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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Bilan(s) et message d'alerte  (Lu 19283 fois)

06 mai 2009 à 17:19:14
Lu 19283 fois

Vincent


Avertissement : Ce qui suit est une vulgarisation de demarches techniques enseignées aux secouristes et ambulanciers. Je resterai volontairement simple. Ceci ne remplace pas (loin de la) une formation en premiers secours. Pour cela rapprochez vous (en France) des pompiers, ou assoc agrée a l'enseignement des premiers secours (CRF, ADPC, etc...)

En arrivant sur une victime, vous allez avoir besoin, afin de passer passer un message d'alerte utile, de collecter des information sur l'accident, la victime etc. Pour ce faire on peut utiliser une methode simple en 3 phases.

1ere phase : Le bilan circonstanciel

Son objet est de permettre de savoir ce qu'il s'est passé, pourquoi la victime en est la. S'agit il d'un accident, d'un malaise ? C'est une sorte de "polaroid", d'instantane de la scene.

Connaissans les circonstances du probleme, cela permettra eventuellement de rechercher plus efficacement les lesions ou trauma potentiels.

Ce bilan doit etre tres tres rapide (10 secondes environ). Inutile de perdre du temps.

Durant ce bilan, on cherchera aussi tout ce qui peu exposer le secouriste a un danger et on tachera de l'ecarter.

2eme Phase : Le bilan Vital

Ce bilan va permettre de determiner si une ou plusieurs fonction vitales sont atteintes.

  1-La fonction neurologique : la victime est elle consciente ? Si oui, est elle "orienté" dans l'espace et le temps ?
  2-La fonction Ventilatoire : La victime respire t'elle ?
  3-La fonction circulatoire : Hemoragie interne, externe, pouls ?

Si 1 de ces fonctions est defaillante sachez que les 2 autres ont de bonnes chance de lacher assez vite...

Des que l'on a remarque une detresse vitale -> ON LA TRAITE .

3eme Phase : Bilan lesionnel et traumatique

Cela consiste a rechercher d'eventuelles plaies, brulures et/ou atteintes du squelette. Pour ce faire on utilisera notre vue... et des palpations tres meticuleuses.

Une fois ces 3 phases passées, il sera temps alors de transmettre l'alerte aux secours.

Une methode facile a retenir est : Je vois (resultats des bilans), Je fais (gestes de secours apportes a la victime), Je prevois (Aggravations possibles, dangers pouvant menacer les secours etc...)

Cordialement

Vincent


06 mai 2009 à 20:21:45
Réponse #1

dolgan


Citer
3-La fonction circulatoire : Hemoragie interne,

comment on peut identifier que quelqu'un a une hémorragie interne?

Et est-ce que pour ça, on peut faire quelque chose pour le blessé en attendant les secours?

06 mai 2009 à 20:43:11
Réponse #2

Vincent


Disons que pour suspecter une hemoragie interne il y a des signes (paleur, gonflements, tension, pulsations "differentes" etc...), les circonstances de l'accidents peuvent aider egalement et il arrive aussi que ce soit tres difficilement decelable voir pas du tout.

Au niveau du secouriste, la seule chose a faire en attendant les secours est : on allonge, on couvre (et on prie que les secours arrivent vite) apres ca sort du domaine secouriste pour rentrer dans le medical (perf avec produit dit de remplissage etc... mais la ce sont des competences de medecin urgentiste) et la c'est pas mon rayon.

Voila

Vincent

24 juillet 2009 à 20:18:41
Réponse #3

ptitloupdu61


j'ajouterais que l'on peut aussi avoir des écoulements par les voies naturelles et en effets il n'y a pas grand chose à faire en attendant les secours si ce n'est réconforter, et garder la victime conciente, et le médecin régulateur que vous aurez au téléphone vous donnera les gestes à suivre donc NO PANNIC!!!!!

18 mai 2010 à 15:58:18
Réponse #4

StormX


Merci Vincent pour ce post parfaitement clair  :)

J'en profite également pour rajouter ce si pratique mécanisme qu'est le "Score de Glasgow"

Citer
Le score de Glasgow permet d'évaluer l'état de conscience d'une victime et de suivre son évolution par comparaison des résultats obtenus. L'objectivité de cette cotation est un avantage, par contre elle ne fournit pas de renseignement sur les facteurs qui ont déclenché le trouble de la conscience.
Il a été élaboré pour l'évaluation des traumatismes crâniens, et notamment la surveillance de l'évolution. En raison de sa simplicité, il est fréquemment utilisé dans le contexte préhospitalier pour tous les types d'accidents. Toutefois, il ne s'agit que d'une formalisation de l'évaluation de la conscience (les éléments de bilans sont transformés en chiffres). S'il permet de déterminer un certain nombre d'action réflexe (notamment sur la mise en place d'une protection des voies aériennes), il n'apporte en revanche aucune aide au diagnostic particulière. Un bilan neurologique plus poussé nécessite un recours à des tests de réflexes, voir à des moyens d'imagerie (scanner, IRM).

Il est à mon sens important de le connaitre pour accélérer la transmission du bilan que l'on aurait effectué lors de notre appelle au 15.

Pour l'apprendre en 5 minutes : fiche technique

 ;)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

18 mai 2010 à 18:34:21
Réponse #5

sig pro


se dire que l'on est les yeux et les oreilles des régulateurs sur les lieux
je dis ce que je vois
je dis ce que j'entends
je dis ce que je sais
mais surtout pas ce que je pense ou je crois savoir.... ::)

à méditer et appliquer
« Modifié: 18 mai 2010 à 20:47:42 par Nävis »

19 mai 2010 à 09:56:11
Réponse #6

Vincent


Absolument, un secouriste ne transmet que des faits et jamais au grand jamais un eventuel "diagnostique" on est pas des toubibs loin de la !

10 juin 2018 à 22:00:55
Réponse #7

Patapon


"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

03 novembre 2018 à 18:37:28
Réponse #8

Lou74


J'ai suivi la formation Premiers secours en mai et ils nous ont bien dit de ne pas "poser" de diagnostic quand on appelle les secours et de bien faire attention à ce qu'on dit si la victime est à côté de nous, pour ne pas l'effrayer. Quand on est victime, entendre "Il est blessé à la jambe très profondément, je vois son os", ça peut faire paniquer.

Pour ceux qui seraient tentés, le PSC1 est une formation très intéressante et assez ludique (jeux de rôles).

10 mai 2025 à 23:05:38
Réponse #9

Patapon


Yo,

Je vais déterrer ce vieux message pour y apporter quelques points.

Avant tout, comment sont organisés les secours en France.

Pour faire simple, les secours sont assurés par les secours publics (pompiers pro et volontaires, SAMU, SMUR) épaulés par les Associations Agrées Sécurité Civil qui interviennent comme les secours publics dans les grosses agglomérations où ces derniers ne sont pas en nombre suffisant. Elles ont la même formation de secours à personne, mais ne font pas de secours routier, de feu, etc
En plus du secours sur la voie publique ou à domicile, il y a les Dispositifs Prévisionnels de Secours, avec la mise à dispositions d'équipes sur des événements sportifs, culturels, etc
L'objectif de ces intervenants, pour faire simple c'est ou de soigner sur place pour les interventions qui ne nécessitent pas de soins médicaux ou de stabiliser une victime (en gros, que son état soit stable) pour pouvoir l'amener sur un centre hospitalier.

Dans tous les cas, ça, ça va passer par une alerte envoyée à un centre de régulation (le 112). Dans ces centres, les appels sont reçu par des Assistant de Régulation Médical, qui sont formés pour recevoir les appel, collecter les informations, déclencher l'envoie de moyen ou orienter les appels.
En arrière, il y a les coordinateurs qui servent à coordonner les centres en fonctions des infos, et également les médecins régulateurs, dont la fonction va être un conseil médical, ou la collecte d'informations plus précises en vue d'un envoie de secours ou une orientation vers des médecins de gardes (grossomodo, leur travail de médecin mais au bout du téléphone). Ils sont aussi là pour apporter un soutien téléphonique aux victimes ou témoins (par exemple, ils vont donner des conseils en cas de massage, etc), et ont un pouvoir de prescription (particulièrement utile pour les équipes de secours).
L'organisation de centres de régulation dépend des départements. Des fois SAMU et Pompiers sont dans la même salle, des fois pas; il n'y a pas de généralité là dessus.

C'est que je vous propose une méthodologie pour passer votre appel en plus de tout ce qui a été cité précédemment (NB: il s'agit là de passer l'alerte pour un secouriste isolé, pas de rendre compte ;) )
Quand on passe un appel, celui-ci arrive à un ARM qui n'a, à priori, aucune idée de ce qu'il se passe. Sa première difficulté va donc être de comprendre ce qui vous arrive et de mesurer le degré d'urgence de votre situation, et c'est donc là que beaucoup de chose vont se jouer, et que la clareté de l'appel va être déterminant.
Pour cela on peut utiliser un QOQQ, pour
  • Quoi: qu'est ce que je demande et pourquoi
  • Où: le lieu le plus précis où se trouve la victime
  • Quand: quand cela c'est il produit (depuis combien de temps)
  • Qui: qui suis je

Vous allez penser que j'ai fumé, et que normalement, le 1er Q, c'est "Qui", sauf que, comme je l'ai dis, l'ARM son objectif premier, c'est de déterminer rapidement s'il doit envoyer des secours d'urgence. (je passe sur le cas des NOVI, qui est un peu différent pour l'ARM) Donc, si vous commencez par un (exemple): "Bonjour, j'ai besoin d'aide parce que je suis en présence d'une personne de 40 ans qui est inconsciente mais qui respire..." (suivi des autres infos), vous allez déjà mettre votre interlocuteur (qui rappelons le, est un être humain et pas une machine), dans une phase d'alerte et d'attention, et le temps qu'il vous pose les autres questions, voir qu'il vous oriente vers un médecin régulateur, vous avez des chances pour que l'agent ai, en parallèle, déjà déclenché un moyen de secours.
Dans le cas inverse, si vous passez une alerte en mode: "Bonjour, je suis monsieur Truc, je suis au marché de Machin, je suis en présence de quelqu'un qui semble ne pas aller trop bien, il a acheté du poisson et des fruits et là il est couché et ne répond pas", il n'y a qu'à la fin que votre interlocuteur va se rendre compte (ou pas, selon son niveau de fatigue, etc) que vous êtes potentiellement dans un cas d'urgence vitale....

Cette méthodo fonctionne dans tout les cas, même si ce n'est pas une urgence vitale. Mais de faite, si ce n'est pas une urgence vitale, il est possible que selon la charge sur les services, il y ait de l'attente pour l'arrivée de secours, voir d'une ambulance privée pour de l'évacuation.

Personnellement, c'est comme ça que je procère - à quelques variations prêt - pour mes appels, et ça fonctionne bien. Je l'ai encore employé il y a 15j sur une personne inconsciente qui respirait, connue pour des problèmes cardiaque. Le temps que je raccroche, que j'appel le reste de mon équipe pour aider mon binôme à continuer le bilan, les gestes de secours étant déjà posé, que j'avais un équipage SDIS qui se présentait ainsi qu'un SMUR, en moins de 5min....

Pour le contre exemple, voici une régulation qui se passe mal, avec un médecin qui se plante complètement, un vecteur d'évac tout autant à la ramasse, qui conduiront au décès de la victime (c'est le tribunal qui le dit, en reconnaissant 70% de la responsabilité pour le CH, et 10% pour la société d'ambulance): https://www.ledauphine.com/sante/2025/04/13/ils-sont-partis-il-y-a-longtemps-ecoutez-le-tragique-appel-au-samu-d-un-homme-decede-faute-de-prise-en-charge
(NB: l'appel audio peut être un peu choquant.....)


Tcho
« Modifié: 13 mai 2025 à 21:32:53 par Patapon »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

11 mai 2025 à 17:50:32
Réponse #10

guillaume


Excellent post ! Je mettrais un bémol sur un passage, qui peut-être compris de travers sur CE forum :

(NB: il s'agit là de passer l'alerte pour un secouriste isolé, pas de rendre compte ;) )

Je connais le terme de secouriste isolé en PSC1/PSE/SST. Mais ici on pourrait lire : secouriste isolé = secouriste seul en milieu éloigné (comprendre : secours à plus 20 min, ce qui est la majorité des cas en forêt et montagne en France).
Dans ce cas, et uniquement dans ce cas je préfère commencer par "OU". Car si la communication coupe (batterie, réseau), j'ai au moins augmenté mes chances d'avoir quelqu'un qui vienne à ma rencontre.

a+

11 mai 2025 à 18:46:30
Réponse #11

Patapon


Yo,

Je connais le terme de secouriste isolé en PSC1/PSE/SST. Mais ici on pourrait lire : secouriste isolé = secouriste seul en milieu éloigné (comprendre : secours à plus 20 min, ce qui est la majorité des cas en forêt et montagne en France).

En effet, tu fais bien de le préciser. Il est question là, simplement d'un secouriste seul (que se soit un citoyen ordinaire, ou un secouriste séparé de son équipe).

En faite, j'ai voulu surtout faire le distingo entre passer une alerte dans le cadre de la majorité des gens qui vont lire le forum, et celui de secours organisés, où les protocoles peuvent différés (ou non), selon les institutions. Je voulais éviter ainsi d'entrer dans un débat, entre les différents clochers qui ne me semble pas nécessaire sur un forum destiné à tout un chacun.

Citer
Dans ce cas, et uniquement dans ce cas je préfère commencer par "OU". Car si la communication coupe (batterie, réseau), j'ai au moins augmenté mes chances d'avoir quelqu'un qui vienne à ma rencontre.

C'est cohérent. Merci pour la précision.

Tcho
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

11 mai 2025 à 21:01:49
Réponse #12

Khee Nok


Je connais le terme de secouriste isolé en PSC1/PSE/SST. Mais ici on pourrait lire : secouriste isolé = secouriste seul en milieu éloigné (comprendre : secours à plus 20 min, ce qui est la majorité des cas en forêt et montagne en France).
Dans ce cas, et uniquement dans ce cas je préfère commencer par "OU". Car si la communication coupe (batterie, réseau), j'ai au moins augmenté mes chances d'avoir quelqu'un qui vienne à ma rencontre.

Dans un tel cas l'appel se fera très probablement via un portable et alors en France (et bien d'autres pays) la géolocalisation est automatique: un appel aux services d'urgence leur envoie les coordonnés GPS. Il y a certainement des exceptions/incidents (GPS désactivé ou défaillant etc) mais là si tout foire en série (réseau qui tombe, GPS à la ramasse etc) c'est la Scoumoune avec un S majuscule, un signe des dieux: même si un hélico était envoyé, j'hésiterais à monter dedans ;-)

Donc si on raisonne ici en mode "étude de cas" et qu'on imagine que la conversation coupe au bout de quelques secondes: signaler l'urgence reste peut-être le plus important ? Si les services d'urgences savent où on est, mais ne savent pas si c'est un appel par erreur ou une vraie urgence, vont-il déclencher rapidement des secours (d'autant plus que "seul en milieu éloigné" = mobiliser plus de ressources qu'envoyer les pompiers à 5 mns de route pour lever le doute: secours en montagne etc) ?

Autre avantage: on reste sur le schéma de base, sachant que dans une situation de stress on a plus de chances de bien l'exécuter (et dans ce scénario on aura sans doute plein d'autres choses à penser/faire).

11 mai 2025 à 21:17:04
Réponse #13

Khee Nok


Personnellement, c'est comme ça que je procère - à quelques variations prêt - pour mes appels, et ça fonctionne bien. Je l'ai encore employé il y a 15j sur une personne inconsciente qui respirait, connue pour des problèmes cardiaque. Le temps que je raccroche, que j'appel le reste de mon équipe pour aider mon binôme à continuer le bilan, les gestes de secours étant déjà posé, que j'avais un équipage SDIS qui se présentait ainsi qu'un SMUR, en moins de 5min...

Une remarque (qui ne remet pas en cause tes conseils) : visiblement tu as une grosse expérience dans le domaine et je suppose que ça se sent très rapidement quand tu appelles.

Donc l'ARM ou le médecin régulateur se dit qu'il a en face de lui une personne qui lui donne une évaluation crédible/objective de la situation, pas quelqu'un qui panique pour un bobo. Et que si tu appelles le 15 pour une urgence cardiaque... ben c'est probablement une urgence cardiaque, en tout cas il faut aller voir sans traîner.

Les exemples qu'on a hélas eu de personnes qu'on a laissé mourir au téléphone c'est typiquement parce que le régulateur pense que c'est "du chiqué" d'une personne qui ne fait pas la différence entre une péritonite et un pet coincé.

Comme disaient les Maos: "D'où parles-tu, camarade ?"

11 mai 2025 à 22:16:30
Réponse #14

Patapon


Les exemples qu'on a hélas eu de personnes qu'on a laissé mourir au téléphone c'est typiquement parce que le régulateur pense que c'est "du chiqué" d'une personne qui ne fait pas la différence entre une péritonite et un pet coincé.

Conclusion: formez vous (PSC, SST), et si vous voulez monter plus encore en expérience, devenez secouristes dans une asso, ou pompier volontaires: aucun ne refuse de nouveaux membres motivés!  :doubleup:

Tcho
« Modifié: 11 mai 2025 à 22:33:38 par Patapon »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

11 mai 2025 à 22:56:34
Réponse #15

Chill


P A V C                                                                                             
Citation de: Patapon
Conclusion: formez vous (PSC, SST), et si vous voulez monter plus encore en expérience, devenez secouristes dans une asso, ou pompier volontaires: aucun ne refuse de nouveaux membres motivés!

Marrant, j'aurais juré un de mes anciens messages à un certain Hurgoz ...  ;)

      Chill.
                                                                                              P A V C
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

12 mai 2025 à 06:41:03
Réponse #16

Galileo


Pour la loc, quand j'étais W-EMT on avait commencé à utiliser le What3words, j'en avais causer y a longtemps.

En gros, la planète a été découpée en carrés de 3x3m et 3 mots affectés a celui ci.

Quand on contactait les secours pour evac, ils avait notre position sans ambiguïté, plus simple que des coordonnées GPS.

https://what3words.com/massant.ravaler.sp%C3%A9ciaux
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

12 mai 2025 à 07:43:51
Réponse #17

guillaume


Dans un tel cas l'appel se fera très probablement via un portable et alors en France (et bien d'autres pays) la géolocalisation est automatique: un appel aux services d'urgence leur envoie les coordonnés GPS.

Non c'est très loin d'être aussi systématique.

12 mai 2025 à 08:43:35
Réponse #18

Tompouss


Les exemples qu'on a hélas eu de personnes qu'on a laissé mourir au téléphone c'est typiquement parce que le régulateur pense que c'est "du chiqué" d'une personne qui ne fait pas la différence entre une péritonite et un pet coincé.

C'est aussi le problème lorsque c'est gratuit, j'avais écouté l'appel cité plus haut et, non sans avoir été outré par l'incompétence et le ton de la pimbèche du standard j'ai quand même essayé de me mettre à sa place. Combien d'appels d'idiots elle reçoit par jour, parce que Mireille s'est cassé un ongle, que Jean-Marie, gras du bide, se sent essouflé après son seul sprint en 10 ans parce que le chien s'est barré, parce que Pierre-Louis et ses copains trouvent marrant de faire des blagues au téléphone...

Je n'ai pas les statistiques mais je suis persuadé que ces "faux" appels sont nombreux, maintenant si on facture 100 balles chaque appel n'ayant pas abouti sur un déclenchement des secours, cela en calmera plus d'un ET simplifiera la vie des ARM.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

12 mai 2025 à 10:15:32
Réponse #19

Patapon


Je n'ai pas les statistiques mais je suis persuadé que ces "faux" appels sont nombreux, maintenant si on facture 100 balles chaque appel n'ayant pas abouti sur un déclenchement des secours, cela en calmera plus d'un ET simplifiera la vie des ARM.

Je n'ai pas rouvert ce post pour le voir pourrir et devoir discourir d'opinions politiques, d'autant plus lorsqu'elles ne se basent sur rien selon tes propres aveux; d'autant que, comme je l'ai dis, le rôles de l'ARM n'est pas seulement d'envoyer des secours, mais aussi d'orienter vers des médecins régulateurs pour un conseil médical.

Si c'est pour faire de la politique, je supprime ma contribution, et je vous laisse à vos considérations.
« Modifié: 12 mai 2025 à 11:30:39 par Patapon »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

12 mai 2025 à 11:43:41
Réponse #20

Khee Nok


Non c'est très loin d'être aussi systématique.

Au temps pour moi, merci pour l'info.

J'étais persuadé que ça fonctionnait bien, je faisais trop confiance à la technique.

12 mai 2025 à 12:38:02
Réponse #21

Khee Nok


C'est aussi le problème lorsque c'est gratuit, j'avais écouté l'appel cité plus haut et, non sans avoir été outré par l'incompétence et le ton de la pimbèche du standard j'ai quand même essayé de me mettre à sa place. Combien d'appels d'idiots elle reçoit par jour, parce que Mireille s'est cassé un ongle, que Jean-Marie, gras du bide, se sent essouflé après son seul sprint en 10 ans parce que le chien s'est barré, parce que Pierre-Louis et ses copains trouvent marrant de faire des blagues au téléphone...

Je n'ai pas les statistiques mais je suis persuadé que ces "faux" appels sont nombreux, maintenant si on facture 100 balles chaque appel n'ayant pas abouti sur un déclenchement des secours, cela en calmera plus d'un ET simplifiera la vie des ARM.

Poussons la logique: si on supprime le 15 ce sera la simplification ultime.

Sauf erreur le but c'est quand même de sauver des vies, pour un coût qui doit rester socialement acceptable.

Quand une personne appelle le SAMU (ou SOS médecin etc) c'est typiquement parce qu'elle est sérieusement inquiète. Peut-être à raison, peut-être à tort.

Si au final le "régulateur" arrive à établir que c'est moins grave qu'il n'y paraît, et oriente l'appelant vers une structure plus adaptée (encore faut-il qu'elle existe), pourquoi faudrait-il pénaliser ? Dans un tel scénario chacun est à sa place et a fait de son mieux.

Alors oui ça doit parfois être gavant pour la personne qui assure cette régulation, en plus d'être stressant. Mais il se trouve que... c'est son travail (pour le moment: je suis persuadé que c'est typiquement le genre de chose où l'IA va avoir des effets importants: l'ordi n'est pas fatigué, pas stressé, il ne s'est pas engueulé avec sa femme ce matin, etc. Reste la question de la responsabilité...).

Il est légitime de s'inquiéter quand on se sent très mal, et il est peut-être moins grave (et moins coûteux pour la société si c'est le critère) de devoir passer du temps au téléphone pour rassurer quelques hypocondriaques, que de devoir gèrer pendant des années les séquelles d'un AVC pris en charge tardivement ?

Quant aux appels vraiment bidons, avec l'identification systématique de l'appelant, je pense que c'est marginal (mais moi non plus je n'ai pas de chiffres pour asseoir cela).

12 mai 2025 à 13:03:42
Réponse #22

Chill


Citation de: Guillaume
Non c'est très loin d'être aussi systématique.

Au temps pour moi, merci pour l'info.

J'étais persuadé que ça fonctionnait bien, je faisais trop confiance à la technique.

D'où proviendraient les coordonnées GPS quand j'appelle avec mon Nokia de 2005 ? (ou avant ?)
... et pour le même, comme il permet de composer les numéros d'urgence sans carte Sim, comment m'identifier ?
ça ne durera pas longtemps : il ne fonctionnera plus à l'extinction de la 2 et 3G.    >:(

     Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

12 mai 2025 à 13:34:07
Réponse #23

Patapon


Citer
Poussons la logique: si on supprime le 15 ce sera la simplification ultime.

Comme mon avertissement initial n'a pas été compris, j'ai supprimé mon post (dont j'ai gardé une sauvegarde qui pourra potentiellement faire l'objet d'une restauration).

Digressez bien.
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

12 mai 2025 à 14:01:08
Réponse #24

Tompouss


Si c'est pour faire de la politique, je supprime ma contribution, et je vous laisse à vos considérations.

Le but c'est pas de faire de la politique, par contre, prendre en considération le fait que lors de notre appel l'interlocuteur a peut être eu 15 glandus l'heure d'avant qui ont appelé pour tout et n'importe quoi aide a cadrer le propos et à bien se faire aguiller.
Everybody swears that they are solid, but ice is solid too... until you put some heat on it.

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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