Circulez, y'a rien à voir... Bon en fait c'est juste qu'on m'a offert un super appareil photo numérique pour noël, et que c'est le genre de trucs qui ne sert à rien si on ne montre finalement les photos à personne...

Grasse, petite ville sur les flancs de la première rangée de collines qui bordent la côte d'azur... Ce qui est chouette avec les agglomérations de moins de dix millions d'habitants c'est de pouvoir se jeter le sac à dos sur l'épaule et filer au vert depuis le perron de l'appartement en quelques minutes sans prendre la peine de monter dans une voiture.
Donc en cette fin d'après midi, piqué d'une envie de prendre l'air sans stress, j'ai profité dudit privilège pour étrenner la boîte à images au dessus de chez moi. Voilà donc une vue du plateau de la Malle, petit coin pépère dont le calme domine paresseusement du haut de ses 800 mètres l'agitation de la côte :

Plutôt paisible... à part les jours de battue.
La ballade continue vers la barre rocheuse qu'on voit au fond. L'altitude remonte de 400m supplémentaire et me voilà sur le plateau de Caussols, où je n'étais pas encore allé voir si j'y étais. Moralité, c'est fou ce que ça ressemble à mon Vercors tant aimé. Chouette endroit aussi.

Mais oups, le soleil décline déjà, et le paysage se teinte...

Bon, pas fou, j'ai pris un petit sac de couchage au cas où. J'ai bien envie de passer la nuit là, mais ça caille pas mal et le sac de couchage +10°C ne fera pas la poids pour les températures négatives de la nuit. Un petit feu s'impose.
Alors comme je photographie à tout va, autant en profiter pour illustrer ma petite façon à moi de réussir la flambée.
Faire un petit nid de brindilles mortes, et préparer un couvercle qu'on pose d'abord à côté du nid. Bien plus facile à réaliser que les histoires fumeuses de tipi en brindilles.
Mettre l'allume feu dans le nid (ici un petit bout de coton, sans vaseline pour l'occasion).
Ah ouais, je découvre que l'appareil photo règle son temps de pose tout seul sur une demi seconde... On a l'impression qu'il fait encore plein jour, et c'est tout flou. Ferai mieux la prochaine fois...

Gratter le firesteel, tout de suite mettre le couvercle sur le nid. 20 secondes plus tard ça a bien pris.

Jeter tout de suite du bois plus gros. Une minute plus tard c'est gagné à coup sûr. Pas besoin de souffler, ni de faire trop gros.

Poser le bivouac, apprécier la solitude, le silence, les étoiles et la chaleur du feu.

Au matin, redescente. Du bord du plateau de la Malle, une vue de la côte surpeuplée. Quel contraste. La ville s'arrête net au pied des montagnes, c'est génial. Au loin : Cannes et sa baie. En bas, la vieille ville de Grasse.

Tiens au passage, la star des plantes comestibles sauvages du coin, des arbouzes. Ces mêmes machins qu'on peut retrouver au dessert dans tout resto chinois qui se respecte, ça pousse en masses dans le maquis du 06. Je ne sais pas encore s'il y a un moment de l'année où on n'en trouve pas, en tous cas depuis août on peut toujours s'en gaver, il y en a toujours qui sont mûrs à points et d'autres qui attendent de le devenir.

Et c'est reparti pour une journée de vie urbaine...
Bon allez, fini les bêtises. La prochaine fois je tâcherai de faire un photo-reportage sur un sujet qui en vaille un peu plus la peine. Merci et A+

Mathias