me dérangeaient littéralement toutes les 2 minutes pour me poser des questions, et l'entreprise était trop petite pour que je puisse aller m'isoler et avancer le travail qui me demandait d'être concentré.

Je me souviens de soirées avec des amis où j'étais incapable de participer à la conversation, trop vidé mentalement.

Après quelques mois dans une autre compagnie, j'ai décidé de me prendre une demi-année de sabbatique. J'avais plein de projets, je n'en ai fait aucun, et tant mieux.

Je vois le parallèle avec ton cas, Costa : tu avais un super contrôle sur tout, tu as dû sauver des vies ou pas loin, tu étais quelqu'un de très important, mais bien sûr cette pression ajoutée à tous les p'tits trucs à gérer en arrière-plan, c'était trop. Tu parles plusieurs fois d'avoir tout voulu faire seul, et c'est ça qui mène à l'épuisement : être le seul à...

Mon conseil à ceux qui voient venir le burnout : partagez les responsabilités.
Et surtout : tant pis pour l'égo, acceptez les frustrations de ne pas tout contrôler.

Vous êtes en solo : confiez la gestion ou une partie des clients à un partenaire, soyez deux dans votre business.
Vous êtes dans une entreprise : déléguez, acceptez que le travail faits pas les autres ne soit pas aussi bien que si vous l'aviez fait. Tant pis si c'est mal fait, vous avez un boss pour contrôler ça non? C'est vous le boss? alors laissez faire vos subordonnés faire le travail, acceptez qu'ils aient leurs méthodes.
Vous êtes le seul avec votre compétence : tombez malade une semaine (cas vécu) et vous verrez que l'entreprise saura faire sans vous... et vous enlèvera un poids.

22 avril 2019 à 20:32:44
Réponse #4

b@s


typiquement une situation qui pourrait nous arriver à moi et ma compagne, tous les deux sur des postes intéressants mais compliqués à gérer, et avec le défaut d'être rare (10 dans le département pour moi, elle est seule dans le département)... le tout sans la paye qui va avec la rareté (l'argent ne fait pas le bonheur mais c'est une reconnaissance du travail quand même)

moralité : je commence à accepter mes erreurs, à reltiviser, à dire non d'une manière "décompléxée". ma compagne a demandé à changer de poste et même si ce ne sera surement pas posible immédiatement c'est une première prise de recul.

Ce que j'en tire, même si c'est fragile :
prendre du recul, c'est bien, mais comme tu le dis Costa ça peut vite virer à l'isolationisme ... d'ailleurs j'en suis pas loin...

parler ne pas rester seul : dans  notre cas ça nous aide considérablement surtout qu'on travaille dans le même domaine, on se comprend bien.

ne pas lacher les loisirs, le sport, qui sont à la fois une soupape et aussi l'occasion de parler d'autre chose. je l'ai fait, pas assez d'énergie, mais c'est clairement une connerie.

la forêt ... parce que n'importe quel problème disparait si on passe plus de temps en forêt  ;#

s'écouter aussi soi, accepter de lâcher, de s'arrêter si on craque. (et plutôt avant d'ailleurs)

Pour finir, je suis dans la pire forme de toute ma vie, en surpoids, avec des analyses médicales bof et un sommiel pas top.  N'attendez pas d'en être là pour vous bouger la nouille.

et merci à Costa d'avoir ouvert un espace de parole. J'aurais pas osé.  :love:

22 avril 2019 à 21:18:10
Réponse #5

Hurgoz


"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

24 avril 2019 à 12:09:26
Réponse #6

2Cy


J'étais dans un engrenage dont je n'arrivais pas à me sortir. Dans mon entourage, la plupart des personnes trouvent ça normal de se tuer à la tâche jusqu'à tard le soir, en dépit de sa propre santé (j'y reviens plus tard...). Mes patients n'y voyaient que du feu, j'ai continué à m'investir, à me former, mais intérieurement, le ras-le-bol me bouffait.
L'activité physique m'a toujours aidé à surmonter (je pratiquais le Krav, le VTT, la natation, le tir sportif, la marche nordique, la rando en vacances).

Bonjour,
Excuse-moi, mais quand on peut se permettre autant de pratiques extra professionnelles, on ne se "tue pas à la tâche", on est très à l'aise et très loin de toucher le fond. Dans ton cas, je miserais plutôt sur une grande faiblesse psychologique...
De mon côté, un burn-out, un accident cardiaque, un AVC, cinq semaines de coma et dix-huit mois de rééducation intensive (7jours/7, 4 toubibs, 3 kinés, 1 ergo et 1 logo) en trois ans: ça, c'est le top! ;D
« Modifié: 24 avril 2019 à 12:20:57 par 2Cy »
On ne sait jamais...

24 avril 2019 à 15:30:02
Réponse #7

Tompouss


Excuse-moi, mais quand on peut se permettre autant de pratiques extra professionnelles, on ne se "tue pas à la tâche", on est très à l'aise et très loin de toucher le fond. Dans ton cas, je miserais plutôt sur une grande faiblesse psychologique...

Ah bon ? Même en faisant 2h de sport (ou loisirs) par jour et en dormant 8h, 1h de trajet, 3h pour les repas (matin, midi, soir) ça fait encore des journées de 10h et pour peu que ce soit 10h intenses bah pas sûr que tout le monde tienne longtemps. Et même en tapant des semaines 50-60h par moment je passe encore 6h/semaine à m’entraîner, c'est pas pour autant que c'est pas usant à la longue.

Se "tuer à la tâche" pour finir 18 mois dans l'incapacité de bosser, je vois pas l'intérêt ni la rentabilité (pour soi, pour son patron, pour la société).

Bref désolé 2Cy mais ce genre de jugements à l'emporte pièce me gonfle, si tu souhaites t'autodétruire grand bien t'en fasse mais épargne nous tes remarques. Sans rancunes  ;)
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

24 avril 2019 à 17:03:36
Réponse #8

Maelrando


A 2cy,

J'ajoute pour ma part que par respect pour l'auteur (à croire que tu n'as pas lu le titre), il est naturel de ne pas porter de jugement... Tu t'en es sortis toi ? Super ! C'est pas forcément le cas de tout le monde.  :closedeyes:
En essayant continuellement, on fini par réussir.
Donc: plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. (Devise Shadock)

24 avril 2019 à 19:28:36
Réponse #9

Hurgoz


Yo,

On va vite se calmer les gas: il n'est pas envisageable que je sois d'accord avec Tom!  ;#

Plus sérieusement, j'ai envie de dire 2cy que s'il t'a fallut tout ça pour te calmer, primo tu as du bol que le système de santé soit aussi performant et secondo, je ne suis pas certain que se soit un sujet à mettre en avant.

Franchement, avoir une galère, ça arrive à tout le monde. En avoir autant, et ne pas réagir avant....  :huh: Et du coup, pour faire dans le constructif: tu as fait quoi après tout ça pour reprendre une activité normale?

Tcho
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

24 avril 2019 à 20:06:30
Réponse #10

2Cy


Salut,

Je me doutais que mon post susciterait des réactions virulentes. Mais, bon, c'est ainsi. En vrac:
1. Je n'ai toujours pas repris d'activité normale. Je me suis vu déclarer par les instances administratives handicapé à vie, bien malgré moi car je compte bien récupérer la plupart de mes capacités.
2. Quand on a le nez dans le guidon comme je l'avais (dirigeant d'une entreprise de services de 700 personnes ensuite consultant dans les sphères corporate), on ne voit pas "arriver" le choc, on voit juste le pognon dégringoler. Pour moi, l'alerte fut le burn-out, mais trop tard.
3. On n'arrête pas de répéter, surtout dans notre milieu, que l'essentiel est dans la tête. C'est incontestablement vrai. Surmonter la douleur, vouloir se reconstruire, imposer sa volonté aux corps médical et paramédical, jour après jour pendant des mois, c'est le cerveau qui est aux commandes.
4. Je ne remercierai jamais assez le système de santé belge et mes assureurs pour la qualité des services rendus.
5. Je préciserai enfin que je pratiquais le Qi gong et le shinrin yoku, deux disciplines compatibles avec des activité professionnelles telles que les miennes, mais en vain.
6. Mon message à Costa est positif: il y a toujours situation pire que la sienne et on peut toujours en sortir!
« Modifié: 24 avril 2019 à 20:15:12 par 2Cy »
On ne sait jamais...

24 avril 2019 à 20:27:37
Réponse #11

Hurgoz


1. Je n'ai toujours pas repris d'activité normale. Je me suis vu déclarer par les instances administratives handicapé à vie, bien malgré moi car je compte bien récupérer la plupart de mes capacités.

Du coup je comprend pas bien ton intervention...

Tu es allez plus loin que tu aurais due et maintenant t'es un "poids mort"...si le message c'est "foutez vous en l'air, les autres vous porteront", je vois pas trop l'intérêt....ou alors c'est "Darwin est en grève"! L'idée du forum, c'est d'éviter de se foutre de dans, donc dire qu'on peu s'y mettre, s'entêter et ne réagir que trop tard....mouais....

Tcho
« Modifié: 24 avril 2019 à 21:36:15 par Hurgoz »
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

24 avril 2019 à 21:10:05
Réponse #12

costa


Salut.

MErci pour votre participation.

Pour 2Cy:
Bon... exemple de semaine que je vivais... 7h45, départ de chez moi pour déposer les enfants, puis cap vers le cabinet. 8h30, premier patient.fin de matinée à 13h. A partir de là, en fonction des jours, soit reprise à 14h jusqu'à 20h (rentré à 20h30). Soit sport de 13h à 13h50, toilette rapide, bouffe, reprise à 14h 30 jusqu'à 20h30 (2x/semaine). Rentré donc à 21h.  Ensuite, il y a le sport le weekend. Sur 7 jours, ça fait 4 jours de sport, dont 2 du lundi au vendredi. Si tu comptes les heures de taf, si tu estimes que ce n'est pas beaucoup, on va en débattre plus sérieusement.
Ce n'est pas parce que j'essaie de maintenir une condition physique (dans mon cas, je reviens à l'état de santé que j'avais avant) que tout va bien psychologiquement. Pendant 1 an, j'ai bossé en ayant plus de douleurs que la moitié de mes patients!!! Dans mon métier, avoir un corps cassé est handicapant (je suis kinésithérapeute). De plus, on peut pratiquer plusieurs activités physiques en variant les plaisirs en fonction des jours et/ou des semaines, ça évite, entre autres certaines pathologies!
Je ne parle pas des heures de taf non rémunérées (rédaction des bilans, gestion du cabinet, comptabilité, entretient des locaux, paperasserie propre aux libéraux dont URSSAF, etc...), ni des cours à étudier suite aux nombreuses formations effectuées / examens validés, ça, c'est pour le soir quand les enfants dorment, ou le week-end.
J'ai du mal à voir le côté positif du message. Perso, quand je l'ai lu, j'ai vu un truc du genre "il y a pire, alors arrête de te plaindre". Dans le même genre, je viens de bosser 15 jours en soins palliatifs, il y a effectivement pire hein, pire que moi et que toi et que pratiquement tout le monde sur le forum...

Bref, ça me fait hérisser les commentaires du style "tu essaie de maintenir la tête hors de l'eau en commettant le sacrilège d'avoir des activités, donc tout va bien"!.

Désolé, pour le ton volontairement brut de décoffrage...

Cavannus: effectivement, vouloir m'en sortir seul était une connerie, j'aurais dû me faire aider avant... mais ça, c'est ma fierté à la con, j'étais persuadé que je pourrais m'en sortir seul. Et c'est effectivement tout ce qui ne touche pas directement à ma fonction (soigner des patients) qui a fait déborder le vase. Par contre, pour partager les fonctions, difficile dans notre corps de métier... mais c'est clair que ça m'aurait bien aidé.

Hurgoz, je n'avais pas vu ce fil, merci.

A+

24 avril 2019 à 22:10:14
Réponse #13

ofelas


2Cy,
Citer
car je compte bien récupérer la plupart de mes capacités.
Oh ça, je suis convaincu que tu y arriveras  8)

J'aime bien la façon dont tu écris. Au-delà du réalisme, tu as encore la dalle et "la foi", ça se ressent   :)
Bonne route  ;)

«Jamais plus je n'admirerai un homme qui ne serait que courageux.»
André GIDE À Monsieur Didier Daurat
« Modifié: 24 avril 2019 à 22:32:32 par ofelas »

24 avril 2019 à 22:49:50
Réponse #14

2Cy


@ Costa
Le ton brut de décoffrage ne me dérange pas, ne sois pas désolé.

@Hurgoz
Je ne suis pas sûr de te comprendre, en conséquence je m'abstiendrai.

@Ofelas
Merci, bonne route à toi!
On ne sait jamais...

26 avril 2019 à 00:44:58
Réponse #15

Boris


Je viens de sortir d un trou très profond.
J' ai réussi a me hisser a l' extérieur, grâce: a un réseau amical et bienveillant, soutenant, non jugeant, différentes rencontres et parmi celles ci, un stage redécouvrir la nature qui a été d une grande aide.
Pendant cette période sombre, mon activité sportive était un endroit où je me sentais en paix. Quasiment le seul endroit où je laissais mes problèmes au bord du tatami le temps de la bagarre...je comprends donc que l' on recherche une activité.
Et dernièrement, je pense aussi que je si je suis privilégié par rapport a d' autres, le trou ou j' étais était juste un peu plus haut que moi.

26 avril 2019 à 03:46:52
Réponse #16

Jean-Yves


Dans mon cas personnel : ni heures de fou, ni grosses activités à côté, un rythme de travail presque relax... mais ce sont les multiples interruptions qui m'empêchaient de me concentrer la journée, la pression que je me mettais, bref toute cette énergie mentale qui m'a vidé. Et pas mal d'alcool à la place du sport...  ;#

Pourquoi je dis ça : le burnout peut arriver malgré des apparences de vie plutôt chill.
Et je reste persuadé que si tu fais tes journées de 20 heures à sauver des personnes d'une catastrophe naturelle, et ce au sein d'une équipe efficace : tu ne fais pas de burnout, car tu es tout concentré à ta tâche éprouvante, mais sous contrôle et qui a du sens.

Cavannus: effectivement, vouloir m'en sortir seul était une connerie, j'aurais dû me faire aider avant... mais ça, c'est ma fierté à la con, j'étais persuadé que je pourrais m'en sortir seul. Et c'est effectivement tout ce qui ne touche pas directement à ma fonction (soigner des patients) qui a fait déborder le vase. Par contre, pour partager les fonctions, difficile dans notre corps de métier... mais c'est clair que ça m'aurait bien aidé.

L'autre jour j'étais chez mon dentiste qui se faisait former par une de ses consoeurs. Elle avait son cabinet et une équipe de plusieurs dentistes et assistantes dentaires, et plusieurs départs en congé maternité lui ont fait prendre la décision de vendre le cabinet pour se débarrasser des tracas de toute la gestion, mais d'y rester employée car elle adore son métier.
C'est de ça que je voulais parler : partager les tâches, en fait plutôt se décharger de certaines pour ne pas disperser son stress.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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