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Auteur Sujet: Revivre après une agression...  (Lu 10552 fois)

26 octobre 2010 à 11:18:57
Réponse #25

Pics (Vincent.D)


Et moi, j'en ai croisé et j'en croise beaucoup.
Bein pour maitriser quelqu'un même de 60 kg complètement déshinibé qui n'a rien à perdre et qui ne ressent presque pas la douleur, et tout ça sans le décalquer complètement... C'est du sport!

Tafdak avec David!! Ne JAMAIS sous-estimer

@++
KISS

26 octobre 2010 à 12:12:42
Réponse #26

Elektro



Tafdak avec David!! Ne JAMAIS sous-estimer



Un petit gars complétement "cracké" voulait que je le dépanne de quelques francs dans un guetto, la nuit, en Martinique (je sais c'était stupide d'y aller mais je n'en avais alors pas conscience ).
Devant mon refus,il a sorti un couteau et j'ai vu un truc vraiment spécial,un truc que je n'avais jamais vu,ses yeux ont changés et j'ai senti qu'il voulait me tuer,pas m'impressionner mais me tuer...

Je ne sais pas trop l'expliquer mais j'ai senti une grande force en lui,un truc flippant,une détermination subite qui m'a fait "froid dans le dos"!!!
Bon après je n'ai pas vérifié si mon "ressenti" était fondé car j'ai couru sans me retourner mais ce "petit bonhomme" d'un mètre soixante est la personne qui m'a fait le plus peur dans ma vie et je n'ai jamais plus ressenti un truc pareil ...

26 octobre 2010 à 15:49:33
Réponse #27

mrmagoo


Citer
Hmmm...  attention à ne pas sous-estimer
Visiblement, oui. Mais qu'ils puissent se comporter comme des prédateurs (avec stratagèmes, ruses etc...) c'est pas le premier truc que leur état me suggère.
Je m'inquiète plus pour les risques de transmission d'hépatites et pour les aiguilles qu'ils laissent trainer dans le parc ou je m'entraine l'été mais il ne m'était jamais venu à l'esprit qu'ils pouvaient constituer un danger autrement.   
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

30 octobre 2010 à 03:57:40
Réponse #28

Lorka-85


bon courage jed, tiens nous informer !

3 mois semble etre le temps utile pour se remettre de ce genre d'évènement, a en lire le document de moleson, après c'est considéré comme chronique.

comme thérapie, qui sont réputés efficaces, je te conseille l'EMDR (tu suis des yeux un objet de gauche a droite, en repensant douloureusement a ton agression, ton cerveau va la banalisé ça comme un "bonjour" dit a ton voisin, hé oui, notre cerveau n'ai que de la biologie stupide, mais ca marche dans 80% des cas, donc). je précise que ce n'est pas du charlatanisme.
Sinon le propranolol est un médicament réputé très efficace pour le syndrome post traumatisme. il bloque physiquement les sensation de stress en repensant a des mauvaises souvenir.

Au fait, si l'agression aurait tourner autrement, du genre tu jed aurais gaz et c*nne un coup au roubignole au toxico, aurait t'il eu un sentiment inverse, de toute puissance, de bien être, après coups ?


30 octobre 2010 à 08:55:28
Réponse #29

sharky


bon courage jed, tiens nous informer !

comme thérapie, qui sont réputés efficaces, je te conseille l'EMDR (tu suis des yeux un objet de gauche a droite, en repensant douloureusement a ton agression, ton cerveau va la banalisé ça comme un "bonjour" dit a ton voisin, hé oui, notre cerveau n'ai que de la biologie stupide, mais ca marche dans 80% des cas, donc). je précise que ce n'est pas du charlatanisme.


C'est peut être pas du charlatanisme mais c'est quand même remis en question par mal de monde.
http://www.charlatans.info/emdr.shtml.
Parles en à un psychiatre ou à une psycho clinicienne, tu verras leurs réponses ;#
De toute façon, c'est pas un truc que l'on fait dans sa garage, il faut tout de même le pratiquer avec un thérapeute formé à la méthode.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

30 octobre 2010 à 09:44:58
Réponse #30

force999



bonjour,

Le traitement d' une agression n'est pas une mince affaire, il faut prendre cela au sérieux. il y a 9 ans maintenant voyant la misère des structures destinées aux victimes j'ai décidé de mettre en place à l' université notre propre structure, et depuis j'ai appris beaucoup.

- une victime est unique et doit recevoir des soins perso, le truc valable pour un ne l' est pas forcement pour l' autre.
- Le problème est serieux et doit être gèré par des pro
- Tu dois participer aux soins,  tu dois te faire tout expliquer et tu dois comprendre ta thérapie
- tu dois apprendre à mettre des mots sur tes émotions
- tu a vécu une expèrience que ta vie ne t'avais pas préparé à vivre, une fois absorbée cette exp va te rendre plus fort au final.
- le retour en arrière est impossible


Autre petite chose, juste un avis, je pense qu'il n' est pas raisonnable de parler de médicament ici, chaque médicament a des contre- indications, il faut faire très attention.

http://www.web-docteur.com/m103.htm

Contre-indications

Le propranolol ne doit pas être utilisé quand on souffre d'asthme, de diabète ou de tendance à l'hypoglycémie, d'infarctus du myocarde, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance cardiaque, de rhinite allergique active, de troubles des fonctions rénale ou hépatique et de difficultés circulatoires des mains ou des pieds.



Sinon le propranolol est un médicament réputé très efficace pour le syndrome post traumatisme. il bloque physiquement les sensation de stress en repensant a des mauvaises souvenir.

l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

30 octobre 2010 à 13:17:55
Réponse #31

Moleson


Citer
Le propranolol ne doit pas être utilisé quand on souffre d'asthme, de diabète ou de tendance à l'hypoglycémie, d'infarctus du myocarde, d'hyperthyroïdie, d'insuffisance cardiaque, de rhinite allergique active, de troubles des fonctions rénale ou hépatique et de difficultés circulatoires des mains ou des pieds.

Et bien c'est pas terrible comme info non plus. Le diabète n'est certainement pas une contre-indication absolue, c'est justement utilisé dans les troubles du rythme engendré par l'hyperthyroïdie, les beta-bloquants sont aujourd'hui le premier pilier du traitement de l'insuffisance cardiaque etc.....

Donc Web docteur: à prendre avec des pincettes.

Moléson

30 octobre 2010 à 15:41:58
Réponse #32

force999


Et bien c'est pas terrible comme info non plus. Le diabète n'est certainement pas une contre-indication absolue, c'est justement utilisé dans les troubles du rythme engendré par l'hyperthyroïdie, les beta-bloquants sont aujourd'hui le premier pilier du traitement de l'insuffisance cardiaque etc.....

Donc Web docteur: à prendre avec des pincettes.

Moléson

ben oui , peut-être que tu a raison , même les médecins peuvent se planter avec les médicaments, pour cela qu'il est sans doute souhaitable de s' abstenir de donner des noms de médoc sur un forum tu crois pas? le but de mon message va dans le sens de la prévention rien d'autre.
« Modifié: 30 octobre 2010 à 16:04:46 par force999 »
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

30 octobre 2010 à 20:08:30
Réponse #33

Moleson


ben oui , peut-être que tu a raison , même les médecins peuvent se planter avec les médicaments, pour cela qu'il est sans doute souhaitable de s' abstenir de donner des noms de médoc sur un forum tu crois pas? le but de mon message va dans le sens de la prévention rien d'autre.

Tout à fait d'accord, on fait pas de la médecine sur internet et surtout on ne prescrit pas par internet.

Moléson

24 novembre 2010 à 18:37:34
Réponse #34

bruno1969


Mon psy travail avec l EMDR , je déteste faire ca , j ai l impression de perdre mon temps mais mon expérience personnel me permait de dire que c est incroyablement efficace ( mon cas vertige lors de stress et autre ).
Ma femme y est allée suite a un accident de roulage avec un enfant impliqué, elle était très choquée ( stress, isomnie, .... ) il l a vue quelque jour après l accident mais n a pas pratiqué l EMDR car il estimait que son "stress" devait pouvoir  s exprimer, c était naturel et nécessaire.
Deux semaines après ca allait mieux , mais il lui restait une appréhension pour conduire , il a fait l EMDR et ca a fonctionné immédiatement .


24 novembre 2010 à 20:03:23
Réponse #35

basic


Jed

Il faut que tu saches que tu n'as pas encore terminé avec le côté institutionnel du truc. Je m'explique : si tu as porté plainte, tu recevras d'ici quelques mois (ça dépend de l'engorgement du tribunal correctionnel dans ton coin) un avis à victime, rédigé d'une manière très administrative, qui t'expliquera que si tu veux te porter "partie civile" tu dois chiffrer ton préjudice.A ce moment-là, trouve-toi un avocat et laisse-le faire. A l'audience (le jour du jugement) tu peux être dans la salle, c'est recommandé mais pas obligatoire.  De toute manière c'est ton avocat qui parlera. Si tu y vas, tu auras une drôle d'impression de la justice, mais c'est un autre débat, et ce n'est pas de la faute des juges :(. A toi de voir si tu supportes de retrouver les ??? qui t'ont agressé.
Tu obtiendras certainement ce que tu réclames et les condamnés ne pourront certainement pas payer. Je te signale qu'il existe un organisme d'Etat qui s'appelle le CIVI, qui paiera à leur place. Tu verras ça, en temps utile, si nécessaire.
L'essentiel est que tu ne traînes pas comme un boulet, des années durant, ce qui t'est arrivé. Tous ceux qui sont intervenus sur le forum l'ont dit mieux que moi. Il faudra que tu t'expliques à toi-même que tu avais eu la bonne réaction (aider autrui) et pas le contraire.

24 novembre 2010 à 20:09:53
Réponse #36

sharky


Tu obtiendras certainement ce que tu réclames et les condamnés ne pourront certainement pas payer. Je te signale qu'il existe un organisme d'Etat qui s'appelle le CIVI, qui paiera à leur place.

Pour être plus précis, la CIVI (Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions) va avancer les dommages et intérêts à la victime et va se retourner vers le reconnu coupable pour se faire rembourser quitte à ce qui ce soit à vie.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

04 février 2011 à 22:50:20
Réponse #37

dkjm


Tout d'abord, ce qui t'ai arrivé est tragique mais tu as très bien réagis comme l'on dit de nombreuses personnes ici, çe que tu subis va certainement passer avec le temps.


Tu peux être sur que ce qui t'ai arrivé t'a apporté de l'experience et surtout t'a permis d'apprendre à te connaitre !

Suite à ton post, j'en suis venu à me poser la question, doit on pour éviter ce genre d'experience ne pas aller à la rencontre de personnes qui ont l'air d'avoir besoin d'aide dans la rue en ville ?

06 février 2011 à 12:57:45
Réponse #38

Bomby


(...)

Suite à ton post, j'en suis venu à me poser la question, doit on pour éviter ce genre d'experience ne pas aller à la rencontre de personnes qui ont l'air d'avoir besoin d'aide dans la rue en ville ?

Je découvre un peu tard ce fil lancé par le post de Jed, et je suis au passage surpris que personne n'ait explicitement soulevé ce point plus tôt (même si la priorité était très clairement de répondre à Jed sur un autre plan)...

J'ai l'impression que cet aspect soulevé par jvanier n'est pas pour rien dans le traumatisme subi par Jed. C'est une chose, déjà en elle-même traumatisante, d'être agressé. C'en est une autre, probablement plus difficile à digérer, d'être agressé en étant piégé par quelqu'un qui manipule nos bons sentiments...

Je suppose qu'en pareil cas on ressent, en plus du choc de l'agression lui-même, de la blessure à l'égo, du sentiment de culpabilité d'avoir joué un rôle dans ses propres déboires (ce qui fait déjà pas mal!), un fort sentiment de trahison... Je suppose aussi que, au-delà de la sidération immédiate bien évoquée par Patrick un peu plus haut, ça remet plus fondamentalement en cause qu'il n'y paraît à première vue, et durablement, la question du rapport aux autres...

En tout cas, la question posée par jvanier est une vraie question... Sans aller forcément jusqu'au piège particulièrement abject (mais efficace) tendu à jed, il y a dans la vie quotidienne toute un échelle de situations qui permettent à un "prédateur" de nous surprendre facilement (situations que, délibérément, je préfère ne pas évoquer en public) en faisant appel à nos bonnes dispositions envers notre prochain, voire à notre simple courtoisie...

Alors que faire : tomber dans la paranoïa ? Ne plus s'approcher de personne ?

Il est vite évident qu'une telle attitude ne va guère nous épanouir... Si l'on reprend la morale simple mais sûre proposée par David pour éclairer les choix à faire sur ce forum (en substance, est-ce que notre attitude va dans le sens de plus de vie, ou l'inverse ?), ça n'apparaît pas comme une bonne solution.

Par ailleurs, mon avis personnel est qu'il vaut  mieux se tromper en faisant confiance que se tromper en refusant de faire confiance...

La confiance, selon une maxime bien connue, n'exclut cependant pas le contrôle (ou, ici, la vigilance)...

Quelques suggestions donc d'éléments de repère, lorsqu'on est en situation de pouvoir aider dans la rue quelqu'un qui en a apparemment besoin, pour ne pas refuser cette aide à tort et à travers :

- d'abord évidemment tenir compte du contexte pour évaluer a priori le niveau de risques : pour caricaturer, si on est un terroriste palestinien sur la liste noire du Mossad, même dans un quartier sûr et en plein jour, il faudra se méfier même d'un enfant dans une poussette ; si on est un citoyen lambda dans la même situation, il ne devrait pas y avoir trop de risques à aider la mère de famille à descendre avec sa poussette les marches du métro...; à l'inverse, et comme l'illustre l'histoire de Jed, si on est la nuit à la fermeture des restos dans un quartier réputé pour sa vie nocturne, on est a priori sur un territoire de chasse pour les prédateurs, donc méfiance...

- se fier comme toujours (et surtout pas moins) à son intuition : en d'autres termes, ne pas faire passer les considérations de respect humain avant l'intuition (je renvoie ici à l'exemple cité par Serge quelque part sur le forum, de la femme qui monte seule dans un ascenseur bien que s'y trouve déjà un type qu'elle ne "sent" pas et qui quelques instants plus tard la violera);

- rester (ou passer) au moins en vigilance "orange" et à cet égard se méfier de l'empathie naturelle que l'on peut éprouver (ce qui sera beaucoup plus difficile pour certains que pour d'autres, question de caractère) : l'heure du "dépannage", de l'aide "de rue", voire du sauvetage, n'est pas celle de l'écoute ou de l'accompagnement; il faut donc rester le plus possible sur un mode rationnel et non émotionnel et ceci est même légitime au regard du but poursuivi;

-et, sans doute le plus compliqué à cet égard, veiller en particulier à ne pas trop se laisser embarquer par des questions "brain engaging" (si l'on est plusieurs et que le moindre doute subsiste, sans doute faut-il se répartir les rôles: un qui réfléchit au problème posé, l'autre qui "veille" avec plus de recul)...

Bon, il n'y a là rien de génial ni d'innovant, et certains auront certainement mieux à partager, mon propos étant juste de souligner qu'on doit pouvoir continuer à prendre le risque d'aider dans la rue ceux qui semblent en avoir besoin ou vous demandent de les dépanner, au prix d'un minimum de vigilance...

Il ne s'agit toutefois évidemment pas de prétendre donner des leçons à qui que ce soit, et surtout pas à Jed, qui s'est quand même manifestement fait embarquer dans un piège précisément extrêmement difficile à déjouer...

Cordialement,

Bomby

PS : on s'éloigne ici du sujet initial lancé par Jed, pardon pour le HS, et peut-être sera-t-il opportun de déplacer ce post...


06 février 2011 à 17:43:08
Réponse #39

Kam


Tu n'étais pas le seul à avoir noté ce point, mais merci de l'avoir souligné. :)

Cela dit, tu oublies une chose très importante à mon avis pour évaluer la situation: le rapport emmerdes possibles pour toi / merditude supposée de la situation pour l'autre.

Pour reprendre l'exemple de ta femme avec sa poussette, elle n'est pas en danger. Si je sens qu'il y a peut-être quelque chose de foireux dans son attitude, je la laisserai sans hésiter se débrouiller toute seule pour descendre 3 marches d'escalier.

Dans d'autres cas, c'est plus compliqué. Laisse-moi juste te raconter une petite anecdote. J'ai bossé de nuit pendant plusieurs années. Je revenais tous les soirs par le dernier métro. Il n'y avait jamais grand monde - souvent des gens qui revenaient de soirée. Un soir, je monte dans la rame, elle était déserte. Je m'assois et je vois un type écroulé par terre.

Il y avait 9 chances sur 10 pour que le type soit juste complètement bourré, ce qui n'est pas dramatique tant que ça ne vire pas en coma éthylique, mais il y avait aussi une chance pour que ce soit juste un pauvre type qui fait une crise cardiaque ou qui vient d'avoir une rupture d'anévrisme (sans parler des 100 autres possibilités: crise d'hypoglycémie, etc). Bref, le chances pour qu'il soit vraiment dans la m*rde étaient modérées, mais si c'était le cas on pouvait s'attendre à un truc gravissime.

De mon côté, il y avait aussi certains risques. Pas tellement s'il était juste fin bourré au point d'être affalé par terre dans le métro, mais le type aurait aussi pu être en manque ou je ne sais quoi d'autre, ce qui l'aurait rendu très imprévisible et potentiellement dangereux.

Bref, j'ai été le voir, oui il était juste fin bourré. Il n'était pas en train de faire une crise cardiaque, ni un coma éthylique. Je l'ai aidé à s'assoir et je l'ai laissé à sa connerie.

Maintenant, bien évidemment, je n'ai pas pensé à tout ça sur le moment. Je ne l'ai pas analysé de façon aussi précise. J'ai simplement pensé "type par terre - grave danger possible pour lui - risques pour moi - j'y vais, en me méfiant". Simplement, on était typiquement dans le genre de cas où les risques pour la personne surpassaient les risques pour soi à aller voir ce qui se passait.

Et pour la petite histoire, la rame en question était vide parce que les gens préféraient se barrer plutôt que de réagir comme j'ai réagi. Ils montaient dans la rame, voyaient ce type affalé / assis par terre comme une vielle loque, et redescendaient pour aller dans la rame suivante. C'est un choix (ou un non contrôle de sa peur?). Le choix de ne jamais prendre aucun risque, même si les conséquences pour autrui peuvent être dramatiques. J'espère simplement qu'ils auraient pu se regarder dans la glace le lendemain en entendant à la radio qu'un type avait été trouvé mort sur cette ligne. Personnellement, je n'aurais pas pu, d'où cette "règle" sur le ratio danger pour l'autre / risques pour soi.

06 février 2011 à 18:13:52
Réponse #40

Bomby


Tu n'étais pas le seul à avoir noté ce point, mais merci de l'avoir souligné. :)

Cela dit, tu oublies une chose très importante à mon avis pour évaluer la situation: le rapport emmerdes possibles pour toi / merditude supposée de la situation pour l'autre.

(...)


Je me doute bien en effet que tout le monde y avait pensé depuis le début du post...

Ce que tu soulignes est effectivement important et ton exemple est éclairant...

J'apporterais juste deux nuances...

D'une part il est par hypothèse assez difficile d'évaluer le potentiel "d'emmerdes possibles pour soi"... Pour moi ça renvoie à la notion de contexte que j'évoquais (mais qui est un peu plus floue, je l'admets volontiers).

D'autre part, si on pousse trop loin l'examen de ce ratio, on ne dépannera jamais personne pour des petites choses dès que le contexte est "moyen"... Et à la limite, on ne s'arrêtera que pour aider que celui qui vient d'avoir un grave accident en milieu rural mais on ne renseignera jamais aucun touriste étranger égaré dans le RER parisien...

Comme souvent je caricature grossièrement, mais c'est juste pour montrer les limites de ce critère par ailleurs important, voire premier dans le discernement à opérer.

Cordialement,

Bomby

06 février 2011 à 18:54:55
Réponse #41

Le Barbu'


Pour apporter mon grain de sel... ;#


Citer
La loi est claire sur ce point : il est obligatoire d'aider une personne en situation de danger uniquement dans le cas où cela ne met pas vos jours en péril. Vous devez donc secourir une personne victime d'un accident de voiture devant vos yeux (la première chose à faire étant d'appeler les secours), mais en aucun cas vous n'avez à entrer dans un immeuble en flammes ou à vous interposer contre une bande de voyous armés pour tenter de sauver quelqu'un


Source : Protegor
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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