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Auteur Sujet: Gestion du stress à court, moyen et long terme  (Lu 24453 fois)

25 mars 2009 à 20:26:53
Réponse #100

Anke


La souffrance...
C'est difficile, parce que ça "oblitère" l'esprit. Quand on souffre trop, on peut même en "vouloir" à la terre entière, parce que y'en a marre de s'en prendre plein la gueule. Alors on devient méfiant, mauvais, pour n'importe quoi : une place de parking n'importe quelle connerie. Tout ça parce qu'on est en détresse véritable... Pour se sauver, on ne sait pas trop quoi faire, on a trop peur de se faire enc**er encore une fois. C'est un véritable combat contre soi-même qu'il faut livrer. S'ouvrir aux autres c'est difficile, il faut prendre des risques. alors peut-être que la combine( c'est pas un conseil, ni même une recette hein) c'est de se dire : " que peut-il arriver de pire, je suis déjà au taquet !". Je crois que "ça", ça renforce. Quand j'ai "divorcé" un compagon d'arme m'a dit : " t'as le nez dans la gamelle, tu ne peux que remonter !"
On fait toujours la bonne rencontre qui va bien pour retrouver des forces, se relever. La confiance en soi, c'est dur à retrouver quand on est anéanti, je te dis pas la confiance en l'autre comment c'est dur !
Mais en commençant par se dire : " je ne suis pas une sous-m*rde, oui, je peux rendre quelqu'un heureux, oui le bonheur, finalement je n'ai que ça à conquérir, il n'y a que ça qui importe..."
Personne, je dis bien personne n'est condamné à vie. Je crois que c'est Diderot qui disait :" On a qu'un seul devoir, c'est celui d'être heureux !"
Faut juste trouver le levier, on s'en fout duquel...

Chui pas trop "hs" ?

25 mars 2009 à 21:55:22
Réponse #101

éclipse


… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

27 mars 2009 à 21:35:11
Réponse #102

Bartlett


Citer
Un texte de James Stockdale sur le Stoicisme et son expérience de prisonnier ( en Anglais, mais je vais le traduire) :

https://www.policyarchive.org/bitstream/handle/10207/11815/James_Stockdale_Courage_Under_Fire.pdf?sequence=1
         

Voila le texte traduit. Je suis sur a 98 % de la traduction mais certains passages sont "my best guess".
J'ai omis certaines disgressions que j'estime inutile pour le sujet qui nous interessent.

Bien sur sentez vous libre de le modifier a votre convenance.

Citer
  Le courage a l’épreuve du feu : Test de la doctrine d’Épictète dans un laboratoire du comportement humain.


James Bond Stockdale



Je vins à la vie philosophique à l’âge de 32 ans alors que j’étais pilote de l’Aéronavale, lors de cours à l’université de Stanford. Je faisais parti de la marine depuis 20 ans et ne descendait que rarement de mon cockpit. En 1965 je commençais ma deuxième année d’étude des relations internationales et je pus devenir un planificateur stratégique pour le compte du Pentagone.
Mais je n’avais pas le cœur a ça, je n’étais pas inspiré par ce que je faisais a Stanford et je me voyais comme un analyseur de documents ennuyeux sur la façon dont les nations s’organisaient et se gouvernaient par elle même.
J’avais trop d’expérience pour croire à mon travail, je connaissais comment les systèmes politiques fonctionnaient. J’avais passé des années à les défaire.

Donc j’étais dans un moment de relâche. Un matin d’hiver ou je me promenais dans la partie de Stanford consacré a la philosophie, en habits civils et avec mes cheveux gris, je fus interpellé par Philip Rhinelander enseignant du cours de philosophie numéro 6 " le problème du bien et du mal ", et qui m’avait pris pour un professeur égaré.

Nous nous trouvâmes très vite des points communs car il avait servit dans la marine pendant la deuxième guerre mondiale .En moins de 15 minutes, nous fumes d’accord pour que je suive son cours en plein milieu de l’année, et de nous rencontrer une heure par semaine pour que je puisse rattraper mon retard.

Il m’ouvrit les yeux. En étudiant  avec lui, tout se mit en place, mon inspiration, mon engagement pour la vie philosophique. Dés cet instant je ne me préoccupais plus de relations internationales, j’en savais bien assez, et je m’occupais de philosophie.

Nous passions de Job à Socrate, d’Aristote à Descartes. Et puis vinrent Kant, Hume, Dostoïevski et Camus. Et pendant ce temps Rhinelander sondait mon esprit tentant de comprendre ce que j’étais en train de chercher.

Il pensait que mon intérêt pour le " Dialogue concernant la religion de la nature " de Hume était révélateur. A ma dernière session, il allât chercher toute en haut de sa bibliothèque un exemplaire de l’Enchiridion. Il me dit «  je pense que vous serrez intéresser par celui la ».

Enchiridion veux dire "a portée de main". Autrement dit, c’est un manuel.

Rhinelander expliquât que son auteur, Épictète fut un homme d’une intelligence et d’une sensibilité hors du commun, qui retira de la sagesse plutôt que de l’amertume a son exposition précoce à une extrême cruauté et à la vue de l’abus du pouvoir et de la corruption.

Épictète naquit comme esclave environ 50 avant Jésus Christ et grandit en Asie mineure ou il parlait le langage Grecque de sa mère, elle mais esclave. A l’âge de 15 ans, il fut enchaîné et emmené à Rome. Il fut sauvagement maltraité pendant les mois que durèrent le voyage.

Il arriva à Rome mutilé de façon permanente, son genou disloqué n’ayant jamais été soigné.

Il fut acheté au rabais par un homme libre nommé Epahproditus, un secrétaire de l’empereur Néron. Il vivait dans le palais de  Néron alors que celui-ci négligeait sa charge pour voyager en Grèce et jouer a l’acteur, au musicien au conducteur de char.

Quand il rentra à Rome, ce fut pour tuer son beau frère, ses deux femmes et sa mère.

Finalement Epahproditus tua Néron et se suicida avant que la garde ne l’arrête.

Cela libéra Épictète qui se retrouva libre à Rome. Et étant un jeune homme sérieux déjà dégoutté de certaine réalité humaine, il gravitait lors des conférences publiques des maîtres Stoïciens, courant philosophique alors dominant à Rome.

Il finit par devenir  l’apprenti de Musonus le meilleur des professeurs Stoïciens de l’époque. Et devint philosophe lui même après 10 ans d’étude. Les chercheurs ont déterminé que ses références à la liberté individuelle dans son œuvre étaient six fois plus nombreuses que dans le Nouveau Testament.
.
 Les Stoïciens tenaient pour acquis que tous les êtres humains étaient égaux  aux yeux de Dieu : noir, blanc, hommes, femmes, homme libre ou esclave.

J’ai lu tous les écrits qui nous restent d’Épictète deux fois à partir de deux traductions différentes. Même avec les traducteurs les plus traditionalistes, Épictète nous parle comme  une personne moderne et proche de nous. C’est un discours vivant, pas le Grec académique parlé en Attique.

Le Manuel ne fut pas écrit  par Épictète qui était un professeur déterminé et trop modeste pour prendre le temps d’écrire ses propres discours, mais par  un de ses plus méticuleux et déterminé étudiant. Son nom était Arrien un très intelligent aristocrate Grec d’une vingtaine d’années.

Après avoir entendu quelques cours, on reporta qu’il proclama quelque chose comme « put**n de lui ! Nous devons avoir le discours de ce mec sur un parchemin ! ».

Avec l’accord d’Epictète, Arrien posa sur le papier une retranscription de ses cours. Ces retranscriptions devinrent deux livres, puis au bout de deux ans, six autres furent écrits. Quatre  disparurent au Moyen Age, et les quatre restants furent compilés pour donner " Les discours d’Épictète ".Arrien mis aussi le manuel avec les autres. C’était simplement un résumé pour l’homme occupé.

Rhinelander me dit qu’étant militaire, je devrais trouver un intérêt spécial a ce livre. «  Fréderic le Grand ne fit jamais une campagne sans une copie de ce livre avec lui » me dit t’il.
.
Je n’oublierais jamais le jour ou nous nous sommes fait nos adieux, l’essence de ce qu’il m’a dit peux se résumer ainsi ; le Stoïcisme est une philosophie qui se montrât plus utilisable qu’un cynique moderne ne pourrait le penser. Le point de vue Stoïcien est souvent mal compris pacque le lecteur inattentif  manque l’élément important ; que tous les discours sont une référence a la vie intérieure de l‘homme. Les Stoïciens ne considèrent pas la souffrance physique comme étant importante, mais ce n’est pas de la bravade inconsciente. Ils la déconsidèrent en la comparant a la honte dévastatrice qui envahit l’homme juste, quand il sait qu’il a faillit a son devoir vis-à-vis des autres hommes et de Dieu.

Bien que païens, les Stoïciens avaient une vue monothéique d’une religion de la nature et furent des grands contributeurs de la pensée Chrétienne.

Dieu le père et la fraternité humaine était des concepts Stoïciens avant d’être intégré a la pensée Chrétienne.

Un de leurs plus anciens théoriciens, Chrysippe comparaît ce qu’on peux appeler l’âme de l’univers a la respiration (pneuma en Grec) de l’homme. Cette conception Stoïcienne d’une respiration céleste est probablement l’origine du concept de saint esprit chez les Chrétiens.
Saint Paul, un juif hellénisé origines de Tarsus, une cité Stoïcienne, utilisait toujours le mot grec Pneuma pour designer l’ame.

Rhinelander me dit aussi que cette exigence Stoïcienne d’une pensée disciplinée ne touchât jamais qu’une minorité d’hommes, mais que ses quelques hommes étaient l’élite de l’époque. Comme après lui la Chrétienté, le Calvinisme et le Puritanisme le firent, il produisit les plus forts caractères de son temps.

Une théorie faite d’une exigence de perfection sans concession créât des hommes courageux, saint et  de bonne volonté. Rhinelander me donnât trois exemple, Caton le jeune, l’empereur Marc Aurèle et Épictète.

Caton fut celui qui s’opposa à Jules césar, il fut l’idole de George Washington qui utilisât des citations de Caton dans son discours d’adieu sans l’avoir préparé.

L’empereur Marc Aurèle emmenât l’empire romain au sommet de son influence et Épictète joua sa part dans le leadership de Rome ou son enseignement commença aprés la décadence de Néron pour finir par  le gouvernement de Marc Aurèle.

Marc Aurèle fut le dernier d’une série de cinq empereurs (tous liés aux Stoïciens) qui gouvernèrent la période la plus prospère et stable de l’empire Romain. Une époque ou la seule préoccupation du gouvernement était le bonheur du peuple.

Epictète eut dans ses cours la même audience que Socrate 500 ans plus tôt, les fils de l’élite aristocratique, intellectuelle et artistique destinés à succéder à leurs pères. Et le discours d’Épictète était destiné à leur faire comprendre qu’ils n’étaient pas des playboys mais que leur travail  était d’être au service leurs frères humains.

Dans son langage inimitable, Épictète expliquait que son enseignement n‘était pas a propos de dette ou de revenus, de guerre ou paix, mais a propos de bonheur et de malheur, de succès et d’échec, d’esclavage ou de liberté

Son diplômé idéal n’était pas quelque un pouvant s’exprimer avec aisance  a propos des principes philosophique dans des joutes verbales, mais a propos des choses à faire si votre enfant meurt, si votre frère meurt, si vous êtes tué ou torturé.

« Laisser les autres pratiquer le droit, et d’autre encore pratiquer le syllogisme. Ici vous vous entrainer a comment mourir, comment être enchaîné, comment être battu ou exilé.
Un homme est responsable des ses propres jugements, même en rêve dans l’ivresse ou dans la folie.
Chaque individu apporte  son propre bien et son propre mal, sa chance et son malheur, son bonheur et son désespoir ».

Et en clé de voûte de ce raisonnement, l’idée qu’il est impensable qu’un homme puisse souffrir du fait d’un autre. La souffrance comme tout le reste dans le Stoïcisme est en nous, un remord qui nous détruit nous même.
Ce qu’Épictète voulait dire, c’est qu’il n’était pas possible d’être la victime d’un autre, on ne peut qu’être une victime de nous même. Tout est dans la façon dont vous organiser votre esprit.
 
« Qui est ton maître ? Celui qui le pouvoir sur n’importe quelle chose que tu aime.
Quel est le résultat visé par toutes vertus ? La sérénité.
Montre moi un homme qui est heureux bien que malade qui est heureux bien qu’en danger, qui est heureux bien qu’en prison et je vous montrerais un Stoïque. »

Après avoir eu mon diplôme, ma femme , moi et mes quatre fils firent nos bagages pour la Californie du Sud ou je pris le commandement du fighter squadron 51 stationné  a San Diego ,et plus tard sur différents porte avions.
Exactement trois ans après ce déménagement, mon appareil fus abattu au dessus du Nord Vietnam entraînant ma capture.
J’avais fait trois tours d’opération pendant ces 3 ans.

Le premier nous tenait occupé a la surveillance des combats qui commençait au Sud, pendant le second, je menais le premier raid de bombardement de la guerre au Nord Vietnam, et au troisième je volais presque tous les jours comme le chef d’escadre de l’USS Oriannski
.
Mais sur ma table de chevet, peu importe les circonstances, j’avais mes livres d’Épictète, le Manuel, Les Discours, le livre de Socrate sur Xenophon ainsi que  l’Iliade et l’Odyssée (Épictète s’attendant a ce que ses étudiants connaissent cette histoire).Je n’avais pas le temps d’être plongé dans mes livres, mais je passais quand mêmes plusieurs heures par semaines plongé dedans.

Je pense qu’il était évident pour mes amis proches et aussi pour moi  que j’étais devenu un  autre homme, et je dirais même un homme meilleur depuis mon introduction à la philosophie d’Epictète. J’avais une autre mentalité, certainement pas antimilitaire, mais anti-organisation.

Loin des postures et les gesticulations que l’armée en temps de paix doit adopter,  vous devez accepter le besoin d’une improvisation non voulue sur la pression, de casser les procédures prévues, vous avez besoin d’être réactifs  de façon à mettre en place un nouveau mode d’opération.
J’étais devenu un homme détaché, pas distant mais détaché. Capable de balancer le règlement sans la moindre hésitation quand il ne s’appliquait plus à la réalité.
 
J’étais capable de promouvoir des jeunes par devant les anciens sans embarassement quand leur instinct de combat prouvait être meilleurs.
Cette capacité d’abandon, cette flexibilité nouvellement crée par mes efforts allait montrer ses fruits en prison.

Mais sous jacente a ma confiance, était la conviction que j’avais trouvé la philosophie propice pour l’art militaire  tel que je le pratiquais. Les Stoïciens Romains avaient une formule «  Vivre en militaire! » Vivre, c’est être un soldat.

Épictète dans ses discours : «  savez-vous que la vie est comme le devoir d’un soldat ? L’un doit faire la garde, l’autre la reconnaissance, un autre doit conquérir. Si vous négligez vos responsabilités quand des ordres sévères vous ont été donnés, comprenez vous dans quel état désastreux vous plongerez l’armée quand vous persisterez dans l’erreur ? ».

Le manuel : «  rappelle toi, tu est un acteur dans un drame choisi par l’auteur, si il le choisit court, et bien ce sera court, long et bien ce serra long. Si c’est son plaisir que tu joue un boiteux, un pauvre ou un gouverneur, le tien est de  bien jouer ton rôle.
Car c’est la part qui t’est donner, de bien jouer ton rôle, mais le choisir est donner a quelqu’un d’autre. »

Chacun de nous est venu dans ce monde avec des conceptions innées sur le bien et le mal. Ce qui est noble et ce qui est honteux, ce qu’est la joie et le malheur ce qui est approprié ou non.

« Si vous vous regarder comme étant un être  humain, et une part du tout, c’est approprié d’être maintenant malade, et d’être maintenant en voyage  avec les risques que cela comporte, et d’être dans le besoin et a l’occasion de mourir avant que notre temps soit venu. Alors, pourquoi est tu blessé par ton sort  si cela t’arrive ? Crois tu que se serait plus juste si ca arrivait a quelqu’un d’autre ? Car il est impossible, que dans ce monde avec les corps que nous avons, au milieu de nos frères et entourés de l’univers, il est impossible que ces choses n’arrivent pas a l’un ou a l‘autre. »

Le 9 septembre 1965, je volais  en rase motte a plus de 500 nœuds droit dans ce qui s’avéra être un piège a FLAK.
L’avion pris feu et je ne pus plus le manœuvrer,  tous les systèmes contrôle étant HS.
Après l’éjection, j’eu environ 30 secondes pour avoir ma dernière pensée d’homme libre avant d’atterrir dans la rue principal d’un petit village juste en dessous de moi.
Alors, je me murmurais à moi même : «  5 ans prisonnier. Au moins. Je laisse le monde de la technologie et j’entre dans celui Épictète »

A portée de mon esprit était cette pensée du manuel expliquant qu’un Stoïcien gardait toujours deux catégories mentales dans son esprit.

A Les choses qui sont de son ressort.

B Celles qui ne le sont pas.

Les choses A sont en mon pouvoir et les B sont en dehors de mon pouvoir.

Encore une autre façon de le dire c’est que la catégorie A est a la portée du libre arbitre et pas B.

Tout ce qui est en catégorie B est extérieur et en dehors de mon contrôle, les convoiter c’est ce condamné à la peur et a l’anxiété.

Tout ce qui est en catégorie A est en mon pouvoir et a portée de ma volonté et doit donc être l’objet de tous mes efforts.

Cela inclut mes opinions, mes objectifs, mes aversions, mes reproches, ma joie, mes jugements mon attitude à propos de ce qui m’arrive, mon bien et mon mal.
Pour expliquer pourquoi " mon bien et mon mal "   sont dans la liste, je veux citer Alexandre Soljenitsyne. Il écrit à propos de ce moment  en prison ou il réalise la force de ce qui lui restait de pouvoir, et commence ce que j‘appelle moi même " passer les niveaux ", chevaucher une euphorie occasionnelle et en même temps réaliser que vous allez vous connaître et connaître  le monde pour la première fois. Il appelle cela une " escalade" d’où le nom du chapitre ou cela arrive, l’ascendance.

« Ce fut seulement quand je restais allongé la sur la paille pourrie de cette prison que je sentis en moi les premiers signes de Dieu. Graduellement il me fut révélé que la ligne séparant le bien du mal ne passe pas entre les Etats, pas plus que les classes ou les partis politiques, mais directement à travers tous les cœurs humains. Et c’est pourquoi quand je repense a ces années de prison je dis parfois  « sois béni prison pour avoir été une partie de ma vie » au grand étonnement de ceux se trouvant a coté de moi. ».

Je vins à comprendre cela bien avant de le lire. Soljenitsyne apprit, comme moi et d’autres que le bien et le mal n’étaient pas que des abstractions que vous assenez et expliquer dans des cours en l’attribuant a tel ou tel.

Le seul bien et mal qui veuille dire quelque chose est au fond votre cœur, a l’intérieur de votre volonté, de votre pouvoir, la ou tout dépend de vous.

Manuel 32 : « Les choses qui ne sont pas dans notre pouvoir, pas a  la portée de notre volonté ne peuvent en aucune façon être bonne ou mauvaise. Le mal réside dans la mauvaise utilisation du jugement, .le bien c’est le contraire. C’est la destinée qui détermine la bonne ou  la mauvaise fortune, la misère ou le plaisir. »

En résumé les Stoïciens disent « travailler avec ce que vous avez sous votre contrôle et vous aurez les mains pleines ».

Mais que faire quand ce n’est pas a notre portée, en dehors de notre pouvoir ?

Pour commencer, laisser moi vous parler de votre statut social. Alors que je planais doucement vers la petit ville ou j’allais atterrir, j’étais juste en position d’apprendre a quel point mon pouvoir sur mon statut social était dérisoire.

Ce n’était absolument pas en mon contrôle. J’étais la ,le chef d’une escadrille de plus de cent pilotes de combat et d’un millier d’hommes, un symbole vivant de réussite et d’achèvement pour beaucoup , et ici bas je serrais un objet de mépris.
.
Je serais traité comme un criminel, mais ce n’est la pas même la moitié de la révélation que constitue la compréhension de votre fragilité.

Vous pouvez être réduit par le vent la pluie ou la glace ou l’eau de mer ou par d’autres hommes a l’état d’une épave pitoyable et sanglotante –incapable de contrôler vos intestins- en quelques minutes.

Et puis il y aussi un moment ou vous devez faire face a des fragilités que vous n’auriez jamais cru possible de trouver en vous, comme par exemple, quand vos mains sont liés derrière votre dos et attachés a vos chevilles elles mêmes relié a une barre de fer alors qu’un expert a soigneusement mis en place un système de cordes qui vous enserre et vous disloque. Après seulement quelques minutes de ses soins, alors que vous subissez le rush de l’angoisse et en sachant que la circulation  est coupée  dans le haut de votre corps, sentant  une douleur  et une claustrophobie toujours plus intense, il se peut  que vous éructiez des réponses correctes aux questions  qu’ils vous posent sur tout ce qu’ils pensent que vous connaissez (a partir de maintenant, je parlerais de cette situation comme « le supplice de la corde).

Votre statut social  peut passer de celui d’un gentleman digne et compétent à celui d’une victime paniquée, sanglotante et pleurant sur son sort en quelques minutes.

Et alors ? Vivre avec la fausse conviction  que vous aurez toujours le contrôle de votre statut social c’est construire sur  de là boue, c’est demander le désappointement.

Donc soyez sur que, au fond de votre cœur, au plus profond de vous, soyez sur  de considérer votre statut social avec indifférence, pas avec mépris, avec indifférence.

Et c’est ainsi avec une longue liste de choses que beaucoup de personnes assument pouvoir contrôler jusqu'à leur dernier moment. ; Votre corps, vos propriétés, la richesse, la santé, la vie, la mort, le plaisir, la douleur, la réputation.

Considérer la réputation par exemple. Quoi que vous  fassiez votre réputation est aussi instable que vautre statut social. Ce sont les autres qui décide quel serra votre réputation .Essayer qu’elle soit aussi bonne que possible, mais n’en soyer pas esclave
.
Ou vous deviendrez de plus en plus avide, vous la rechercher de plus en plus deseperrement.

Comme le disait Epictète, «  qu’est ce donc que les tragédies, sinon le portrait dramatisé des souffrances des hommes qui ont admiré des choses extérieures a eux ? »

Au fond de vous même, la ou vous tenez  les choses vraiment importante pour vous, ne laisser pas la réputation être mélangé a vos buts moraux ou votre volonté, qui elles, sont importantes.

Assurez vous que votre réputation est rangé dans la boite marquée « hors de mon pouvoir ».

Comme le disait Epictète ;  «  ceux qui recherchent ou craignent des choses hors  de leur portée  ne peuvent être ni libre ni croyant, mais ils se condamneront eux même à errer et a  finir subordonnées aux autres ».

Je sais la difficulté qu’il y a à intégrer cela dans la réalité, vous devez penser à des problèmes pratiques.

Tout le monde  doit jouer le jeu de l’existence. Vous ne pouvez pas juste vous dire «  je me tape de la santé ou de la richesse ou si je vais dormir en prison ou pas «
.
Epictète prit le temps  d’expliquer plus finement ce qu’il voulait dire :

« On doit tous jouer le jeu de l’existence, mais le meilleur jeu est celui qui est fait avec du talent, du style, de la vitesse et de la grâce. Comme la plupart des jeux, vous jouez avec un ballon, votre équipe consacre toute son énergie pour mettre le ballon dans les buts de l’adversaire ; mais une fois que le jeu est terminé, que faites vous du ballon ? Personne ne s’en préoccupe plus.

La compétition, le jeu était la chose importante, le ballon n’était la pour que le jeu soit possible, mais il n’avait pas en lui même la moindre valeur qui justifiait que vous vous suicider pour lui.

Après le jeu, le ballon est une  affaire d’indifférence.

Un autre exemple est le jeu de dé. Les dés n’ont plus d’importance une fois que leurs faces sont stabilisées, mais décider de relancer les dés ou pas est un acte de volonté et donc pas une affaire indifférente.

Epictète veux faire comprendre que l’usage que nous faisons des choses extérieures ne doit pas  nous être indifférent, pacque nos actions sont produite par notre volonté et nous avons le total contrôle de cela, au contraire des dés.

Ce sont des choses extérieurs que nous ne pouvons nous permettre de convoiter, car nous focaliserions notre cœur sur elles et deviendront l’esclave d’autres qui, eux, en ont le contrôle.
L’explication de ce concept peut sembler moderne, mais ce sont pratiquement les mêmes mots qu’Epictète utilisait il y a 2000 ans.

Bref, je  me focalisais sur ce raisonnement fondamental en prison, je me rappelai aussi certaines remarques utiles.

Comment éviter d’être manipulé : Le maitre  d’un homme est celui qui est capable de lui donner ou de lui enlever tout ce qu’il désire ou craint.

Celui qui veux être libre ne doit rien souhaiter, ni ne rien craindre qui dépendent des autres, tout autre attitude conduit nécessairement a l’esclavage.

Et voila pourquoi il ne faut jamais quémander « parcqu’il est préférable de mourir de faim exempt de peur et de culpabilité, que de vivre dans l’abondance mais dans la perturbation ».

Supplier met en place un cercle vicieux d’arrangements de compromis et de représailles, et est sans fin.

Si vous voulez vous protéger vous même de la peur et la culpabilité, et ces deux la sont les vrais destructeurs de la volonté sur le long terme, alors vous devez vous débarrasser de tout vos instincts de compromissions, ou de votre habitude de rencontrer les autres à moitié. Vous devez vous tenir indifférent, ne jamais laisser une ouverture pour une compromission, ne jamais vous mélanger avec votre adversaire.

 Vous devez devenir ce qu’Ivan Denisovich appelait "un prisonnier méfiant se déplaçant avec prudence."

Tout cela, pendant mes trois  ans d’étude, je l’avais inconsciemment assimilé pour le futur.

Je reviens à mon éjection, je pouvais entendre les cris dans la nuit et les coups de pistolets qui perçaient des trous dans mon parachute et je vis le poing levé en l’air dans la rue alors que mon parachute toucha un arbre puis me déposa sur le sol en bon état.
Je me libérai du parachute et fut immédiatement attaqués par un groupe de 10 ou 15 hommes que j’avais vu arriver par la droite.
Je  ne veux pas exagérer cela ou dire que je fus surpris de ce qui m’arriva a l’atterrissage, il se passa deux ou trois minutes avant que le passage a tabac se termine par l’interruption d’un agent de police.

J’avais une jambe cassée dans un tel état que je pensais qu’elle serait mutilée pour le reste de ma vie. Mon intuition s’avéra exact.
Plus tard, je trouvais un peu de réconfort dans une autre sentence d’Epictète «  Boiter est  un handicap pour la jambe, mais pas pour la volonté, et dites vous ca pour tout ce qui vous arrive, car vous pouvez trouver beaucoup de choses qui sont un handicap pour autre chose, mais rien pour vous même ».

Mais dans l’intervalle de mon éjection et mon arrivée sur la route, j’étais aussi devenu un homme investi d’une mission. Je dois revenir à la guerre de Corée pour expliquer cela.
 
Après la fin de la guerre de Corée, tous les militaires Américains  avaient entendu parler ou vu des reportages parlant des investigations gouvernementale pour tirer au clair les comportements des  certains soldats Américains prisonnier  en Corée du Nord ou en Chine.

Il y eu une série d’articles célèbre dans le New Yorker  qui devint ensuite un livre " Dans toute les guerres sauf celle la."

Le sujet en était que dans les camps de prisonnier Américain, c’était chacun pour soi.
Depuis j’ai rencontré des officiers qui furent prisonniers de guerre la bas et je sais maintenant que la plus grosse partie de cette histoire est due  a des vues sélectives et a un effet d’annonce.

Cependant, il y eu des cas de jeune soldats perdus, effrayé a l’extrême,  et dans le froid, qui se comportèrent comme des chiens se battant sur un tas d’ordures, se lançant l’un l’autre dans la neige jusqu’à ce que le plus faible y meure, sans que personne ne fasse quelque chose  a propos de ca.

Ca ne pouvait pas continuer et le président Eisenhower présidât l’écriture du code de conduite du combattant Américain, écrit sous la forme d’un serment personnel.

Article 4 : Si je deviens un prisonnier de guerre, je devrais garder confiance dans mes camarades emprisonnés, je ne devrais pas donner d’information ou prendre part a une quelconque action qui pourrait être dommageable pour mes camarades. Si je suis un gradé, je devrai prendre le commandement, si non je devrais suivre les ordres légaux de  mon comandant et l’assister de toutes les façons possibles.

Autrement dit, le président Eisenhower affirmait par ce document que le prisonnier de guerre Américain  faisait toujours parti de la chaine de commandement et que la guerre continuait derrière les barreaux.

Comme je connaissais la situation, je savais ce qui allait arriver, je savais que les Nord vietnamiens tenaient déjà environ 25 prisonniers quelques part a Hanoi , que j’étais le seul comandant d’escadrille a avoir survécu  a une éjection et que j’allais devenir leur gradé et leurs officier supérieur , que j’allais le rester pour au moins 5 ans ( car j’était persuadé que la guerre durerait au moins ce temps).

Et j’étais la, commençant cela, boiteux et allongé sur le dos.

Epictète finit par avoir raison, après une opération primitive, je fus sur des béquilles en deux mois, et la jambe handicapée guérit suffisamment pour me permettre de marcher sans béquilles au bout d’un an.

C’était une petite victoire qui ne devait pas m’éloigner du sujet important, car j’étais propulsé dans le rôle du chef d’une colonie Américaine expatriée hors de toute communication avec Washington  et destiné à rester autonome pour des années.

J’avais 42 ans, toujours avec des béquilles, trainant une pate folle, et ayant considérablement maigrit. Les cheveux suffisament long pour toucher mes épaules et mon corps non lavé depuis mon décollage sur l’Oriskawa.Et j'avais aussi une barbe qui n’avait jamais vu un rasoir.

Je pris le commandement (clandestinement bien sur, les Nord Vietnamiens ne reconnaissait jamais notre grade) d’environ 50 Américains.

Avec le temps nous finirent par être 400, tous officiers, tous universitaires, tous pilotes ou experts de la guerre électronique.

J’étais déterminé a bien jouer le rôle qui m’avait été attribué
.
Le mot clé pour nous au début était fragilité. Chacun de nous, avant d’être a portée de voix d’un Américain, était emmené  à une séance de cordes. C’était un choc extrême pour notre mentalité et comme tous les chocs, son impact sur notre for intérieur était beaucoup plus impressionnant  et durable que ce que subissait nos membres et nos torses.

C’était des séances ou nous étions forcés à la soumission et obligé de faire des confessions de culpabilité et de complicité américaine de nos crimes dans d’antiques magnétophones. Puis nous étions plongé dans ce que j’appelle l’humidité froide, un mois a peu prés de total isolation de façon a réfléchir a nos crimes.

Ce  a quoi nous réfléchissions c’était ce que voyais même l’Américain le plus décidé, comme étant la trahison de lui même et de tous ses idéaux.

Ce fut la  que j’appris ce que le dommage Stoïcien voulait vraiment dire.

Une épaule cassée, un os  de mon dos cassé ou ma jambe cassée à deux endroits était de la c*u!lle en comparaison.

Epictète : " Ne  crois pas qu’il y est un plus grand dommage que celui la : la destruction de l’homme de confiance, respectueux et bien intentionné en toi."

Une fois placé dans une cellule normale, presque aucun Américain ne sortit de cette expérience sans répondre quelque chose comme ceci aux premières questions que les autres prisonniers lui posaient « Vous ne voulez pas me parler, je suis un traitre ».

Et comme nous étions tous aussi fragile que lui, nous répondions tous la même réponse « écoute l’ami, ce n’est pas une réunion de puceaux ici, tu dois comprendre ca, nous somme tous  pareils ici, comment tu t’appelle, parle moi de toi ».

Entendre ca était pour la plupart des nouveaux prisonniers sortant de l’isolement un tournant dans leur vie.

Mais le processus d’apprentissage du nouveau prisonnier ne faisait que commencer. Il réalisait bien assez tôt que les choses ne se présentait pas comme on lui avait expliqué a l’entrainement de survie « si vous montrer beaucoup de détermination dans les premières phases de  l’interrogatoire, ils vont se lasser et vous passerez le reste de la guerre à vous ennuyer derrière les barreaux »

Non, la guerre continuait derrière les barreaux, il n’y avait rien chez les geôliers qui ressemblait a de la lassitude. Leur croyance politique leur faisait croire qu’il était possible de nous gagner a leur vues, c’était juste une question de temps.

Et donc vous étiez continuellement amené à la chambre d’interrogatoire, particulièrement après avoir outrepassé une des multiples règles qui était affichés au mur, dont le seul but était de vous piéger – le piège étant payant si l’interrogateur  arrivait à faire de vous la victime de sa martingale de honte.

La monnaie de la table de jeu, la ou vous et l’interogateur se faisait face dans un duel d’esprit, c’était la honte, et j’appris que a moins qu’il puisse m’imposer sa honte ou que je ne l’imposais a moi même, il n’avait rien qu’il puisse me faire ( la force physique était disponible, mais seulement sur le permission express d’un supérieur).

Pour Epictète, les émotions étaient un acte de volonté. La peur n’est pas quelque chose qui vient des profondeurs de la nuit, il vous assurait de votre totale responsabilité pour déclencher la peur, la stopper, la contrôler.

C’était une des exigences les plus difficile demandées à un Stoïcien.

Les Stoïciens peuvent être vus comme des brutes insensibles qui ne s’occupent que du bien et du mal, et qui ont une relation malsaine avec des émotions comme la pitié et la sympathie.

Mais ajoutez cette exigence  de responsabilité totale pour toutes vos émotions, et vous obtenez quelqu’un qui a les mains pleines.

Je me chantonnais une litanie a moi même  alors que j’étais emmené a la salle d’interrogatoire, « contrôle ta peur , contrôle ta culpabilité.

Et j’inventais des méthodes pour dévier mon attention de cette peur et de cette responsabilité quand le doute émergeait lors d’une perte momentanée de contrôle pendant l’interrogatoire.

Vous pouviez être frappé si vous ne  regardiez pas le visage de votre interrogateur, je me concentrais sur son oreille gauche, et il finit pas ‘y habituer  car il devait penser que je louchais.

Contrôler vos émotions, aussi difficile que cela soi, peux vous amener le pouvoir.

Epictète : « car c’est a l’intérieur de vous que réside votre destruction et votre délivrance. Le siège du juge et  le cachot de la prison sont deux endroits différent, un en bas , un autre en haut, mais l’attitude votre volonté peux être identique, si vous voulez qu’elle soit identique dans ces deux endroits ».

Nous avions organisé une société clandestine, pourvu de ses propres lois, traditions et coutumes, même avec ses héros.

Pour vous expliquer comment il était possible que cette société pouvait envoyer un des ses membres vers plus de torture ,ordonner  a un de ces membres de refuser d’obéir a certaines directives, intentionnellement jouer le jeu de la honte avec nos tortionnaires et littéralement les forcer a administrer encore et encore le supplice de la corde pour obtenir la soumission, je vais vous citer une phrase que plus de la moitié des pensionnaires de cette prison aurait pu me dire « Nous sommes dans un endroit que nous n’aurions jamais cru possible. Mais nous méritons de garder notre estime de soi, d’avoir le sentiment de riposter.
Nous ne pouvons refuser tout ce qu’ils demandent, mais c’est vous le chef, vous qui devez décider quelles sont les choses que nous devons refuser de faire tant qu’il ne nous aurons pas forcer  a les faires sous la torture. Nous méritons de dormir la nuit. Nous aurons au moins la satisfaction de savoir que nous obéissons encore aux ordres de notre supérieur.
Donner nous la liste, pourquoi devons nous nous faire torturer ? ».

Je sais que ca peux sonner comme une logique dérangée, mais dans un sens c’était le premier pas dans l’affirmation de ce qui était a nous. Epictète : « Le juge peux decider de vous faire des choses que vous penser être terrifiante, mais comment peux t’il vous empêcher de subir la torture dont il vous a menacé ? »

C’est mon type de Stoïcisme. Vous aviez le droit de  les forcer a vous faire mal, et ils n’aimaient pas ca.

Quand mon camarade prisonnier Ev Alvarez , le tout premier pilote a être capturé fut relâcher avec le reste de nous, le comandant du camp lui dit «  Les Américains ne sont pas comme les Français, d’eux nous pouvions attendre qu’ils soient raisonnables ».Ha !

Je réfléchis longtemps a ce que devait être mon premier ordre. Cela devait être un ordre qui pouvait être obéi, pas un ordre du type  "protège ton cul" comme rappeler le règlement  gouvernemental, « dites leurs seulement votre nom, rang, matricule et date de naissance », qui n’avait aucune chance de tenir un interrogatoire.

Ma esprit se disait « Nous sommes ici sous le joug, tous des experts, des maitres de notre destin, ignorant la culpabilité que pourrait nous inspirer un  règlement sans rapport avec ce qui se passe ici, nous devons écrire notre propre règlement.

Mes ordres furent condensé dans des acronymes facile a se rappeler. Le principal était BACK US, dont Bow in public, Stay off the Air, admit no  Crime, never Kiss them goodbye » ."US"  pouvait être interprété comme United State, mais il voulait réellement dire « Unity over Self  ( L’unité  par dessus l’individualité).

Les individus isolés  sont leurs propres ennemis en prison, et donc ma première règle fut de tout faire ensemble, chacun de nous devait travailler  au plus petit dénominateur commun , ne négociant jamais pour lui, mais pour tous.

La vie de la prison devint un mélange absurde d’une veille organisation et d’une nouvelle.  La vieille était la prison politique classique, principalement prévue pour les fauteurs de troubles et ennemis de l’état.

Elle fut crée et dirigée pas des communistes de la vielle école dans le sillage d’Ho Chi Min . Il avait en eux l’idée qu’une repentance pour vos crimes et votre comportement anti social devait être recherchée.

Prisonniers de guerre, criminels et prisonnier politique étaient tous regroupés. Nous ne virent jamais un camp de prisonnier comme dans les films. La prison communiste était un mélange entre un hôpital psychiatrique et une école de rééducation.

Le système Vietnamien exigeait que tous les pensionnaires devait montrer de la honte, s’incliner devant tous les gardes, la tète basse, ne regardant jamais le ciel, et les séances d’interrogatoire n’avait souvent pas d’autres objets que d’évaluer votre attitude. Si elle était jugée mauvaise, c’était souvent la torture pour obtenir une confession de culpabilité, des excuses et l’inévitable punition.

Le nouveau régime fut greffé sur le premier, il était seulement pour les Américains. C’était une usine a propagande supervisé par des cadres parlant Anglais avec des quotas a remplir , des quota décidé par la partie  politique du gouvernement ; conférence de presse avec des Américains de la gauche activiste venus en visite, film de propagande a tourner (mettant en scène des pirates de l’air Américain),des choses comme ca .

Mais cette entreprise de propagande finit par produire des retours de flammes, voici comment.

Des Américains futés parsemaient leurs déclarations télévisuelles de geste obscène sans équivoque pour une audience Occidentale ou des blagues cachées.

Un de mes meilleurs amis fut torturé pour qu’il donne le nom de pilotes qui auraient donné leurs démission pour protester contre la guerre. Il finit par répondre qu’il y en eut seulement deux, Clark Kent et Ben Casey (des personnages de fictions populaire en Amérique).

Cette blague finit a la première page du San Diego Union et quelqu’un envoyât un exemplaire au gouvernement Nord Vietnamien. A la suite de ce geste amical d’un compatriote Américain , Nel subit 3 jours de supplice de la corde, puis fut enchainé  pendant un isolement de 123 jours.

Après plusieurs autres déboires comme celui la, les Nord Vietnamiens ne firent de la propagande qu’avec les 5 % de prisonniers qui avaient choisit de ne pas rejoindre l’organisation de résistance et  qui ne faisait pas ce genre de choses. Nous les appelions les indics. La plupart de mes camarades étaient enragés par leur comportement et mémorisais leurs actions en vu d’un témoignage en cours martial, mais après notre libération le gouvernement Américain décréta une amnistie malgré ma demande .

La plupart des prisonniers étaient selon mes standards "honorables " mais cela ne veux pas dire que nous partagions tous la même régime. Les gens aiment penser que si vous étier tous dans la même prison , vous deviez avoir vécu les même choses. Ce ne fut pas le cas.

Ces différence furent marqués quand notre résistance finit pas faire dérailler l’entreprise de propagande . Les autorité décidèrent de se venger contres les meneurs et dans un effort pour briser le moral des autres, ils leurrent fut proposé un programme d’amnistie dans lequel une libération anticipée était possible si ils acceptaient de collaborer.

« Ceux d’entre vous qui regrettent, regrettent sincèrement seront dans la position de rentrer chez eux avant que la guerre soit terminé.
Les quelques récalcitrants  qui incitent les criminels a s’opposer a l’autorité du camp seront envoyer dans un endroit exceptionnellement noir ».

Je donnais immédiatement un ordre interdisant formellement toute compromission avec l’ennemi. Mais je n’étais pas le chevalier blanc seul contre tous. Je n’eu pas a persuader. Il fut accueilli  avec un soulagement évident et une jubilation de tout ceux qui étaient présent.

Deviner qui fut envoyé vers la place obscure ? Ils isolèrent ma structure de commandement, moi et mes dix meilleurs hommes et nous envoyèrent en exil.

Les Vietnamiens avaient travailler très dur pour nous étudier et savait qui étaient les fauteurs de troubles et qui étaient ceux qui ne faisaient pas de vagues.

Ceux en qui j’avais le plus confiance furent isolés, tous avait une longue histoire de torture et d’isolement.

Tous n’étaient pas officiers supérieurs , nous  en avions en prison qui refusaient de parler et de participer a quoi que ce soit. Un de mes hommes avait 24 ans.

C’était un produit de mon raisonnement  « quand l’instinct et le grade sont désynchronisés, choisir l’instinct ».

Chacun de nous se retrouva a l’isolement avec deux fers au pied, pour deux ans dans une mini prison de haute sécurité juste a coté du pendant Vietnamien du Pentagone.

Il y eu bien des péripéties après ca, mais ca se résuma pour moi a la vengeance des autorités de la prison contre ceux qui refusaient d’abandonner  leur incarnation de l’âme de la résistance.

Cela nous amenât a des états d’épuisement total ,un de nous mourus la bas mais même avec lui, il n’y eu pas un homme qui eu moins que trois ans et demi d’isolement et quatre de nous eurent plus de 4 ans.

Pour vous donner un sens de la proportion, sur 400 prisonniers, 100 n’eurent jamais d’isolement, plus de la moitié des 300 autres eurent moins qu’une année et la moitié de ceux qui eurent moins qu’un an firent moins d’un mois

Donc la moyenne des 400 étaient considérablement plus basse que 6 mois.

Un de ceux qui furent  a l’isolement plus 4 ans, étudia a l’université après la guerre avec une thèse portant sur la question de savoir ce qui était le plus dur a supporter de l’isolement ou de la torture. Il nous envoyat des questionnaires pour nous interroger.

Ceux qui connurent peu d’isolement et de torture dirent la torture, mais ceux qui avaient  beaucoup connu les deux dirent l’isolement.

De mon point de vue, vous pouvez finir pas vous habituer au supplice de la corde, il y a quelques trucs pour minimiser vos pertes. Mais prenez un homme, même  très déterminé, en isolation pour 3 ans ou plus et il commencera a chercher un ami, n’importe quel ami ,sans regard pour son camp, sa nationalité ou son idéologie. 

Epictète donnait un jour un cours ou il déplora la tendance des professeurs fraichement nommer de fausser la dure réalité du Stoïcisme de façon a donner aux étudiants une image plus positive de la façon dont il pourrait réussir une vie  sans peines.

Epictète ; «  Hommes, la salle de cour  d’un philosophe est un hôpital, les étudiants ne doivent pas y marcher avec plaisir, mais avec douleur. »

Si la salle de cours d’Epictète était un hôpital , ma prison était un laboratoire , un laboratoire du comportement humain.

J’avais choisit de tester ses postulats dans la vie réelle et une situation exigeante.

Et comme vous  pouvez le constater, je pense qu’il réussit avec les félicitations du jury.

Il est très difficile de discuter en public de l’enjeu réel dans ce laboratoire,, pacque que les gens posent toujours les mauvaises questions. Comment était la nourriture ? C’est toujours la première question et dans un endroit comme j’avais été, c’était bien loin de nos préoccupations.

Vous blessèrent t’ils physiquement ? Quel était la nature des instruments qu’ils utilisaient sur vous ?

Toujours ils me demandent si il avait des électrochocs ou un sérum de vérité, toutes ces choses qui auraient totalement détruit le but d’une personne réellement en train d’essayer de briser votre volonté.

Toutes ces choses nous auraient donné un sentiment de supériorité morale, et c’est la dernière chose qu’ils veulent voire arriver.

Je ne parle pas a propos de lavage de cerveau, il n’y a rien de tel.

Je parle d’avoir regardé par-dessus la margelle et vu le fond du fond du puit, et de réaliser la vérité de cette pensée Stoïcienne : que ce qui détruit un homme n’est pas la douleur mais la honte.

Pourquoi ces hommes sortant de l’isolement après leur première séances de corde se sentaient si misérable quand le premier Américain leur parlait.?  Epictète connaissait bien la nature humaine.

Dans ce laboratoire, je  ne connus pas un seul homme qui fut capable  d’effacer le poids de sa conscience en utilisant une quelconque théorie de  la cause et de l’effet.

Epictète répète a l’envie  qu’un homme qui attribue les causes de ces actions a l’environnement ou a une tierce partie n’est pas honnête avec elle même.

Il doit vivre avec ses propres jugements si il est honnête avec lui même ( et l’isolement a tendance a vous rendre honnéte avec vous même).

« Mais si une personne me menace de mort, il me contraint dit un étudiant , Non dit Epictète, ce n’est ni la mort ni l’exil, ni aucune chose de cette sorte qui est la cause de vos actions ou de votre non action, mais seulement vos jugements  et la décision de votre volonté. »

Quel est le résultat de votre doctrine ? Tranquillité , absence de peur, liberté.

Vous ne pouvez avoir cela que si vous êtes honnête avec vous même et  accepter la responsabilité de votre action. Vous devez bien comprendre ca , vous êtes en charge de vous même.

Prêchais je ces choses en prison ? Certainement pas. Vous appreniez vite que  si le gars a coté de vous se  comporte bien, il sait déjà tout ca intérieurement. Vous comprenez vite que communiquer  des pensées philosophique en prison n’apporte que des réponses sans enthousiasme .

Non je n’ai jamais mentionné le Stoïcisme, mais certains finirent par le comprendre en voyant mon comportement.

Après une séance d’isolement, je fus amené  a portée de communication du reste du groupe et mon contact était un homme nommé Dave Hactcher.

Nos procédures standard de communication clandestine impliquait qu’au premier contact, nous n’échangions aucune nouvelle, mais faisions d’abord un signal indiquant qu’il n’y avait pas de danger, puis nous inventions un prétexte pour chacun d’entre nous si nous étions surpris, puis un système de communication de secours était mis en place, "un prisonnier méfiant se déplaçant lentement ".

Hactcher utilisait un  évier désaffecté pour me faire passer des morceaux de papier que je récupérais quand je passais a un endroit que nous appellions la menthe., le secteur des cellules d’isolement de « Las Vegas » l’aile  de la prison ou se trouvait Hactcher.

Chaque jour je pouvais passer un quart d heure a cet endroit pour communiquer avec Hactcher.

Puis les ennuis me rattrapèrent.  J’étais sous constante surveillance depuis que j’avais organisé une émeute pour protester contre le port de chaines. J’étais isolé de toutes les cellules , portais des menottes et je fus pris avec une note dont je savais qu’elle leur donnerait une piste a creuser lors de séances de torture.

Le résultat impliquerait mes amis des "activités noirs " comme les appelaient les Nord Vietnamiens. J’avais subit le supplice de la corde plus d’une douzaine de fois et je savais que je pouvais garder un secret a partir du moment ou ils ne savaient pas que je savais.

Mais cette note allait ouvrir des portes qui conduiraient d’autre personne a mourir ici, nous en avions déjà perdu dans des tortures poussés trop loin., et j’était fatigué de tout ca.

C’était la fin de 69  et je faisait ca depuis 4 ans , je ne vis aucun moyen  de sortir de la autrement qu’en en finissant.

J’avais été laisser seul dans la salle d’interrogatoire la nuit précédant un jour ou il m’avaient promis de me faire cracher tout ce que savais.

Il y avait une ambiance irréelle dans la prison, Ho Chi Min venait juste de mourir et une musique en son honneur était diffusé partout.

Je devais passer toute la nuit enchainé a ma chaise qui était prés de la seule vitre de la prison, je fus capable de me déplacer suffisament pour atteindre cette vitre  et de la casser sans bruit. Puis je pris un morceau de verre et me tranchais les artères des poignets. J’avais aussi éteint la lumière mais la patrouille de garde me découvrit dans une marre de sang, évanoui mais respirant encore.

Les Vietnamiens sonnèrent l’alarme, amenèrent un docteur et me sauvèrent .

Pourquoi ? Bien des années après, j’appris que cette même semaine ma femme était a Paris demandant un traitement humain pour les prisonnier de guerre.

Elle faisait la une de touts les journaux du monde,  ma mort était la dernière chose qu’ils voulaient a ce moment la.

Quand j’émergeais a l’hôpital, ma chambre était pleine d’officiels Nord Vietnamiens.

La torture en prison comme nous l’avions connu se finit pour tous cette nuit la.

Bien sur il se passa des mois avant d’être sur de cela. Tout ce que je savais a ce moment la , c’était que le commissaire lui même me servait une coupe de thé , disait aux garde de m’enlever mes fers et me demanda de s’asseoir a sa table.

« Pourquoi avez-vous fait cela Stockdale ? Vous savez le commandant en chef de l’Armée me demande  de faire un rapport la dessus. »

Parfois il nous parlait ainsi, mais il ne mentionna pas la note et cela ce n’était jamais arrivé.

Après quelques mois d’isolation dans une cellule tout confort ou je pus guérir correctement, je fus ramené a Alcatraz la prison principale

L’isolement  et les mesures spéciales étaient terminé, j’étais toujours seul dans ma cellule, mais je pouvais communiquer avec les autres.
Hactcher savait que j’étais revenu  parcqu’il avait reconnu ma démarche trainante du a ma jambe boiteuse, bientôt un message m’arrivât que je cachais concensieusemnt avant de pouvoir le lire en sécurité.

Sans commentaire ou signature se trouvait  les derniers vers d’un poème d’Ernest Henley ; Invictus ;

It matters not how strait the gate,
How charged with punishment the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

         

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

27 mars 2009 à 22:14:01
Réponse #103

douyazen


Ma méthode perso : quand le stress (fut ) est là ,  je me fend la poire , une bonne partie de rigolade bien grisante , surtout en mode auto dérision , bien se foutre de soi quoi et rire comme un perdu .
Et si il y a  quelqu'un avec moi , c'est  à  sa  façon de reprendre la boutade ou de la sortir dans une situation pourrit  que je vois de quel façon il gere ou pas .
« Modifié: 27 mars 2009 à 22:42:25 par douyazen »
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

29 mars 2009 à 18:58:48
Réponse #104

gahús


Voila le texte traduit. Je suis sur a 98 % de la traduction mais certains passages sont "my best guess".
J'ai omis certaines disgressions que j'estime inutile pour le sujet qui nous interessent.

Bien sur sentez vous libre de le modifier a votre convenance.



Félicitations pour le travail.
Je ne connaissais pas du tout James Stockdale. Tu pourrais éventuellement créer une fiche dans wikipedia car son nom est absent. Du moins sur le wikipedia en français.
Je me demande s'il y a des héritiers au 20 ème siècle de ce courant philosophique.
 

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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