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Auteur Sujet: Trois gars, une fille en Ecosse et euh, des midges.  (Lu 4307 fois)

11 juin 2014 à 18:12:38
Lu 4307 fois

Nirgoule


Trois gars, une fille, au milieu de la péninsule du Knoydart au nord de Mallaig (Ecosse).

Dimanche 25 mai 2014

De la gare au col
17h, nous descendons du train à la gare de Glenfinnan. Il pleut, il pleut fort même. Nous partons encapuchonnées sur le chemin qui mène au viaduc (Harry Potter). Nous réglons et re-réglons chacun nos sacs. Les corps refusent ces fardeaux comme une greffe mal opérée !
Après une heure, nous arrivons à hauteur d’un bothy, sorte de cabane à destination des randonneurs. Deux hommes en sortent, ils nous font bonjour mais semblent plus affairés à vider leur bouteille de wsk qu’à la partager. Nous continons donc notre chemin. Nous marchons ainsi jusqu’à 20h et nous arrêtons un peu avant un col à 470m. J’aime ajouter 1350m à toutes les altitudes en Ecosse, c’est celle de Gavarnie point de départ de nombreuses excursions pyrénéennes. Ici donc le col est donc à près de 2000m.



Il pleut parfois, il vente mais le soleil fait quelques apparitions. Enfin nous posons nos trois toiles non loin d’un arbre esseulé : un tipi monté en tarp, un tarp et un bivy. Nous sommes quatre, le tipi servira d’abris couchage pour deux et de mess pour quatre. Au sol nous déroulons une bâche graber et de la cree.
Le premier soir je montre à nos deux « débutants » les principes de montage du tipi. Toile en tronc de cône, il n’est pas évident de la tendre en tarp. Ce que nous sommes obligé de faire vu le vent et la construction pas assez écrasée de la toile.
Puis les deux habitants du tarp préparent le bois et allument le feu pendant que nous montons nos propres abris. Le réchaud chauffe 1L d’eau puisée dans le ruisseau. Chacun sort ses repas lyo comme pour les prochains jours. Cette individualisation des repas n’empêche pas les échanges de nourriture. Le repas se termine par une lichette de wsk.

Mon poncho me sert de sursac, sa polyvalence engendre un relatif inconfort dans ces deux domaines. Il est humide, mais j’y enfile néanmoins mon sac de couchage en espérant que ma chaleur corporelle le sèche. Je sens que ce produit hilleberg m’entrave trop, mais là il faut faire avec. Il est 22h et il ne fait pas nuit, à 23 heures non plus.

Lundi
Du col au pied du sgurr7h30 lever, 10h départ. Nous avons besoin d’acquérir certains réflexes de rangement pour aller plus vite. 1h30 serait bien. Mais je ne suis pas un modèle à ce titre.
Ce sera la plus longue étape et pourtant le parcours suit un itinéraire tracé. Nous sommes au fond de la Glenfinann puis de la Glendessarry, la glen est une vallée. La qualité du chemin est bonne au début puis ça dérape ou plutôt « ça patauge » pendant plus d’une heure dans une tourbière que nous ne pouvons contourner.
Après 2 heures de marche nous nous autorisons une pause déjeuner. Pas de plat chaud, trop fastidieux de sortir le matériel, faire chauffer et ranger. Nous préférons un casse croûte. Saucisson, jerky, fromage, banane séchée, noix, etc.

La pluie arrive par intermittence au début puis plus fort en milieu de journée. Les bâtons aide à se sortir régulièrement de ces bourbiers ou chaque pas fait sauter une grenouille. Le groupe marche bien, plutôt lentement diraient certains. Pas de plainte malgré la pluie, le vent et la boue, de la bonne humeur. On s’était préparé à cela.

Mardi

Du pied du Sgurr à Sourlie
Nuit difficile avec les insectes qui ont piqué en début de nuit ceux qui n’avaient pas de protection. Ce matin le soleil nous laisse sécher quelques affaires. Le spectacle de la nature est magnifique.



Sachant que veille nous avons marché pratiquement 10heures, comme l’un d’entre nous se sent fatigué par manque de sommeil, et que les autres ne protestent pas, nous décidons de raccourcir l’étape. Pas de munro mais une marche dans cette vallée où nous contemplons ces lacs aux eaux limpides, ses rochers sombres et ne voyons aucun midgie ce qui à ce moment est considéré comme un luxe.
La relative courte marche déçoit un peu l’un des participants qui se demande quoi faire au milieu de l’après midi. « De la contemplation » aurait répondu le voyageur du XIXe siècle.



Le lieu du camp se situe sur la plage, où nous espérons ne pas avoir de MDG. Erreur mais de façon moins violente que la soirée précédente. La température est relativement douce et nous avons peu de vent en ce début de soirée.



Le coin nommé Sourlie  possède son bothy, une belle pelouse, une plage, c’est surtout un loch et donc c’est un site remarquable. Il est donc normal que l’on y trouve plusieurs tentes et marcheurs malgré un accès routier à deux journées de marche
Nous échangeons quelques mots avec un britannique et d’autres nationaux aux accents plus marqués. Puis bain de pied et lavage d’une paire de chaussettes dans l’eau de mer. Tentative de pêche avec un bâton, pas assez de longueur de fil. Le bois flotté apporte un complément de combustible.
Je remarque que nous nous couchons de plus en plus tôt. La marche difficile dans un sol souvent instable, l’humidité, le déficit de sommeil et le portage sollicitent les organismes. Nous terminons la bouteille de Wsk, cela aussi aide à dormir. 

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

11 juin 2014 à 18:12:51
Réponse #1

Nirgoule


Mercredi
De Sourlie au Munro
Durant la nuit, une rafale m’arrache un piquet, je me sorts du sac et le remet en place, je jette un œil au tipi, il tient. En fait le vent a tourné et mon tarp fait presque face au vent, je resserre les ouvertures et me rendort.
Ayant pris la résolution d’un départ tôt, nous nous levons à 7h et partons avant 9h. Nous traversons une zone de marécage et croisons un troupeau de moutons. Plus loin un pont suspendu enjambe le petit fleuve (de la taille d’une rivière mais comme il se jete dans la mer…), un panneau nous averti que nous l’empruntons à nos risques et périls.
Puis montée au col, un dénivelé de 600m. Casse croûte en haut derrière un rocher nous abritant du vent. Là nous décidons de nous rapprocher du munro pour le gravir soit en fin d’après midi soit demain matin.
Nous sommes hors sentier. Je montre le cap à suivre à l’un d’entre nous en le munissant de ma boussole. Après une demie heure nous cherchons un lieu plat pour le camp. Ce qui n’est pas évident sur les flans d’une montagne assez abrupte et toujours cette végétation gorgée d’eau.
Nous convenons de faire le munro dans la foulée. Le ciel n’est pas encombré, la nuit tombe tard, c’est le moment. Nous posons les sacs, gardons sur nous quelques vêtements, de l’eau et deux barres. Je prends GPS, carte et boussole. Je me méfie des brumes et nuages qui pourraient nous envelopper à tout moment.



Nous avons 350 m à gravir. La pente est forte, il faut gagner la ligne de crête qui nous mènera ensuite au sommet. Un sentier nous apparaît justement sur celle-ci, je marque un repère au sol au cas où pour le retour. Nous suivons le tracé du sentier. Mes trois compagnons, qui filent comme des gazelles, sont devant. Elles ont vite vu l’objectif! Parvenu au sommet nous apprécions la vue générale sur la péninsule du Knoydart, les sommets alentours. Il vente à 50kmh. Mesure faite par anémomètre s’il vous plaît.
Après quelques photos il nous faut revenir bientôt à l’emplacement de notre futur camp, en se rappelant les repères observés : mes deux croix sur le sol du sentier, plus loin deux pierriers successifs et la brillante graber qui enveloppe nos sacs à dos.



Bientôt nous voilà revenu au camp. Celui-ci est rapidement monté et l’eau rapidement en train de chauffer. Le vent et peut être la relative altitude vont nous garantir des MDG (elles deviennent une obsessions). Je m’étais confronté à elles il y a plus de vingt ans en juillet, j’avais abordé le sujet à mes compagnons mais ils n’avaient pas prêté attention,… jusqu’à hier !



Notre emplacement est plus exposé au vent que les fois précédentes. J’opte pour un montage très solide avec notamment deux haubans sur les côtés qui résisteront bien aux éventuels coups de vent latéraux.
Le sol est plus trempé qu’à l’habitude. Mon tapis de sol que je n’avais pas testé n’est pas un vrai tapis de sol, il se mouille! Je me rappelle avoir une couverture de survie dans ma poche avec l’essentiel du survivor (sifflet, briquet,…). Je la sorts de sa poche, je la déplie et découvre qu’elle n’est pas fragile du tout. Je vais donc pouvoir la plier et la réemployer. Sans avoir la solidité d’une suisse, elle est un compromis léger.
Pour une journée tranquille nous avons quand même enquillé du dénivelé. Demain ce ne sera que de la descente et au bout le pub Old Forge et son excellente cuisine.

Jeudi matin
Du pied du munro à Invérie
Cette nuit le vent d’Est et ses rafales à plus de 60km/h a viré à l’ouest.
Une petite pluie s’est faite entendre sur les toiles tendues. Le montage du tarp était assez abaissé pour ne pas mouiller nos occupants.
C’est la dernière journée, nous sommes à 700m et il faudra descendre au niveau de la mer.



Petit déjeuner final autour du bushbuddy, dernières défécations sur ces pentes humides (poésie quand tu nous tiens), ultime remplissage de nos quatre sacs à dos, pour marcher vers Inverie notre destination que nous atteignons après 3 heures de progression sur un chemin maintenant bien tracé.
Nous montons le camp dans un camping non gardé avec toilettes sèches et lavabo. Les MDG attaquent en fin d’après midi et le répulsif est nécessaire.
« Modifié: 11 juin 2014 à 18:18:57 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

11 juin 2014 à 18:13:04
Réponse #2

Nirgoule


Au bilan.
La mauvaise surprise aura été les midges plus tôt réveillées cette année du fait de la douceur des températures. Du coup l’option du tarp sans moustiquaire aura été un point de fragilité.
Ces animaux semblent ne pas avoir de prédateurs - régulateurs. Les nuées d’insectes s’abattent sur vos cheveux, vos bras et si vous n’êtes pas protégés entrent dans tous vos orifices libres ! Des produits existent, la légende préconise le soft skin de Avon, une légende, préférez le chimique local. A 700m nous n’en avons pas souffert, par vent moyen non plus, le soleil les gêne ainsi que les températures en dessous de 10° environ. Ils aiment l’humidité et comme elle est partout…



En arrivant à Invérie, le cantonnier affairé à boucher des nids de poules sur la route était affublé d’un filet sur la tête et portait des gants. De nombreux VTTistes portaient également des protections, un déguisement banal pour les locaux.
L’insecte suceur de sang est présent principalement à l’ouest des Highlands, mais aussi dans d’autres pays du Nord de l’Europe et jusqu’en Russie et Chine.
Pour s’en préserver la moustiquaire à tressage fin ainsi que des produits chimiques locaux. Oubliez vos onguents et décoctions maison. Une soirée sur la plage d’Invérie en juin et vous vous réconciliez avec l’industrie chimique !

Tipi. Nous avons emporté un tipi sans mât, mais avec des bâtons cela passait. Un tarp et un bivy fermé. Les petits piquets ne suffisant pas à arrimer correctement nos toiles tellement l’eau et la tourbe tapissent le sol. J’ai ajouté des piquets type neige ou sable. Ils ont été très efficaces.

Les tapis de sol doivent être étanches et assez larges pour supporter votre sursac  ainsi que vos affaires, sac, chaussures notamment. Il n’y a pas de zone sèche sur le Knoydart à part les rochers.
Les seules personnes à ne pas trop souffrir des insectes ont été ceux dormant dans un bivy (BDiamond) fermé par moustiquaire ou bénéficiant d’un sac de couchage avec moustiquaire (snugpack jungle).
Il est sûr que l’abri sécurisé dans ces conditions pluvieuse, venteuse et surtout piqueuse aurait été une tente 3 saisons avec tente intérieure filet ou le tarp avec moustiquaire suspendue.

Les chaussures sont, je le conseille, avec une membrane. Je ne connais et reconnais que le GTX. Après chacun fait comme il veut, il est aussi possible de marcher les pieds mouillés pendant 4 jours. Une paire de pompes légères permet aux groles de respirer un peu à l’étape. Il en existe maintenant de moins de 200g.
Les sous vêtements sont en synthétiques « modernes » ou en laine. C'est-à-dire apte à tenir quelques jours les bactéries et leurs odeurs. Nous avons lavé nos slip et chaussettes au moins une fois. L’un de nous n’a pas changé de slip, mais se lavait les parties intimes, comme nous tous, avec des lingettes imprégnées. Un rinçage des tissus à l’eau de mer est efficace contre les odeurs, je l’ai expérimenté sur mes chaussettes. Le problème ensuite est le séchage.

Comme nous nous servons d’un réchaud bois, il avons pensé chaque jour à prendre du bois suffisamment  le soir et le matin. Il est impératif de prendre du bois mort, il brûle facilement et ne détruit pas les rares arbres présents dans cette région. Il est nécessaire d’anticiper le ramassage. Il faut enlever les parties humides que sont les écorces. Puis il faut protéger ce bois relativement sec de la pluie qui ne manque pas de vous tomber dessus.

Chauffer son eau au bois dans un petit réchaud demande un peu de dextérité car il est impératif de couper, fendre ou tailler les branches. Un couteau solide, du petit bâtonnage c’est aussi des risques de blessures. On a emporté une trousse de soin avec pansements et désinfectant. Bon c’était la seule réelle trousse, un peu juste sans doute. Cette trousse comporte deux pinces à tiques, que nous avons utilisé deux fois de suite sur les jambes malgré pantalon et guêtres.

Il faut environ 1 litre d’eau bue chaude par personne par jour. 0,5 pour le lyo et le reste en boissons café thé ou infusion. J’utilise pour cela une gamelle de 1L3 que je remplis à 1L. Deux passages sur le feu et nous avons assez d’eau chaude pour tous les 4. Nous considérons que l’eau était buvable à partir du moment ou elle était chaude, vu la transparence de l’eau et la faible présence des animaux. 

L’eau bue froide est systématiquement filtrée. Soit environ 3 L par jour par personne pour des températures oscillant entre 5 et 15°. Nous avons chacun des systèmes type camel. Nous avons apprécié de mettre un produit donnant un goût agréable à l’eau. Il se trouve qu’il me restait des sachets de l’armée allemande que nous avons largement dilué.

Je recommande de porter des lunettes de soleil, les miennes varient selon la luminosité et descendent à 2 ce qui est suffisant pour voir clair jusqu’en fin de journée.

Pas de pantalon en 100% coton sous peine de vivre mouillé en permanence. Le mien est un mélange type G1000, mais les purs synthé vont bien aussi. Je l’ai trouvé avec un systéme qui ferme en bas sur la chaussure et s’accroche aux lacets empêchant sa remonté. Il a des inserts en élasthanne au genoux et fesses, pour l’aisance dans les mouvements.

En revanche j’ai été une demie journée handicapé par une ceinture qui présentait une aspérité. Celle-ci sous pression de la ceinture du sac me coupait la circulation sanguine d’une jambe. J’ai mis une après midi à trouver la cause d’un début de paralysie.

Les guêtres protègent de la boue de l’eau et des tiques sans doute aussi largement. Les prendre avec un lien solide (câble) sous la chaussure. Il est fréquent de traverser une zone où par endroit l’on s’enfonce jusqu’au genou, la guêtres qui descend et est maintenue bas, le pantalon aussi, tout cela évite les pieds trempés.


« Modifié: 11 juin 2014 à 18:24:12 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

11 juin 2014 à 19:15:38
Réponse #3

Patapon


Yo,

Au bilan.
La mauvaise surprise aura été les midges plus tôt réveillées cette année du fait de la douceur des températures.

Ma première rencontre avec cette engeance volante c'était lors d'un pipi nocturne pendant un bivouac en septembre au bord d'un loch....depuis, on est pas copains  >:(  ;)

tcho

Hugo
"Prenez soin de la méthode avec laquelle vous vous mettez des choses dans le crâne."

11 juin 2014 à 19:29:57
Réponse #4

gmaz87


Salut Nirgoule  :),
Très belle narration de rando comme d'habitude.
Je vois que tu prends goût à l'Ecosse (et a ses spécialités  ;#), va falloir que tu travailles un peu le côté pêche, quand je vois des lochs comme ça, ça fait baver!!
A un de ces midis, courant juillet si tu bosses
Amitiés
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

11 juin 2014 à 19:58:27
Réponse #5

Merlin06


Merci pour lé recit.  :up:
Il a l'air bien grand et plein de fixations le tarp, de quel modèle s'agit-il STP?
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

11 juin 2014 à 21:31:06
Réponse #6

Tompouss


Chouette récit et tout cette flotte donne vachement envie de tremper du fil  :love:
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

11 juin 2014 à 21:43:24
Réponse #7

Arnaud


Pour les midges, la seule véritable protection c'est un scaphandre, les plus petites se rient des moustiquaires et trouvent toujours un trou plus gros par ou passer.

« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

11 juin 2014 à 22:40:38
Réponse #8

guillaume


Merci Nirgoule pour le récit :up:.

Je ne connais pas l’Écosse en randonnée. En revanche, le peu que je connais déclenche ma sympathie en sachant que tu l'as fait sans tente/moustiquaire et avec un réchaud à bois...

a+

12 juin 2014 à 14:32:34
Réponse #9

Nirgoule


Salut à tous et merci

gmaz87Oui, la pêche est sans doute intéressante, nous n'avions pas le matériel mise à part une ligne. cela n'a pas été suffisant en mer. En rivière ce doit être réglementé, nous n'avons pas courru le risque.
A bientôt un midi, je t'appelle  ;)

merlin06
http://www.backpackinglight.co.uk/tarps-and-bivy-bags/WE103.html
Malgré son nom "duo tarp", il est bien pour une seule personne 240x290cm. J'ai ajouté deux piquets neige et des piquets de 20 cm pour ancrer le tarp dans la tourbe. Ses nombreuses attaches offrent une grande variété de montage.

Sinon le tipi est un Exped.  :)

Arnaud
La moustiquaire présente sur le snugpack jungle allait bien, allongé je voyaient les insectes voler mais aucun n'a pu pénétrer. Idem sur le bivy de David.
Les autres ont pris cher !  ;#
Mais à un moment il faut sortir du sac, et là...  :o
Arrivés a Inverie nous nous sommes procurés du répulsif. J'ai voulu commander un raid aérien au DDT sur la zone, mais ils ne prenaient pas la carte.

guillaume

C'était pas l'option la plus facile en même temps j'avais préparé le groupe à affronter le mauvais temps et l'eau, qu'on allait en baver. Donc chacun savait.
Attirer des participants en n'évoquant que les beau paysages et les boissons fermentées aurait été irresponsable et source de déception.
La déception de notre compagne a été "je m'attendais à pire".
Je préfère ça. ;D

 
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

12 juin 2014 à 20:37:38
Réponse #10

Nävis


Un récit qui donne envie de repartir.  :love:
Merci pour la ballade et les photos qui rendent bien l'ambiance (sauf les midges qu'on ne voit pas...).

12 juin 2014 à 23:15:09
Réponse #11

Merlin06


Pas si grand que ça le tarp en fait, dommage. :/
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

16 juin 2014 à 14:07:26
Réponse #12

Nirgoule


merlin06
Oui le tarp protège bien pour 1 personne et son matériel et 500g de toile, auquel s'ajoute le poids des piquets et haubans, en tout 800g.
Il est toujours possible de faire moins, mais la pluie, le vent, l'eau au sol. Franchement j'avais pas envie de participer au jeu du plus léger.

Nävis
Et cette année j'ai trouvé l'ambiance moins "étrange" que l'an passé, pas les mêmes pertubations sans doute.

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

16 juin 2014 à 16:01:11
Réponse #13

Merlin06


Oui, clairement, un tarp j'aime quand c'est grand, genre 3X3 pour dormir à plusieurs et avec une vraie habitabilité.  ;)
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

16 juin 2014 à 22:39:22
Réponse #14

Gaelounet


Citer
Des produits existent, la légende préconise le soft skin de Avon, une légende, préférez le chimique local.
L'efficacité du Skin so Soft n'est pas une légende. Il faut juste tenir compte des limites de son usage. En effet c'est une simple crème adoucissante et pas un répulsif. Mais il a la particularité de noyer les midges. Je l'ai utilisé en complément d'une moustiquaire de tête. Pour me protéger les mains je les enduisais de SSS et les midges venaient y crever par douzaines.

J'ai rencontré des locaux qui portaient carrément des midge jackets, un blouson en mesh très fin, apparemment très efficace.
Je dormais sous une "vraie tente", ayant jugé la solution tarp inadaptée dans une région dépourvue d'arbre, où il pleut horizontalement quand il y a du vent et où les midges pullulent quand il n'y en a pas. Avant de rentrer dans la tente pour dormir j'y  faisais brûler un bout de serpentin de citronnelle afin que les sataniques bestioles n'y rentrent pas en même temps que moi. 

17 juin 2014 à 09:12:02
Réponse #15

Nirgoule


Gaelounet
Et bien disons que notre tube d'Avon devait être éventé ou la couche pas assez épaisse car
 nous quatre, avons (!) bien essayé les deux, et lorsque ça pullule,
 il n'y a eu que le DDT d'efficace.

Les midges n'apparaissent en règle générale qu'à la mi juin. cette fois çi (avis de la population locale) elles sont apparues bien plus tôt. J'ai vu des habitants se moquer ouvertement des touristes éguisés en apiculteur. Cela fait partie des particularités locales.

En parlant des particularités, notez l'excellente cuisine du pub d'Inverie : le Old Forge http://www.theoldforge.co.uk/.
Là j'en conviens nous loin de la survie  ;#
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

 


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