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Auteur Sujet: [projet] Ferme semi-autarcique  (Lu 7035 fois)

08 novembre 2013 à 15:43:22
Lu 7035 fois

thorgaal


Bonjour,

Avec ma compagne, nous avons pour projet de nous installer quelque part en moyenne montagne pour vivre et expérimenter l'autonomie (alimentaire, énergétique...) en toute simplicité et sobriété. Nous envisageons de construire une cabane en matériaux naturels locaux (fuste, terre, paille...), avec un grand jardin (0.5 à 1ha) et un petit troupeau de brebis et de chèvres sur 5 à 10ha de parcours.

A l'opposé du modèle agricole actuel, nous pensons qu'il est possible de gérer de nombreuses productions simultanément si le système est bien planifié selon les principes de la permaculture et tant qu'elles restent à une échelle où tous les travaux peuvent s'effectuer rapidement à la main.

Mais nous nous sommes vite rendu compte que, bien plus que technique, la difficulté d'un tel projet est avant tout administrative dans un pays où l'agriculture "vivrière" telle qu'elle se pratiquais encore presque partout il y a moins d'un siècle n'a plus aucune reconnaissance officielle...  :down:

Le fait que notre projet, bien qu'agricole, ne comporte presque aucun aspect commercial (pour couvrir nos dépenses incompressibles, nous pensons vendre une partie des produits issus de la ferme, mais essentiellement dans nos réseaux de famille et d'amis), nous ferme la porte de tous les organismes chargés de l'installation agricole (chambres d'agriculture, SAFER,... ) et nous ne pouvons donc prétendre à aucune aide pour notre installation, ni aux règles d'urbanismes simplifiées réservées aux "vrais" agriculteurs (qui peuvent construire n'importe quoi n'importe où ou presque). Il nous faut donc quelque chose d'abordable financièrement et d'habitable ou de constructible pour un non-agriculteur.

Nous recherchons donc, sur toute la France mais avec une préférence pour le Sud du Massif Central, un terrain de 6 à 12ha, entre 400 et 1000m d'altitude, avec au moins une source, + une partie constructible ou un petit bâtiment à retaper, et loin de toute source de nuisance (grande route, ville, centrale nucléaire, ligne THT, antenne relais...). Le tout idéalement pour moins de 50k€. Bref, la perle rare!

Si l'un de vous a une piste concrète, merci de me la communiquer par MP.

Nous serions aussi éventuellement partant s'ils y avait des personnes intéressées par l'achat groupé (en SCI par ex.) d'un terrain plus grand pour mettre en place plusieurs projets similaires au nôtre, avec un esprit d'entraide mais sans communautarisme.

Nous sommes aussi ouvert à tout conseil ou suggestion.
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

08 novembre 2013 à 18:40:24
Réponse #1

Bobzdar


Salut!

Je me permets de réagir à ton message puisque je suis en plein dans les démarches concernant l'achat de ma future maison.
J'ai un projet un peu similaire au tien puisque je souhaite bâtir un permalieu un maximum autosuffisant et rénover le(s) bâtiment(s) présent(s) dessus.

Je me suis installé en Bretagne avec mon amie et je ne connais donc pas le "marché" de l'immobilier autour du massif central.
Cependant, le fait est que l'on a dû renoncer à certaines choses qui, au départ, nous paraissaient essentielles, l'idée étant (comme toi je suppose) de ne pas faire intervenir de prêt pour le financement de l'achat.

Toutes nos économies y sont passées et pour 40 000€ nous avons trouvé une charmante petite maison à retaper dans un petit hameau très au calme et avec un terrain de... 800m².
Nous aussi nous rêvions de grands espaces mais, il faut se rendre à l'évidence; de telles surfaces, avec du constructible et à ce prix là, c'est impossible...

Donc je n'ai pas envie de te saper le moral, bien au contraire, je crois que ce genre de démarche est plus que nécessaire par les temps qui court.
Je souhaiterais simplement te proposer quelques pistes de réflexion pour que tu puisse pragmatiquement penser ton installation.

Déjà la surface nécessaire à la satisfaction des besoins en végétaux peut être grandement réduite dès lors que tu "densifie" tes cultures (selon les principes de la permaculture) et que tu aménage ton lieu de vie dans le but d'y produire ta nourriture. Je m'explique.
Concrètement tu as besoin de 200 à 300m² de potager par personne pour tendre vers une autonomie plus que raisonnable en végétaux. Disons qu'un gros 500m² de potager pour toi et ton amie seront déjà bien productifs si bien entretenus, optimisés...etc Ajoute ensuite à ça, l'énorme réserve de vivres que constituent la nature "sauvage" et les forêts pour peu qu'on s'y intéresse (champignons et châtaignes n'ont qu'à bien se tenir!). D'autant plus si tu vise la basse montagne!
C'est personnellement ce que je prévois chez moi.

Pour la suite, et en ce qui me concerne, je ne trouve rien qui soit plus triste qu'un carré de gazon uniforme et "stérile" (on se comprend!).
Donc l'objectif est de penser chaque recoin de ton terrain dans le but de tendre vers cette autonomie tant désirée.
Ainsi la bouche d'égout à la chute des eaux pluviales est remplacée par un récupérateur d'eau, le joli rosier de la terrasse devient le producteur de cynorrhodons (que tu apprendras, si ce n'est pas déjà le cas, à chérir pour tous ses bienfaits!) une fois l'automne venu...etc
Tu comprends l'idée générale. Chaque élément doit avoir son utilité sur une si petite surface.
Je te renvoie par ailleurs au concept de jardin-forêt qui fait intervenir une architecture davantage verticale dans les "cultures" (et permet donc un gain de place) ainsi qu'une multitude de plantes vivaces ne nécessitant que peu d'entretien.

Je ne vais pas m'éterniser mais ce que je voulais te dire c'est qu'avec peu, on peut faire beaucoup. ;)

Pour terminer en ce qui concerne la production de viande, il faut garder à l'esprit (le Manitou va me cogner contre le mur!) qu'elle n'est pas nécessaire, en tout cas au quotidien. Donc inutile de consacrer les 2/3 de ton budget à l'acquisition de terres dans cette optique si ton but est réellement la recherche de l'autonomie (je conçois cependant qu'il puisse être un plaisir de vivre au coté d'un troupeau de chèvres!).

Bref, étant un peu dans la même situation que toi, l'avantage que présente ma maison est qu'elle est située à quelques pas d'une ferme qui fait l'élevage de plusieurs races à viande. Dans le cas qui me concerne, l'éleveur étant également le voisin (!), je ne verrai aucune difficulté à tisser un lien d'amitié (au départ, certes, quelque peu intéressé!) avec ce monsieur dans l'optique de lui échanger une modeste partie de mes récoltes contre un ou deux des bons steaks qui doivent encombrer son congélateur!
A l'échelle humaine, les gens coopèrent.

Car le plus important dans tout ça, c'est que ta ferme soit un lieu d'échange, de rencontres et pourquoi pas un exemple.Tu ne trouverais pas ça dommage de vivre aussi pleinement et de ne pas le partager?
Selon moi, il est important de se tisser un réseau social fiable et de proximité, sur lequel compter en cas de coup dur et qui peut prendre en charge la production de ce qui n'est pas nécessaire pour toi (donc sans atteindre à ton autonomie) ou qui nécessite trop de travail.
Et qui sait, peut être que l'éleveur du coin lui aussi, aimerait manger de bons légumes, cultivés biologiquement, plutôt que d'aller à Carrefour! :)

Bon allé je vais arrêter de t'ennuyer avec mes remarques, j'espère juste que j'aurais réussi à te faire avancer dans la limite de mes modestes connaissances et réflexions.

Et sache que je reste ouvert à la discussion jusqu'à ce que tu fasse péter ce foutu fil qui alimente ton modem! ;)


Adrien
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

08 novembre 2013 à 20:25:34
Réponse #2

thorgaal


Faire avec moins de surface, oui on y a pensé, mais pour l'instant on ne veut pas s'y résigner, et ce n'est pas une question de viande, c'est plus une question d'amour des bêtes libres et des grands espaces, nous sommes tous les deux bergers avant tout, et si je suis d'accord avec toi pour ce qui est de l'intensification du jardin, je pense en revanche que l'élevage doit être extensif!

Ce qui ne signifie pas non plus que l'élevage doit gaspiller de l'espace, mais plutôt qu'il doit permettre de valoriser sans effort des surfaces pauvres qui ne pourraient l'être autrement, sans quoi le lait et la viande n'ont aucun intérêt (sinon gustatif) par rapport aux cultures végétales. Les végétariens argumentent souvent qu'il faut 10 protéines végétales pour produire 1 protéine animale afin de montrer l'inutilité de l'élevage, ce n'est pas faux, mais c'est oublier que les haricots ne poussent pas partout : si ces 10 protéines végétales proviennent d'une lande à genêts sur un terrain tellement sec et acide que rien d'autre ne pourrait pousser, alors la protéine animale produite sous forme de lait par la chèvre qui les broute est une bénédiction, d'autant que les 9 autres protéines absorbées sont en partie rejetées sous forme d'excréments à fort pouvoir fertilisant, et ne sont donc pas toutes perdues.
Cela dit je n'ai rien contre les végétariens (moi-même je mange très peu de viande), je veux simplement montrer que l'élevage, du moins extensif, a toute sa place dans une logique d'optimisation énergétique.

En fait si nous pensons pouvoir trouver une telle surface à ce prix, c'est justement parce que nous ne sommes pas exigeant sur la qualité du terrain, il peut-être pentu et rocailleux, les brebis et les chèvres en seront ravies!
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

08 novembre 2013 à 21:33:27
Réponse #3

Bobzdar


ce n'est pas une question de viande, c'est plus une question d'amour des bêtes libres et des grands espaces, nous sommes tous les deux bergers avant tout


Ce qui ne signifie pas non plus que l'élevage doit gaspiller de l'espace, mais plutôt qu'il doit permettre de valoriser sans effort des surfaces pauvres qui ne pourraient l'être autrement, sans quoi le lait et la viande n'ont aucun intérêt (sinon gustatif) par rapport aux cultures végétales

Dans cette optique, l'élevage a alors effectivement tout son sens!

J'habite pour le moment chez mon beau frère et ma belle soeur en attendant de pouvoir disposer de la maison et c'est un "troupeau" (bon, le mot est un peu fort!) de 3 chèvres qui s'occupe de l'entretien du terrain.
Et bien c'est pour nous un gain de temps et d'énergie certain et je ne crois pas que les chèvres s'en plaignent!!

Donc oui, dans ce sens je suis également pour une forme d'élevage non-exploitatrice et orientée dans le sens du bien être des animaux.

Et pour continuer sur la question financière, je ne suis bien sur pas en train de dire que la perle rare que vous cherchez n'existe pas (je ne me suis pas penché sur ce type de bien); juste qu'elle est, je pense,... rare!
Je ne peux donc que te souhaiter bonne chance dans tes recherches.
 :doubleup:
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

08 novembre 2013 à 23:45:49
Réponse #4

Chris-C


Salut,

super projet.

Je comprend pas une chose, vous êtes tout les 2 bergers, donc vous avez un statut, donc toutes les portes ne vous sont pas fermées.
La région que tu vises est une région qui à mon avis sera contente d’accueillir un projet comme le votre.

Il faut de la terre, plein, surtout avec les animaux.
Bobzdar dit on peut faire beaucoup avec peu, oui c'est vrai, mais bonjour la galère.

J'ai 3500m² de terrain (dont 1000m² que je loue contre du grain), reste donc 2500m² dont 150m² à la louche en potager, on se nourri à 2 dessus. Si la météo va bien et que l'on se rate pas sur le calendrier des cultures.
Ce qui est vite le cas lorsque l'on arrive dans une nouvelle région.
Sur le terrain y'a aussi de jeune fruitier et 5 poules, coq et un jars à la con  ^-^

Jusque là tout va bien sauf que pour la litière + son stockage, un parcours herbé correct, avoir du grain, du paillage, de la place pour du compostage, du stockage de fumier, réserve d'eau, une zone de test (sur laquelle tu ne peux pas compter pour te nourrir) et bien sans un environnement campagnard/paysan/agricole pour pouvoir trouver les ressources qui manque sans sortir de sous je n'y arriverai pas.

Tout ça pour dire qu'il faut tout le terrain qui va te nourrir, mais il te faut aussi celui qui va fournir tout ce que tu as besoins pour que le 1er fonctionne bien.
Par exemple pour pailler efficacement 150m² de potager mes 2000m² de prairie ne suffise pas.... pour plusieurs raisons.

Attention aussi avec la permaculture, je ne pratique pas car pour le moment je me suis vite rendu compte que ça demande du temps de comprendre SA terre, surtout lorsque tu arrives dans une nouvelle région. Donc bien prendre en compte qu'au début les plans super bien reflechis sur le papier sont souvent mis en rude épreuve les 1er temps.

a+



09 novembre 2013 à 09:59:03
Réponse #5

thorgaal


Citer
Je comprend pas une chose, vous êtes tout les 2 bergers, donc vous avez un statut, donc toutes les portes ne vous sont pas fermées.
La région que tu vises est une région qui à mon avis sera contente d’accueillir un projet comme le votre.

Détrompe-toi, aujourd'hui quand tu contactes n'importe quel organisme pour un projet d'installation agricole, on ne te prends au sérieux que si tu peux démontrer par a+b que ton projet va dégager 1 SMIC par personne au bout de 5 ans, sans quoi ce n'est pas "viable" et on te propose de revoir ta copie. Aucune chance pour nous de ce côté-là donc, et je parle d'expérience, depuis un an on frappe à toutes les portes imaginables sans résultat.

Et je ne parle pas des démarches à effectuer pour obtenir les aides à l'installation sensées donner un coup de pouces à tous les jeunes agriculteurs, quasi-impossibles à décrocher sans l'appui d'une banque...

L'orientation de la politique agricole semble évoluer doucement dans le bon sens, mais avec l'inertie bureaucratique on ne s'en rend toujours pas compte sur le terrain.

Citer
Donc bien prendre en compte qu'au début les plans super bien reflechis sur le papier sont souvent mis en rude épreuve les 1er temps.

Oui, c'est valable dans tous les domaines d'ailleurs! On en tient compte en se laissant une bonne marge, temporelle et financière, avant d'atteindre l'autonomie.
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

09 novembre 2013 à 10:35:35
Réponse #6

Hérisson


Bonjour à tous,

Je suis complètement novice dans la chose mais je pense monter un projet de ce type pour mon futur lieu de vie.

Je me permet donc sur ce fil de discussion de vous posez des questions qui peuvent me semble t'il, dans un ordre d'idée général, être utile à tout le monde.

Auriez-vous pour un jeune comme moi qui pense dès aujourd'hui à sa futur maison, quelque conseil, astuce, livre à lire, personne à contacter etc... Pour monter ce genre de projet. En fait je m'interroge beaucoup sur mon avenir et comment en profiter un maximum avec ma moitié et mes futurs enfants.
Je m'informe donc sur tous les sujets qui me semble pertinent de prendre en compte. Mais je pense oublier pas mal de choses c'est pourquoi si vous avez de bon conseil, pour partir sur de bonne base ou de bonne lecture je pense que ça pourrait être utile à tout un chacun.

Merci d'avance.

P.s : si c'est pas au bonne endroit et que je me fourvoie, tans pis pour moi et désolé.

09 novembre 2013 à 14:24:27
Réponse #7

Madudu


Salut Thorgaal  :doubleup:

Pour avoir vu comment ça se passe un peu partout en France, je doute que tu puisses trouver une pièce de terre de 5-10 hectares. Même quand le potentiel est pourri les locaux sont à l'affût de tous les terrains qui se libèrent. Y a quelques exceptions mais ça concerne les petites parcelles, pour 5-10Ha c'est improbable.

Personnellement je ne m'interdis plus l'étranger, car je ne vois pas comment trouver des surfaces suffisantes en France... surtout pour 50K euros ! Sans compter qu'effectivement il est très compliqué de pouvoir profiter des privilèges liés au statut d'agriculteur quand on aspire à du vivrier. Humainement aussi, les ruraux sont le plus souvent méprisants pour ne pas dire hostiles à l'égard des "marginaux". Au final il y a trop de facteurs à réunir qui sont déjà rares isolément.

J'en suis pas encore à la recherche active de terrain, mais je pourrais bien l'être dans 1 an. J'ai donc un an pour étudier la question, et choisir une région du monde dans laquelle un tel projet serait vraiment accessible tant d'un point de vue administratif et financier, qu'humain.

 :)

09 novembre 2013 à 16:31:17
Réponse #8

Outdoorsman


Juste une remarque : je pense que tu choisis une zone de moyenne montagne pour l'isolement que tu sembles rechercher, par contre ton rendement va chuter. Se limiter à 500 m me semble être plus raisonnable.

J'habite à 1000m, on a au moins 4 mois de neige au sol et par exemple les tomates ne poussent que sous serre, très peu de fruitiers résistent, etc...
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

09 novembre 2013 à 19:52:10
Réponse #9

Wla


Dans ce coin, tu as des possibilités :
http://www.leboncoin.fr/ventes_immobilieres/566017962.htm?ca=13_s
Si besoin, tu peux me contacter par MP, je ne suis pas le vendeur du terrain, mais je connais bien la région.

Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

09 novembre 2013 à 20:43:32
Réponse #10

Madudu


5ha pour 17K euros c'est pas si mal en effet, mais quand même 3000 euros/ha de semi-désert en pente... pour de la chèvre c'est bien, ça en nourrit 5 xD

09 novembre 2013 à 22:56:47
Réponse #11

Chris-C


Détrompe-toi, aujourd'hui quand tu contactes n'importe quel organisme pour un projet d'installation agricole, on ne te prends au sérieux que si tu peux démontrer par a+b que ton projet va dégager 1 SMIC par personne au bout de 5 ans, sans quoi ce n'est pas "viable" et on te propose de revoir ta copie. Aucune chance pour nous de ce côté-là donc, et je parle d'expérience, depuis un an on frappe à toutes les portes imaginables sans résultat.



Tu as déjà le troupeau?
Il faut à mon avis revoir à la baisse la superficie du terrain. 1 à 2ha pour commencer. Peut être moins suivant la taille de ton troupeau.
Dans un 1er temps vous vous implantez, devenez le plus autonome possible (lait, oeuf, légumes).
Ensuite le relationnel va jouer surtout si tu as déjà le troupeau et qu'il est en bonne santé.

Faut pas oublier que "des petits gars de la ville" qui plaquent tout pour vivre à la campagne, les campagnards, les banquiers, bref tout ceux qui peuvent apporter une aide, ils en voient passer pas mal. Faut donc résister le temps de montrer patte blanche, prendre le plus petit statut légal en paysannerie et si c'est votre souhait grandir petit à petit.
Les champs pour la pâture, ça ce prête, ce loue, mais faut être intégré au lieu de vie.

Un très bon pote m'a dit un jours soit on peut réussir en passant par dessus, soit par dessous.
Donc si vous avez pas de pognon se sera par dessous : beaucoup de démerde, beaucoup d'inconfort, de patience et petit à petit vous allez construire votre truc à vous.

Mais ne vous découragez pas si les aides de l'état de sont pas là, ou si vous devez faire plein de concessions, puisque c'est pas un taf que vous cherchez mais une façon de vivre.

 a+  :)

10 novembre 2013 à 20:40:32
Réponse #12

thorgaal


@Wla : Merci pour le lien, je l'avais raté celui-là, mais c'est cher pour ce que c'est, des landes comme ça j'en ai vu plusieurs fois autour de 1000€/ha, mais sans eau ni possibilité de logement ça sert à rien... même les chèvres ont besoin de boire... parfois.

@Outdoorsman : 1000m est en effet un maximum à ne pas dépasser sous peine de limiter drastiquement les cultures, bien qu'il y ait des exceptions (voir "ferme du Krameterhof" à + de 1100m en Autriche). Mais effectivement l'isolement fait aussi parti de nos critères... Sans compter qu'en zone de montagne le prix des terres est généralement inversement proportionnel à l'altitude, bien que l'ICHN fausse un peu les choses, en dessous de 400m la terre vaut généralement plus de 6000€/ha, ou alors c'est qu'il n'y a pas d'eau...

@plumok : On a déjà un mouton (qui souhaite conserver l'anonymat...), deux brebis et 3 chèvres, le reste du troupeau peut s'acquérir rapidement pour arriver autour de 20 bêtes au départ, peut-être un peu plus par la suite.
Pour ce qui est de commencer petit, oui c'est envisageable, mais il faut que petit terrain rime avec petit prix, et que les possibilités d'agrandissement soient réelles, sinon il y a un risque de se retrouver coincé et il peut être très décourageant de devoir changer d'endroit et de recommencer à zéro au bout de quelques années pour des problèmes de foncier (je connais quelques paysans installés hors cadre familial à qui c'est arrivé, et certains sont toujours en situation précaire au niveau du foncier après de nombreuses années d'activité).
C'est ce qu'on souhaite éviter en cherchant une surface suffisante dès le début.

Citer
prendre le plus petit statut légal en paysannerie et si c'est votre souhait grandir petit à petit.

Ça c'est un autre problème, il n'y a pas de "petit statut légal" en paysannerie, l'option "cotisant solidaire" ("solidaire" de quoi d'ailleurs?) ne donne droit à aucune reconnaissance légale de l'activité, ni à la sécurité sociale (ce qui est une aberration dénoncée depuis des années par les petits paysans), elle donne juste le droit d'avoir un revenu agricole... quant à l'option "chef d'exploitation", elle nécessite une surface minimale d'installation, variable selon les zones, de l'ordre de 12ha en moyenne...

En clair si vous n'avez pas assez de surface pour être déclaré "agriculteur", vous n'avez pas la priorité sur les terres qui se libèrent, donc peu de chance d'avoir un jour la surface nécessaire à l'obtention d'un statut.
La prochaine loi d'orientation agricole devrait améliorer cela, mais ce n'est pas encore fait.

Ça rejoint ce que j'expliquais plus haut, au départ on cherchait à avoir directement la 1/2 SMI (pour Surface Minimale d'Installation) nécessaire au statut d'agriculteur, on a un peu revu nos exigences à la baisse, mais il nous faut quand même au moins assez de surface pour élever 20 bêtes sans nous sentir à l'étroit, 6ha nous semble un minimum, surtout en zone défavorable.
« Modifié: 10 novembre 2013 à 21:52:52 par thorgaal »
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

16 novembre 2013 à 18:12:35
Réponse #13

Madudu


Une option intéressante peut être de faire du maraîchage pour dégager un revenu (pas besoin de beaucoup de surfaces pour la 1/2 SMI) et faire de l'élevage plutôt de complément et vivrier. L'élevage permet de se fournir en engrais, valorise des cultures fourragères destinées aux creux d'été et d'hiver tout en facilitant la gestion des mauvaises herbes dans les jardins (avec travail du sol par contre).

Ça ne règle ni le problème de l'eau (sans eau quasiment toute l'année, pas de maraîchage) ni le problème de la surface si on veut être autonome en engrais. Par contre c'est ce qu'il y a de plus accessible pour avoir la 1/2 SMI.

Le forage est accessible financièrement (dans l'hypothèse où y a des chances de trouver de la flotte) ?


18 novembre 2013 à 12:39:49
Réponse #14

Loriot


Avec peu de moyen au début de l'entreprise, en ayant la capacité de garder un troupeau, je pencherai pour le gardiennage de troupeau (berger) dans une région cela permet de s'installer dans un "pays" de montrer ses armes, faire ses preuves.
Ensuite il est plus facile d'acquérir un domaine ou une ferme.
J'ai pas trop le temps de développer mais beaucoup de régions alpine permettent de s'installer ainsi.
Bon courage.

Si tu veux que je recherche quelques places en Alpages, en Suisse fait moi savoir par mp...

Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le c..

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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