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Auteur Sujet: relocation autarcique en cas de crise majeur attendue ou anticipe  (Lu 15571 fois)

19 mars 2009 à 19:33:44
Lu 15571 fois

aegidius


bonsoir a tous,un peu de boulot mais on n est pas la pour rigoler, plus serieusement, ceci n est que fiction juste pour rire, quoi que:  un scenario : crise majeur en milieu urbain(violence urbaine eleve,plus assez de  nourriture pour tout le monde,penurie energetique agrave et j en passe) rajouter de l assaisonement si vous avez d autres idees,je vais vraiment finir par avoir peur  mais heureusement on a pense a se relocalise a la campagne,  avant la crise majeur ; la question pour vous tous ,c est ou (france et ou ,etranger ) et pourquoi et comment (autarcie communaute,moyens);a vos plumes, le gagnant aura le droit d echapper a sa femme ,sa belle mere ,pour moi c est cuit :o :blink:
« Modifié: 19 mars 2009 à 19:50:51 par aegidius »

19 mars 2009 à 19:41:09
Réponse #1

Gros Calou



19 mars 2009 à 20:28:03
Réponse #2

f2000@pl


:o
Ce que Gros Calou veut dire par là (merci de me corriger si je me trompe) c'est que le sujet à déjà été abordé à maint reprises dans divers fils de discussion. (une petite recherche s'impose  ;) )
f2000

19 mars 2009 à 20:32:22
Réponse #3

Gros Calou



19 mars 2009 à 21:46:38
Réponse #4

DavidManise


Salut :)

Je pense surtout qu'il y a des gens bien meilleurs que nous pour parler de ça : Projet Olduvai.

Moi, perso, je vis à la campagne.  Mon crédo est simple : pendant la crise, la seule chose qui comptera sera de pouvoir établir et rétablir des liens de coopération entre les individus.  C'est là que se trouve le nerf de la survie, je pense.  C'est là que les communautés hippies se sont pété les dents.  C'est là que notre système trouve ses limites.

Ciao ;)

David

"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Weblog

20 mars 2009 à 10:25:00
Réponse #5

lepapat


Citer
C'est là que les communautés hippies se sont pété les dents.  C'est là que notre système trouve ses limites

Simple curiosité, tu peux développer les erreurs ?  :)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


20 mars 2009 à 12:15:56
Réponse #6

Chris-C


Simple curiosité, tu peux développer les erreurs ?  :)

moi je vois une erreur, c'est le replie sur soi.
Les communautés ont boudé le reste de la société, ont vécu en autarcie et se sont épuisées d'elles même.
Du coup ça crée une ambiance conflictuelle qui n'apporte rien de bons.
pas de partage, pas d'échange, ça divise, crée des clans, des milieux, sentiment d'élitisme....

On peu donc les remercier d'avoir testé en vrai, à nous d'en tirer les bonnes conclusions.

mon avis rapido.....

a+  :)

20 mars 2009 à 13:36:21
Réponse #7

Mad Max


J'ai la chance de vivre en ville et d'avoir un très grand jardin de 2000 m2.
En cas de nécessité, je ferais comme mon prédécesseur il y plus de 60 ans, je transformerais la surface en potager. J'ai la place pour élever des lapins, des poules et même un cochon. Avec mes voisins, qui ont des jardins équivalents, nous pourrons voir venir.
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20 mars 2009 à 14:33:41
Réponse #8

Ishi


J'ai la chance de vivre en ville et d'avoir un très grand jardin de 2000 m2.
En cas de nécessité, je ferais comme mon prédécesseur il y plus de 60 ans, je transformerais la surface en potager. J'ai la place pour élever des lapins, des poules et même un cochon. Avec mes voisins, qui ont des jardins équivalents, nous pourrons voir venir.

Et, à ton avis, ton jardin commencera à te nourrir au bout de combien de temps?
Tes lapins, poules et cochons, tu comptes les nourrir avec quoi?
 ;)
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

20 mars 2009 à 14:50:04
Réponse #9

DavidManise


Simple curiosité, tu peux développer les erreurs ?  :)

Les liens de coopération entre individus n'étaient pas fixés à l'avance par contrat, ni même accord tacite.  On pouvait se poser là et plus ou moins parasiter, par exemple, pendant longtemps avant que qui que ce soit ne fasse le moindre reproche.  Les gens allaient et venaient, les couples se formaient et se déformaient, etc.  Perso je vois pas de problème moral à ça.  Simplement un problème de logistique tout con : qui s'occupe des laitues si Germaine se casse en Hollande avec machin ?  Qui s'occupe de labourer le bout de terrain si Philippe est trop occupé à draguer la copine de Sylvain ? 

Je suis, par nature et par culture, extrêmement bordélique et indiscipliné pour tout... sauf les trucs importants en absolu, à savoir le support vital.  Je peux très bien louper 3 rendez-vous par semaine, oublier d'aller boire le café chez untel, ou oublier que j'avais RV au tel avec un journaliste...  mais y'a de la bouffe dans les placards et des réserves en plus.  Tu vois l'idée ? :)

Si je pars du principe que je ne peux ni ne sais pas tout faire tout seul, je dois coopérer avec un groupe plus ou moins élargi de personnes.  Ces rapports de coopération là doivent être un minimum fiables, et donc un minimum entendus, et donc établis sur un minimum de conventions.  Sans ça, c'est l'instabilité permanente et on perd énormément d'énergie.  Et pour planifier les revenus, faire des menus ou savoir que dans 3 semaines y'aura plus rien à bouffer, c'est pas évident.  En situation de crise, la fiabilité de ce type d'infos est encore plus importante qu'en temps normal où on a des alternatives (style ah et pis m*rde j'ai oublié d'acheter des asperges, on va bouffer des haricots à la place ok les enfants ?)...

Ciao ;)

David
« Modifié: 20 mars 2009 à 15:03:06 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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20 mars 2009 à 14:54:27
Réponse #10

DavidManise


Et, à ton avis, ton jardin commencera à te nourrir au bout de combien de temps?
Tes lapins, poules et cochons, tu comptes les nourrir avec quoi?

Ca dépend de la saison.  Si je commence MAINTENANT, soit à peu près à la bonne saison pour commencer à semer des tomates et des trucs...  bah je devrais avoir quelques salades rapidement, des courgettes d'ici 2 mois, des tomates, haricots, petits pois, patates, carottes, oignons à la fin de l'été.  Courges, potimarons et tout, en septembre.  Si le mildiou veut bien (avec toutes les vignes qu'on a autour c'est le bordel :glare:)...

Si tu me poses la même question début novembre par contre, je pleure... ;)

En plus des poules et des lapins, un cochon.  Un cochon ça se laisse pas bouffer par un renard.  Un cochon ça hurle si tu le voles.  Un cochon c'est un bon chien de garde.  Les poules, en liberté c'est bien.  Elles se planquent la nuit.  Elles tuent les vipères le jour.  Sinon les chèvres ça bouffe tout et n'importe quoi, c'est sympa...  faut juste bien les séparer du jardin ;D

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Weblog

20 mars 2009 à 15:07:42
Réponse #11

DavidManise


Ce qui est souvent oublié lorsque l'on parle de vie en autarcie, c'est que ça nécessite un travail incessant, tous les jours, toute l'année.

+ 1000000 :akhbar:

Ici dans le Diois, les néo-ruraux vont et viennent.  C'est un balai incessant.  Il se crée et il meurt des centaines de petites entreprises tous les ans.  Les seules qui tiennent sont mises en place par des gens qui n'ont pas peur de mouiller le slip et de trimer comme des connards. 

Ici au village, on a un couple qui est arrivé à la fin des années 70 avec une valise pour deux et une chèvre.  Là ils ont 17 hectares de vignes (bio), des noyers, des lavandes, un immense jardin, des maisons, des granges...  ils l'ont pas volé.  Ils bossent comme des tarés, et ils adorent ça.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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20 mars 2009 à 15:32:05
Réponse #12

Berhthramm


J'ai une tante qui a vécu l'âge d'or hippies, fait un retour à la terre etc... avec à un moment une communauté chez elle... pour y a voir vécu quelques vacances de gosses (trés chouette) et pour avoir continué à voir ma tante une fois que j'étais un grand ado, puis un jeune adulte, et que la communauté n'existait plus... elle avait exactement la même analyse que David, une belle idée tuée par la maladie de Lyme et les tiques humains... Un jour elle et son compagnon ont foutus tout le monde dehors, adopté le "tu bosses, tu bouffes" (y compris pour les gamins dans des mesures raisonnables, moi en vacances compris (et c'éait bien)).. ont dévelloppé des liens avec des amis sur la même longueur d'ondes, à base de service rendu, de trocs et d'échange... Je crois qu'elle a pas mal vécu jusqu'à ce que le crabe l'emporte y a trois ans.


sinon pour le bétail et l'autarcie... chèvres parceque je connais, cochon parce que c'est bon et traditionnel... Je crois que je me refererais à mes bases historiques pour reflechir.


20 mars 2009 à 17:20:33
Réponse #13

lepapat


Donc, pour voir un groupe autonome qui fonctionne bien, il faut structurer ce groupe, donner une tâche / responsabilité à chaqu' un  :); Se n' est pas bien compliquer, en somme  :huh:
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


20 mars 2009 à 18:01:24
Réponse #14

aegidius


merci a pierrot pour -travail incessant toute l annee (mais au rythme de la nature et de soi meme)
merci a plumok et a david pour -non repli sur soi indispensable,etablir et entretenir des liens , communaute  mais ouverte aux autres apports exterieures (liens forts entres les membres depassant le simple souci individuel ,induits  par le fait entre autre de partager des choses tres fortes un mental et une moralite eleve(par exemple : sports a risques,participation a des activites sports nature intense,  a des voyages aventureux,appartenance a des corps constitues:unites militaires en opex,soldats d elites,sports intensifs,projet commun et longtemps muris et testes
merci a tout  les autres
 pour en revenir a une communaute dedie (non pas une secte ou un mvt politique ;D) don paul ancien special forces us et formateur  decrivait assez bien la difference  pour choisir sa communaute entre une communaute dedie a sa tache et un groupe de wanabee :a savoir une equipe de berets verts (a team )+10 et une equipe de la garde nationale 0 pointe; j m explique:
- berets verts:control de soi  , s entrainaient et travaillaient  avec le plus grand serieux,dedie a l equipe avant tout
-garde national:faisait  uniquement ce qu il voulait,pas envie d apprendre ou de faire,interesse uniquement par leur simple personne
tout ceci pour dire choisir sa communaute avec le plus grand soin (95 % caractere 5% d abilite) avant de se lancer dans l aventure, a vos avis et vos reponses merci

20 mars 2009 à 18:25:02
Réponse #15

lepapat


Citer
pour en revenir a une communaute dedie (non pas une secte ou un mvt politique ) don paul ancien special forces us et formateur  decrivait assez bien la difference  pour choisir sa communaute entre une communaute dedie a sa tache et un groupe de wanabee :a savoir une equipe de berets verts (a team )+10 et une equipe de la garde nationale 0 pointe; j m explique:
- berets verts:control de soi  , s entrainaient et travaillaient  avec le plus grand serieux,dedie a l equipe avant tout
-garde national:faisait  uniquement ce qu il voulait,pas envie d apprendre ou de faire,interesse uniquement par leur simple personne


S 'est quoi çà ? S 'est une expérience vécus ? Si oui tu peu nous mettrent les références de cette expérience ( titre du bouquin, liens internet, ect )?
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


20 mars 2009 à 19:04:24
Réponse #16

f2000@pl


Je vous aime bien tous
Hier, ce fil avait l'air de vouloir partir en cocotte et aujourd'hui je regarde:
La jauge indiquant le niveau de signal est dans le rouge  :)

Pour le cochon: on peut chasser les truffes mieux qu'avec un chien il parait.
En cas de crise les gourmets ne doivent pas se priver (et si il ne trouve pas de truffes on le mange)

f2000

21 mars 2009 à 04:35:13
Réponse #17

gmaz87


Bjr,

AMHA, il existe une autre manière d'aborder ce sujet: la vie en communauté villageoise.

c'est à dire ce qui existe encore en pas mal d'endroits ruraux en France (et sans doute ailleurs).
Chacun vit chez soit, sur ses terres, cultive selon son rythme et ses choix, produit ou fabrique selon ses savoirs et compétences, et on troque les surplus ou les compétences.

L'autarcie ne peut exister , selon moi, que dans le cadre d'un ensemble plus vaste, mais en aucun cas cela ne sous entend le partage absolu ou la rigidité d'un système ou les tâches sont attribuées à chacun ( d'ailleurs qui attribuerait ces tâches?, chef du clan, gourou ou autre).

Nul ne peut prétendre détenir tous les savoirs (médicaux, travail du fer, du bois, poterie etc...) donc il faut à un moment ou un autre échanger un service contre un autre.

Un autre élément à considérer, si on accepte l'idée d'un bordel généralisé, il est clair que dans la masse, le plus grand nombre ne serait pas préparer à l'affronter, certains vont trinquer, d'autres vont aller au plus simple: prendre ce qu'ils n'ont pas.

La notion de groupe informel mais constitué d'individus proches géographiquement les uns des autres (village, hameau, petite bourgade) et convaincus du bien fondé de l'entraide offre une solution de "défense", chose que ne permet pas, ou du moins pas de la même manière un choix autarcique isolé.

Les communautés post soixante huitardes avaient pour beaucoup d'entre elles le tort d'admettre en leur sein des "parasites", ou du moins des gens qui considéraient que le groupe pouvait pallier à leur manquements en leur offrant gîte et couvert, ça a lassé les plus motivés qui en avaient marre de bosser seuls, et ceci combiné avec le repli sur le groupe et donc l'absence de certaines compétences in situ a sonné le glas.

A+
Gérard

Ps: David a raison de citer Olduvaï ou ce sujet est souvent abordé, une seule remarque c'est pas mal théorisé, voire idéalisé et à l'exception de quelques intervenants, ça relève plus de l'énumération d'idées "au cas ou", que d'expériences réellement vécues.
De plus les scenarii de crises possibles des uns et des autres sont très disparates, donc entre un holocauste nucléaire, une alerte chimique majeure ou un repli en campagne suite à des troubles graves dans les villes, les choix ne sont pas les mêmes, parfois ils sont opposés.
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 mars 2009 à 11:58:27
Réponse #18

vik


D'après vous, est-il impossible de vivre seul en autarcie dans la nature?

21 mars 2009 à 12:18:39
Réponse #19

DavidManise


D'après vous, est-il impossible de vivre seul en autarcie dans la nature?

Seul dans la nature en autarcie totale ?

Tu peux tenir, je dis bien tenir, quelques mois ou quelques années.  Mais à la première maladie sérieuse qui t'empêche de bosser, à la première blessure handicappante, tu ne peux plus subvenir à tes besoins et tu crèves la gueule ouverte. 

C'est pas une solution viable à long terme.  Ceci dit on peut serrer les dents et le faire quelques semaines, ça oui.

Ceux qui disent qu'ils peuvent le faire les doigts dans le nez pendant des années sans jamais voir personne et que c'est un mode de vie sain et naturel sont soit vraiment beaucoup plus forts que moi, soit de gros mythos.  Ou alors simplement des gens qui n'ont jamais vraiment essayé. 

Moi j'ai tenté.  J'ai vu la limite du truc, même avec une arme à feu et un duvet.  Ca se fait, mais le problème qui se pose très vite c'est "qu'est-ce que je fous là tout seul comme un con".  Quand je dis trois mois sans contact social, c'est pas des conneries.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Stages survie CEETS - Weblog

21 mars 2009 à 12:35:46
Réponse #20

f2000@pl


Selon moi c'est possible si on n'a pas le choix   (le cas du marin abandonné sur une île déserte pour mutinerie)
Mais rester dans son coin tout en sachant qu'à x kilometres il y a des humains et qu'on peut les rejoindre...  :-\
Les gens qui sont seuls pendant longtemps humanisent des objets ou des animaux voire s'inventent des amis (comme Will Smith dans la videothèque dans le film que vous savez)
C'est sur aussi qu'on va vivre moins longtemps mais une vie comme ça, quel intrêt à la faire durer?

f2000
« Modifié: 21 mars 2009 à 12:44:31 par f2000@pl »

21 mars 2009 à 20:34:48
Réponse #21

Moleson


Quand je lis ce genre de sujet j'entends toujours des violons dans l'arrière fond avec la mélodie romantique de la satisfaction d'être dans son havre à l'abri de la tempête. ;D

Dans la réalité c'est la m*rde, car il est impossible de se soustraire à son environnement.
Je m'explique, admettons que l'on vive en ville, dans sa villa avec  2'000m2 de terrain avec les poules, le jardin et tous ce qu'il faut. Ben faudra être très fort pour avoir quoique se soit après quelques semaines, car vous allez tout vous faire voler. En tout cas c'est exactement ce qui s'est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale en Allemagne quand les gens on commencé à crever de faim.
De plus faudra gérer des problèmes du style la voisine qui vient avec ses 4 mômes en train de crever de faim solliscitant une aide. La renvoyer avec la mention "Crêve la bouche ouverte et des chiffons dans le cul" n'est pas à la portée de tout le monde.
De même la petite ferme perdue au milieu de nulle part, il y a de bonne chance qu'elle ne soit pas perdue pour tout le monde et qu'un matin vous vous reveillez plus.
Finalement si vous vous trouvez dans un village ou il y a plusieures personnes semi-autonome, c'est votre meilleure chance, mais faudra bien avoir quelque chose à échanger, dans ce genre de situation rien n'est gratuit.

Ensuite l'autonomie en nourriture. J'ai eu la chance comme enfant de vivre chaque année plusieurs mois à la campagne à une époque ou les paysans vivaient quasi en autarcie.
Le premier point, du superflus il y avait pas. Il mangaient, s'habillaient et dormaient dans un lit et le reste du temps travaillaient y compris les enfants à partir de 7-8 ans. Un mode de vie ou j'ai quelques doutes que beaucoup puisse le supporter. En fait les loisirs s'était le travail, d'ailleurs les vacances d'été duraient 2 mois pour que les enfants puisse aider leurs parents. De plus à partir de 13 ans il était normal pour un enfant d'aller gagner de l'argent en allant travailler chez des paysans plus fortunés.
La cuisine en terre battue, tout se faisait au feu, la toilette 1x mois dans la cour et les toilettes sous forme de trou s'était normal.
Et une chose importante, des personnes dure, très dure au travail. Quand tu voyait le grand-père qui tournait le jardin en automne et préparait le 20 m3 de buches pour l'hiver à 78ans tu saisisais ce que signifiait travailler.

Alors prenons la nourriture, effectivement s'était en quasi-autarcie.
Le jardin potager 1'000m2 pour une famile, des poules un ou deux cochons qui mangaient les restes et fournissaient la viande de l'année. Le pain acheté en face au petit magasin qui avait tout, le riz et les pâtes également acheté au magasin, ainsi que le sucre, le sel, l'huile  et les épices. Je me rapelle encore, le sucre, la farine dans un immense sac et le tabac en vrac dans un tonneau.
Le vaches fournissaient du lait, qui permettait de gagner de l'argent pour acheter l'indispensable ainsi que le fromage. Le beurre et la crème se faisait sur place.

Alors s'occuper d'un jardin de 1'000m c'est 2-3 heures chaque jour. En plus faut faire des conserves (faut savoir comment) et faut avoir la patience, car préparer 30 Kg de petit pois ou couper 40 Kg de côtes de bettes en tranche c'est du travail. De même la confiture c'est super bon, mais de nouveau quand il faut ramasser les fruits aux dizaines de kilos et en faire de la confiture c'est vite ch..
L'automne y a le poires, les pommes. On peut faire un très bon concentré de jus en le cuisant 24 heures dans un immense chaudron, mais c'est un rendement de 7%.

Après le bestioles que l'on a faut aussi le nourrir, donc faut prévoir l'hiver, et même si l'on a que quelques poules (qui ne pondent pas en hiver) et des lapins, faut bien qu'ils mangent en hiver.

Ensuite il va toujours manquer la farine , les graisses, le sucre  etc.. Donc soit on a des stocks démentiels soit on doit échanger.

Et puis il ya juste un petit détail, cultiver un jardin, élever des bêtes, cela ne s'improvise pas, cela s'apprend.

Personellement, je cultive tooujours un petit bout de jardin pour ne pas perdre la main et j'ai au ours des années accumulés les outillages qu'il faut. Car il ne faut pas oublier couper du bois é la scie c'est bien, avec une tronconeuse professionelle c'est mieux. De même un petit tracteur uo motoculteur c'est fou ce que cela peut aider et la benzine que cela consommme est facilement stockable. Faudar pas oublier d'avooir un atelier fonctionnel et toutes les reserves de bricolage ad-hoc.

Vaste entreprise que tout ceci.

Une image de mon jardin



et puis peut être le plus important, les contacts sociaux.
Quelques images sur la fête que l'on organise chez nous avec une vielle bateuse que j'ai dans ma grange.











Faut bien socialiser ;D














Moleson

21 mars 2009 à 23:09:59
Réponse #22

Daeron


Bassine !!!!!
L 'avenir aux Mayas ?
Maya l'abeille envoie la corbeille !

Joker !

22 mars 2009 à 02:30:10
Réponse #23

gmaz87


bjr,

Nul ne dit que vivre une situation de dépression serait simple ou idyllique, la question se pose autrement:
si cela arrivé, qu'est ce que je fais?
je m'assoie dans une position contemplative et je crève de faim la g..le ouverte ou j'essaye de trouver des solution pour survivre?
je pense que même le plus c*n des plus c*n va opter pour la seconde solution.
Après il est clair que d'aucuns seront mieux armés que d'autres, soit par leur localisation, leur réseau d'amis, leurs compétences etc..
Cultiver un jardin ou élever des animaux en effet cela s'apprend, mais faut rester clair, ce sont des savoirs qui s'apprennent vite et souvent par imitation du voisin qui lui sait.
La mécanisation des tâches facilite le travail c'est vrai, mais on arrive aussi à faire sans.
De toute manière on en revient à la problématique du départ,ça risque d'être un choix obligé, un peu comme le naufragé qui arrive sur une île déserte, il ne choisit pas, il fait avec et en attendant de se barrer il s'acclimate, plus ou moins bien.
Il est certain que le mec déjà dans la mouise et qui vit en partie par lui même aura un temps d'avance sur celui qui, bossant dans un bureau et vivant dans une grande ville, va se trouvé confronté du jour au lendemain à l'ensemble des problèmes.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

22 mars 2009 à 18:34:01
Réponse #24

Erben


+1 avec Gerard,
j'ai fait du mien le principe premier qui pour moi est la pricipale qualité de l'homme a travers le temps. l'adaptation. de grès, de force, par oportunisme ou par chance, Il s'adapte et la fin de la phrase tout le monde la connait .. ou il creve.

dans une situation ou il n'a pas le choix il devra s'adapter. faire ce qu'il faut pour ne pas y passer. bien evidement dans ce genre de situation il n'y a pas qu'une adaptation possible. les lendemains de guerre deja evoqués avec les voleurs, les opportunistes et ceu qui porterons les armes en sont la preuve.
et la encore ils devront s'adapter aux contraintes sociale, physques et naturelles.

L'adaptation est le propre de l'homme. il a su survivre sur tous les territoires, sous toutes les latitudes. sous tous les climats.
par choix ou par contraintes fortes il s'adaptera n'en doutons pas un instant. l'homme est un animal qui ne veut pas mourrir.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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