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Auteur Sujet: Survivre à son retour d'opérations  (Lu 8046 fois)

19 juillet 2011 à 20:02:53
Réponse #25

akiou


Correct pour moi.
Mais je continue à penser que la meilleure des thérapies de retour de mission, c'est un bon pote, une bonne bouteille et un bon repas. même si je bois très peu que je ne vois qu'un plaisir relatif à la gastronomie en général.
c'est mieux que n'importe quel divan et le c*nnard derrière qui panne que dalle à ce que tu lui racontes, et qui finit par demander si tu continues a désirer ta maman et si tu veux toujours occire ton pôpa. (que les psys me pardonnent, mais j'ai du tomber sur les plus cons...)
Les medic des FS planchent sur la parade en ce moment pour les retours démission difficile:
benzodiazepine+Beta-bloquant+codeine+antidepresseur: résultat, garanti par effacement de la mémoire à court terme. Zombification pendant 15 jours assurée, c'est censé enrayer les futur PTSD.

19 juillet 2011 à 23:50:39
Réponse #26

Nävis


J'aime bien la remarque de Kilbith concernant le soldat qui est à l'extrêmité  d'un processus de décision d'une société, mais qui a son retour doit faire face de façon individuelle à sa "réadaptation". Avec effectivement ce coté schizophrenique entre une société avec des courants d'opinion qui peuvent être complètement à l'opposé de la mission qui a été confiée aux soldats.

En plus de tous les moyens d'actions qui vont du débriefing, à la psychotérapie de groupe autour d'un verre, en passant par les moyens pharmaceutiques pour permettre aux soldats de décompresser et de pouvoir travailler sur ce qu'ils ont vécu, je pense également que nos sociétés manquent de rites autour de ces métiers difficiles. Que d'une façon symbolique, la société prenne en charge une forme de reconnaissance des difficultés du retour de mission, sans que les familles soient chargées de ce fardeau. Pas seulement quand il y a des drames (comme les cérémonies de ces jours), mais aussi pour tous ceux qui sont rentrés marqués par leur mission.

Akiou, les trucs minable du quotidien qui te gonflent, en eux-même ils n'ont pas de valeur, et il faut bien passer par là la plupart du temps. Mais c'est lorsque tu les vis au jour le jour, avec tes proches, que tu transmets tes valeurs, celle que tu as à coeur de défendre. C'est le coté pénible de la vie civile, comme il y a certainement des cotés pénibles à la vie sur le terrain. Ce qui compte, c'est ce que tu y mets, et pourquoi tu le fais. Et ça, c'est de la communication qui doit passer avec les proches.

20 juillet 2011 à 07:55:21
Réponse #27

akiou


J'ai pas dit Minable, Nävis. Je respecte les gens dont c'est le quotidien.
En fait, c'est juste que je suis une grosse feignasse et abonné de longue date au nouveau club de David, les GE.
Je tiens Juste a rappeler que celle qui assure le plus, c'est pas moi sur des terrains diificiles, c'est mon épouse qui se tape le quotidien et le reste.
respect à toutes les femmes qui vivent ça.
« Modifié: 20 juillet 2011 à 08:16:21 par akiou »

20 juillet 2011 à 08:38:51
Réponse #28

Patrick


Peut-être que nos armées devraient mettre en place une assistance aux familles pour les préparer à ce qui peut se passer au retours de leurs proches. Mais cela serait aussi peut-être avouer ainsi les dégâts collatéraux.

Peut-être que des associations de vétérans pourrait palier cette éventuelle absence.

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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