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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: OGM  (Lu 22787 fois)

26 janvier 2008 à 12:47:21
Lu 22787 fois

Fox


OGM
Je ne sais pas si ce lien à déjà été posté sur le forum, mais....  :bheurk:
http://video.yahoo.com/video/play?vid=253218&fr
Quand on ne sait pas ce qu'on veut, a dit le portier, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas.

"if you dont know what you want", the doorman said, "you end up with a lot you don't".

26 janvier 2008 à 13:16:48
Réponse #1

Chester


...C'est atroce comme truc!!!!! :o je trouve même pas les mots!

27 janvier 2008 à 10:56:28
Réponse #2

Mickey


 8) 8) encore un sujet ou j'ouvre mon bec sorry
ily a du pour et du contre envers les ogm je suis d'accord mais plusieurs questions restent sans reponse pour moi
1' contre les ogm   :   passer de recule pour les mutations genetiques qu'elles vont generer
                              lobby americain    arme alimentaire car l'avenir de notre espece passe passe par le controle
                                                       des ressources naturelles presentent dans certains pays en voie de
                                                       devellopement
2' pour les ogm      :   permert de resoudre la faim dans le monde en produisant des cultures demandant moins d'eau
                              cas de l'australie pour certainement la recolte 2008/2009
                              POUR LES AGRICULTEURS RISQUENT MOINDER DE CANCER CAR UTULISATION DE MOINS DE 
                              PHYTO

     ceci est l'une de mes reflexions cela peut deranger mais sur un forum chacum est libre de s'exprimer

 vos avis m'interesse

27 janvier 2008 à 11:08:18
Réponse #3

Chester


Pour moi, l'argument "résoudre la faim dans le monde" n'a plus lieu d'être depuis que je sais que les multinationales vendent à prix plus que bas des graines aux agriculteurs du tiers monde...Attention qui pourrait être louable, si les graines vendues n'étaient pas modifiées afin de ne pas pouvoir se reproduire d'une année sur l'autre.En gros, chaque année, faut raquer.Et moi, une bonne action qui masque son but d'enchainer les gens financièrement,de les entrainer dans une spirale sans fin en fait, au lieu de les aider à devenir indépendant,ça me rend malade.

27 janvier 2008 à 12:28:48
Réponse #4

Mickey


 ^-^ :o :o d'accord avec  d'ou mon terme lobby americain >:( >:( >:(

27 janvier 2008 à 12:47:25
Réponse #5

ipphy



2' pour les ogm      :   permert de resoudre la faim dans le monde en produisant des cultures demandant moins d'eau
                             

Je pense que c'est totalement faux!
On produit des surplus de nourriture sans OGM, mais on ne les redistribue pas. D'ailleurs là n'est pas la question, la redistribution n'est pas forcément une bonne chose.

Pour résoudre le problème de la faim dans le monde, je regarde en direction des travaux des agronomes comme C. Bourguignon ou L. Séguy et leur mise en place dans les pays pauvres.

Pdf sur  ces techniques: Lien à télécharger

27 janvier 2008 à 14:13:58
Réponse #6

Mickey


 ;) avis tres interessant tu as raison aujourd'hui au vue des cours des mat 1 certains indust vont chercer dans les pays pauvres des substitutions alimentaire pour nous nourrir  alors que reellement c'est qui devriont aider ces pays

parcontre desole je n'arrive pas a ouvrir le lien que tu nous joins




la faim dans le monde quel grave probleme dans notre civilisation ou on connait l'excedent alimentaire >:( >:( >:(
meme si en france nous avons aussi ce pb heureusement en partie resolu par les RESTO DU COEUR
                merci coluche

27 janvier 2008 à 14:38:35
Réponse #7

ipphy



parcontre desole je n'arrive pas a ouvrir le lien que tu nous joins


C'est un pdf à télécharger.
Moi quand je clique (clic gauche) dessus, on me propose de le télécharger sur mon PC.

Sinon tu peux faire un "clic droit" sur le lien, puis "enregistrer la cible du lien sous".

EDIT: Mickey, ça va te plaire, le pdf à pour thème le Semis sous couvert  ;D





27 janvier 2008 à 14:53:48
Réponse #8

Mickey


 ;) ;) merci ipphy mais tu resume bien le sujet tu parles de sd

solution efficace  adaptable pratiquement partout mais pour moi ce n'est que une partie des techniques pour resouder le pb
petites questions sur le sd avec quoi desherbe tu la culture et il faut bien la proteger contre les insectes et maladies
donc retour a la case depart pour ou contre les ogm selon toi
comme tu as du le comprendre ^pour moi l'avis est difficile a prendre car il ya des avantages et des inconvenients
mais aujourd'hui je serais plus pour du fait de la pac qui va diminuer les homologations des phyto
aujourd'hui au DANEMARK on ne peut faire de pain sans importer de la farine etrangere car avec les restrictions phyto les bles ne sont plus panifiables  :o :o

merci d'echanger tes idees avec moi :doubleup: :doubleup:

27 janvier 2008 à 15:22:59
Réponse #9

ipphy


;) ;) merci ipphy mais tu resume bien le sujet tu parles de sd

Je m'intéresse à ce sujet (SCV, BRF...) de façon purement théorique.

J'ai bien essayé le semis direct avec marteau-piqueur sur mon balcon en béton, mais bizarrement, rien n'a poussé  ;D

J'en reste donc à mon pot d'Orpin et mes 2 pousses de menthe  ;D

Citer
solution efficace  adaptable pratiquement partout mais pour moi ce n'est que une partie des techniques pour resouder le pb
Bien sûr, il faut raisonner de manière globale.
D'après ce que j'ai lu et entendu (sur Terre à terre - France Culture), une fois faune du sol restaurée, le besoin en eau diminue ainsi que les maladies.

Citer
donc retour a la case depart pour ou contre les ogm selon toi
Franchement, je ne pense pas que les OGM en plein champ soient une bonne chose.
A mon sens, il vaudrait mieux sauvegarder et re-cultiver des variétés anciennes de blé ou d'autres plantes.

Il faudrait mettre plus de crédits dans la recherche de terrain (brf, scv et autre) pour mieux comprendre les mécanismes globaux de ces techniques. J'ai l'impression qu'on fait l'inverse, on veut optimiser les plantes pour les faire pousser sur un sol de plus en plus pauvre...y a un truc qui cloche non?

En gros, donnons aux plantes un milieu riche et sain pour grandir et elles seront nutritives pour nous.

Voilà, c'est mon avis théorique de citadin  ;D


27 janvier 2008 à 15:36:54
Réponse #10

Mickey


 :up: :up: :up: respect ton discours est tres cense et d'autant plus que tu est un citadin qui s'interesse au sol
la mere qui nous nourrit (le sol)  est un patrimoine a preserver
content  et d'accord avec toi  respect au moins de nos echages nous evoluons  de quelle region est tu
moi en champagne ardenne

28 janvier 2008 à 11:53:50
Réponse #11

Lynx


Salut
Vaste probléme
Voici mon avis

Sur les OGM d'abord (sans parler de pb de nutrition) A mon sens la nature est un équilibre trés trés complexe avec de multiples interactions visibles (chaine alimentaire) mais aussi plus fines, plus étroites. Le probléme avec l'homme c'est qu'il est toujours sur de tout maitriser scientifiquement,et l'on se rend toujours compte des catastrophes irréparables a postériori, lorsque la gravité s'impose forcément à l'opinion, et donc aux politiques.C'est alors un débalage d'évidences...(et comment a t on pu petre aussi irresponsable!)... Avec les OGM on commence à toucher à un milieu extraordinairement complexe, la génétique... qui sera bien malin aujourd'hui pour certifier le zero risque....d'autant plus que nous ne savons que trés peu de choses au final!  quoique j'imagine qu'une grande partie des infos sont encore bien gardées au chaud dans les labos... On a connu les nuages radioactifs qui s'arrétaient aux frontiéres, je ne serais pas surpris qu'on découvre dans 10 ans que les OGM ont un impact dramatique sur tel ou tel chose et qu'alors cela nous parraisse tellement évident...  :glare:
Bon, en meme temps je ne suis pas un specialiste, mais quant on sait que mem les spcialistes ne sont pas d'accord.... :-\

Sur l'alimentation et la faim, le probléme n'est pas technique...il est monstrueusement financier et politique...culturel aussi.
Cela fait des années que l'IRD , ex ORSTOM (http://www.orstom.sn/) travaille la dessus.
Mais on se heurte à des résistances fortes et trés complexe dont un des moteurs est l'économie.

Un exemple trés pratique: il y a quelques années, une mission a apportée des pompes hydrauliques en afrique subsaharienne, équipé les puits, etc etc. Deux ans plus tard, il a fallu rééditer la mission... les pompes avaient été vendues par les villageois! :blink:

L'afrique fourmille de trés bonnes initiatives, originaires des ONG, mais aussi et surtout des populations locales! La africains sont des as du systéme D et quelques supports de fond permettent vite d'avoir de trés bons résultats avec pas grand chose. Le probléme essentiel de la famine reste la politique! Hélas je crois bien que la misére de l'afrique soit en fait née de sa grande richesse...





Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

28 janvier 2008 à 20:36:16
Réponse #12

mamy


Salut,
 très bon sujet

Cette émission fait froid dans le dos.
 Je me rappelle, pas grand monde l'avait regardée et un gars a lancé que cette émission là avait été censurée et interdit de passer ce numéro, tout internet c'était jeté dessus. (temps mieux en fait, beaucoup de gens ont été prévenue au moins)

Les OGM sont un vaste sujet.
Personnellement je suis contre, mais sa n'engage que moi et je suis pas très calé sur le sujet.

 Pour la fin dans le monde, je suis vraiment septique, pour la même raison que Chester,
   les semence ne sont pas replantable (ne germeront pas) par les cultivateur, donc il faut en racheter et ils deviennent donc totalement dépendant des firmes qui produisent les ogm. Normalement un cultivateur plante par exemple 100 graines, il en récupère  400, il en consomme 100, en revend 200 et replante les 100 derniers et un ci de suite chaque année. (c'est un exemple grossier)
Avec les ogm ceci ne sera plus possible. De plus les semences sont plutôt chère non? Et ils se retrouveront dans la même spirale qu'avec les phytosanitaires: "Raques ou crèves!"


Tafdak avec vous Criss et Lynx, les famine sont du à de mauvaise gestion des territoires et à de multiples facteurs. Je ne penses pas que les ogm y changeront quelques chose....

 Pour les risque sur la santé, il faudrait appliquer cette règle morale  fondamentale (je penses) de la science moderne:

"Agit uniquement de telle sorte que tu sois assuré que les conséquences de ton action ne rende pas la vie invivable sur la terre pour les générations avenirs"

H.Jonas


Si il il y a un moindre doute sur une chose, on arrête tout et il reviendront parler de leur produit quand nous serons assurés de sa qualité et qu'il n'ait aucun impacte sur l'environnement et la santé.


Citer
On verra bien ce que l'avenir nous réserve... on ne peut faire qu'attendre de toute façon.
Si on peut faire quelques chose:
Une chose très simple: le boycott des produits contenant des OGM.
Nous sommes consommateurs et nous choisissons ce que nous consommons (à peut prés  ::), personne nous impose de manger de la m*rde.


Après sa ramène aussi au débat des phytosanitaires, les insectes sont toujours plus résistants donc il faut des produits toujours plus mortel. Bien que l'on sait depuis bien longtemps qu'on en met 100 fois trop et que ces produits dérèglent la chaine alimentaire et que leurs impactes sur l'écosystème est énorme et que c'est très très toxique, on ne fais rien. (Un exemple qui me file les larmes aux yeux: on retrouve des trace de pesticide jusqu'au pôle Nord et aussi dans le lait des femmes inuites, qui nourricent leurs enfants.. et un de si de suite.)

Vaste sujets mais je divagues.
Si je fais erreures n'hésitez pas.

Vos avis sur le sujet m'intéresse.


namasté,


ps: je me rend conte que j'ai été trés long merci d'avoir lut :) et désolé si il y a des fautes j'ai pourtant relut et corriger 3 fois.
Qui dit "coureur des bois" dit "branche dans la gueule"..

29 janvier 2008 à 10:19:00
Réponse #13

Lynx



Je crois qu'il faut faire confiance à la nature pour s'adapter à tous les changements. On le voit avec les insectes, avec les virus etc etc.
Pour faire court, la nature trouvera toujours des adaptations à nos inventions "fabuleuses" qui nous mettrons toujours à défi...jusqu'ou?

De fait, nous entrainons la nature à être encore plus forte contre nous qui n'évoluons pas aussi vite. Le risque c'est paradoxalement d'entrainer une surexposition de l'homme ou de ses ressources face à une nature contre laquelle elle aura voulu se protéger, et au final cela engendre une dépendance de plus en plus forte à la technologie.
A ce titre, l'évocation même du principe des OGM paraît donc purement être un contre sens...


Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

29 janvier 2008 à 14:58:47
Réponse #14

Sylvain74


Afin de ne pas trop rentrer dans le débat, je me contente de reproduire ici l'avis de la fameuse haute autorité sur les OGM (celle qui a fait tant couler d'encre et réagir démagogiquement les politique qui ne l'avaient pas approfondie, dont notre Président...)
Pour rappel, lors de la publication de ce rapport, certains politiques s'étaient mis à crier au loup, en déformant les conclusion de la Haute Autorité. Laquelle s'était ensuite exprimé pour rétablir les faits.

Pour avoir lu attentivement le rapport, moi qui aurait tendance à être pro-progrès si celui-ci va dans le bon sens (et je m'en pose, des questions...), je tire comme conclusion que le Mon 810 est un progrès.
Qu'il n'est pas plus dangereux qu'un maïs traité par des insecticides contre la pyrale et la sésamie.
Que de toute manière, le maïs n'a pas de cousins sauvages, et que le risque de contamination croisée est donc nul en dehors des autres parcelles de maïs.
Que le maïs ne peut être utilisée en autoproduction de semence, puisque tout ce qui est semé comme maïs en France est hybride, donc obligatoirement (dans le sens technique du terme) produit par des semenciers.

J'en ai d'autres, des arguments...

Par contre je serai le premier à m'élever contre l'utilisation de certains OGM comme le colza, par exemple, dont la famille sauvages est immense et plutôt porté sur l'inceste (croisements entre membre de la famille, je veux dire, je sais c'est nul...). Mais le maïs...

Allez, je vous laisse lire, c'est instructif.

Sylvain.

Citer
Comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés - institué par le décret n°2007-1719 du 5 décembre 2007

Avis sur la dissémination du MON810 sur le territoire français

Le comité de préfiguration d’une haute autorité sur les OGM s’est réuni en décembre 2007 et janvier 2008. Sa lettre de mission le charge de « réévaluer les risques et bénéfices pour l’environnement et la santé publique susceptibles d’être attachés à la dissémination volontaire de maïs MON810. »

Le comité a établi les champs d’évaluation du MON810 pertinents aux yeux de ses experts, en s’inspirant du souhait d’élargissement exprimé par l’intergroupe OGM du Grenelle de l’environnement.

Il a établi des synthèses thématiques pour ces champs d’évaluation, certains champs disposant d’une littérature scientifique encore très lacunaire. L’ensemble de la littérature n’a pu être prise en compte.

Conformément à la lettre de mission, les questions qui concernent les justifications, de tous ordres, de la mise en culture des OGM en milieu ouvert et qui concernent l’ensemble des OGM, n’ont pas été examinées.

Lors de la discussion de chacune de ses synthèses scientifiques, il a mis en évidence l’état de l’évaluation des impacts, en faisant ressortir les résultats déjà acquis au moment de la première autorisation, les nouveaux résultats disponibles, ainsi que les nouvelles questions considérées comme importantes.

Au vu de ces travaux,

1/ Le comité de préfiguration souligne la publication de plusieurs faits scientifiques nouveaux qui concernent, l’impact du MON 810 sur l’environnement sur la santé humaine, l’économie et l’agronomie :
× Dissémination : Le fait nouveau depuis 1998 concerne la caractérisation de la dispersion du pollen (Klein et coll, 2003 ; Rosi-Marshall et coll, 2007 ; Brunet 2006) (Kuest ; Chapela 2001) sur de grandes distances (kilométriques) (A. MESSEAN, 2006) liée notamment aux conditions et événement climatiques et aux milieux. Ces résultats ont conduit à démontrer l’impossibilité d’une absence de pollinisation croisée entre champs OGM et champs sans OGM à une échelle locale (petite région agricole) (A. MESSEAN, 2006). La discussion a porté sur l’importance de ces résultats en ce qui concerne l’impact sur la pureté des semences, le respect des seuils de présence fortuite / contamination et les règles de coexistence. La dissémination de la toxine Bt et sa persistance ont été démontrées et dépendent de facteurs édaphiques, climatiques et du milieu (Icoz et Stostky ; 2007).

× Apparition de résistance sur les ravageurs cibles : pas de fait nouveau sur les insectes cibles principaux (pas de résistance démontrée) mais sélection de souche résistante sur deux lépidoptères cibles secondaires (Huang et al, 2007 ; Van Rensburg, 2007).

× Effets sur la faune non-cible : des faits nouveaux confirment la possibilité d’effets toxiques avérés à long terme sur les lombrics (Zwalhen et al. 2003), les isopodes, les nématodes et sur les monarques (rhopalocères) (Hardwood et al. 2005, Prasifka et al. 2007 ; Dutton et al, 2005). L’exposition sur les populations naturelles de monarques reste très limitée (moins de 1%), notamment pour ces derniers via des effets comportementaux dommageables. (Marvier et al., 2007). Des publications démontrent la présence possible de la toxine Bt dans la chaine trophique (Obrist et al, 2006) ainsi qu’une persistance observée des molécules insecticides dans l’eau (Douville et al, 2006 ; Rosi-Marshall et al, 2007) ou dans les sédiments drainant d’une parcelle (plus de 20 à 40 jours) (Ipoz, Stotsky, 2007), au contact des racines et dans le sol (Saxena et Stotzky, 2005 ; Mulder et al. 2006 ; Castaldini et al, 2005) avec une exposition des populations d’insectes (Griffith et al., 2006 ; Johnson et al, 2006) plus en amont des chaînes trophiques. Une analyse globale sur l’entomofaune non cible (Marvier et al 2007) démontre un effet des cultures de mais Bt sur quelques familles d’invertébrés, ses effets étant toutefois moindres que ceux liés aux traitements insecticides. Enfin, aucune preuve n’est apportée sur la toxicité directe dans l’étude de Marvier.

× Santé humaine : des faits nouveaux révèlent l’effet du mais Bt sur les teneurs en mycotoxine qui peuvent être réduites de 90% à 95% (AFSSA ; 2004) par rapport aux hybrides conventionnels non traités par des insecticides, les traitements insecticides ne permettant une diminution aussi forte. Les teneurs en fumonizine (classée cancérigène probable chez l’homme 2B groupe CIRC) pour les hybrides conventionnels dépasse régulièrement 2000 ppb en fonction des attaques d’insectes dans le Midi-Pyrénées et l’Aquitaine.

2/ Le comité de préfiguration fait état de questions insuffisamment prises en compte ou nouvelles comme devant être prises en considération dans l’évaluation des impacts de tout OGM :

× Caractérisation moléculaire et biochimique : la protéine produite par le transgène n’est pas identique à celle que produit le Bacille de Thuringe. Ses propriétés en termes de repliement, de modification post-traductionnelle, de biodégradabilité, de rémanence ou de spécificité, de présentation (etc.) peuvent être différentes de celles de la toxine CRY 1 AB naturelle. Seules les études à partir de maïs contenant l’événement MON 810 sont pertinentes pour évaluer la toxicité humaine et environnementale. Il serait intéressant de connaître l’interaction entre le transgène et différents fonds génétiques. La question de la production de peptides de séquences inattendues par le MON810 a été soulevée, ainsi que leur impact sur le développement des insectes et vertébrés, et la faiblesse du dossier d’évaluation sur ce point a été soulignée, mais il n’y pas de consensus sur ce point. La question de la production éventuelle et du devenir des métabolites issus de la dégradation de la toxine Bt a également été soulevée, sans trouver de réponse.

× Impact sur les insectes pollinisateurs: les études d’impact sur les abeilles doivent être faites sur des ruches en conditions normales d’exploitation, afin de prendre en compte les effets cumulatifs. Ce point n’a pas recueilli de consensus.

× Eléments de toxicologie: pas de faits nouveaux autres que les impacts toxiques relevés ci-dessus, mais une large majorité de participants a souligné l’insuffisance du test à 90 jours, dont la puissance est insuffisante. En effet, la méthodologie utilisée (validée par l’OCDE) sur les rats ne permet pas de conclure sur l’absence ou la présence de différence significative entre les groupes test et témoins, et sur l’interprétation biologique des différences observées (Lavielle, 2007). Une réflexion sur le protocole doit être menée. Le comité juge donc nécessaire la mise en place d’études menées sur du long terme, sur des fonds génétiques adaptés, sur d’autres espèces, et surtout, sur des échantillons plus grands. Le comité a souligné l’absence d’évaluation des effets endocriniens, teratogènes, et transgénérationels.

× Effets biologiques et microbiologiques : les effets biologiques et microbiologiques de la dissémination ou de la persistance observée des molécules Bt ou du transgène dans le sol (plus de 200 jours) (Crecchio, Stotzky, 2001) sont à examiner.

× Eléments épidémiologiques : Le comité souligne l’importance de mettre en place des études épidémiologiques. Il constate que l’expérience des pays fortement consommateurs d’OGM ne peut être exploitée à ce titre du fait qu’aucune étude épidémiologique n’y est conduite, du fait d’un manque de traçabilité.

× Eléments économiques : les informations disponibles ne concernent que la dimension micro-économique (pour l’exploitation) et semblent montrer en France une incidence positive sur les marges à l’hectare, à partir d’un taux d’infestation de 0,3 larve / tige (c’est à dire potentiellement en moyenne pour 600 à 700 000 ha de maïs grain), s’élevant de 40 à 110 € / ha, par rapport à des cultures conventionnelles. De plus, des observations de terrain font état d’avantages en termes de commodité d’utilisation (récolte plus tardive, économie de coûts de séchage). Cependant, d’importants facteurs de variation (climatiques, parasitaires) rendent l’analyse difficile à ce niveau. Le différentiel potentiel de prix entre le produit OGM et le produit conventionnel n’a de plus pas été pris en compte.
L’incidence économique des contaminations sur les filières conventionnelles, spécifiques ou biologique a été soulevée, sans trouver de réponse dans la littérature économique. Il en est de même pour les coûts liés à la coexistence (isolement, analyse, transport, ségrégation des lots, externalités économiques et écologiques), des études étant actuellement en cours. Les effets économiques plus globaux (…) ne sont pas pris en compte car ils ne sont pas spécifiques du MON 810 mais ils devraient être pris en compte par la Haute Autorité. D’une façon générale, le comité note l’insuffisance d’analyse économique au niveau de l’exploitation, des filières et du marché international.

× Biovigilance : le comité souligne l’importance d’un suivi en temps réel et sur du long terme des effets des cultures de plein champ du MON 810 sur la faune, la flore, la fonge, les écosystèmes, dans le cadre d’un programme de biovigilance.

× Usage des pesticides : la quantification de la modification des pesticides liée à l’utilisation du MON 810 doit être davantage étudiée.

× Analyse des conditions économiques, sociologiques et politiques d’organisation de la coexistence entre agricultures, biologiques, conventionnelles, OGM et autres.

3/ Du fait de ces éléments, le comité de préfiguration est d’avis que :
- les faits nouveaux suivants sont apparus depuis 1998 :
× Caractérisation de la dissémination à longue distance ;
× Identification de résistance chez certains ravageurs cibles secondaires ;
× Eléments nouveaux sur les effets sur la faune et la flore non-cible
× Réduction de la production de mycotoxines

- En outre, les aspects suivants doivent être approfondis ou étudiés :
× Caractérisation moléculaires et biochimique
× Méthodologie des études toxicologiques et écotoxicologiques
× Dispositif de surveillance épidémiologique
× Dispositif de surveillance biologique
× Analyse économique au niveau des exploitations et des filières et prise en charge des externalités

- Ces faits et questions représentent des interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation du MON 810.

Les éléments de portée sanitaire soulevés par le comité s’appliquent également aux événements de transformation autorisés à l’importation dans l’Union Européenne. A plus long terme, il sera aussi important de prendre en compte les impacts écologiques des produits autorisés à l’importation.



29 janvier 2008 à 15:34:56
Réponse #15

Lynx


 :ohmy:
Et ben!
En gros, ce rapport nous décrit le travail qu'il s'agit de réaliser pour parvenir à convenir d'une idée approximative sur l'impact de l'OGM!

J'ai ressorti les éléments pertinents:

"certains champs disposant d’une littérature scientifique encore très lacunaire. L’ensemble de la littérature n’a pu être prise en compte."

"Ces résultats ont conduit à démontrer l’impossibilité d’une absence de pollinisation croisée entre champs OGM et champs sans OGM à une échelle locale "
 
>donc une pollinisation possible (double négation des ptits malins :glare:)

"La dissémination de la toxine Bt et sa persistance ont été démontrées et dépendent de facteurs édaphiques, climatiques et du milieu"


"Apparition de résistance sur les ravageurs cibles : pas de fait nouveau sur les insectes cibles principaux
 (pas de résistance démontrée) mais  sélection de souche résistante sur deux lépidoptères cibles secondaires  "
>Donc impact tout de même en moins de 10 ans pour une production réduite d'OGM

"des faits nouveaux confirment la possibilité d’effets toxiques avérés à long terme
Des publications démontrent la présence possible de la toxine Bt dans la chaine trophique (Obrist et al, 2006)
ainsi qu’une persistance observée des molécules insecticides dans l’eau (Douville et al, 2006 ; Rosi-Marshall et al, 2007)
ou dans les sédiments drainant d’une parcelle"


"Enfin, aucune preuve n’est apportée sur la toxicité directe dans l’étude de Marvier. "
>Vivement qu'il y ait  validation de cette étude donc A faire...

" Le comité de préfiguration fait état de questions insuffisamment prises en compte ou nouvelles comme devant être prises en considération dans l’évaluation des impacts de tout OGM :"
>A faire...non étudié

"...et la faiblesse du dossier d’évaluation sur ce point a été soulignée, mais il n’y pas de consensus sur ce point. La question de la production éventuelle et du devenir des métabolites issus de la dégradation de la toxine Bt a également été soulevée, sans trouver de réponse.
Pour l'essentiel, ils expriment que les études ne doivent trouver de cible qu'en MON810 et en rien d'autre... "
> Donc pour étudier l'élément il faut l'étudier lui... ^-^ balaise

"Impact sur les insectes pollinisateurs: les études d’impact sur les abeilles doivent être faites sur des ruches en conditions normales d’exploitation,
afin de prendre en compte les effets cumulatifs. Ce point n’a pas recueilli de consensus
>A faire donc... non étudié

" Une réflexion sur le protocole doit être menée. Le comité juge donc nécessaire la mise en place d’études menées sur du long terme,
 sur des fonds génétiques adaptés, sur d’autres espèces, et surtout, sur des échantillons plus grands. Le comité a souligné l’absence d’évaluation
 des effets endocriniens, teratogènes, et transgénérationels
>A faire... non étudié

"Le comité souligne l’importance de mettre en place des études épidémiologiques"
>A faire... non étudié


" le comité souligne l’importance d’un suivi en temps réel et sur du long terme des effets des cultures de plein champ
du MON 810 sur la faune, la flore, la fonge, les écosystèmes, dans le cadre d’un programme de biovigilance."
>A faire... non étudié

"la quantification de la modification des pesticides liée à l’utilisation du MON 810 doit être davantage étudiée."

>A faire... non étudié

 Ca a le mérite d'être clair, tout est à faire, le produit a donc été lancé sans plus se poser de question du ratio investissement/rentabilité et en décrochant un avis favorable des autorités on ne sait comment.
Il faut être clair, et pour en rester sur le plan scientifique, la moindre découverte portant cette quantité d'incertitude ne peut se décrire comme avancée ou développement concret, mais comme descriptif d'un résultat de labo.
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

29 janvier 2008 à 16:59:12
Réponse #16

Sylvain74


Salut,

Les effets décrits, que tu viens de souligner, sont globalement inférieurs à ceux d'un traitement insecticide par voie de pulvérisation.
Le BT en tant que toxine insecticide est utilisé en agribio. Cherchez l'erreur...

Qund on parle de dissémination de pollen sur des km, il s'agit majoritairement de grains de pollen non fécondants car "pas bien finis de cuire" : le pollen du maïs est en effet très lourd (toutes proportions gardées) et se dissémine très mal par voie éolienne. C'est pourquoi les distances entre les champs, en production de semence, ont même été réduites ces dernières années suite à des tests révélant que la pureté variétale est facilement garantie en maïs.
En imaginant que ce pollent soit fécondant, le grain de maïs issu de l'union de maman "pas MON 810" et de papa "MON 810" ne codera pas pour la production de toxine BT, puisque c'est le matériel génétique de maman qui fabrique le grain. Et comme le grain sera consommé et non semé (cas du maïs, non utilisable en semance fermière), je ne vois pas où est le pb...

Oui, dans un champ de maïs BT, on trouve la toxine BT. Comme on trouverait des résidus d'insecticides. Je rappelle que cette toxine est utilisée en agribio. Cette toxine est très probablement bien moins rémanente qu'un insecticide synthétisé chimiquement...

Mon avis sur cette affaire des OGM en France...
Un seul OGM est autorisé chez nous. Il est cultivé à petite échelle. Et les parcelles sont régulièrement saccagées par les faucheurs volontaires. Cela n'est pas des plus encourageant pour le recherche Française, qui, donc, a abandonné toute velléité d'avancées scientifiques dans le domaine des biotechnologies. Retard scientifique de la France...

Pendant ce temps, nos amis américains développent sans se soucier de nous (enfin si, en rigolant !!) des variétés d'OGM de plus en plus efficaces, sur de plus en plus de plantes. Et ce dans un souci de revenu, de retour sur investissement. Ils brevètent leurs variétés, qu'ils font payer le prix fort et qu'il est impossible d'utiliser en semence fermière. Les OGM sont cultivés partout dans le monde, à une échelle qui dépasse l'entendement. Colza, soja, coton... envahissent les terres agricoles et les marchés mondiaux, dans des pays bien moins regardants que le notre.

Bordel, ça vous fout pas les boules, ça ? Que le recherche française, l'INRA, n'ose plus bouger le petit doigt sur ce sujet ? Développer des OGM efficaces, de nouvelle génération, moins gourmands en eau, ou capable de résister au sel ? Pendant que les américains se gavent ? Bah moi je suis pas fier de mon pays, où la rationnalité scientifique fait place à la démagogie politique et au peuple bêlant...

Maintenant pour ce qui est du progrès agricole, je peux vous dire qu'il y a quelques soucis à se faire devant les enjeux des années à venir. De plus en plus de monde sur cette planète, de moins en mpoins de terres arables, ça va forcement faire mal... L'Agriculture sera un enjeu de survie pour les générations à venir, et je ne vous parle même pas des biocarburants de mes c*u!lles. L'intensification sera obligatoire en agriculture. Et ce même si les techiques culturales simplifiées, où l'on retourne à une meilleure considération du sol dans sa globalité et pas seulement comme support d'engrais seront une source de progrès certain, même si certaines techniques de l'agribio sont à développer, il va falloir produire plus par hectare. Pour nourrir la planète sans défricher...
On peut aussi se poser la question de la viande dans nos rations, qui risque d'être extrêmement problématique...

Sylvain.


29 janvier 2008 à 17:14:15
Réponse #17

Nem-Rod


Je n’y connais pas grand chose, mais outre le fait qu’il manque de recul pour en connaître tous les désagréments sanitaires, j’ai un mauvais sentiment (je devrais dire ressentiment) vis-à vis des OGM parce que j’ai peur des véritables motivations à ce sujet. Ce qui me dérange vraiment dans cette affaire c’est la DEPENDANCE alimentaire que constituent les OGM vis-à vis des américains.  Quand il n’y aura plus que des OGM , il faudra payer ou crever, c’est encore pire que la dépendance au pétrole.

29 janvier 2008 à 17:23:20
Réponse #18

Sylvain74


Nan mais faut pas non plus fantasmer sur la révolution OGM... Les semances conventionnelles ont encore de beaux jours devant elles !
Par contre le fait du monopole américain dans le doomaine me laisse songeur... tout comme toi !

Par contre, ce que j'ai du mal à accepter, c'est la levée de bouclier du grand public, qui, sans aucune culture scientifique, se laisse mener par le bout du nez par TF1, M6 et canal+ et leur reportages partiaux, où aucune place n'est laissée aux chercheurs. Seuls des rigolos immobilistes et convaincus de la dangerosité des OGM interviennent à grand renfort de déclarationa alarmistes sans fondement. Ca, ça me fait peur...

Sylvain.

29 janvier 2008 à 17:30:17
Réponse #19

Chester


On peut aussi se poser la question de la viande dans nos rations, qui risque d'être extrêmement problématique...

yuep.Quelqu'un avait calculé que pour un kilo de boeuf on pouvait nourrir plus de personnes avec les céréales qui avaient servi à "fabriquer" ce kilo qu'avec la viande en elle-même.C'était assez bien défendu.
C'était dans un truc comme science et vie ou science et avenir...

29 janvier 2008 à 17:36:04
Réponse #20

Sylvain74


yuep.Quelqu'un avait calculé que pour un kilo de boeuf on pouvait nourrir plus de personnes avec les céréales qui avaient servi à "fabriquer" ce kilo qu'avec la viande en elle-même.C'était assez bien défendu.
C'était dans un truc comme science et vie ou science et avenir...


Bah c'est pas compliqué, y'a un rapport proche de 10 qui s'applique dès qu'on saute un étage de la chaîne alimentaire. Pour fabriquer 1 kcal. de boeuf faut avoir dépensé 10 kcal de fourrage et/ou concentré (céréale, protéagineux...). Bref, avec 1 kg de boeuf tu nourris 1 pers pendant x temps, avec les céréales que ladite vache a bouffé tu nourris 10 personnes pendant le même temps x.
C'est simple (simpliste ?) mais fait froid dans le dos.

Sylvain.

29 janvier 2008 à 17:43:59
Réponse #21

Lynx


Moais, tout ce que tu nous écris là ressemble fortement à une fuite en avant...
La question est jusqu'ou?

Ne faut il pas être réac et poser les questions qui visiblement manquent de réponses
pour freiner le phénoméne et déranger la bonne conscience scientificofinanciére plutot que
de faire une course effreinée aux profits et à la science privée pour en finir a se retrouver avec un écosystéme qui marche de travers?

Parce que ce qui est derriére ces questions trés scientifiques, n'est pas tant de savoir du devenir de la compexation des molécules de ci ou de ca et du devenir des enzymes que de se poser la question de l'étique du mouvement.

Nous avons joués avec la chimie et on a tout pollué, nous avons joués avec l'atome et on a frisé la catastrophe (enfin disons qu'elle a eu lieu par endroit), nous souhaitons a présent jouer avec les cartes génétiques des espéces et les modifier...
Il est peut être urgent de se poser les question sociales et économiques qui justifient de telle avancées avant de vendre la sauvegarde de la planette sur de beaux preceptes scientifiques dont on en connait pas encore vraiment la portée exacte.

Souvenons nous juste qu'une petite perturbation peut avoir des conséquences importantes.
Les associations radicales ont leur rôle dans la société, même si les methodes et les arguments sont souvent plus subjectifs que rationnels, mais le progrés doit se faire en considérant tous les arguments, même s'il ne sont pas callés sur des démonstrations scientifiques poussées.

A te lire, je répondrais et pourquoi pas synthétiser le géne anticupidité et antiguerre et se l'injecter? un tel homme OGM aurait certainement plus de chance de résoudre ces problémes d'alimentation que de se débrouiller pour tout modifier et de fracasser la biosphére a grand coup de super-progrés-scientifiquofinancier.

Faut pas se tromper de progrés, les avancées scientifiques ne sont sans doute pas le Progrés au sens des lumiéres et l'avancée de l'espece doit se faire en gérant notre environnement.

La premiére leçon de la science c'est de se remettre en question....pour éviter de se dire "y en a qui on essayés, ils ont eu des problémes"... évitons de mettre en route une bombe à retardement mondiale (si ce n'est déja fait) qui risque de sauter parce qu'on aura omis d'envisager un détail...

Pour moi tant qu'il y aura d'autres moyens, a commencer par la politique, pas touche aux especes. :glare:
Et s'il faut m'asseoir sur la fiéreté scientifique francaise, ben vu on en est de toute façon, autant prendre le contre pied et avancer dans des alternatives plutot que de suivre les américains a la lettre...


Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

29 janvier 2008 à 17:45:27
Réponse #22

Chester


Nan mais faut pas non plus fantasmer sur la révolution OGM... Les semances conventionnelles ont encore de beaux jours devant elles !
Par contre le fait du monopole américain dans le doomaine me laisse songeur... tout comme toi !

Par contre, ce que j'ai du mal à accepter, c'est la levée de bouclier du grand public, qui, sans aucune culture scientifique, se laisse mener par le bout du nez par TF1, M6 et canal+ et leur reportages partiaux, où aucune place n'est laissée aux chercheurs. Seuls des rigolos immobilistes et convaincus de la dangerosité des OGM interviennent à grand renfort de déclarationa alarmistes sans fondement. Ca, ça me fait peur...

Sylvain.

Le problème,sylvain,c'est que quand on connait certaines études baclées faites sur des médocs par exemple,avec malformations,stérilité & Cie qui arrivent sur deux générations le temps qu'on réalise qu'on s'est planté.....Les OGM,j'ai l'impression que ça fait à peine dix ans qu'on en parle,et cinq ans qu'ils sont là, mais planqués. Peut-être que je me gourre,que ça fait bien plus longtemps que ça;mais si tel n'est pas le cas, ça me parait vraiment court pour réussir à déceler (ou pas !) d'éventuelles conséquences à leur consommation.Et si par malheur il y a un risque, il ne sera pas question d' "une personne sur dix" touchée, comme pour un médicament...Là, ce sera sur une consommation courante. :(
Et même si les gens râlent ou flippent, je trouve qu'on s'y habitue plutôt très vite si tu compare au temps qu'on a mit pour s'accoutumer...à bouffer des patates! ;)
Quelque part, notre méfiance est salvatrice, c'est la seule chose qui contrebalance notre soif de progrès.Sans un minimum d'apréhension, il y aurait eu bien pire qu'Hiroshima à l'heure actuelle,AMHA. :-\

29 janvier 2008 à 20:05:50
Réponse #23

Nem-Rod


Politique fiction ?
Dans l'absolu,  on pourrait imaginer qu'après avoir lancé les OGM partout sur la planète, dans la foulée,  on pourrait aussi inventer un truc qui stérilise les plantes concurrentes. Ben comme ça on est les maîtres du monde, vous faites ce que je vous demande, sinon vous crevez de faim. C'est plus efficacement dissuasif que l'arme atomique et ça fait pas de dégats.
put**n, heureusement qu'adolf n'avait pas trouvé le truc !
« Modifié: 29 janvier 2008 à 20:25:18 par Nem-Rod »

29 janvier 2008 à 20:53:58
Réponse #24

Sylvain74


Et s'il faut m'asseoir sur la fiéreté scientifique francaise, ben vu on en est de toute façon, autant prendre le contre pied et avancer dans des alternatives plutot que de suivre les américains a la lettre...


Rien à faire de la fierté scientifique française... Par contre j'avoue déplorer le fait que le blocage par une minorité d'écolos ai eu pour résultat l'arrêt de toute forme de recherche publique dans le domaine du progrès par les biotechnologies.

Je ne prône pas l'utilisation des OGM à tout va, comme j'exècre la pulvérisation de produits phytos sans raisonnement, sans cibler précisement le pourquoi du traitement. Mais dans certaines parcelles où il devient difficile de cultiver sans utiliser des insecticides contre la pyrale, je préfère que l'agriculteur sème un MON 810 plutôt qu'une variété sensible qu'il arrosera d'insecticide pour un rendement minable et plus de risques pour l'environnement. Voilà tout.


Nous avons joués avec la chimie et on a tout pollué, nous avons joués avec l'atome et on a frisé la catastrophe (enfin disons qu'elle a eu lieu par endroit), nous souhaitons a présent jouer avec les cartes génétiques des espéces et les modifier...
Il est peut être urgent de se poser les question sociales et économiques qui justifient de telle avancées avant de vendre la sauvegarde de la planette sur de beaux preceptes scientifiques dont on en connait pas encore vraiment la portée exacte.

Nous avons joué avec la biochimie et nous avons inventé les médicaments, nous avons joué avec la biologie et nous avons réussi à soigner des maladies, nous avons joué avec l'agronomie et avons réussi à nourrir le monde (pour combien de temps ? ::))... Nous avons inventé le feu et avons réussi à survivre et à nous (sur)développer...
Nous sommes à une période de notre histoire où notre pouvoir n'a jamais été aussi grand, d'un point de vue scientifique. Parallèlement à ça nous sommes beaucoup plus prudents avec la science, avec un principe de précaution inscrit, en ce qui concerne la France, dans la constitution.
MAIS nous sommes devant une forme d'impasse, avec les futurs défis que sont la surpopulation humaine, l'accès à la nourriture, à l'eau potable, à l'énergie, qui vont devenir critiques. Relever ces défits ne va pas pouvoir se faire sans une bonne grosse dose de matière grise, sans innovations scientifiques, et potentiellement sans prises de risques.

Le problème,sylvain,c'est que quand on connait certaines études baclées faites sur des médocs par exemple,avec malformations,stérilité & Cie qui arrivent sur deux générations le temps qu'on réalise qu'on s'est planté.....
Et pour quelques médocs mal évalués, combien ont sauvé des millions d'êtres humains ? Je comprends le sentiment de révolte devant quelques cas, mais faut voire le rapport bénéfices / risques...
Je conçois que dans le cas de la bouffe la méfiance soit plus poussée, mais les études qui ont été conduites sur les OGM n'ont pas montré de risque significatif. Sauf à écouter Belpomme et Veillerette, certes...

Politique fiction ?
Dans l'absolu,  on pourrait imaginer qu'après avoir lancé les OGM partout sur la planète, dans la foulée,  on pourrait aussi inventer un truc qui stérilise les plantes concurrentes. Ben comme ça on est les maîtres du monde, vous faites ce que je vous demande, sinon vous crevez de faim. C'est plus efficacement dissuasif que l'arme atomique et ça fait pas de dégats.
put**n, heureusement qu'adolf n'avait pas trouvé le truc !

 ::) ::)

Voilà mon avis, et je le partage (enfin j'essaie, mais c'est pas évident en face de vous, bande de saligauds !  :love:)...

Sylvain.

 


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