Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: k9 le 27 juin 2008 à 17:46:53

Titre: De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: k9 le 27 juin 2008 à 17:46:53
Bonsoir,
J'aime bien ce blog car son auteur Dominique Grandjean sait de quoi il cause  :doubleup:

http://www.dominiquegrandjean.com/article-20796783.html (http://www.dominiquegrandjean.com/article-20796783.html)

Et son coup de gueule démontre que la co**erie humaine est sans limite...car de tels serpents venimeux en ville, ce n'est pas leur place.

(http://idata.over-blog.com/0/20/32/39/illustrations-2/crotale-des-bambous.jpg)

@+
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: kinette le 28 juin 2008 à 00:08:11
Bonjour,

Je commence à m'inquiéter sur les répercussion à long termes sur notre environnement de l'engouement pour les reptiles... venimeux ou non.
On vient d'avoir, pour la quatrième fois il me semble, sur le forum de FS une demande d'identification de serpent exotique trouvé se baladant dans la nature (enfin là c'était dans une cave...).
Sur les quatre, deux ont été retrouvés chez des particuliers, qui malheureusement ont relâché les animaux dehors en croyant qu'ils étaient sauvages et pensant bien faire. Une personne a gardé le serpent (ouf), et un a été observé dans la nature et non attrapé...

Le truc inquiétant, c'est que certaines espèces sont je pense susceptibles de s'implanter en France, avec la possibilité de conséquences sur la faune sauvage (comme si on n'avait pas assez de ces saletés de tortues de Floride...).

K
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: Berhthramm le 28 juin 2008 à 01:27:35
Les NAC (nouveaux animaux de compagnies) préoccupent effectivement pas mal certains copains SP dans le 78, actuellement tout une partie (une grosse journée si mon souvenir est bon) de la formation initiale des SP pro y est consacrée...
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: emile le 28 juin 2008 à 08:08:12
C'est dingue le nombre de bestioles importées dans des endroits où ils bouffent la faune locale. Les tortues de floride dans la seine, c'est pas une légende. Dans un autre registre, on peut citer la crevette américaine, le crapaud buffle.
Si on va plus loin, les végétaux posent aussi le problème, comme la renouée du Japon, impossible à éradiquer et tuant tout végétal à proximité.

L'importation sauvage d'êtres vivants exotiques présente un danger à court, moyen et long terme: La mode des magot, dangereux singes, a donné lieu à de multiples accidents; la crevette américaine a apporté des maladies auxquelles les espèces locales n'étaient pas immunisées; pour le long terme, les végétaux sont les plus insidieux car nos paysages ont radicalement changé depuis, en gros, la découverte de l'Amérique.

J'ai volontairement élargi le sujet car une espèce exotique non maitrisée finit toujours dans la nature.
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: jilucorg le 28 juin 2008 à 08:38:13
Tout le monde dans le forum ne partage pas ce point de vue, visiblement : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,8771.0.html  :glare:


jiluc. (http://jiluc.net/Firefox_icone.png)
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: k9 le 28 juin 2008 à 09:40:40
Bjr,
Le problême comme l'introduction s'effectue secrètement, les autorités sont informés une fois qu'il y a évasion & prolifération :'(

@+
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: emile le 28 juin 2008 à 22:59:13
Sorry, c'est bien l'ecrevisse.
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: Thrawn le 01 juillet 2008 à 00:55:36
J'ai toujours rêvé d'avoir un bosquet de bambous géants dans mon jardin (pour l'instant, je ne peux pas, je suis en appart étudiant).
Pour bricoler, j'ai jamais trouvé mieux que le bambou...

donc, je me demandais, comment faire ça sans risquer de voir toute ma région infestée de bambous après?
Titre: Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: emile le 01 juillet 2008 à 10:42:36
Ce qui est important, c'est de connaitre l'espèce à introduire. Pour les plantes, le mode de prolifération et les éventuelles substances toxiques développées pour éliminer les autre plantes sont à connaître. Petite anécdote: Tous les robiniers d'Ile de France sont issus du seul specimen situé au Jardin des plantes, ce qui fait du monde.
La diversité, c'est pas le chaos. On peut importer des choses mais il faut un suivi derrière, pas du genre on laisse pousser, on aime plus on jette...
Les tortues de Floride dans la Seine, c'est pas une légende, ça fait 30 à 40 cm et se nourrit des oeufs d'oiseaux migrateurs qui nichent en attendant le grand départ. C'est d'autant plus con que de réels efforts en matière de dépollution ont été entrepris, les espèces disparues reviennent mais il reste ce fléau.
En fait, le paysage a complètement changé sur les bords de Seine, D'un plaine herbeuse inondable, on est passé à une forêt d'espèces inconnues il y a 300 ans. Globalement c'est bien, mais les espèces locales ont moins de place et surtout, parmi ces nouvelles espèces, certaines sont très agressives, au point de n'être plus que la seule espèce végétale vivante sur certaines zones.

Pour info, je fais importer des plantes aromatiques du monde entier, cependant, je prends garde à ce qu'elles ne prolifèrent pas partout, histoire de ne pas pourrir le terrain du voisin.
Titre: Re : Re : De jolis bêbêtes qui n'ont rien à faire en ville
Posté par: Aerazur le 02 juillet 2008 à 14:25:01
Sorry, c'est bien l'ecrevisse.

 ;D...on s'en fout, çà se mange!

Effectivement, les tortues de Floride ne prolifèrent hélas pas que dans la Seine. Dans le Canal du Midi, et dans pas mal de rivières ou plans d'eau allentours, elles ont même supplanté l'espèce endémique, la cistude d'Europe ( http://www.cistude-aquitaine.net/regression/regression.htm ).
Idem pour l'introduction de ces fichues crevisses-écrevettes américaines dites de Louisinane. Elle supplante hélas nos écrevisses endémiques, qui faisaint nos joies de gamins lorsqu'on allait les pêcher, gamins, à la balance (avec de la joue de mouton).