Je crois effectivement que le déni est une erreur que nous faisons tous." Les 4 choses qui devraient être interdites" relèvent peu-être du même reflexe, des choses qu'on ne voudrait pas voir ou ne pas avoir à supporter.
Je ne fais que supposer hein, mais je crois que la question a se poser est la suivante : Quelles sont les choses que je peux pas supporter.
Au delà de la gène occasionnée par un "klaxonneur" véhément, ou de la crotte de chien sur le trottoir, ça reste des trucs chiants et qu'il faut surement solutionner, mais là on reste dans la gène ou l'incivilité.
Quand je dis " ne pas supporter", ça veut dire que ces choses mettront ma vie( ou celle des autres) en péril d'une manière certaine et inévitable.
En réfléchissant comme ça on se retrouve dans la même position que Rambo dans First Blood. Derrière : les mecs avec les flingues, devant : la falaise avec le sapin. Il choisit la solution la moins pire et par conséquent sa meilleure chance de survie. En fait il raisonne à l'envers de la recherche absolue du bonheur à tout prix.
Bon, ce n'est un exemple cinématographique, mais je crois qu'on peut transposer dans notre vie de tous les jours. ça ne veut pas dire non plus qu'il faut se contenter tout le temps et "accepter" sans agir ou se révolter. ça veut juste dire qu'en raisonnant comme ça, on est peut-être plus capable de "tenir" plus longtemps en cas de pb. En identifiant les pbs et donc en tentant d'y apporter des solutions.
Alors quand on a pu (su) identifier ces choses que l'on ne pourra pas supporter, il ne reste plus ( facile à dire devant l'ordi !) qu'à travailler dessus pour : soit les éviter ( et se démerder pour ne jamais les rencontrer, ce peut être une fuite, on est d'accord, mais on a compris qu'elles existaient, on est pas dans le déni, on est dans la "débrouille"), soit pour y faire face. Chacun trouvera ses propres solutions ou mécanismes de fonctionnement. Mais pour le commun des mortels, c'est une manière de réfléchir un peu particulière ( c'est du moins les retours que j'en ai).
La pratique du "moins pire" n'est pas d'un usage commun, on veut toujours le "mieux" : la "meilleure" bagnole, le plus beau corps, les plus belles vacances, le plus gros salaire, le plus ...le plus... le plus... Et allez donc, on se remplit, on se remplit de plein de trucs éphèmères qui, si on y refléchit un "tantinet", n' ont aucun sens, ou tout du moins ne sont pas vraiment si importants que ça, ces trucs là sont sympas certes mais pas importants. La paracorde, c'est vachement bien comme truc, mais la ficelle sisal pour tenir un bidule avec un noeud, ça le fait aussi ! Même qu'avec des orties ...Relativiser, s'adapter, se mouvoir...
Je n'ai fait que me balader un peu tout seul en Normandie( et deux ou trois coup avec jbc "le bushcrafteur fou"), je n'ai suivi aucun stage, je n'ai aucune formation ( hormis mon taf) sur la survie, mais je crois que la survie, c'est
apprendre à pouvoir se passer de trucs que l'on pense être essentiels. Du coup si on s'aperçoit qu'on peut s'en passer, c'est qu'ils ne sont pas essentiels.
Enfin voilà, on peut reflechir comme ça au quotidien, au début on passe un peu pour E.T, mais à force, l'idée fait son chemin et les gens disent : " Tiens, pas con ! c't'idée là je la pique et je la fais mienne."
On a une copine qui nous a appelé parce qu'elle picolait( on savait pas mais elle commençait à 6 h du mat ! on a jamais rien vu, mis à part qu'on la trouvait un peu "en vrac", brouillon, pas très structurée dans sa tête, mais y'a plein de gens comme ça) et qu'elle n'arrivait pas à s'en sortir toute seule. "Super, t'as appelé, t'es vachement forte, respect ! D'aucun se seraient repris une muflée !" .
Elle a choisit la solution la moins pire ! Dans son cas, appeler au secours en prenant le risque de se discréditer et tout le tralala ou bien crever. Cette nana, elle a fait tout pareil que Rambo...
(Punaise va falloir remplacer Anke par Zola au niveau du pseudo

)