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Auteur Sujet: L'argent ou l'épanouissement...  (Lu 5789 fois)

02 avril 2011 à 13:39:08
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Le Barbu'


Bonjour à tous,




Exerçant un travail en plein air très physique qui me plaît assez mais dont le salaire reste, il est vrai, assez peu élevé, j'aimerais que vous me fassiez part a vôtre tour de vôtre état d'esprit sur le salaire et l'épanouissement pris au travail, a savoir : Vous exercez un travail certes physique et/ où plutôt contraignant (horaires, charge de travail élevé etc) mais qui vous épanouit, vous apporte quelque chose sur le plan relationnel où autre, cependant, la rémunération est proche du Smic ce qui ne vous autorise pas des masses d'achats plaisirs ni un gros pouvoir d'achat ; Dans cet situation, si vous avez la possibilité de travaillez dans un autre secteur plus rémunérateur mais aussi qui vous semble moins proche de vos valeurs choisiriez vous de quitter vôtre job actuel ?



Merci d'avance de vôtre participation !


On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

02 avril 2011 à 14:01:25
Réponse #1

Maximil


Tout dépend de ton besoin d'argent. Je serais tenté de te dire que les deux à la fois sont ce qu'il  y a de mieux, mais il y aura toujours (en principe) une contrepartie désagréable (temps de travail notamment probablement).

Je pense qu'avant de répondre à ta question, la première chose à savoir serait: quel est ton but à terme ?
De ta réponse devraient dépendre les nôtres.

Et ne pas oublier qu'avoir le choix est déjà bien, beaucoup ne l'ont pas (boulot chiant, paye basse)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

02 avril 2011 à 14:09:17
Réponse #2

Le Barbu'


Merci de ta réponse.


Mon but a terme c'est d'être heureux par les expériences vécues et non pas d'accumuler une fortune ni de posséder une démesure de biens matériel. 


On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

02 avril 2011 à 14:12:45
Réponse #3

Patrick


Merci de ta réponse.

Mon but a terme c'est d'être heureux par les expériences vécues et non pas d'accumuler une fortune ni de posséder une démesure de biens matériel. 

Tu as donc répondu à ta question.  :). D'autant que la plupart des gens ne gagnent pas plus et se font en plus chier, mais le font because la tribu doit manger.

Si c e n'est pas le cas profite en.

02 avril 2011 à 14:21:36
Réponse #4

Leif


mortadel ;#

on dirait mon histoire, en plein remaniement en fait.

le fait de s’épanouir même sans argent c'est deja énorme, le truc c'est pouvoir subvenir a tous tes besoins et ceux de ta famille et la c'est moins drôle.

mais c'est possible de concilier les deux en fait car ne pas oublier"a défaut de gagner beaucoup d'argent j'en dépense très peu"dixit rodolphe.

voir le soucis a l'inverse, comment payer ou retirer tous ceux que tu dois payer et ensuite tu es libre.

donc en somme:

pas de loyer
pas de lessive
pas de repas a faire
pas de charges additionnelles
et profiter du grand air

 :D

02 avril 2011 à 15:54:34
Réponse #5

Eremos


Parfois il faut différencier "gros pouvoir d'achat" d'avec "grande qualité de vie".

Pour certaines personnes les deux sont synonymes, alors que pour d'autres, certes à contre-courant de la masse bêêêlante qui les entoure, la qualité de vie primera sur le pouvoir d'achat.

Chacun ses choix, chacun son chemin ...

02 avril 2011 à 20:25:53
Réponse #6

Le Barbu'


Je raconte un peu ma vie mais...a force de passer les 3/4 de la journée dehors j'ai une envie folle d'habiter dans une petite maison en pierre entouré de vignes avec ma 22 comme seul loisir, autant dire que mes dépenses seraient assez limité.
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

02 avril 2011 à 21:10:22
Réponse #7

choco


Parfois il faut différencier "gros pouvoir d'achat" d'avec "grande qualité de vie".

Pour certaines personnes les deux sont synonymes, alors que pour d'autres, certes à contre-courant de la masse bêêêlante qui les entoure, la qualité de vie primera sur le pouvoir d'achat.

Chacun ses choix, chacun son chemin ...

Il n'y a pas d'opposition entre les deux, il est tout à fait possible d'avoir une très bonne qualité de vie avec un gros pouvoir d'achat comme avec un beaucoup plus faible, et l'inverse est tout aussi valable AMHA.
C'est curieux de les mettre en opposition ...
Je ne comprend pas trop ?
Cela voudrait dire qu' avoir un gros pouvoir d'achat est nuisible à la qualité de vie, et que ceux qui jouissent d'une bonne qualité de vie, n'ont pas ce pouvoir d'achat, ou encore qu' ils y ont renoncé pour y acceder ...
Je suis perplexe.  :)

02 avril 2011 à 22:22:19
Réponse #8

Leif


sans aucune arriere pensée.

Citer
" Don't bitch about the cards you hold... just be grateful you've been dealt into the game "

Greg Doyle 1934-1998

elle me fait bien reflechir celle la

le hic c'est qu'elle se choque avec

Citer
Life's a bitch

http://www.youtube.com/watch?v=b6ah5OKrDNw&feature=related

a++

02 avril 2011 à 23:15:56
Réponse #9

thorwald


pour gagner sa vie un travail suffit, pour etre riche, il faut faire autre chose...

03 avril 2011 à 00:31:36
Réponse #10

Eremos


Il n'y a pas d'opposition entre les deux, il est tout à fait possible d'avoir une très bonne qualité de vie avec un gros pouvoir d'achat comme avec un beaucoup plus faible, et l'inverse est tout aussi valable AMHA.
C'est curieux de les mettre en opposition ...
Je ne comprend pas trop ?
Cela voudrait dire qu' avoir un gros pouvoir d'achat est nuisible à la qualité de vie, et que ceux qui jouissent d'une bonne qualité de vie, n'ont pas ce pouvoir d'achat, ou encore qu' ils y ont renoncé pour y acceder ...
Je suis perplexe.  :)


Je ne les oppose pas. Je parle de différence, donc de distinction (nuance)  :)

Personnellement, le constat est que pour beaucoup, le seul but ultime dans la vie est d'avoir un gros pouvoir d'achat, et que pour ce faire, ils négligent leur qualité de vie. Ils vont travailler comme des dingues (70 heures semaine, métro-boulot-dodo, gamins à la garderie 7 jours semaine, etc), pas par nécessité, mais juste pour avoir plus de fric (plus gros pouvoir d'achat).
Mais est-ce que globalement leur qualité de vie s'améliore?

Certain choisiront la qualité de vie comme principe premier, et ce faisant, feront des aménagements qui pourront signifier une perte d'argent (travail à temps partiel, etc) mais augmentera leur qualité de vie (plus de temps pour aller dans la verte). Certainement que l'argent fera partie de cette qualité de vie. Mais positionné différemment dans l'échelle des priorités.

Donc, en rapport avec le titre du post, est-ce que l'argent participe à l'épanouissement : oui.
Est-ce que l'argent est synonyme d'épanouissement : pas automatiquement.

03 avril 2011 à 00:37:02
Réponse #11

Arctos


Moi je suis en plein dedans!
Moi et ma femme on a choisi de quitté la ville pour retourner à la campagne.
Elle bossait dans le syndic (un des boulot les plus ingrat que je connaisse! ^-^), donc avec une paye correct mais pas mal d'heures (réunion de copro), et elle passait son temps à ce faire pourrir.
Moi j'étais gérant d'un terminal de cuisson (sandwicherie, pains, slon de thé, patisseries), donc paye  également correct mais, des heures à ne plus savoir qu'en faire, pas de congés sans être dérangé, etc...

Sur ce arrive mon fils, il y a deux ans.

Un moment on a dit stop.

Depuis on a vendu notre appart, racheté une maison en campagne. Ma femme a trouvé un boulot tranquille de comptable, et moi j'essaie de me lancer dans l'artisanat (cuir et coutellerie).
Et notre fils est le plus heureux des p'tit bonhomme a regarder les oiseaux dans le jardin, et a courir un peu partout dans la campagne.

Mais, il ne faut pas croire que ça été un choix facile :
On a quitté des jobs chiants certes, mais stables et correctement payés.
On a vendu l'appart au moment ou l'immobilier était au plus bas (alors qu'on l'a acheté au moment ou les prix étaient hauts :'( ).
Et c'est encore l'incertitude pour mon job.

Heureusement nos parents nous on aidés et soutenus, mais beaucoup de me connaissances n'ont pas compris ce choix.

Mais aujourd'hui je suis heureux.
Beaucoup de gens
Dans la vie il y a trois catégories de personnes : ceux qui savent compter et les autres...

03 avril 2011 à 10:12:22
Réponse #12

Leif


oui mais moi j'ai un ami qui a fait ça et il a acheté sa maison et sa voiture cash, et bien maintenant lui il est vachement serein :up:

c'est etrange pour moi de dire ça mais je crois que ce n'est pas blanc ou noir.

03 avril 2011 à 12:07:14
Réponse #13

phil66


En 1998, j'ai quitté la region parisienne (où je gagnais très bien ma vie 8))pour retourner dans mes Pyrénées natales que j'avais quitté depuis 10 ans  :'(.
J'ai dû faire pas mal de petits boulots avant de faire "ma place au soleil"  :up:(salaire divisé par 3 mais 10 fois moins de stress).
Résultat: je suis heureux comme un pape et ma gamine vit à la campagne et n'a vu les cités qu'à la téloche.
Je gagne juste de quoi vivre mais je vis bien, mon boulot me plait, j'ai du temps libre et c'est vert partout.
La vie est trop courte pour se la pourrir au boulot (bien sûr, ça n'engage que moi, hein)
"Le travail acharné n'est que le refuge des gens qui n'ont rien d'autre à faire."Oscar Wilde

03 avril 2011 à 12:18:19
Réponse #14

guy


Pour ma part mon travail (pas mal payé) dans les assurances était trop statique pour moi, trop répétitif, ennuyeu, sans but... Prises de têtes hierarchiques assumées  ;# à répétition. Vois tu, moi je leur ai filé ma démission au moment ou je savais que ça allait leur faire mal ( bien loin d'être indispensable, je sais néanmoins créer mes petits trous internes  :lol:). Et là je cherche quelque chose ou je suis content de me lever le matin, même moin bien payé, je m'en fou pas mal, tant que ça me plait  :love:.

On travail 8h par jours voir plus, si c'est pour s'ennuyer pendant une quarantaine d'années derrière un bureau, non merci.  ;)

Après ce sont des positions que l'on doit pouvoir se permettre de prendre. Lorsque l'on a des mômes ça doit être plus compliqué.
Toornaarsuk!

03 avril 2011 à 23:35:25
Réponse #15

DIY



 En fait tu n'as que deux solutions

-1 tu fais en sorte d'obtenir le travail qui te produit le salaire suffisant à couvrir tous tes désirs,

-2 tu fais en sorte d'adapter tes désirs au salaire produit par le travail que tu as trouvé.   

04 avril 2011 à 08:13:41
Réponse #16

bob48


On travail 8h par jours voir plus, si c'est pour s'ennuyer pendant une quarantaine d'années derrière un bureau, non merci.  ;)
Après ce sont des positions que l'on doit pouvoir se permettre de prendre. Lorsque l'on a des mômes ça doit être plus compliqué.

C'est exactement mon cas. J'occupe un poste dans la fonction publique et je tourne en rond ... les projets sont pourtant intéréssant mais je n'y vois pas l'intérêt mon intérêt.
Je me prépare à une réorientation qui s'annonce longue et dure pour bosser dans la plein nature. ça sera moins bien payé c'est une certitude mais ce n'est pas un problème.
Je serais plus épanoui c'est certain !

04 avril 2011 à 08:52:02
Réponse #17

pierreB


En fait tu n'as que deux solutions

-1 tu fais en sorte d'obtenir le travail qui te produit le salaire suffisant à couvrir tous tes désirs,

-2 tu fais en sorte d'adapter tes désirs au salaire produit par le travail que tu as trouvé.  


Moi, j'ai opté pour le n°2.... j'ai un pote qui a opté pour le n°1: il travaille beaucoup, gagne "beaucoup" d'argent et se paye des trucs de oufs (le problème, c'est que ses plaisirs se tarifent de plus en plus cher... exemple de ses bagnoles: en 5 ans: Polo GT TDi, Golf "je sais plus koi", BMW 130i, BMW 135i, BMW 335i, BMW M3)

Je rajouterais qu'il semble beaucoup moins serein et plus stressé au quotidien que moi ;D

04 avril 2011 à 09:27:42
Réponse #18

Kilbith


Salut,

Pas de solutions "toutes faites"  : cela dépend de chacun. Mais tout de même quelques considérations :

*On peut vivre avec peu de salaires, cela ne veut pas dire que l'on peut vivre sans revenus. Dans notre société (France) une très grosse part des revenus des ménages est de l'argent issu de la redistribution opérée par l'Etat/la technostructure via les ponctions fiscales et prélèvements obligatoires (les prestations sociales*). C'est le cas, par exemple des allocations familiales, du RSA, des allocations chômages...De même notre société distributrice mutualise largement les grosses dépenses que sont l'éducation, la sécurité et la santé.

*Donc avec très peu de salaire on va arriver à vivre, si on est peu exigeant. L'exemple extrême ce sont les "sans papiers".

* Mais il faut bien comprendre que c'est fonction de notre "système de redistribution". Si celui-ci diminue ses prestations (donc ses prélèvements redistributifs) parce que les contributeurs ne veulent plus payer, parce qu'il est en déficit, par ce qu'il est confronté à un monde ouvert...les prestations diminueront en quantité ou en qualité. Inévitablement.

* Dans ce cas, il faudra que le salaire compense la baisse des revenus redistribués et des prestations socialisées. Or, le salaire est directement fonction de la productivité...conditionnée par votre employabilité (capacité productive, votre "valeur ajoutée au système").

* Exemple : Ici on peut imaginer que des gens vendent des couteaux forgés à 450 euros avec des étuis en cuir travaillés. C'est 10% du prix d'une petite voiture neuve HT. Paradoxalement, si on ramène au nombre d'heures travaillés, cela ne fait pas obligatoirement très lourd par heure pour le coutelier. Mais vous admettrez qu'il y a moins de "travail+habilité" incorporé dans un couteau+étui que dans 10% d'une Dacia...la productivité du coutelier est bien moindre que celle du salarié de chez Dacia. Tant que des gens peuvent acheter un couteau à 450 euros : pas (trop) de problèmes, encore plus si une offre comparable n'est pas disponible pour bien moins cher quelque part sur la planète.

Conclusion :
C'est long une vie, mettons en gros 60 ans après 20 ans. Or (2011-60) cela fait 1951! ...il y a eu de l'eau passé sous le pont depuis 1950. Par exemple, en tant que "fils unique" vous pouviez considérer que les études n'étaient pas nécessaires en 1951 et vous contenter de vivre tranquillou de vos vignes faisant du pinard de base, héritées de vos parents, pas très loin du chef lieu de département du "92 puis 9M". En gros vous aviez une dizaine d'années devant vous sans "soucis".

Il est sage de s'inquiéter de son "employabilité" : que valez vous en "survie_dans_la_ vraie_vie" sans l'apport du "système". Ici comme ailleurs, plutôt que de compter sur le GSM et le 112, il est bon de prendre un kway.

"Tough for mind" comme ils disent. :)

 
[EDIT] : statistiques INSEE, ci sur la part des "prestations sociales"...http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF04266

« Modifié: 04 avril 2011 à 10:11:13 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2011 à 09:52:41
Réponse #19

sagh


...je préparais mon sac pour partir la semaine en montagne  ;)

belle analyse du sujet, killbith, dans ta dernière phrase : "il est sage... kway." t'as tout dit !!!

Et c'est pas uniquement valable pour les "actifs"  mais aussi pour les retraités hein...
"Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout !"

04 avril 2011 à 10:08:24
Réponse #20

DIY


Salut,

Pas de solutions "toutes faites"  : cela dépend de chacun. :)

 




Tu as tout à fait raison. Faut-il comme Jacques Ségala considérer que l'on a raté sa vie si l'on a pas une Rollex à cinquante ans, ou comme Baloo, du livre de la jungle, savoir se satisfaire du nécessaire? Vaste débat, pour ma part le second personnage m'est beaucoup plus sympathique.

04 avril 2011 à 10:14:51
Réponse #21

Kilbith


Tu as tout à fait raison. Faut-il comme Jacques Ségala considérer que l'on a raté sa vie si l'on a pas une Rollex à cinquante ans, ou comme Baloo, du livre de la jungle, savoir se satisfaire du nécessaire? Vaste débat, pour ma part le second personnage m'est beaucoup plus sympathique.

Yep

Une montre à 7,06 € va rendre le même service qu'une Rolex à 3000 € (je parle juste du service "donner l'heure", pas du service "vive mon égo", "j'aime l'artisanat d'art" ou "j'ai de grosses baloches"). Si on considère que connaitre l'heure est un besoin, acheter une Rolex devient un choix.

En revanche : Je ne connais pas le tarif exact d'une appendicectomie dans la T2A. Mais si on te la fais à un bon prix à l'aide d'un Mora affuté à la DC10...tu risques de comprendre pourquoi le vieux nom, encore en usage en 1900, était "colique du Miserere".

PERSO : Je peux envisager de me passer de la Rolex, ayant assuré la transmission de mon stock génétique par l'intermédiaire du cecos il y a bien longtemps sans bourse délier  :huh: ... mais même avec un mora affuté par Manitou, je plussois pour le bloc  opératoire adhoc. Mon "nécessaire" est là pour moi.

Et "si la santé n'a pas de prix...elle à un cout". (Kervasdoué ?)

 :D

« Modifié: 04 avril 2011 à 10:27:34 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2011 à 10:24:59
Réponse #22

bob48


C'est bien là, tout le problème de la société actuel.

On nous impose nos désirs, et la course à :  "c'est moi qui ai la plus grosse" est "la norme" aujourd'hui.

As t'on réellement besoin d'une TV écran LED avec une diagonale d'un mètre ?, as t-on réellement besoin d'un PC qui à une puissance de calcul digne de ceux de la NASA pour écrire un mail, as t-on besoin d'une Audi A6 quattro ou d'un Pajero pour faire le trajet maison - boulot ?

Pour beaucoup, ce genre d'objet représente un rêve qui pour eux au dela de traduire une situation financière importante, traduit aussi le fait d'exister dans la société et de se trouver une place dans celle-ci.

Perso depuis quelque temps, j'ai une démarche minimaliste dans ma façon de consommer. J'essaye de consommer "juste", d'éviter les doublons dans mes achats, etc...etc... et bizarre je me retrouve avec de l'argent non dépensé à la fin du mois, ce qui n'était pas le cas il y a 2 ans (même salaire) quand j'étais dans ma phase claquage de tunes à tout va dans du superficiel.

04 avril 2011 à 10:35:01
Réponse #23

Kilbith


Perso depuis quelque temps, j'ai une démarche minimaliste dans ma façon de consommer. J'essaye de consommer "juste", d'éviter les doublons dans mes achats, etc...etc... et bizarre je me retrouve avec de l'argent non dépensé à la fin du mois, ce qui n'était pas le cas il y a 2 ans (même salaire) quand j'étais dans ma phase claquage de tunes à tout va dans du superficiel.

Le problème c'est que si tu considères qu'un vélo est plus adapté q'un Pajero pour aller au boulot (j'ai placé une rime !). Et qu'il te reste de l'argent à la fin du mois...tu viens de mettre au chômage (partiel heureusement) ou de limiter les embauches chez Mitsubishi et ailleurs. Parce que pour l'usage vélo, on n'a plus (ou moins) besoin d'ingénieur, de mécano, de publiciste, de vendeurs de voiture, d'employé des assurances, d'employés des banques (crédit), d'employé de l'entretien des autoroutes, d'ambulancier et de médecins urgentistes*, etc...en plus, les revenus de l'Etat disponibles pour de la redistribution (voir plus haut) viennent de diminuer (la TIPP est une source très importante de revenus pour l'Etat).

Heureusement, que ton argent est à la banque sous une forme dématérialisée. Grâce à un ratio Cooke très faible, la banque peut prêter Xfois les dépôts que tu laisses sur ton compte. En revanche, comme le vélo entraine une baisse d'activité dans nos pays, donc une baisse des investissements et de la demande d'argent, il est vraisemblable que l'argent ira financer un investissement rentable à l'extérieur du pays. Peut être même la production de voiture ne respectant pas la norme Euro V.

Je m'amuse...juste pour décrire la complexité de notre système, qu'il n'est pas toujours simple d'appréhender.    ;#



*Évidemment ces personnes liées à la filière "voiture" voyant leur revenus diminuer, n'emploient plus ou emploient moins de services devenus trop couteux par rapport à leurs revenus (crèches, entretien, service à la personne, restaurateur, peintre, charpentier, cafetier, artisan d'art, artistes, musiciens...). C'est plus rentable qu'ils se passe de ces services ou décident de les assumer eux mêmes...Ce qui entraîne un chômage dans ces professions. Quand les gros maigrissent les maigres meurent.
« Modifié: 04 avril 2011 à 10:48:07 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

04 avril 2011 à 10:48:54
Réponse #24

bob48


Admettons, ça voudrait dire que je ne peux pas assumer mes propres envies/désirs sous peine d'avoir sur la conscience la baisse de salaire et la fuite des investissements à l'étranger ?

[MODE egoiste ON]
Tu me diras je m'en fou moi que le gars de mitsu il gagne moins  :lol:
Il habite de l'autre coté du monde  ;#
[MODE egoiste OFF]

Nan plus sérieusement moi, c'est la course au pognon qui me perturbe. Pourquoi cette envie de toujours faire du pognon avec tout et n'imorte quoi et toujours plus !? Alors que l'on voit très bien que ça nous mène dans le mur ?

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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