Vie Sauvage et Survie
Techniques et savoirs de survie => Vie sauvage => Discussion démarrée par: DavidManise le 18 juin 2008 à 15:25:46
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Salut tous :)
L'autre jour je "discutais" avec un SDF près de la gare... en fait quand je l'ai vu, j'ai senti qu'il était "sauvage", qu'il vivait dans la nature. Juste à voir ses yeux, sa façon maladroite de bouger sur un sol trop plat... et l'odeur forte de fumée qui se dégageait de lui :) Je suis allé le voir, et quand il m'a vu direct il m'a dit bonjour. Il m'a "reconnu". C'est difficile à expliquer. On n'a pas dit grand chose. J'avais un poncho dans mon sac à dos. Il pleuvait. Je le lui ai filé. Il s'est marré, il m'a dit merci. On a parlé du temps pourri. Je vous jure c'était trop bizarre. Ca aurait pu être un vieux pote en fait. On s'est compris sans rien dire ou presque.
Et de fait, c'est après que j'ai gambergé et que j'ai analysé... et que je me suis rappelé grâce à lui un aspect vraiment très important de la survie et de la vie sauvage dont on n'a jamais trop discuté ici. Et c'est vraiment dommage parce que c'est fondamental. C'est plus un aspect "psychologique", c'est pas une technique précise. Mais c'est la preuve qu'on a réussi à vraiment s'adapter à son milieu... qu'il soit sauvage ou pas d'ailleurs... moi j'appelle ça "être sauvage". En anglais ils disent souvent "blending in". Se fondre. Se mélanger à la nature. Y etre comme un poisson dans l'eau quoi... c'est très étrange.
Ceux d'entre vous qui ont déjà passé longtemps dans la nature, que ça soit en forêt ou ailleurs ont très certainement ressenti ça.
Au début, on est speed. On apporte ses soucis "civilisés" avec soi. On est encore en ville en fait. On pue la ville, on pue le parfum et tout. Puis après déjà deux jours, les yeux commencent à mieux voir, les oreilles commencent à mieux entendre. On a déjà le pied plus sûr, on se prend moins de branches dans la gueule, nos déplacements deviennent fluides, même dans les terrains merdiques ou touffus... et on se sent calmes.
Après 4-5 jours, voire une semaine, il commence à se passer un truc encore plus étrange. On réagit moins fort aux piqûres de moustiques, on voit mieux la nuit, on entend mieux, on sent mieux, on goûte mieux... et notre corps se transforme aussi. On marche plus souplement... on bouge mieux, les petites douleurs disparaîssent...
Après deux semaines environs, on commence à être vraiment "dans le bois". On s'est réadapté à la nature... et là, si un mec de la ville débarque dans notre petite vie sauvage, on est frappés de le vori si maladroit, à se prendre les pieds tout le temps, à puer le parfum, à sortir la frontale alors qu'il fait encore clair (et à nous la foutre dans les yeux tout le temps put**n ca fait mal !)... il parle trop fort, trop vite, il gueule en fait. Et quand il marche on dirait un troupeau de bisons... tout résonne, tout roule sous lui... il fait tout vite, mais ça lui prend deux fois plus de temps quand-même au final... ;D
Ca ne vous a jamais fait ça ?
Et après plus de deux semaines comme ça, y'a encore un truc plus étrange qui se passe... c'est vraiment de l'ordre du ressenti, mais c'est vraiment spécial : on a l'impression que les frontières de notre "moi" deviennent un peu poreuses, et qu'on "fait partie" de la nature. Quand je dis fait partie, c'est pas une figure de style... c'est vraiment comme si on était un arbre, un caillou ou un chevreuil, ou n'importe. On ne se sent plus comme un être humain séparé du reste. On se sent juste un petit morceau du grand truc...
(non, il est inutile de fumer quoi que ce soit de spécial, ni de faire des incantations ni rien ;D)...
Et quand on commence à se sentir comme ça, et qu'on revient ensuite en ville, les gens nous disent souvent qu'on "dégage quelque chose de spécial"... bon à part l'odeur bien sûr... En fait je pense qu'on a juste vraiment, profondément pris le pli et le rythme de la nature, avec une sorte d'absence de codes, et une simplicité qui permet d'écouter vraiment le bordel ambiant. Je sais pas. J'ai pas de réponses, mais j'aime particulièrement cet état d'esprit là. Cette paix là. Et si j'ai choisi de faire le métier que je fais maintenant, c'est pour "prolonger la vie"... ça c'est la partie altruiste, mais c'est aussi beaucoup pour pouvoir me plonger dans cet état d'esprit là le plus souvent possible. Ca c'est la partie égoïste :)
Ca n'a rien de vraiment spirituel hein. C'est juste, je pense, notre cerveau qui se remet à fonctionner comme il a évolué pour le faire... et je pense que la paix intérieure qu'on ressent, en fait, est juste notre état normal.
Bon et où est-ce que je veux en venir ?
Je veux juste souligner l'importance d'avoir déjà ressenti ce genre de trucs une fois dans sa vie...
Quand on a déjà ressenti ça :
1) on ne peut plus voir la nature comme étant un lieu hostile...
2) on ne peut plus avoir peur du noir, des bêtes ou des insectes...
3) on ne peut plus regarder un bullldozer défricher un hectare sans que ça ne nous fasse mal au bide...
4) on ne peut plus tuer pour rien, ni gaspiller grand chose...
5) on ne peut plus facilement consommer des trucs inutiles, en sachant qu'on nique la nature, et s'en foutre...
6) on ne peut plus non plus gober n'importe quelle connerie sur la nécessité absolue de tel OGM ou de tel industrie...
7) on aime, par ailleurs, l'entreprise humaine un peu moins... et la nature un peu plus...
et, plus concrètement pour nous, qui parlons de survie...
8) quand on se retrouve dans la m*rde en nature, on reste en phase avec son environnement et la réalité concrète du truc... et on peut plus aisément foutre en l'air son modèle mental débile et revenir sur terre...
Bref... sans rentrer dans des délires mystiques ou religieux (chacun fait comme il veut mais moi c'est pas mon truc de parler de ça, surtout pas en public), il y a quelque chose de profondément précieux là-dedans. Je pense. Et on peut en ramener un peu en ville, de cet état d'esprit là. C'est pas interdit.
Allez ciao ;)
David
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:akhbar:
Alors là David je dis bravo pour cette synthése.
Depuis trop longtemps je n'ai plus eu l'occasion de passer du temps "in the wild" mais là ça donne envie, aller à l'essentiel. Sans doute la véritable écologie.
Merci.
Mieux que Saint Martin, David donne la totalité de son manteau :doubleup:
Jonathan
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Ouais mais j'ai plein de potes qui me donnent leurs vieux manteaux alors c'est de la triche :lol:
David
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salut
j'ai eu se ressentit après avoir passé de trés long moment en mer, au bout de quelques semaines la navigation est plus fluide, on sent le vent et sa direction alors que l'on jurerai qu'il n'y en a pas.on vie au rithme imposé par la mer et le vent .............. est le retour a terre se fait toujours de manière brutal ou il "me" faut un temps de réadaptation a la vie terrestre et au speed des gens.
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Salut David,
Tes ressentis sont très clairs, bien identifiés, et bien expliqués. Notre civilisation nous a transformé en quelquechose que nous ne sommes pas, et ce dont tu parles correspond plutôt bien à notre nature réelle.
Je dirais qu'à force de s'immerger volontairement dans la nature, on redonne vie à ce lien intérieur qui nous rattache à elle. Nous nous réadaptons, et cela est réjouissant car si l'on est distant de la vie, on ne peut comprendre cette dernière.
Merci pour les infos que tu as si bien synthétisées.
A+. Savage Beast
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Bonjour, :)
Je ne désire pas revenir sur la bonne synthèse de David. Après de long séjour en forêt, je me suis souvent senti désadapté socialement lors de mon retour à la «civilisation»... par exemple je trouvai que tout allait trop vite, qu'il y avait trop de monde.
De plus, je me posais des question comme: a) pourquoi tout le monde court tout le temps pour aller nulle part?... b) «comment puis-je dormir dans une maison(-prison) alors que je dormais sur le sol et avec les étoiles comme plafond?»
Bref pour moi le plus dur ce n'est pas de me fondre dans la nature c'est le retour dans la civilisation... qui lui aussi prends parfois 2-3 semaines avant de bien se fondre dans la cité...
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salut
Je n'avais jamais vu ça sous cet angle mais il y-a 5 ans j'ais passé 2 semaines a crapahuter dans la maurienne en ete,le paradis.
tous le monde a mon retour m'a dit que j'etais tres calme et Que j'avais changer, c'est une experience que je veux refaire car en fait j'ais resenti ça comme une bonne vidange et tu repars a zero parceque tu as bien eu le temps de penser a tes soucis et que dans la nature, et bien ils sont tres desuets.
a Plus ça me rends nostalgique. :closedeyes:
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Ben mon problème à moi, c'est que je n'ai pas forcément le temps de passer plus de deux semaines dans la nature. Cependant, ayant un "caractère cloisonnant" ( je fais, comment dire, facilement "abstraction" de ce qui n'est pas présent dans mon quotidien), il me semble "toucher de l'âme" ce que tu décris. Je n'ai plus de rythme " normal" au bout d'une journée ( faut que je sois seul !) par exemple.
Le plus long séjour ça a été 48 h et j'avais pas trop envie de revenir tout de suite. Ma peur serait, avec un séjour prolongé seul, de ne plus avoir envie et ne jamais revenir. Qu'en pensez-vous ? Est-ce un truc qui vous a déjà effleuré ?
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;)
Hyaku nichi (100 jours dans la grande Nature seul).... pour révéler le Shizen Kyûkyoku Seishin
C'est l'ultime cœur pure et naturel qui est en nous, le VRAI nous, débarrassé de nos blocages psychologiques et autres...
Quand on a atteint cet état là, plus rien n'est comme avant ; notre regard a changé sur tout...notre esprit aussi : on a perdu tout ce qui n'est pas vrai et essentiel (comme les rites sociétaires superficiels etc etc etc) pour renouer avec les Lois de la Nature et finalement retrouver sa place en son sein...
Celui qui atteint cet état, peut à coup sûr sur-vivre car en harmonie avec son milieu, de retour dans le grand cercle de la Nature. (socialement inapte? dans tous les cas, arrivé là, plus possible de faire marche arrière)
David, voilà un sujet quelque peu "spirituel" . Un sujet dont on ne peut que peu voir pas du tout parler : Ça ne s'explique pas, ça se vit, ça se ressent!
Mes amitiés, Sanjohn
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Félicitations David pour cette analyse,
Quand la nature qui est en nous est en symbiose avec celle qui nous entoure,que nos sens se "réveillent" et que nos instincts ressurgissent il est vrai qu'un retour dans la société (de consommation) et toutes ses turpitudes peut s'averer pénible.
C'est sur ce point que je rejoinds à 100% Rouri lorsqu'il évoque cette sensation de devenir en qq sorte "socialement inapte".
Ne dit on pas que "le chemin de l'instinct est celui des solitaires".
Pour ma part et tres souvent, quand je reviens de la "grande verte", je n'ai qu'une hate, celle d'y retourner... :camo:
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Moi qui suis lycéen, je suis donc souvent en ville et constamment dans la pollution. J’y suis habitué, quand je part en rando ou autre j’ai comme une impression de recommencer à sentir.
Et quand je rentre je trouve que ça pue et limite agressé par la pollution. Et en effet l'impression que tout est speed est présente mais comme je n’ai jamais fait plus de 10jours dans la nature donc elle ne prend pas le dessus. Et heureusement car ça doit être flippant.
Ciao
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Salut à tous, David
Très intéressant tes impressions et j''ai souvent ressenti ce que tu exprime mais avec du mal à en rendre compte. J'aime bien le terme de "poreux" que tu as employé car ma manière de l'exprimer s'est de se sentir traversé, pénétré par la nature comme suspendu dans les éléments ... Je pense que c'est une forme de lâcher prise sur notre monde civilisé, un "redevenir" animal.
Finalement lorsque l'on a déjà ressenti ces impressions il faut peu de temps pour les retrouver, beaucoup moins de 2 semaines en ce qui me concerne. Il suffit vraiment de lâcher, nos besoins, nos craintes, nos habitudes... se laisser couler en fait.
Tout ca est assez mal exprimé, mais je suis entièrement d'accord avec ton analyse ;D
A+
Pierre
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Quand je suis revenu des Vosges, la première chose qui ma marquer, s' est cette reflèction que " tout est sale autour de moi ", ensuite le lendemain à l' hebdo, j' était comme " étouffer " par les gens ( et la cigarette ;D ). J' était plus zen aussi, pendant plusieurs jours :D
Vivement le 12 :D
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Bonjour,
Tout d'abord je tien a dire que tu est un vrai poète David Plus je fréquente ce forum plus je suis motivé pour "réaprendre la nature". Quand je lis a quel stade de symbiose tu est arrivé je suis très impressioné et je rève de pouvoir en faire autant et je compte bien m'en donner les moyens, entendre les arbres s'endormir, faire corps avec la nature, la comprendre, vivre dedans sans en avoir peur. C'est magnifique, émouvant (dsl je suis un grand sensible).
Alors très sincèrement, merci pour cette synthèse et pour la motivation décuplé qui s'en suit :D.
Très bonne continuation
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Je suis un peu comme Pierre (tient, serait-ce que tu te remettrais au forum :up:), je n'ai pas vraiment besoin de plusieurs semaines pour faire "corps" avec mère Nature.
Je n'ai jamais passé une semaine en forêt tout seul mais il me suffit de 2-3 jours pour retrouver tous mes sens. 2-3 jours pendant lesquels il peut m'arriver de rester assis devant le feu pendant 1H voire plus. Au lycée ou chez moi, je pense toujours à quelque chose. Pas dans ces moments-là, c'est assez dur à expliquer (les gars je vous entends vous marrer en pensant que j'ai encore "beugué" ;D). Le temps passe sans que je me rend compte qui passe.
Peut-être que j'ai moins de mal à m'y remettre parce que j'y passe tout mon temps libre, je ne la quitte jamais vraiment en faite...
En général, lorsque je reviens de ce genre de séjour, le premier stress me fera soupirer un grand coup...
a+
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Mieux que Saint Martin, David donne la totalité de son manteau :doubleup:
Jonathan
Martin a donné la partie du manteau qui était à lui, le reste était à Rome et in ne pouvait donc en disposer à sa guise;
:)
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Lors de mon plus longs séjours,15 jours hors de chez moi avec juste mon sac et mes quelques affaires, moi qui suis stressé de nature j'ai eu l'impression d'être quelqu'un d'autre. D'ailleurs j'avais arrêter de fumer dés le jour de mon départ ce qui est une bonne preuve.
Quand je suis rentré, j'habitais en plein centre ville de Toulouse,je ne tenais plus en place puisque pendant ces quinze jours, les journée se passaient à marcher, manger, dormir, on ne se préoccupe plus de futilités, alors j'ai repris mon sac et je suis parti dans les Pyrénées 2 jours de plus. Malheureusement le quotidien vous rattrape, mais ces expèriences vous font découvrir qui vous êtes, de quoi vous êtes capable et que vous êtes si vous le voulez, une part de cette terre.
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Celui qui atteint cet état, peut à coup sûr sur-vivre car en harmonie avec son milieu, de retour dans le grand cercle de la Nature. (socialement inapte? dans tous les cas, arrivé là, plus possible de faire marche arrière)
Si tu peux me montrer UN SEUL domaine dans la vie où on peut revenir en arrière, je suis curieux ;)
David, voilà un sujet quelque peu "spirituel" . Un sujet dont on ne peut que peu voir pas du tout parler : Ça ne s'explique pas, ça se vit, ça se ressent!
Ca n'empêche pas de dire "là il y a un truc à exporer, je pense"... et de laisser les gens suivre leur chemin à eux, librement.
Ciao ;)
David
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Le stress, les codes sociaux, les contraintes citadines, le fait de "gagner" sa croûte au lieu de l'emprunter, la survie c'est notre quotidien. d'ailleurs c'est parce qu'on ne vit pas que le retour à la verte est si salvateur, le plus douloureux étant de "réapprendre".
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Si tu peux me montrer UN SEUL domaine dans la vie où on peut revenir en arrière, je suis curieux ;)
Ça n'empêche pas de dire "là il y a un truc à explorer, je pense"... et de laisser les gens suivre leur chemin à eux, librement.
Ciao ;)
David
Nous sommes d'accord ; c'est tout simplement une façon de parler.
C'est un sujet qui touche plus le spirituel que le concret, et en ce sens il est difficile de l'expliquer tout aussi concrètement.
Chacun fait son chemin, et tente de trouver ses mots. A la fin, nous aurons peut être une vision globale (subjective) de la chose (?)
Je trouve même ça plutôt bien d'aborder ce sujet. :up:
Amicalement, Sanjohn
ps : "sur le revenir en arrière" / il s'agissait d'une remarque quelque peu "profonde", dans le sens où plus la personne suit cette voie, moins elle a envie de revenir à la société des hommes. Je connais un ermite qui est dans ce cas là.
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Cette discussion m'a fait pensé à une chose assez évidente (mais j'y avais pas pensé avant). Les peuples de chasseur cueilleur (passé et présent) sont plus portés sur l'animisme (on va dire paganisme pour etre plus large), tandis que les peuples de batisseurs (je voulais pas mettre "civilisé", c'est trop ethnocentriste) se trouvent un ou des dieux exterieurs à la terre (des puissances superieurs). Je ne sais pas si mon propos est clair, ou s'il tient du fantasme, mais je me dis qu'a vivre avec et par la nature on lui trouve une puissance que l'on cherche ailleurs lorsque l'on s'en eloigne. Pire le religieux peut devenir le refuge de nos peurs de la nature (auquel cas, on s'invente une religion qui nous donne un statut de pouvoir sur la nature (cf la premiere page de la bible)).
J'espere ne pas manquer de respect aux religions des uns et des autres, ce n'est pas le but. (N'allez pas cramer les ambassades d'Auvergne ;D )
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Petite nuance au sujet de l'animiste :
On considère souvent l'animiste comme étant une simple vénération de forces cosmiques et de la nature. hors, dans beaucoup de peuplades dites "animiste", on reconnait une "dualité" :
Terre/Ciel (La Terre= la matrice, la mère de la matière et les lois de la nature, ses forces / Le Ciel= dieu, la justice, la conscience, l'insufflateur du souffle de vie, de la vie même de l'homme (Dieu?)
corps/esprit (corps de la terre, esprit du ciel)
(...)
Chez certaines peuplades bouriates ou yakoutes, c'est ce type d'animiste qui dominait et qui domine encore malgré la forte présence du Bouddhisme.
Gengis khan (mongol) par exemple vénérait aussi bien Mère nature et ses force, qu'un dieu unique et tout puissant (Tengri) et ce avant l'avènement du taoïsme et du bouddhisme chez les Mongols.
On peut aussi retrouver ce schéma Terre/Ciel chez quelques tribus amérindiennes, avec Mère nature et le grand créateur...
Amicalement, Sanjohn
ps : je ne sais pas si c'est bien clair. :-\
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salut david;
on ne rencontre jamais les autres par hasard...1fraction de seconde au contact d'1personne peux te faire avancer de 1000pas....ou te faire comprendre 1000trucs...
pour ce qui est des sensations dont tu nous a si bien parler,et que beaucoup d'entre nous connaissent j'imagine;je pense qu'elles viennent quand l'ordre est rétablit...je m'explique:souvent le cortex se prend pour le maître du navire et court-circuite 1peu la bonne marche des chose.quand on passe 1moment dans la nature il laisse progressivement la place au reptilien et l'emotionnel n'a plus le cul entre 2chaises.l'ordre(naturel) est rétablit:reptilien-emotionnel-cortex...
quand l'energie de nos 3cerveaux va dans ce sens,on va mieux,on fait mieux...
je vais pas trop m'étendre et éviter de rentrer dans 1 discution métaphisicophilosophique(de la mort qui tue);mais cela ressemble fortement a l'EMC(Etat Modifié de Conscience)de l'homme (r)éveillé....
skaro
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Petite nuance au sujet de l'animiste :
On considère souvent l'animiste comme étant une simple vénération de forces cosmiques et de la nature. hors, dans beaucoup de peuplades dites "animiste", on reconnait une "dualité" :
Terre/Ciel (La Terre= la matrice, la mère de la matière et les lois de la nature, ses forces / Le Ciel= dieu, la justice, la conscience, l'insufflateur du souffle de vie, de la vie même de l'homme (Dieu?)
corps/esprit (corps de la terre, esprit du ciel)
(...)
Chez certaines peuplades bouriates ou yakoutes, c'est ce type d'animiste qui dominait et qui domine encore malgré la forte présence du Bouddhisme.
Gengis khan (mongol) par exemple vénérait aussi bien Mère nature et ses force, qu'un dieu unique et tout puissant (Tengri) et ce avant l'avènement du taoïsme et du bouddhisme chez les Mongols.
On peut aussi retrouver ce schéma Terre/Ciel chez quelques tribus amérindiennes, avec Mère nature et le grand créateur...
Amicalement, Sanjohn
ps : je ne sais pas si c'est bien clair. :-\
c'est très clair,beaucoup de ressemblences avec le yi king....
skaro
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Salut :)
Moi en fait, j'allais pas si loin que vous les mecs ;D
En fait, je n'ai pas besoin d'expliquer tout ça par des trucs métaphysiques ou spirituels... je pense qu'il y a des explications beaucoup plus simples aux phénomènes que je décris.
Vive le rasoir d'Occam ;)
Je dis ça très respectueusement bien sûr... ça n'engage que moi.
David
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"ps : "sur le revenir en arrière" / il s'agissait d'une remarque quelque peu "profonde", dans le sens où plus la personne suit cette voie, moins elle a envie de revenir à la société des hommes. Je connais un ermite qui est dans ce cas là. "
C'est un peu ce que je ressents à chaque fois. Un peu comme Moitessier ( quand il eu gagné son premier tour du monde, il n'est pas allé chercher son prix. Il a seulement dit : je refais un tour ... l'avait pas envie de rentrer, son bateau non plus....)
Je crois que l'état de perception que l'on atteint au cours de nos "mises entre parenthèses ou escapades"( c'est comme ça que j'appelle ça) font de nous des gens privilégiés ( on a quand même de la chance d'accèder à ça); Pour le commun des mortels, c'est un peu incompréhensible, inopportun, marginal, original ( ce dernier adjectif m'est souvent attribué ! Avec la connotation du gars un peu timbré... mais gentil, le gentil fou quoi...). Je ne suis donc pas étonné que lorsque l'on se croise, pour peu que l'on ait les sens un peu affutés( et quand on "revient" Dieu sait qu'ils le sont), on se reconnaisse.
Ce n'est pas que nous fassions partie d'une élite ou d'une caste, bien évidemment que non. Mais pour moi, il est évident qu'un certain nombre de mes contemporains (et est-ce dans l'air du temps ?) adoptent cette démarche, font cette recherche ( ou bien c'est moi qui en ait plus conscience aujourd'hui) et par extension se retrouvent notamment ici.
Comment dire, pendant mes "récréations", je deviens brutalement plus attentif, plus en état de perception. Les informations arrivent avant que je n'en prenne réellement conscience. Je serais en quelque sorte " dedans". Inévitablement ces sentiments opèrent en nous des changements profonds, peut-être même irréversibles, suremetn d'ailleurs.
Ce qui pourrait peut-etre être gènant, c'est que dans la vie normale, cela devienne un handicap. Je veux dire, on en est à peine sorti que l'on veut y retourner, à force, pour notre entourage, cela peut-il devenir insupportable ? Pourrions nous devenir alors isolés, non par choix, mais de fait ?
Je ne sais pas trop...
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je pense qu'il y a des explications beaucoup plus simples aux phénomènes que je décris.
Tu veux pas developper ?
Par ma remarque je cherchais à dire que ce sont les sensations que l'on a dans la nature qui ont peut être influencé les religions animistes (ciel et terre), ces sentiments que tu as très bien exprimés l'ont été par d'autre, a défaut d'autres explications ils ont pu être attribué à des forces invisibles.
Je ne dis pas, a contrario, que gaya est une une puissance et que tu l'as ressenti (je laisse ca aux croyances de chacun).
Je voulais juste souligner que les religions sont un symptomes de notre relation avec la nature. Plus on s'en eloigne plus elle est demystifié, voir diabolisée.
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Vivre plusieurs semaines (3 , 4, 5 ou 6) en forêt tropicale, loin de toute relation avec d’autres humains que les un, deux ou trois qui partagent la station de recherche ou l’expédition où tu travailles. Te trouver à quelques mètres d’un jaguar, d’un gorille, d’un anaconda ou d’un éléphant de forêt. Voir dans le sable les empreintes d’indiens non contactés.
Traverser un océan en voilier avec un ou deux autres êtres humains (je ne l’ai pour l’instant jamais fait seul – j’ai seulement skippé des transats pour dépanner des copains :closedeyes: ). Des semaines sans voir un bateau ni un avion. Des semaines à te demander si tu auras assez de vent pour que les vivres tiennent jusqu’au bout. Des semaines à t’en foutre, parce que les couchers et les levers de soleil sont assez beaux pour que mourir importe peu :) .
Faire des treks à pied, en France ou à l’autre bout du monde, ou des virées kayak en autonomie pendant une ou deux semaines avec ta bien aimée ::) .
Bien sur que l’on retrouve une sérénité et un contact avec la nature que nous, "pauvres urbains", avions souvent oubliés :( .
Mais combien aussi avons-nous rencontrés de gens de la campagne (je ne parle pas ici des pauvres accros à la technologie que notre « civilisation » entraîne dans la recherche éperdue du tracteur dernier cri – c’est un des tristes succès de notre civilisation de fric, de banques et de consommation aveugle que d’avoir pourri les derniers paysans >:( ), combien disais-je, au moins pour les moins jeunes et/ou les plus voyageurs d’entre nous avons-nous rencontrés de fermiers ou d’éleveurs, sédentaires ou nomades, dans notre pays ou sur d’autres continents, dont le regard n’avait jamais été éteint par l’immonde lucarne qui ne prêche que le pèze et le clinquant ? Ceux là n’avaient pas besoin de retour à la terre, ils étaient (et certains le sont encore) en paix avec les saisons, l’herbe qui pousse et le vent qui siffle dans les branches. Avec les animaux qui naissent et avec ceux qui meurent. Avec la vie, et aussi la mort.
"Se fondre dans la pacha mama " …
Je suis tout à fait d’accord avec toi, David.
Et encore plus avec les derniers mots de ton post qui ouvrait ce fil :
Bref... sans rentrer dans des délires mystiques ou religieux (chacun fait comme il veut mais moi c'est pas mon truc de parler de ça, surtout pas en public), il y a quelque chose de profondément précieux là-dedans. Je pense. Et on peut en ramener un peu en ville, de cet état d'esprit là. C'est pas interdit.
Non seulement on peut en ramener un peu en ville, mais on le doit.
Sinon, le tout était vain …
Si le temps vécu au contact de la mer, de la forêt, du désert ne t’a pas changé assez pour que tu sois à la fois à jamais différent et « ailleurs », mais en même temps présent et ouvert aux autres, alors tu aurais aussi bien pu aller passer des vacances au Club Med.
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Ce qui pourrait peut-etre être gènant, c'est que dans la vie normale, cela devienne un handicap. Je veux dire, on en est à peine sorti que l'on veut y retourner, à force, pour notre entourage, cela peut-il devenir insupportable ? Pourrions nous devenir alors isolés, non par choix, mais de fait ?
Je ne sais pas trop...
Non Je ne pense pas que ce soit un handicap, pourquoi ? Parce que :
Si le temps vécu au contact de la mer, de la forêt, du désert ne t’a pas changé assez pour que tu sois à la fois à jamais différent et « ailleurs », mais en même temps présent et ouvert aux autres, alors tu aurais aussi bien pu aller passer des vacances au Club Med.
AMHA L'ouverture à la nature apporte énormément d'un point de vue personnel (On est tous d'accord la dessus apparemment ) mais aussi une ouverture d'esprit de manière générale, une sensibilité, une écoute et une capacité d'adaptation qui permettent d'aller vers les autres ou de les laisser venir vers soi, de se sentir bien dans de nombreuses circonstances et parfois aussi de partager tout ca !
En tout cas c'est de cette manière que je le ressens : aimer être seul noyé dans la nature n'est pas incompatible avec apprécier ses congénères ;)
Guillaume,
Je suis un peu comme Pierre (tient, serait-ce que tu te remettrais au forum :up:)
Un petit passage de temps en temps ... ;)
A+
Pierre
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Tu veux pas developper ?
Je veux bien, mais en fait il n'y a pas grand chose à développer de plus :)
Cet état d'esprit là, en fait, c'est juste notre état normal... je pense. Concrètement, depuis des millions d'années, l'humanité vit dans la nature sauvage. Il me semble donc normal que l'état d'esprit d'une personne vivant dans la nature sauvage, et si tout va bien pour elle, soit vraiment très cool... dans la mesure où nous sommes physiologiquement FAITS POUR CA...
C'est dans un contexte "civilisé" avec le stress qui ne peut pas exploser, les contraintes artificielles, et la peur de choses qu'on ne voit même pas, on se retrouve dans un monde qui nous fout la tête en vrac...
C'est juste ça l'idée.
Bref j'en viens à penser que notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi... on est tous plus ou moins tarés à cause de la vie qu'on mène. Le problème c'est que si, du jour au lendemain, tout le monde retournait vivre dans la forêt, on aurait un sérieux problème de compétition pour l'espace à gérer ;D
Donc SHHHHHH. Faut pas le diiiiire ;)
Ciao ;)
David
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Bref j'en viens à penser que notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi...
Là je ne suis pas tout à fait d'accord... je crois que l'être humain est fondamentalement grégaire et il est «fait» pour vivre en bande dans un milieu naturel. Mais, dès que l'homme s'installe quelques part, il est tendance à changer son environnement... alors même si il est en pleine forêt, est-ce encore un milieu naturel? C'est une question philosophique!
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Salut a vous...
en fait (a mon avis) il faut considerer vis 2 points de vue de facon complementaire...
Comme David, je pense que:
notre état "normal" c'est pas l'état dans lequel on est en ce moment quoi... on est tous plus ou moins tarés à cause de la vie qu'on mène...
mais en meme temps, il est vrai, et ca depuis nos origines :
l'être humain est fondamentalement grégaire et il est «fait» pour vivre en bande dans un milieu naturel. Mais, dès que l'homme s'installe quelques part, il est tendance à changer son environnement...
Le truc c est qu on a passe un optimum depuis quelques dizaines d annees pour le moins a mon avis.
nos densites de populations deviennent telles en ville et en Europe occidentale (par exemple), qu il n y a plus le respect de l "espace vital" individuel. nos territoires individuels n existent plus vraiment... ce qui est a l origine, entre autre, de beaucoup nos soucis psychologiques et nevroses latentes.
Ce retour a la nature nous aide a redefinir cette zone physique dont nous somme maitre (enfin plus ou moins ;D ), et du coup a trouver notre place dans notre environnement... en ville c est plus possible. qui de nous se sent a l aise dans un transport en commun n avez vous pas remarquez comment, dans un ascenceur, vous passez votre temps (et les autres aussi) a essayer de trouver la place optimum, l equilibre precaire, vous offrant la maximum d espace autour de vous. c est un truc que je ressens tous les jours en ville...
et quand je me barre dans la verte, y a plus ce probleme... j ai ma place, je deviens maitre de mon environnement immediat, de ma sphere de sens, sans plus d agression... du coup, je peux trouver "ma place" si petite soit elle dans cette nature, y a une espece d acceptance reciproque qui fait que tout simplement tout va mieux...
maintenant, je pense que ce serait tout a fait possible en communaute de ressentir individuellement ca, par le respect de nos "espace vitaux respectifs"... ainsi donc, de respecter notre nature gregaire tout en s integrant, chacun a sa place, dans un environnement naturel, se fondre en communaute restreinte et respectueuse de l individu (loin d etre un paradoxe a mes yeux...) "dans la pacha mama" dixit David...
un peu illustre sur ce graphique schematique (juste mon point de vue encore une fois).
J enfonce sans doute des portes ouvertes, mais bon... c est pas encore illegal :D
QUALITE pour QUALITE de VIE
et
INTEGRATION pour INTEGRATION HARMONIEUSE DANS SON ENVIRONNEMENT("se fondre)
pas assez de place pour ecrire... :-[
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Lambda,
Je comprends ton raisonnement... c'est pourquoi j'ai utilisé le mot bande et non en cité... C'est une question que je me pose... Sommes-nous fait pour vivre en ville ou en bande en zone de moins grande densité? Car même en ville souvent nous avons tendance à nous regrouper en bande...
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Bon, je vois que mon premier post sur le sujet était pas si idiot. Que l'humain soit grégaire, ça ne fait aucun doute. Ici, la communion avec la nature est principalement spirituelle: On s'y sent bien, comme si le peu de milliers d'années de "civilisation" n'avait que peu altéré la nature de l'homme (qui a été autre chose avant).
On ne parle pas de vie matérielle comme ce qu'on vit au quotidien, on parle d'un lien qui n'a jamais disparu mais qu'il faut retrouver.
je pense qu'on parle aussi de quelque chose d'individuel, au ressenti unique. Souvent, ça fait penser à une maison qu'on a pas visité depuis longtemps, on a ses repères même si y a longtemps.
La société au sens large nous a éloignés de la nature: La sédentarisation et ses progrès, la fonction sociale et la religion et très récemment le consumérisme nous ont fixé dans un cadre rassurant mais étroit. C'est ce qu'il y avait de mieux à faire pour la majorité, cependant ce mode de vie à un coût, notamment l'impact que ça a sur la planète, donc c'est bien que des gens comme nous commençions à penser autrement, voire vivre autrement.
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Salut :)
On peut très bien se fondre dans la pacha mama en groupe hein. C'est pas un problème ;)
Lambda : tafdak avec toi pour ce qui est de l'espace vital. Quand je suis arrivé en France j'ai eu ENORMEMENT DE MAL justement à cause de ça. Pour moi, avant d'être en France, mon espace vital minimal c'était une distance de bras autour de moi... si quelqu'un était assez proche pour me cogner, j'étais mal à l'aise... dans le sens de "casse toi de ma bulle toi !!"... Je te raconte pas comment j'ai pris sur moi pendant les premiers mois ;D
Ciao ;)
David
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Je veux bien te croire! :)
Je me suis rendu compte que, si on supprimait mentalement les murs de briques et cloisons en tout genre qui peuvent nous entourer en ville, et ben en fait, il est impossible de se retrouver sans quelqu un a cote de soi a + de 10 metres (aller on va pousser jusqu a 20 metres dans la rue). et ca dans les 3 dimensions a partir du sol :D. et ca 24/heures sur 24 pour ceux qui vivent en centre-ville ou proche banlieue...
Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous...
et ben ca, 24h/24, c est pas normal pour moi...
arretez vous un moment de bosser dans votre bureau, usine, garage...et faites ce petit exercice mental de visualisation de l environnement humain... c est affolant!
desole du debut de HS... :-[
a+,
Lambda
tiens je vais faire l exercice different... je vais faire disparaitre les gens (dans ma tete ;D ) et garder les murs.... ca ira peut etre un petit peu mieux... :D
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" Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous..."
Euh et si y font "crac crac biscotte" en étant expressifs...t'imagine !
J'aime mieux les bois.
Pas la tête on a dit....
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J ai connu... :D
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Coucou,
Je passe en vitesse (avant d'aller au boulot m'occuper de plein de trucs inutiles liés à la mondialisation :D).
Je crois que ce genre d'expériences dans lesquelles on finit par se "retrouver", te marque.
Depuis l'adolescence, j'ai passé presque tous les ans des semaines en forêt ou montagne sans avoir eu besoin d'aller loin. Souvent seul. Pas par fuite des autres, bien au contraire mais pour le bonheur de la tranquillité que cela donne.
A y réfléchir, le sentiment de liberté, cette force que vous donne ces périodes d'autonomie où l'on mesure sa vraie force et ses vraies faiblesses, créent un décalage par rapport à la société dans laquelle on vit.
Ca donne aussi une tranquilité d'âme sans pareille face aux choses "hyper importantes" ou "super urgentes". Bon, faut faire attention aussi au risque de cynisme ou d'associabilité... ;).
A+
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Il me manque l'expérience d'une telle... expérience, cela dit, je n'en ai pas eu besoin que ce soit pour me sentir en décalage ou pour réaliser le foutage de gueule des choses urgentes et importantes.
Mais il est vrai que je ne dispose pas de cette tranquilité d'âme qui me permet des les appréhender sereinement.
...
Salut Corin!!! :)
Bon courage pour le boulot!!!
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Je me suis rendu compte que, si on supprimait mentalement les murs de briques et cloisons en tout genre qui peuvent nous entourer en ville, et ben en fait, il est impossible de se retrouver sans quelqu un a cote de soi a + de 10 metres (aller on va pousser jusqu a 20 metres dans la rue). et ca dans les 3 dimensions a partir du sol :D. et ca 24/heures sur 24 pour ceux qui vivent en centre-ville ou proche banlieue...
Meme la nuit, quand vous dormez, que vous habitiez dans un petit quartier residentiel ou en immeuble ou maison mitoyenne, y a un gars/fille/couples/familles (autre que la votre) qui ronfle entre 10 et 20 metres de distance de vous...
et ben ca, 24h/24, c est pas normal pour moi...
arretez vous un moment de bosser dans votre bureau, usine, garage...et faites ce petit exercice mental de visualisation de l environnement humain... c est affolant!
Je vois pas ce qu'il y a d'affolant, une fois que tu as pris conscience du truc. Si je fais ton exercice, j'en arrive a 6 foyers dans une bulle de 10/20 m de rayon autour de moi, soit une douzaine de personnes, avec les plus proches à 2 m. Quand je vivais au 7e étage d'une tour ça devait certainement tourner autour de 30 foyers, mais il y en a surement ici qui vivent dans des zones encore plus densément peuplées.
Pendant mon service dans certaines casernes il y avait des chambres/dortoirs pour 50 personnes, la compagnie tenait dans 4 chambres. C'est vieux comme le monde les gens qui s'entassent les uns sur les autres. ::)
En être conscient quand on est seul a dormir dans la nature avec personne d'autre dans un rayon de 2 km ou plus, c'est ça le luxe ! ;) (Mais ça ne rend pas le retour à la civilisation plus facile).
Le truc c est qu on a passe un optimum depuis quelques dizaines d annees pour le moins a mon avis.
nos densites de populations deviennent telles en ville et en Europe occidentale (par exemple), qu il n y a plus le respect de l "espace vital" individuel. nos territoires individuels n existent plus vraiment... ce qui est a l origine, entre autre, de beaucoup nos soucis psychologiques et nevroses latentes.
Je suis pas sur que le problème vienne vraiment de la densité de population, beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée. J'ai plutot l'impression que c'est du au fait que dans nos sociétés on vit chacun dans un rythme différent. Entre ceux qui se lèvent tres tot, ceux qui se couchent tres tard, qui ont l'idée d'organiser un tournoi de foot de rue en pleine nuit ou les ouvriers qui construisent du matin au soir, les moments de calme sont rares...
Bien que dans la nature, les animaux font du bruit aussi... :huh:
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Salut a vous!
Justement Manu, pour moi, c est quand on prend "conscience du truc" que ca devient affolant... :'( sinon, et ben on le vit et puis voila...
et tu as raison, c est un fait ancien , cet entassement, mais les problemes qui en decoulent: stress, baisse de qualite de vie, rupture par rapport a un environnement naturel, ca ne date pas d hier non plus...
et quand aux villes de plus d un million d habitants a plusieurs million d ahabitants, meme si il y en avait avant la guerre (seconde), je pense que c etait moins frequent que de nos jours , la vie rurale etant bien plus courante (avant les exodes ruraux: XVIII et XIX siecle) et la population Europeenne (on va parler de par chez nous pour l exemple) bien moins importante.
tiens, un peu de chiffre et d exemple d evolution de villes europeenne:
http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=5427&document_type_id=5&document_id=8716&portlet_id=11661
http://www.toulouse.fr/fr-32/toulouse-ma-ville-1/toulouse-chiffres-189/
tiens pour aller un peu plus loin que de par chez nous...
http://marienaudon.free.fr/evolution.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:World_population_history.svg
donc en resume, plus de ruralite avec plus de villages et villes de petites a moyenne importance (50000-100000 habitants) et ca avant l exode rural, associe a une population mondiale moins importante (cf le lien du dessus) ben forcement, je pense pas que, comme tu dis:
"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui"
qu il y en ait, je veux bien mais je pense pas que ca ai ete la tendance generale, quand on remonte le temps que ce soit avant la seconde guerre ou plus loin...
ensuite tu dis que:
"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée"
je ne suis pas d accord sur le point souligne, au contraire, un immeuble ou une cite genre agglomerat de barres HLM, ne peut qu augmenter la densite (nombre d habitants au km carre), puisque das un immeuble ayant une surface au sol de par exemple, oh aller... 600 m carre, genre 30mX20m (un exemple parmi tant d autre) et 10 etages avec 5 apparts par etage(moyennement "spacieux") pour 5 familles, ou si tu veux pour pas damatiser: 2 familles de 3 personnes et 3 celibataires, on se retrouve avec 90 personnes (si je me plante vous corrigerez, mais c est juste pour illustrer mes propos...), donc
90 persones pour 600 m carre au sol... en prportion je te laisse faire le calcul pour 1 kilometre carre (1000 metre X 1000 metre)... :blink: je trouve 150 000 personnes au km carre !!!! meme si je me goure d un 0 (chuis specialiste de ce genre d erreur! ;D ), pour moi ca reste "affolant", oui oui...
alors evidemment, les villes ne sont pas faites que d immeubles! mais des quartiers entiers oui... quand je vois les tours "Carlitos" a Pau, les barres du Mirail a Toulouse, ou les immeubles a Rotterdam ou La Haye, ôu encore les maisons mitoyennes rangees en rangs d oignon a La Haye ou amsterdam et ca sur des km carres... ben, je sens comme une grosse angoisse qui monte au fond de moi :'( ...
Donc bien au contraire... meme si, et la je veux bein l admettre, il y avait deja des cites comparables a certaines de nos "moyennes agglo" de par chez nous, avant la guerre ou meme plus loin (cas minoritaires quand meme a mon avis, cf plus haut), ces cites ne devait pas avoir la densite de population qu on connait de nos jours du fait que les immeubles (memes si on en a trouve a l epoque gallo-romaine... :o ) n etaient pas aussi frequents qu aujourd hui, et surtout pas comparables en taille et capacite d integration de population comme ceux d aujourd hui, et ca grace au "progres techniques" en architecture et construction...
apres sur ce dernier point que tu soulignes:
J'ai plutot l'impression que c'est du au fait que dans nos sociétés on vit chacun dans un rythme différent. Entre ceux qui se lèvent tres tot, ceux qui se couchent tres tard, qui ont l'idée d'organiser un tournoi de foot de rue en pleine nuit ou les ouvriers qui construisent du matin au soir, les moments de calme sont rares...
Bien que dans la nature, les animaux font du bruit aussi... :huh:
je suis plutot d accord avec toi, ca rejoins le fait que le fait qu on a tendance a se couper de la nature, et bien ce n est pas seulement une histoire d endroit ou on se trouve et qu on frequente, mais aussi un probleme de chronologie: on ne respecte plus nos rythmes naturels, biologiques, et c est aussi un peu ca a mon avis "se fondre dans la pacha mama"... le fameux "se coucher avec les poules et se lever a l aurore", bref c est pas seulement spatial, mais aussi temporel comme "rupture avec la nature". d ailleurs, quand je pars en viree ans la verte, ca reviens au bout de quelques jours... (enfin un peu, j ai du etre marmotte ou paresseux dans une autre vie... :D).
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merci david de nous faire partager cette histoire.
de mon coté je suis souvent en foret en tant que musher. mais la majorité de la comunauté de musher reste en mode (ville). ne débitant que des résultat de courses. je trouve qu'on ne prend pas assez le temps pour décortiqué des moment anodin comme celui la mais qui sont sans doute les plus mémorable.
les rues, les trottoire, quel m*rde quand on sort de la foret!! je me sens etourdis au debut. :doubleup:
a+
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Salut,
"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui"
qu il y en ait, je veux bien mais je pense pas que ca ai ete la tendance generale, quand on remonte le temps que ce soit avant la seconde guerre ou plus loin...
en effet tu as raison, j'ai regardé pour l'évolution des villes autour de chez moi, et c'est pareil, ça augmente ... :-[ Je sais pas pourquoi j'avais cette idée en tête.
"beaucoup de villes avaient autant d'habitants avant la guerre qu'aujourd'hui, avec moins d'immeubles et de cités, donc la densité devait être encore plus élevée"
je ne suis pas d accord sur le point souligne, au contraire, un immeuble ou une cite genre agglomerat de barres HLM, ne peut qu augmenter la densite (nombre d habitants au km carre), puisque das un immeuble ayant une surface au sol de par exemple, oh aller... 600 m carre, genre 30mX20m (un exemple parmi tant d autre) et 10 etages avec 5 apparts par etage(moyennement "spacieux") pour 5 familles, ou si tu veux pour pas damatiser: 2 familles de 3 personnes et 3 celibataires, on se retrouve avec 90 personnes (si je me plante vous corrigerez, mais c est juste pour illustrer mes propos...), donc
90 persones pour 600 m carre au sol... en prportion je te laisse faire le calcul pour 1 kilometre carre (1000 metre X 1000 metre)... :blink: je trouve 150 000 personnes au km carre !!!! meme si je me goure d un 0 (chuis specialiste de ce genre d erreur! ;D ), pour moi ca reste "affolant", oui oui...
alors evidemment, les villes ne sont pas faites que d immeubles! mais des quartiers entiers oui... quand je vois les tours "Carlitos" a Pau, les barres du Mirail a Toulouse, ou les immeubles a Rotterdam ou La Haye, ôu encore les maisons mitoyennes rangees en rangs d oignon a La Haye ou amsterdam et ca sur des km carres... ben, je sens comme une grosse angoisse qui monte au fond de moi :'( ...
Donc bien au contraire... meme si, et la je veux bein l admettre, il y avait deja des cites comparables a certaines de nos "moyennes agglo" de par chez nous, avant la guerre ou meme plus loin (cas minoritaires quand meme a mon avis, cf plus haut), ces cites ne devait pas avoir la densite de population qu on connait de nos jours du fait que les immeubles (memes si on en a trouve a l epoque gallo-romaine... :o ) n etaient pas aussi frequents qu aujourd hui, et surtout pas comparables en taille et capacite d integration de population comme ceux d aujourd hui, et ca grace au "progres techniques" en architecture et construction...
Ok je suis toujours d'accord avec toi, en fait je voulais parler de la densité de la population par rapport à la surface de la ville. Les villes étant moins étendues, la population devait se concentrer davantage.
En fait je pensais ça parce qu'un jour un type agé avait montré, à la tv locale, une vieille grosse maison alsacienne que j'avais reconnu, et il dit qu'il avait grandi dans cette maison et qu'une dizaine de famillles y logeaient. Et j'ai connu plusieurs autres témoignages ou une ou plusieurs familles vivaient dans de petites maisons. Et pas des petites familles, grands parents jusqu'a petits enfants. En fait une maison occupée par un couple ou une personne seule c'était surement rare.
Bref fin du HS.
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relire "les monades urbaines".
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ca donne envie tout ca! bonjour a tous ! je suis nouveau et tout vos recits reveille en moi une terrible envie de nature !
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Il en va de meme pour moi, je n'ai jamais meme passé une nuit en nature,meme si j'en crève d'envie, a 17 ans, c'est pas le genre de chose qu'on me laisserais faire, meme accompagné... C'est moins dangereux de rester vautré devant une télé a longueur de journée sans doute... :glare:
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Il en va de meme pour moi, je n'ai jamais meme passé une nuit en nature,meme si j'en crève d'envie, a 17 ans, c'est pas le genre de chose qu'on me laisserais faire, meme accompagné... C'est moins dangereux de rester vautré devant une télé a longueur de journée sans doute... :glare:
Pédagogie, pédagogie, les parents aussi ça s'éduquent... Et puis l'année prochaine t'es majeur, ça te laisse une année de préparation :)
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L'année prochaine, en Octobre, en effet (j'ai pas encore tout a fait 17 ans) et après, il va faloir travailler, s'acheter un voiture, ect... :glare:
Et pour ce qui est préparation, je doit avouer que j'aimerais me faire une idée de la chose autrement qu'en lisant... Je trouve que c'est mieu d'apprendre de quelqu'un, on retient mieu... Et comme je l'ai lu sur le site, c'est pas en situation extreme qu'on doit sortir le bouquin ;D vaut mieu mémoriser... Mais il est vrai que j'espere tout de meme apprendre de ce forum, et de tous les membre qui on plus d'experience que moi (qui en ont simplement ::) ) Bon pour l'instant je n'en parle pas a ma mere qui me voit déja chef d'entreprise... C'est vrai je vais l'eduquer :lol:
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Perso pour ceux qui me connaissent, ils savent que rien ne m'est plus désagréable que de théoriser les choses de la vie avec de grands noms et surtout avec des concepts esothériques ou religieux. Je ne critique pas, chacun voit le soleil se lever où il le veut, mais je suis trop terrien pour voir les choses sous cet angle.
Par contre se fondre dans la nature, lui permettre de nous constituer, de nous imprégner oui!
La nature m'a permis de grandir et de me constituer, j'aime à croire qu'elle m'a permis de trouver des automatismes ataviques que les urbains n'ont pas pu acquérir (sans aucun élitisme dans mes propos). Savoir travailler avec ses mains, savoir se reperer dans l'espace, voir les choses en mouvements, se servir de son odorat... Bien des choses que certains urbains doivent avoir mais qui prennent une toute autre dimension dans la Grande Verte.
Mais là, où se fondre dans la Nature prend réellement un sens c'est par rapport à notre capacité à interragir avec quelque chose d'autre que l'Humain!
Nos société humaines nous apprennent à interagir avec elles, nous savons plus ou moins quels sont les codes à mettre en place face à un autre individu.
Ce qui pourrait être le plus proche d'un contact avec la nature dans nos sociétés ça serait nos animaux de compagnie... Mais là encore la main de l'homme est trop présente pour que l'interaction ne soit pas faussée.
Alors il reste quelques "originaux" (pour "l'occident") qui savent que l'on peut interragir avec autre chose (nommé le ou la comme vous voulez, moi j'aime bien La Grande Verte).
Mais ce qu'il reste, c'est que dans ces lieux (rares) où la main de l'homme n'est pas trop visible, on peut être face à nous même. Dans ces cas, ce n'est pas le regard de l'autre (quoi qu'on en dise) qui nous impact, c'est notre propre regard qui nous constitue.
Un peu comme quand on est sur une route et qu'on évite de justesse un gros carton, le coeur vibrant on se dit "ben là tu l'as achappé belle"
Dans la nature, on se retrouve on se parle comme on ne le fait jamais ailleurs.
Et le plus fort c'est que l'on peut être face à nous même mais au contact d'un élément avec lequel on interragit et qui nous fait interragir sans qu'on le solicite.
C'est rare ça! Que dis-je c'est inconcevable pour ceux qui ne s'y sont jamais collé!
Alors oui quand je rentre de plusieurs jours ou semaines de la Grande Verte, j'ai les pieds qui ne supportent pas le plat, j'ai le coeur qui y reste accroché et qui prend son temps avant de vouloir atterrir. Alors oui j'en rapporte un peu à chaque fois quand je rentre dans le coin des Hommes.
Pour finir, je ne dirai pas que je me fonds dans la Grande Verte, je dirai qu'elle me constitue, que les senteurs, les brises, les écorces, les animaux de ces zones me rendent "exceptionnellement différent". Attention, ce n'est pas une différence qui me permet d'écraser les autres, c'est plutôt mon jardin, le potager de mes songes, la terre de mes errances et de mes retrouvailles (ben ouais pour ce trouver, il faut bien se perdre, non ?)
Alors quand j'en vois un qui à l'oeil qui brille de la même manière, je le comprends et j'ai envie de lui dire "toi aussi ? ;)"
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L'année prochaine, en Octobre, en effet (j'ai pas encore tout a fait 17 ans) et après, il va faloir travailler, s'acheter un voiture, ect... :glare:
Et pour ce qui est préparation, je doit avouer que j'aimerais me faire une idée de la chose autrement qu'en lisant... Je trouve que c'est mieu d'apprendre de quelqu'un, on retient mieu... Et comme je l'ai lu sur le site, c'est pas en situation extreme qu'on doit sortir le bouquin ;D vaut mieu mémoriser... Mais il est vrai que j'espere tout de meme apprendre de ce forum, et de tous les membre qui on plus d'experience que moi (qui en ont simplement ::) ) Bon pour l'instant je n'en parle pas a ma mere qui me voit déja chef d'entreprise... C'est vrai je vais l'eduquer :lol:
Ben tu sais moi j'ai toujours dit à mes parents que je voulais être Chef d'entreprise et surtout m'occuper de "faune et de flore"... Ils m'ont un peu aider financièrement quand j'ai monté Arklight :D
Pour la mise en situation, c'est pas parce que tu vas avoir 18 printemps que tu vas devenir un Mike Horn, faut laisser les choses se faire... Un dimanche dans la nature, puis un autre, un gite d'étape un peu plus loin, un refuge aprés, un premier bivouac avec zone de repli, un bivouac avec moins d'assurance, puis la montagne, puis, puis...
Pour la voiture, je n'en ai jamais eu et je cours la France et le monde à mon envie, alors ce n'est pas une excuse ;)
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Il en va de meme pour moi, je n'ai jamais meme passé une nuit en nature,meme si j'en crève d'envie, a 17 ans, c'est pas le genre de chose qu'on me laisserais faire, meme accompagné... C'est moins dangereux de rester vautré devant une télé a longueur de journée sans doute... :glare:
Boah, j'en ai 17 et j'ai commencé plus u moins à 12 ans (un peu avant le collège avec un voisin), à dormir dans les bois. Alors pas d'excuse !
Tes parents finiront par s'habituer, fais-moi confiance ;). Ils t'encourageront même à continuer ensuite :).
a+
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Avant qu'ils s'habittuent il faut déja les convaincre, je vais faire du harcellement :D
En tous cas j'espere que je pourrais au plus vite pouvoir dormir dans les bois...
A ce propos, je ne sais pas trop si c'est le bon endroit, au pire on edit, mais dans quels forets, peu on camper? les feux sont interdits non? je ne parle pas des propriétées privées...
Il me resterais a trouver quelqu'un pour m'accompagner, ou pourquoi faire un stage... C'est en forgeant qu'on devient forgeron non? ;D
PS: Qu'est ce que Arklight?
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Ba j'habite a Gueugnon(Saone-et-Loire), en effet il y'a de belle forets, mais je me suis fait viré un bon paquet de fois, parceque c'était privé :-[
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Et pour ce qui est des feux? Y'a-t-il des interdictions particulière?
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C'est vrai qu'a chaque fois que j'ai vu ce genre d'endroit ca ressemblait a une décharge... (La publique est plus propre et triée, et sans les bouteilles de bieres au large :-\ ) En fait le feu de camp je l'ai déja fait, avec une bande d'amis (heureusement que j'étais la d'ailleur :glare: ), c'est vrai que le réchaud est moins dangereux, mais bon, ca perd un peu de son charme hein :D Mais vaut mieu etre préventif pour les premieres sorties, ca c'est sur... Je me suis un peu renseigné, y'aurais en effet un foret publique a proximité de chez moi, assez grande d'ailleur, très très grande apparement meme, comparé au petits boits ou j'allais me balader...
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Sur le principe, je n'ai jamais vu de panneaux "Tous feux interdits " ni dans la Nièvre, ni dans le Morvan, en plus vu le taux d'humidité dans les bois du coin, il y a beaucoup moins de risques que dans les Bouches du Rhône en ce moment par exemple.
Les feux sont interdits dans le parc naturel régional du Morvan.
Pour être discret et ne pas se faire repérer, je pense qu'il est préférable d'utiliser un réchaud, au moins pendant l'été.
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Vu comme ça... C'est sur qu'il vaut mieu un rechaud, merci de me le dire :)
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J'ai aussi ressenti cela en mer. Elle m'a transformé quand j'étais gosse.
C'est complètement différent de la forêt, mais les impressions se ressemblent.
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Tu fait quoi en mer? C'est vrai que c'est bien aussi, quand tout le monde est pas malade-_-
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Quand j'étais gosse mon grand-oncle m'emmenait pêcher entre Morlaix et Roscoff sur son voilier pendant deux-trois jours. On ne parlait presque pas ; pas besoin.
J'ai ensuite pratiqué la voile (cata et tri) avec quelques amis, puis j'ai vite ressenti le besoin de me retrouver seul (7m).
Mon premier boulot m'a amené à naviguer avec les hommes de la marine nationale, j'ai beaucoup appris à leur contact.
Puis j'ai accepté un boulot saisonnier sur un cargo qui ravitaillait la Terre Adélie.
Maintenant je navigue lorsque je peux, où je peux. J'ai presque toujours habité à côté de la mer et je suis incapable de résister longtemps à son appel.
Ce que je fais en mer ?
Je pêche c'est vrai, mais ce n'est qu'un prétexte. Contrairement beaucoup de navigateur je n'ai avec moi ni rmusique, ni livre, ni instrument de musique, etc. J'y vais pour me retrouver en tête à tête avec moi-même.
Généralement je fais voile jusqu'à ne voire que l'horizon où que je regarde, et je jette l'ancre. Là je me baigne, je pêche, je dors sur le pont, je nettoie mon bébé, etc.
Je ne suis pas du genre à philosopher ou à méditer dans ce genre de situation. Non, je m'occupe comme j'en ai envie, et ça me suffit.
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Un topic extrèmement interressant à lire qui me fait bien plaisir, à moi le citadin, et qui me conforte dans ma vision des choses...
Sans développer sur l'aspect spirituel de la chose qui est même si ça fera ch*er les athés convaincus de tout poils ;) rien de moins que du Taoïsme dégriffé (sans étiquette ;D ;))... je dirai juste que j'ai observé le même phénomène que celui évoqué par David dans son 1er post ches mes chiens lorsque qu'ils dorment dehors la nuit pendant plusieurs jours, eux qui sont habitués à dormir sur le carrelage de la cuisine..
On ressent des choses assez similaires quand on devient un "sirop de la rue", autrement dit qu'on passent des nuits entières à marcher dans les rues de Paris la nuit, seul ou en petit groupe... les caractères et la manières changent... plus directes, mieux adaptées, plus souples, et je dirai aussi pour reprendre ton terme David, "plus sauvage"...
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ça Bully c'est bien vu !
Effectivement, on peut se poser la question de savoir si l'environnement propice est réellement nécessaire ?
Au début, on parle de se fondre dans la nature et là on arrive à comprendre que finalement, en ville certains d'entre nous ressentent les même choses.
Pour un ce sera l'immensité de l'océan qui va être le "déclencheur" en quelque sorte. Pour l'autre ce sera la forêt. Mais indépendemment de ces environnements, ne peut-il être possible d'accèder à ces sentiments/sensations, je veux dire simplement à partir de nous-mêmes. Quand je courais le marathon, j'arrivais pendant l'entrainement à atteindre cet état là (sécretion d'endorphines surement!). Aujourd'hui, c'est au petit matin, quand la ville s'éveille que je m'approche de ça....
Je ne sais pas si je suis clair, c'est un peu confus tout ça !
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Perso, en ville s' est la nuit " que je me sent bien " :). Quand il y a presque personne, j' ai l' impression de pouvoir contrôler mon environnement :) ( je ne sais pas si je suis claire là :-[ )
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Faire "un" avec ce qui nous entoure, faire partie du "tout", être le "tout", voir, entendre, et agir sans les filtres de la pensée, simplement parceque CELA se fait tout seul, tout simplement...
Un certain Bruce Lee disait en parlant de ses mouvements, de ses gestes réflexes qui touchaient leur cible et infligeait à ses rivaux les plus durs KO: "ça passe à travers moi !".
C'est ce qui arrive quand on fait sans réfléchir le geste parfait, qu'on dit le mot juste, au bon moment dans un état de "vide intérieur" qui nous libère...
Cet "état sauvage", on le retrouve en ouvrant la porte à l'animal que nous sommes, sans nom, sans prénom, en laissant s'exprimer le corps, l'instinct primaire, primale, sans morale et sans Ego...
Celui là même qui est capable de déployer la force de 4 hommes de son gabarit quand la nécessité s'en fait sentir, celui là même qui voit tout, anticipe tout, frappe plus vite, plus rapide, plus dur, plus précis, celui là même qui ne laisse aucune chance, qui enlève tout à ces autres, désormais vu comme de simples formes sans âmes à faire plier, à casser... celui là même qui sait ne sortir que quand il faut, pas quand on joue, pas quand on s'entraine, quand il faut !
Il se voit dans le regard sur l'instant, dans la seconde qui précède l'attaque, pendant l'attaque, après l'attaque, car le regard ne trompe pas.
David le trouve dans la forêt, c'est une "sensation", un "état", une "façon d'être" que l'on peut trouver ailleurs, au fil de ses expériences, de ses dépassements...
Et c'est parfaitement vrai, la nuit, que ce soit en forêt ou en ville, sait comment réveiller en chacun ce qui pourrait être appelé "ce chasseur"...
Je suis sûr que des randonnées en forêt, de nuit, pieds nus, en sachant écouter, en sentant le vent sur son front, les odeurs, en ne s'éclairant que de la lune peuvent être extrèmement bénéfiques pour entretenir cet état... tu as parfaitement raison David... parfaitement raison.
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pendant que tu marches sur les braises
???
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Tout d'abords sachez que je suis fatigué, des coquilles et autres non-sens peuvent apparaitre. Seulement c'est le moment ou jamais de poster : je part demain matin pour 2 semaine, à la campagne ! :love: :doubleup: ::)
je suis étonné que malgré la diversité des témoignages, personne n'ai témoigné d'un quelconque "appel de la nature".
J'ai commencé à m'intéresser à la survie dans la nature non pas lorsque j'ai découvert ce forum, mais lorsque j'ai été sujet à des sortes de pulsions je me suis mis en quête de "congéneres" - que je n'ai pas trouvé, ça n'est absolument pas une critique.
Ces pulsions sont apparues au printemps, je n'avais alors jamais connu de "relation intime avec la nature", je ne voyais dans une forêt qu'un lieu pittoresque et quelque peu hostile. L'hiver précédent j'avais fais une jolie dépression et m'en remettais lentement, mais surement.
Au milieu du printemps, donc, un bouleversement à eu lieu pour je ne sais quelle raison. J'ai eu des envies presque irrésistible, au sens propre du terme, de partir avec "mon sac et 20E" je ne sais où et je ne sais pourquoi ; mais il fallait que je parte.
J'ai réellement lutté pour ne pas partir, et cela m'a fais peur ; je me suis mis en quête de témoignages, de communautés sujettes, comme moi, à ces pulsion et d'une manière plus générale je cherchais alors de quoi me retenir ; de quoi prolonger mon rêve pour ne pas partir, gagner du temps -le temps d'avoir de nouveau la tête froide.
Après mes premières pulsions, avant de me mettre en quête de rêves, je commençais à voir les plantes d'une manière très différente, les hommes eux aussi me semblaient de plus en plus étranges.
C'est en voyant une forêt d'aspect sauvage et en me rendant compte qu'il y avait peut-être là de quoi abriter cette errance tellement désirée, que pour la première fois depuis des années j'ai eu les larmes aux yeux ; étant à ce moment en voiture avec mon père je me suis retenu tant que j'ai pu pour ne pas pleurer, et je n'ai pas pleuré.
C'est à ce moment là que j'ai réalisé que mon errance devais se faire dans la nature, c'est là que je trouverais ma place, que ma solitude me porterais le plus loin.
ET puis j'ai découvert le wiki et le forum.
Au fil des mois mes désirs se tempéraient, bien que la vue d'une forêt provoquera chez moi, et pendant environ 6 mois, les larmes aux yeux. Cz forum m'a aidé à revoir à la baisse mes ambitions et à ne pas faire de bêtises, et depuis chaque fois que je vais à la campagne je passe mes journées dehors, seul (c'est essenciel), à esseyer de me débrouiller dans la nature.
Le chemin est très long, je n'ai presque aucune expérience mais cette fois-ci c'est la bonne !
A la base je voulais témoigner d'un "appel de la nature" ex nihilo, et non pas suite à une certaine accoutumance à la nature.
Il y a peut-être une bonne partie HS, mais honnetement je suis crevé, j'ai pas la force de relire.
Bien à vous, merci pour tout : maintenant pour 2 semaines je passe à la pratique :) :love:
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Salut Madudu et Yak (je fais un global même si les problématiques ne sont pas les mêmes),
Si j'ai bien compris, vous avez (ou allez avoir) 17 ans (une petite présentation, à l'endroit qui va bien, serait parfaite). C'est à votre âge que j'ai commencé à me barrer en solitaire et en autonomie totale dans les Alpes (j'avais choisi le GR 5 de Briançon à la mer). La première fois, mon père m'a amené au train. Il n'en menait pas large. Ensuite, les gens qui m'ont pris en stop m'ont dit de faire super gaffe.
Mais j'ai rencontré des jeunes à peine plus vieux que moi qui faisaient de l'escalade et m'ont proposé d'aller en faire une journée avec eux. J'ai cheminé deux jours avec un groupe de jeunes qui étaient super marrants (surtout les filles). J'ai rencontré des tas de gens sympas (un gendarme qui m'a pris en stop dans son estafette, des instits à la retraite, un mec qui se faisait le GR5 en courant...).
Ca m'a confirmé que c'était mon truc.
Je garde un souvenir indélébile des couchers de soleil sur la vallée des merveilles ou de l'approche de marmottes au lever du jour. C'était il y a 25 ans. Depuis, tous les ans, il me faut ma dose, été comme hiver.
Je n'ai jamais vraiment discuter de cela avec quiconque sauf des potes qui font la même chose car pour beaucoup de gens, quitter son confort n'a aucun intérêt.
Pour vous lancer, vous pouvez y aller graduellement. Un stage d'alpinisme ou de grande randonnée à l'UCPA ou au CAF, une semaine ou 15 jours, c'est déjà l'occasion de récupérer plein d'informations. Ensuite, vous pouvez commencer près de chez vous (au fond du jardin, dans le bois à côté, près de la maison de campagne,...). Très vite, l'aguerissement se voit et les projets deviennent crédibles.
Mes frères avaient 19 ans quand ils ont parcouru la moitié de l'Amérique Latine sac sur le dos. Ca a paru normal à toute la famille. Les étés précédents, la Haute Route Pyrénéenne et le GR 20 avaient paru des projets raisonnables.
L'appel de la nature, la force que l'on ressent quand on y est... Pas besoin de philosopher, faut y aller et en profiter.
Bonnes vacances jeunes gens.
A+
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Un stage chez David, me paraît bien approprié 8). Ensuite, à vous la " liberté " dans la nature ;)
Mince, le Verçors me manque déjà :-\
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pas craquer, pas craquer....
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au contraire Anke, ;) il fait beau c'est l'été, laisse tes préoccupations (enfin si tu peux ::) :-[ ) a la maison et va faire un tour dans la verte :love:
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Rahhhh Vik, vil chacal, peux pas suis coincé jusqu'au 21 Aout ( faut bien que ma remplaçante se repose aussi !) et je dois pouvoir "décaniller" dans les 10 mn. Je vais aller dormir dans le jardin ça sera déjà ça !
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tiens on me dit souvent vil chacal :lol:
en meme temps plus tu attendra plus tu savourera le moments venu
pour te faire rager moi je vais etre planqué (ou paumé ? :lol: ) dans le maquis pour les journées a venir (tete pas la nuits ^^)
tkt, jte ramene une figatelli !! (et du genévrier ^^)
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Vi Vik !
Pour en revenir au sujet.
Je ne sais pas trop comment dire ou comment exprimer cela, un addiction peut-etre ? Quoiqu'il en soit, au bout de quelques jours ( pas plus de trois en gal), il me faut ma dose de nature. Selon le temps que j'ai ça varie entre une balade de quelques heures, dans le meilleur des cas deux jours complets ( avec nuit dehors) car les obligations paternelles... Dans le pire des cas, ce sera une courte halte ( 1/4 d'heure) poncho sur la couenne sous la pluie de préférence entre deux patients pendant ma tournée( séchage des cheveux et coup de peigne dans le retro de la bagnole obligatoire !). J'aime sentir la pluie sur mon visage, l'odeur de l'ozone après l'orage et le bruit du tonnerre qui claque au-dessus de ma tête. L'hiver c'est encore mieux, l'air est vif, ça caille et ça pleut pratiquement tout le temps ( la Normandie est un pays bien vert !), personne n'est dehors sauf les cinglés comme moi. Et là, mes congénères sont calfeutrés devant la tv et ont déserté les champs et les bois. Au crépuscule, je ne me préoccupe ni d'eux, ni de la marée-chaussée, il fait un bien trop vilain temps pour mettere un gabelout dehors, un "bad boy " encore moins. C'est MON moment, ce monde m'appartient alors et je peux alors tout à mon aise en disposer et en profiter sans la moindre retenue. Vieux gamin que je suis, je me remets à jouer à Davy Crockett, bref je suis heureux... Alors, peut-etre qu'il y a dans mon regard quand j'en reviens cette lueur un peu trouble, à peine discernable par le commun des mortels, mais, comme le disait David, qu'un oeil exercé peut remarquer. Finalement, ça n'a rien d'étonnant car quelqu'un d'heureux ou de content, ça se remarque ...
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Salut à tous, je déterre ce topic pour vous faire part de ce genre d'expérience qui vous laisse une trace dans votre esprit à tout jamais.
Hier, randonnée pépère à la journée. Le temps était humide et il avait plu les jours d'avant. Alors que j'allais emprunter un chemin argileux couleur ocre (haa la Haute Saône :)), j'ai eu cette soudaine et inexplicable envie ; si puissante que je ne pu résister : marcher pieds nus. En soi, rien exceptionnelle. Le sol était encore humide, le chemin, un peu en pente, avait été comme "lissé" par les pluies passées. C'est ainsi que pendant environ 5 km, mes pieds laissèrent des traces de...pieds, des vraies.
Vous allez peut être trouver ça con, mais quand je me suis retourné, et que j'ai vu ces empreintes, nettes et profondes dans ce sol argileux, mon esprit a fait comme un bon en arrière. Immédiatement et en quelques secondes, on revoit toute cette vie arboricole de nos ancêtres et de certains de nos contemporains, cette évolution, tous ces stades, ces étapes qui nous ont amené à être soi-disant "civilisé".
Durant ce moment éphémère ou mon esprit était ailleurs, la société actuelle avait disparu.
C'est une expérience qui ma tellement marquée au plus profond de moi que je rejoins un peu David dans ces propos, pendant un court instant j'étais transporté bien plus loin que je ne l'aurais imaginé et cela fait parti de ces petits instants qui me donnent toujours plus envie de marcher dans cette nature. Cette nature qui est la seul entité qui puisse me faire penser à rien d'autre si ce n'est qu'à l'instant présent...
:love:
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Juste mon impression, juste mon histoire.
J'ai lu quelques réponses et j'ai stoppé pour ne pas être pollué (c'est pas péjoratif pour deux sous hein !).
J'ai eu la chance d'avoir des parents qui étaient toujours proches de la nature et ou avaient le besoin de passer leur we dans la verte. Du haut de mes 3 à 11 piges, mes parents sont acheté une caravane qui était posée sur un emplacement dans un terrain de camping jouxtant le parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville. Déjà là avec mon cousin, c'était opinel, bricole, cabane etc...
Vers l'âge de 11 à 17 ans mes parents on acheté un terrain dans le Loiret que nous avons déffriché à la main, construit un pavillon à la main et quand j'avis une heure devant moi ou moins, j'avais jeté mon dévolu sur un chêne dont les premières branches, après un tressage, m'assurais un certain cocon. Chaque semaine je retrouvais mon chêne et passait du temps dans ces branches, je virais les ronces et autres parasites qui essayaient de l'assaillir et il m'est arrivé de piquer un roupillon dans ses branches.
Voilà le chêne n'existe plus, terrain vendu et chêne abattus. Mais dans mon fort intérieur, on est tous ensemble sur cette pacha mama et on fait un tout.
Je sais pas comment l'exprimer, mais quand je dormais dans ses branches, je ne risquais absolument rein, j'étais en sécurité.
;)
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:love:
Bienvenue au club :)
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Tiens, j'avais pas vu ce fil... alors je copie sur gros calou : juste ma petite expérience.
Depuis tout petit, je vais tout les été dans le village de mes grands parents. Quelques maisons, une place, environ 10 habitants, à 8 km de la première ville.
Je pensais connaître le coin comme ma poche. Il y a quelques mois j'y ai construis ma cabane et tout à changé. J'ai découvert la naturalisme, le bushcraft et le pistage et... la nature ::) ! A force d'y passer mes journées, mes nuits, d'y exercer mes activités, d'y vivre... Maintenant je passe plusieurs heures par jour à pister les animaux et quand je rencontre enfin le chevreuil que je suis depuis deux heures, quand nos regards se croisent, je le connais et il me connais. Il ne fuis plus au bout d'une seconde comme avant, on prend le temps de s'observer... jusqu'à ce que ma patience cède et que je tente d'avancer d'un pas ;).
En venant (je me connecte a internet au Mc D*, pour le prix d'un café), j'ai vu un blaireau mort sur le bord de la route. Avant je me serai arrêté, triste, et ma curiosité "scientifique" m'aurait poussé à prendre une photo. Là, je vais m'arrêter, ramasser son corps, et l'emmener au coeur des bois où il sera "recyclé". Certains trouveront ça idiot, moi je trouve ça juste.
Pour répondre au titre du post je dirais que pour moi "se fondre dans la pacha mama", c'est y participer.
A bientôt tout le monde :) !
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idem comment j'ai pu rater ce fil :o
je me souvient aprés avoir passé 4 mois en brousse mettre sentie agresser par la civilisa(con),un sentiment de n'etre pas a ca place, de ne pas comprendre les autres , je ne devais pas etre complétement rentrer??????
l'appelle de la foret? ont doit avoir au plus profond de nous cette chose qui nous rappel que nous sommes pas a notre place.
moi quand j'ai prevu un sortie dans la verte ou en montagne , 1 semaine avant je suis exsité comme un enfant à qui ont a promis d'aller a un magasin de jouet.et si, par malheur la sortie est annulée pour X raison c'est la cata .
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Je suis peut être un peu jeune pour en parler, avec certes vraiment peu de recul, mais bon, tant pis, je me lance quand même ::) !
Quand je pars en Camp Scout, les quelques premiers jours sont difficiles, surtout aux niveaux des déjections et du confort. Mais bon, au bout de 2/3 jours, l'on s'y fait et l'on rentre alors en totale harmonie avec la nature. On adopte des réflexes, des habitudes et des aptitudes que l'on n'aurait pas eu quelques jours plus tôt.
Sinon, quand je pars chez ma grand-mère, dans les Côtes d'Armor, aux alentours de Corlay, Quintin, Saint-Nicolas du Pélem, donc en pleine campagne, je sens la différence entre chez moi, en Région Parisienne, où je respire tout les jours un air plus que saturé. Je me suis attaché dès mon plus jeune âge à cet environnement, aux ballades dans la forêt , aux barrages de fortunes sur un petit ruisseau, aux cabanes, aux feux de bois ...
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J'aime bien ce poste.
La plupart d'entre nous n'y ont peut-être pas appris grand chose, mais il nous permet de partager un sentiment commun.
Et c'est important. Ca soude une tribu.
Tous ceux qui ont vécu des moments intenses (les mili, par exemple) savent qu'il y a des choses qu'il est impossible de partager avec ceux qui ne les ont pas vécues.
C'est parfois frustrant, surtout quand on a envie de partager ça avec ceux que l'on aime, mais on finit par s'y habituer ... en parlant moins, et nos proches nous prennent alors pour des taciturnes.
Alors quand on a l'occasion de partager ça avec ceux qui peuvent comprendre, ça fait un bien fou.
Ce poste est donc un beau moment de partage pour tous ceux qui ont un jour touché à cette communion avec la Nature (dans tout ce qu'elle a de beau mais aussi de dur).
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Petit vécu personnel.
De part mes études j'ai été contraint de me frotter à la vie citadine (Grenoble, puis Lille, puis Paris). Je rentrais chez moi tous les 2 mois environ. Je me souviendrais toujours de la première bouffée d'air que je respirais en sortant du TGV une fois rentré en Haute Savoie. L'air entrait tout seul, pas besoin de forcer, il était plein d'odeurs, de saveurs même. Aujourd'hui je vis dans un petit village, j'ai un jardin, un verger, un champ, un bout de forêt. Il m'arrive souvent de m'asseoir, de regarder le vol des martinets, mon chat qui chasse, la couvée de moineaux qui se lance, la nuées d'abeilles dans les framboisiers, d'écouter le silence.
L'autre jour j'ai du aller à St Etienne pour le boulot. En marchant j'ai été pris d'un malaise, une sorte d'oppression, d'angoisse. Je me suis arrêté pour essayer de comprendre: Peut importe ou je regardais, il n'y avait rien de vert, rien de nature. Un camaïeu d'asphalte et de béton.
Il y a une chose de sûr en moi maintenant: je ne pourrais plus jamais vivre en ville.
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Petite anecdote...
Pendant un temps, pendant une parenthèse dans ma vie où j'ai cru que je pourrais m'éloigner de la nature et me déraciner, j'ai vécu et bossé à Villeurbanne. Je passais les nuits sans dormir, à cause de la haine contre les scooters et les connards qui écoutaient la "musique" à fond toute la nuit sous mes fenêtres, entre le périf et un HLM. Le jour je me retrouvais en open space à gérer des projets web et à stresser à cause de points virgules dans des lignes de code... Le WE c'était la course pour aller faire les courses, le ménage et les lessives... et le dimanche j'étais tellement crevé et déprimé que je restais à zapper devant la télé en me répétant en boucle "la vie c'est pas ça".
Jamais de vie, jamais que du béton, des gens stressés et de la colère refoulée.
Un jour, au bureau, un petit moineau est venu se poser sur le rebord de la fenêtre ouverte. J'ai réalisé que je n'avais pas vu d'animal depuis des mois. Ma gorge s'est serrée... j'essayais de me concentrer sur le clavier, les lignes de code... mais j'y voyais plus rien entre les larmes.
J'avais un super salaire, un CDI, et tout. Mais tout ça c'était vraiment de la m*rde.
Deux semaines après, je m'étais fait démissionner (ou je m'étais licencié je sais plus trop ;D)... et je changeais de vie.
Ciao ;)
David
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Pour rejoindre les derniers propos de David mais aussi plusieurs témoignages de ce post, je dois dire que je ressens aussi cette opression urbaine, surtout due, dans mon cas, aux bains de foule.
Par exemple, je travaille actuellement dans une grande multinationale lyonnaise, les repas au self se font dans une salle regroupant peut être 500 personnes... c'est pour moi une corvée, un moment généralement difficile, que j'ai d'ailleurs décidé d'éviter autant que faire se peut. Mon sentiment est le même lorsque je suis contraint d'aller dans un centre commercial ou une rue piétonne, en un mot : "atroce". Au milieu de tous ces gens qui semblent ravis d'être là, je n'ai vraiment pas ma place...
Heureusement pour moi, et parce que j'en peux plus de ce monde de course perpétuelle, je m'oriente actuellement vers les métiers de la protection de la nature : moi aussi je veux ma dose de verte!
PS: comme d'autres, j'ai grandi dans un arbre (un cognassier), c'est peut être ça le problème? :'(
Jérôme
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Peut importe ou je regardais, il n'y avait rien de vert, rien de nature. Un camaïeu d'asphalte et de béton.
Il y a une chose de sûr en moi maintenant: je ne pourrais plus jamais vivre en ville.
Quand on est obligé de vivre en ville, les "mauvaises" herbes qui poussent tant bien que mal entre les fissures des trottoirs peuvent devenir des bouée où le regard s'agrippe désespérément.
Lorsque le moindre pot de géranium devient une île, lorsque les arbres qui poussent en cage bien alignés dans les rues, t'inspirent de la gratitude, et que tu te surprends à guetter fébrilement dans ces végétaux maîtrisés, taillés, surveillés, le plus petit signe d'indocilité qui entrera tellement bien en résonance avec ton âme, qui devenons-nous...?
l'Humain
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Ben mon problème à moi, c'est que je n'ai pas forcément le temps de passer plus de deux semaines dans la nature. (...)
Ma peur serait, avec un séjour prolongé seul, de ne plus avoir envie et ne jamais revenir. Qu'en pensez-vous ? Est-ce un truc qui vous a déjà effleuré ?
Moi ce qui me fait peur aujourd'hui c'est d'y retourner et de m'apercevoir que je n'en fais plus vraiment partie. En fait j'ai même le sentiment de l'avoir déjà vécu il y a un an maintenant. Je me sentais comme non désiré, un intrus dans un monde bien réglé. Aujourd'hui, je me sens acculturé, comme un individu en transition, porteur de valeurs de l'ancien monde, sans avoir pris celle du nouveau monde (et sans vraiment vouloir le faire en fait).
Comme je n'ai pas toujours le temps, je touche le rêve du bout du doigt, sans pouvoir, vouloir m'y émerger complètement. je vis aujourd'hui à la campagne, je tond ma pelouse comme tout ancien urbain qui se respecte (... mais je laisse une partie en friche) et je me contente de traverser la forêt en voiture....
c'est à pleurer ce que j'écris :'(... bon je vais me soigner... immersion matin et soir pendant trois mois, suivi d'une cure de stage niveau 2 (quand j'aurais un peu plus de sous >:()
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Quand on est obligé de vivre en ville, les "mauvaises" herbes qui poussent tant bien que mal entre les fissures des trottoirs peuvent devenir des bouée où le regard s'agrippe désespérément.
C'est tellement vrai...
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Quand on est obligé de vivre en ville, les "mauvaises" herbes qui poussent tant bien que mal entre les fissures des trottoirs peuvent devenir des bouée où le regard s'agrippe désespérément.
C'est tellement vrai...
C'est peut être c.n, mais ce genre de "mauvaises herbes" me fascinent toujours autant.
Que fait un pissenlit entre un bloc de tours?! Elles me rappellent que quoique l'on dise, quoique l'on fasse, même en essayant de l'enfouir sous des tonnes de béton, de "civilisation", de "mirages" notre Mère Nature et notre nature propre ressurgissent toujours à la surface.
Qu'elle leçon d'espoir et de ténacité que cette étincelle de force vitale!
J'ai également cette sensation d'être "coupé en deux" la plupart du temps. "Metro, boulot, dodo", parfois j'en suis malade à crever mais que faire et ou est mon âme?!
Ce n'est que dans la nature et prêt de ma famille que je la retrouve.
Elle m'a beaucoup fait changé, et je ne comprends plus et j'ai un peu de pitié pour ces personnes qui vivent toujours coupé du "vrai monde", et qui ne veulent surtout pas toucher à leurs œillères.
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Ne faire qu'un avec la nature... C'est si fort que quand on l'a ressenti, on ne peut plus s'en passer bien longtemps, ou avec difficulté, comme s'il nous manquait une partie de nous-même.
Pour beaucoup d'entre vous, c'est en forêt que ce sentiment est le plus fort. Pour quelques uns c'est en mer. J'imagine qu'il doit en être de même sous l'eau pour les plongeurs ou dans les profondeurs de la terre pour les spéléologues.
Je n'ai aucune expérience de ces trois derniers domaines mais, en forêt, au bord d'une rivière libre et sauvage, j'éprouve aussi un peu ce sentiment mais je n'y suis sans doute jamais restée assez longtemps pour qu'il puisse s'épanouir.
Là où je l'ai éprouvé de la façon la plus intense, c'est dans les airs. On n'y est pas au dessus du monde mais au coeur du monde.
Quand le bruit de l'avion s'est éloigné, qu'on l'a oublié. Que, comme le rapace qui spirale sans crainte à notre côté, on ressent dans nos ailes le moindre mouvement de l'atmosphère. Qu'il n'est plus besoin de réfléchir et d'analyser pour se centrer dans une ascendance parce qu'on le sait instinctivement, on le sent. Quand montent les parfums de la terre. Que le son du vent sur nos ailes, notre fuselage et notre empennage, devient musique. On n'est plus un humain dans une machine, on est une partie du tout : l'air qui nous porte et nous secoue parfois durement, l'oiseau que l'on croise ou qui nous accompagne, le nuage vers lequel on monte, ceux qu'on voit au loin, la crête de la montagne qu'on longe, la rivière brillante ou la forêt qu'on survole et ses habitants invisibles à nos yeux mais qu'on sent présents... Le temps n'existe plus, sinon sur la montre d'une façon qui semble artificielle et nos soucis quotidiens ne peuvent trouver place dans cette beauté.
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Quand le bruit de l'avion s'est éloigné, qu'on l'a oublié. Que, comme le rapace qui spirale sans crainte à notre côté, on ressent dans nos ailes le moindre mouvement de l'atmosphère. Qu'il n'est plus besoin de réfléchir et d'analyser pour se centrer dans une ascendance parce qu'on le sait instinctivement, on le sent. Quand montent les parfums de la terre. Que le son du vent sur nos ailes, notre fuselage et notre empennage, devient musique. On n'est plus un humain dans une machine, on est une partie du tout : l'air qui nous porte et nous secoue parfois durement, l'oiseau que l'on croise ou qui nous accompagne, le nuage vers lequel on monte, ceux qu'on voit au loin, la crête de la montagne qu'on longe, la rivière brillante ou la forêt qu'on survole et ses habitants invisibles à nos yeux mais qu'on sent présents... Le temps n'existe plus, sinon sur la montre d'une façon qui semble artificielle et nos soucis quotidiens ne peuvent trouver place dans cette beauté.
:love: :love: :love:
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C'est chouette ce que tu nous décris là LaMouette!
C'est ce genre de chose qui nous donne l'envie et nous fait danser dans la nature (ou les airs), qui nous dit qu'il est bon d'être vivant.
:up:
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Ne faire qu'un avec la nature... C'est si fort que quand on l'a ressenti, on ne peut plus s'en passer bien longtemps, ou avec difficulté, comme s'il nous manquait une partie de nous-même.
Pour beaucoup d'entre vous, c'est en forêt que ce sentiment est le plus fort. Pour quelques uns c'est en mer. J'imagine qu'il doit en être de même sous l'eau pour les plongeurs ou dans les profondeurs de la terre pour les spéléologues.
Je n'ai aucune expérience de ces trois derniers domaines mais, en forêt, au bord d'une rivière libre et sauvage, j'éprouve aussi un peu ce sentiment mais je n'y suis sans doute jamais restée assez longtemps pour qu'il puisse s'épanouir.
Là où je l'ai éprouvé de la façon la plus intense, c'est dans les airs. On n'y est pas au dessus du monde mais au coeur du monde.
Quand le bruit de l'avion s'est éloigné, qu'on l'a oublié. Que, comme le rapace qui spirale sans crainte à notre côté, on ressent dans nos ailes le moindre mouvement de l'atmosphère. Qu'il n'est plus besoin de réfléchir et d'analyser pour se centrer dans une ascendance parce qu'on le sait instinctivement, on le sent. Quand montent les parfums de la terre. Que le son du vent sur nos ailes, notre fuselage et notre empennage, devient musique. On n'est plus un humain dans une machine, on est une partie du tout : l'air qui nous porte et nous secoue parfois durement, l'oiseau que l'on croise ou qui nous accompagne, le nuage vers lequel on monte, ceux qu'on voit au loin, la crête de la montagne qu'on longe, la rivière brillante ou la forêt qu'on survole et ses habitants invisibles à nos yeux mais qu'on sent présents... Le temps n'existe plus, sinon sur la montre d'une façon qui semble artificielle et nos soucis quotidiens ne peuvent trouver place dans cette beauté.
Il m'arrive assez souvent de ressentir cela lorsque je plonge ou au milieu d'une rivière, une canne à pêche entre les mains.
Un peu moins souvent en forêt mais la sensation est la même, celle de ne faire qu'un avec ce qui nous entoure.
C'est a ce moment que je me sent Humain, alors qu'assit dans les bouchon dans ma voiture, je me sens mal, comme en opposition avec mon essence même.
Merci LaMouette et les autres de mettre des (beaux) mots sur des sentiments durs à exprimer. :love:
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La fois où j'ai le plus ressenti la différence entre les deux mondes est suite à deux nuits seuls aux fonts des bois, et aussi à une longue discussions avec ma chére et tendre....
Je lui avais promis d'être là tôt le matin afin d'aller faire les soldes (trés trés mauvaise idée!!!! :lol: )
Je suis donc passé en moins de 2h d'une forêt tranquille, le p'tit bivouac au coin du feu etc... à un endroit rempli de peuple, bruyant, et tous prêt à tuer son prochain pour le petit T-shirt rouge :blink:
Vraiment pas facile comme transition...
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Ce n'est pas tant le temps passé loin des villes que mon temps d'autostoppeur mais aussi -j'ai appris ça avec l'âge- le respect des traditions et la REvision de l'Histoire des civilisations qui m'ont rapproché fait me réconcilier avec notre racine. Précipitation, Dogme, Profit, Pouvoir, Egocentrisme,... Peur de l'étranger... des maîtres mot de l'essence des cités... on les trouve depuis les cités primitives, que ce soit une mégapole ou un village... Peur de l'autre, peur de l'inconnu... aucune recherche de quiétude pour celui qui sait la canaliser... juste un outil pour assoir le pouvoir en "PROPOSANT" SA Sécurité... On commence par canaliser, bâillonner, détruire la racine de la Nature qui nous a tant nourris et protéger lorsque nous étions encore nomades... et nous lions le nomade parce que nous avons décidé de lui apporter ce que nous affirmons, dans notre délire commun, La Meilleure Manière de Vivre... on le met dans une boîte qu'on appelle "maison" ou "foyer" (étonnant puisqu'il ne sert plus que pour notre jouissance !
Lorsque je suis dehors, je suis généralement seul (avec mon chien aveugle pour Homme voyant). Lorsque je commence à vomir ce que des années de formatages -qui m'ont transformé en fourmi névropathe qui décide qui doit vivre qui doit mourir-, je me rappelle de ces même pensées... toujours les mêmes... Alors, je regarde les arbres et je leur demande pardon pour cela... pardon pour ce que font mes frères Hommes... Dès ce moment, comme à l'instant où j'écris ces lignes, mon orgueil de primate en délire disparait et je me retrouve à ma place. Rien d'extraordinaire ; un animal dans la Nature ! Alors, tout devient facile : je cueille, je bois, je marche, j'entends, je vois, je ch**... et je dis MERCI !
Ce n'est pas du Néo-Pago-chamano-criz'd'ado-mystique... c'est mon histoire dehors...
MvM
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Comment commencer un tel post ...
Pareil, cette "envie" m'a pris tout petit, allez savoir pourquoi mais j'ai toujours préféré la nature à la civilisation. :)
En primaire je construisait un village dans un bois avec des amis, puis on s'est fait virer par le proprio, puis on en a construit un autre, puis on s'est fait virer, puis un autre, et encore viré .. jusqu'à qu'on trouve une forêt abandonnée et pour arriver à un âge où l'on comprend qu'on a pas forcément besoin d'une cabane et où la société nous impose un rythme incompatible avec cette vie sauvage...
... et surtout à un âge où l'on risquait de réelles poursuites judiciaires et qu'on ne seraient plus des "enfants qui s'amusent" mais des squatteurs ...
Les gens de notre âge ne comprenaient pas pourquoi on allait en forêt ...
Effectivement il y a un moment où l'on sent que la nature est comme une piscine et qu'on peut littéralement "plonger" dedans. Ce n'est pas sale. Ce n'est pas hostile. C'est beau et c'est bon. Ca je l'ai ressenti.
Avant de découvrir la communauté, ce forum et les gens passionnés, mes amis et moi nous nous considérions comme des incompris, voire des parias. C'est un grand et intense plaisir de découvrir autant de gens qui restent proche de la nature.
Une des expériences mystiques les plus fortes est ce que j'ai appelé l'appel de la forêt : nous avions pris l'habitude d'aller en forêt au moins une fois par semaine. Maintenant que ce rythme s'est épuisé je ressens souvent un manque, un manque de forêt, de nature que je comble dés que je peux. j'ai l'impression que c'est la forêt qui m'appelle.
Si il y a quelque chose derrière tout ça, quelque chose de mystique/psychologique/divin .... oui c'est sûr. L'homme perd quelque chose en "évoluant" et c'est triste.
vivement que j'ai les cojones pour aller explorer à fond tout ça ....
Bénie soit la pacha mama !
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Effectivement il y a un moment où l'on sent que la nature est comme une piscine et qu'on peut littéralement "plonger" dedans. Ce n'est pas sale. Ce n'est pas hostile.
je trouve la forêt beaucoup moins sale et hostile qu'une piscine municipale :D
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Bref... sans rentrer dans des délires mystiques ou religieux (chacun fait comme il veut mais moi c'est pas mon truc de parler de ça, surtout pas en public)
J'aime le fait que tu dises ne pas vouloir parler de ta "spiritualité" mais que tu glisses quand même en titre de ce post la "pacha mama" qui est une très belle allusion a la spiritualité amérindienne !
Sinon, j'ai pas lu les 5 pages :-\ mais ton post me parle beaucoup David, merci pour cette intervention (et les nombreuses autres ou je n'ai pas pris la peine de dire a quel point ta vision des choses me "parle").
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Moi non plus jais pas lu les cinq pages ;#
Le seul truque avec lequel j'ai mal david, s'est que tu appelle cela de la survie, un lapin qui vie dans un pré, une copine, de quoi manger etc ...tu trouve qu'il survie ou qu'il vie?
Pour moi la survie, c'est quand tu travaille à t'en casser les reins sans pour te payer le loyer, ou dans un environnement comme dans le film "La route", vivre tranquille dans la verte avec de quoi te nourrir et un abri, c'est la vie qui devrais être normal :blink:.
Vive Gaïa :love:
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Moi non plus jais pas lu les cinq pages ;#
Le seul truque avec lequel j'ai mal david, s'est que tu appelle cela de la survie, un lapin qui vie dans un pré, une copine, de quoi manger etc ...tu trouve qu'il survie ou qu'il vie?
Pour moi la survie, c'est quand tu travaille à t'en casser les reins sans pour te payer le loyer, ou dans un environnement comme dans le film "La route", vivre tranquille dans la verte avec de quoi te nourrir et un abri, c'est la vie qui devrais être normal :blink:.
Vive Gaïa :love:
C'est ce que l'on appelle la vie sauvage ou le bushcraft, l'art de vivre dans le bush. Bref, il y a deux phases dans la vie en milieu naturel: ou tu es menacé ou tu ne l'es pas. La frontière de l'un à l'autre va varier en fonction de la volonté, des connaissances, de la préparation et du matériel...
A+
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Moi non plus jais pas lu les cinq pages ;#
Le seul truque avec lequel j'ai mal david, s'est que tu appelle cela de la survie, un lapin qui vie dans un pré, une copine, de quoi manger etc ...tu trouve qu'il survie ou qu'il vie?
Pour moi la survie, c'est quand tu travaille à t'en casser les reins sans pour te payer le loyer, ou dans un environnement comme dans le film "La route", vivre tranquille dans la verte avec de quoi te nourrir et un abri, c'est la vie qui devrais être normal :blink:.
Vive Gaïa :love:
Je comprends assez bien ce que tu veux dire, et j'y souscris, mais avec une nuance : si dans le pré passent des renards, c'est plus compliqué :( ...
Et si pour la majorité d'entre nous la "vie dans la verte" n'est pas dangereuse, c'est que nous disposons de techniques et de logistiques (même si on essaie de les oublier quelques jours) qui nous rendent les choses plus faciles que ça ne l'était pour nos grands ancêtres chasseurs-cueilleurs 8) ...
Donc, comme le dit Corin, "dans la verte" il faut distinguer les situations avec ou sans menace - et l'un des buts de ce forum est de repousser la frontière individuelle par l'expérience :up:
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J'avais comprit mais je te remercie de vouloir m'aider, ce que j'ai pas comprit c'est que j'ai l'impression que David fait parfois l'amalgame entre vie "simple" dans la nature (sans télé ni horaire de boulot) et la survie
Moi je fais pas de différence entre la vie sauvage et la survie. Si tu veux, la survie fait partie de la vie sauvage comme la vie sauvage fait partie de la survie... comme le yin et le yang. Au pire, la vie sauvage sert à préserver la vie de notre mère la terre, et ça, moi, ça me parle, n'en déplaise à certains.
Donc OUI il y a une place pour la vie sauvage, au même titre que pour la self ou la survie urbaine. Tout ça c'est de la survie aussi... au sens large.
Ciao
David
Ou alors je suis con l'explication elle est peut être la ::)
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Apprendre ce que je suis et ne suis pas. :closedeyes:
Etre à l'écoute de cette grande verte car elle nous dit et nous apprend plus que les livres.
Lâcher prise sur toutes les futilités créées par l'homme de la ville. :down:
Et puis viennent ces instants magiques ou on aperçoit de nouveaux trucs que seuls les regards avertis voient.
Arrivent ces moments que seul le silence peut permettre de comprendre.
Ces odeurs, ces couleurs et toute cette magie exercée par la mère nature, car elle est notre mère et nous y retourneront tous.
je dirai qu'il faut la vivre pour le croire et puis c'est tout. :D
Que chacun vive ce qu'il a à vivre avec son rythme.
@ plus :)
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[HS ON]
Et si pour la majorité d'entre nous la "vie dans la verte" n'est pas dangereuse, c'est que nous disposons de techniques et de logistiques (même si on essaie de les oublier quelques jours) qui nous rendent les choses plus faciles que ça ne l'était pour nos grands ancêtres chasseurs-cueilleurs 8) ...
Comparons ce qui est comparable. Ici l'on parle de deux esprits totalement différents.
J'ai du mal à comprendre pourquoi tu considére la vie de nos ancêtres, que l'on peut retrouver dans les modes de vie des quelques peuples "Natifs" encore existant, plus difficile de ce que nous offre notre vie occidentale. Leur vie n'est pas plus difficile pour eux, dans leur environnement naturel (la nature qui les entours), qu'elle l'est pour nous dans notre environement de tous les jours (la vie occidentale "classique"). Place un de ces natifs dans la villes et il sera autant exposé et vulnérable que peut l'être un citadin téléporté en pleine forêt amazonienne.
A lire plusieurs récits d'occidentaux ayant passés de longues périodes de temps en compagnie de ces peuples remplis de sagesse, il est impressionnant de voir le nombre d'heures qu'ils peuvent se dégager pour leurs loisirs, le repos ou leurs religions. Certains peuples consacrent même moins de temps a la recherche de nourriture que le fait un occidentaux moyen !
Je crois qu'ils est important de sortir de notre esprit cette vision qui nous montre ces premiers peuples menant une vie rudes et sans repos.
Mes deux pesos... :)
[HS OFF]
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Je crois qu'ils est important de sortir de notre esprit cette vision qui nous montre ces premiers peuples menant une vie rudes et sans repos.
Une maladie courante est la diarrhée verbale et la constipation cérébrale.
J'ai hésité deux jours avant de te répondre.
Il se trouve que j'ai vécu un peu avec des peuples "primitifs" forestiers. Et que je sais donc un tout petit peu ce dont je parle.
Et que ce n'est pas le paradis du bon sauvage en parfaite harmonie avec son biotope, et qui passe l'essentiel de son temps à philosopher sur la beauté de la nature. C'est plutôt dur au quotidien, et on ne vit pas souvent bien vieux.
Désolé si je brise tes illusions.
Là où tu as raison, c'est que je ne pense pas que la vie du citadin stressé soit beaucoup plus enviable, même si elle dure bien plus longtemps.
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Bah je pense pas que la durée d'une vie soit un indice de bonheur,
vivre stressé obèse jusqu'à 100 ans, nourrit aux antidépresseurs, somnifère et vitamine dégueulasses ou me prendre une bastos, morsure de serpent (choisissez ;D) à 30 ans en m'étant éclaté pendant ces quelque années, mon chois est fait.
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Rien n'y fait, le mythe du bon sauvage a toujours un succès fou :D
Quand on connait la réalité, ces rêveries de nantis ont quelque chose d'indécent.
Enfin, soyons positifs, pour ceux qui ressentent le besoin de connaître la faim et le froid, de s'éloigner des soins médicaux, de consacrer toute son énergie à la survie sans un instant de liberté et de mourir jeune après quelques années de maladie et de privation, les endroits ne manquent pas sur la planète.
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Rien n'y fait, le mythe du bon sauvage a toujours un succès fou :D
(...)
je pense que si il a un succès fou c'est évidemment parce qu'il est fantasmé, idéalisé, mais aussi parce qu'il est le reflet du souhait d'une vie plus simple, dégagée des contraintes de notre monde moderne.
je pense que c'est ce que véhicule, aussi les activités orientées survie. hormi pour les professionnels pour qui les connaissances acquises sont réellement une question de vie ou de mort, bon nombre de pratiquants trouvent dans cette "discipline" (j'ai mis des guillemets hein ! ;#), le moyen de s'extraire d'un monde moderne stressant.
Prendre son sac à dos pour aller fabriquer son bivouac au milieu de la grande verte et mettre en application les techniques apprises en stage ou sur le forum, c'est aussi redécouvrir sa relation à la nature, à sa nature en se dépouillant d'un environnement parasite.
je pense que la démarche MUL en est également un bon exemple, un retour à l'essentiel, pour profiter sans souffrance, de l'environnement naturel et reprendre contact avec lui.
On redevient pour un temps le bon sauvage qu'on aurait jamais du cesser d'être :
"1) on ne peut plus voir la nature comme étant un lieu hostile...
2) on ne peut plus avoir peur du noir, des bêtes ou des insectes...
3) on ne peut plus regarder un bullldozer défricher un hectare sans que ça ne nous fasse mal au bide...
4) on ne peut plus tuer pour rien, ni gaspiller grand chose...
5) on ne peut plus facilement consommer des trucs inutiles, en sachant qu'on nique la nature, et s'en foutre...
6) on ne peut plus non plus gober n'importe quelle connerie sur la nécessité absolue de tel OGM ou de tel industrie...
7) on aime, par ailleurs, l'entreprise humaine un peu moins... et la nature un peu plus..."
David - déut du fil
... et ça peut peut être finir par influencer le parasite industriel qu'on est devenu ;#
Salut
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Ben justement, je crois qu'on ne peut pas opposer développement humain et préservation de la nature. Si 60 millions de français se mettaient en tête de pratiquer la chasse, la pêche, la cueillette et l'agriculture à la façon néolithique sur un territoire pas plus grand que la France, ce serai un désastre écologique en plus du désastre humain. Et pour vivre correctement à 8 ou 10 milliards sur la planète en préservant l'environnement et en jouissant encore un peu de la nature de temps en temps, il va falloir se creuser un peu la tête et pas trop se laisser aller au rêves sur un mythique age d'or.
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c'est ce qui fait la différence entre ceux qui disent qu'on peut être 12 milliard de moutons et ceux qui considèrent qu'on est déjà en sur population pour vivre convenablement.
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Sans tomber dans le néolithique, je me demande ce que ca donnerai si la société s'organisait en petits villages plus ou moins autarciques avec un peu de confort, sans excés (ca doit pas brancher beaucoup de nantis ca ;# ).
Bref, ni l'extrême de l'homme "sauvage", ni l'extrême de la société post-moderne mais l'entre deux du moyen age-modernisé ...
Est ce que ca permettrai de loger et nourrir 6milliards d'humain ? Aucune idée mais la nature ne s'en porterai surement pas plus mal... Et la santé mentale de l'individu ?
Reste que je crois qu'il ne faut pas oublier d'où on vient: la société et son organisation est largement influencée par l'individu; si il y a autant de marque/modèles de voiture, c'est qu'il y a de la demande de la part de la populasse.
Je suis pas sure que si on propose à un inden d'amazonie de vivre dans avec le confort de la ville, il le refuse.
Juste qu'entre l'amazonie et paris, il y a eu du temps; les gens d'y a 100ans voulaient le confort de la lumière dans les rues, ceux d'il y a 50ans celui de la machine à laver, ceux d'il y a 10ans du téléphone portable, ceux d'il y a 500/1000 le confort du moulin à farine, etc.
A mon sens, si aujourd'hui, la majorité de la société a un rythme de vie incompatible avec la vie sauvage, c'est bien parcequ' "on" a jamais refusé et qu' "on" a même demandé à se sortir de tout l'inconfort qui va avec la vie sauvage. Ironie, ironie du sort ? :-\
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Sans tomber dans le néolithique, je me demande ce que ca donnerai si la société s'organisait en petits villages plus ou moins autarciques avec un peu de confort, sans excés (ca doit pas brancher beaucoup de nantis ca ;# ).
Bref, ni l'extrême de l'homme "sauvage", ni l'extrême de la société post-moderne mais l'entre deux du moyen age-modernisé ...
Est ce que ca permettrai de loger et nourrir 6milliards d'humain ? Aucune idée mais la nature ne s'en porterai surement pas plus mal... Et la santé mentale de l'individu ?
C'est un peu HS, mais pour situer le problème j'ai combiné les chiffres donnés par l'Insee pour l'occupation du territoire (http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF01337) et les indications tirées du livre "Revivre à la campagne" de John Seymour :
- En additionnant les "sols bâtis", les "sols cultivés", les "surfaces toujours en herbe" et la moitié des "autres sols artificialisés", j'obtiens 300 000 km² (30 millions d'ha) qui me paraissent exploitables.
- D'après "Revivre à la campagne" le domaine permettant à une "grande famille" (5 personnes ?) d'être autonome au niveau alimentaire serai de 2,5 ha.
Au final donc la France métro serai capable de nourrir 30 / 2,5 * 5 = 60 millions d'habitants vivant en autarcie alimentaire.
Ce n'est qu'un calcul à la louche, mais çà tombe bien quand même :)
Mais cela ne laisse aucune marge et rien pour ceux qui s'occupent de transport, de commerce, de santé, d'éducation, de culture, de petite industrie ou d'artisanat, de sécurité (police et armée), de justice, etc …
Et en cas de mauvaise récolte dans une région ou une autre :(
Je serai responsable d'un tel projet, je dirai que cela n'est pas réalisable en l'état. Je serai consultant ou expert, je dirai qu'il faut étudier çà de plus près. ;D
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Ca fait rêver ! ::)
Je me pose tout de même une question. On est tous en train d'imaginer une vie sans le confort de notre société moderne, pourquoi ?
Au final, je crois que l'on commence ressentir ce besoin, je crois que l'on commence a comprendre que notre science et tout ce qu'elle a permis de produire (c'est à dire parfaitement tout ce qui nous entour), ne créer que des objets dépourvus d'une chose que l'être humain a besoin de ressentir tout autour de lui : l'âme.
Appelez ça comme vous le voulez, représentez le comme vous le voulez, je parle ici de la quintessence même de l'esprit d'une chose vivante et je n'arrive pas à trouver d'autres mots dans notre langue pour le décrire.
Notre science nous décrit le monde comme inanimé, car elle est obligé de le figer pour pouvoir l'observer. Au final, elle nous donne une vision biaisé de ce dernier. Elle le découpe en écosystèmes totalement déconnectés les uns des autres. L'étudie petite partie par petite partie sans les relier au tout. Et a la fin, le monde vivant ne l'est plus, il n'est plus qu'un objet de science et comme tous les objets, ils sont sans vie. Et notre esprit fait ainsi tomber les dernière barrières qui protégeaient le vivant et nous autorise enfin à faire n'importe quoi.
Or, l'être humain, l'esprit humain, appelé ça l'âme suivant vos convictions, a, selon moi, toujours eu besoin d'être spirituellement relié à ce qui l'entour. Depuis les origines des hommes, nos archéologues nous ont prouvé que l'homme croyait était convaincu de l'existence des autres consciences qui l'entouraient. Je crois (et là je fais de la science à deux pésos), que l'évolution a écrit cela dans nos gènes et que c'est un besoin fondamentale, primaire. Or, depuis maintenant 200 ans que la science est devenu celle qui donne des réponses, voir le vivant autour de nous est maintenant une exception. Voir une forme de conscience autre que dans notre tête est impossible. Ne pas comprendre nombres de problèmes et y répondre (ou pas, mais ça c'est encore un autre débat) par une certaine forme de spiritualité (et je ne parle pas des grandes religions, ça c'est autre chose :glare:) est simplement interdit car cela ne correspond pas à ce que les scientifiques nous décrivent.
Et pourtant, nos esprits en on besoin !
La question que je me pose maintenant est simple : peut on combler ce besoin tout en bénéficiant du confort que nos brillants cerveaux ont su nous apporter en si peu de temps ? Car il ne faut pas le nier, aujourd'hui, on vie mieux, regardez vous assis devant vos ordinateur.
Cependant, pourrons nous un jour entendre à la radio qu'une multinationale forestière a été condamnée au démantèlement parce qu'elle n'a pas respecté le bien être de la forêt, des arbres, des animaux, des insectes, des hommes, des générations futur ?
Le progrès technologique va t il forcément de pair avec une négation de toute les consciences qui nous entourent ? Une exploitation et mise a mort des êtres vivants au profit de l'être humain ?
Ne pourrait on pas imaginer un progrès allant de pair avec une empathie, un amour profond pour tout les êtres vivants ?
J'ai pas la réponse, pourtant, j'aimerais le croire pour le bien être de l'humanité... :(
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le jour ou l'on donnera un prix au vivant, les financiers commenceront à s'y intéresser, et le jour ou ce sera hors de prix, ils cesseront peut être de le gaspiller.
en attendant on peut toujours aller s'y immerger et ressentir, pour ne pas perdre de vue, qu'elle n'a justement pas de prix.
le problème c'est qu'on est pas sur les mêmes échelles de valeurs, on ne parle pas le même langage :bang:. les uns parlent rentabilité financière, les autres sentiments,bien être et préservation. les uns voient à court terme (une vie d'actionnaire) les autres sur plusieurs générations :bienmal:...
A nous de trouver le lien entre ces deux univers pour espérer sauver quelquechose à terme :yeah:
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C'est énorme, je me croirait de retour en cours de philo, mais c'est tellement vrai.
J'ai pas lu les 5 pages, juste l'article originel de david, ça pourrait être utile pour comprendre de quoi je parle.
J'ai jamais ressenti réellement ce que tu explique, mais ça donne vraiment envie, et je croit que j'ai trouvé de l'occupation pour minimum 3 semaines de grandes vacances, mais j'imagine que le retour doit être très dur.
J'habite en campagne, et rien que le fait de passer 2 semaines des vacances sans en sortir, a mon retour en ville je trouve que l'air pue et est limite suffocant, alors après 3 semaines, ça doit dur...
En tout cas ça donne énormément envie...
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J’avais pas vu ce post. C’est cool de discutailler là-dessus par ce que quand on en parle à la plus part des gens, ils croient qu’ont lis trop de bouquins et qu’on a trop vu « le dernier trappeur » ! Mieux, on vis tout ça !
Je partage ce sentiment de bien être. Moi je n’arrive plus à faire un footing sur un itinéraire préétabli par exemple. Je peux courir longtemps en m’arrêtant tous les 100 mètres pour sentir, écouter le silence et repartir a angle droit. Et dès qu’un bruit m’annonce qu’il y a qq chose à voir ou contempler je peux rester sans bouger 30 min pour que l’animal accepte ma présence et de me montrer comment lui aussi il profite. Un gars qui m’a vu de loin un jour, m’a dit quand je l’ai rejoint qu’il me croyait perdu ;D. L’un de vous parle de rester une heure devant le feu sans penser ! J’adore aussi ;) Attendre 2 ou 3 heures que le civet se prépare…
L’hiver se termine :( C’est quand même grandiose et calme les bivouacs en forêt montagneuse et enneigée, et ça se termine…
En ville ou je ne me sens pas vraiment en symbiose avec l’ambiance capitaliste pire ennemie de la vraie nature humaine, il me reste une faculté que la nature m’enseigne : la nonchalance !
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- D'après "Revivre à la campagne" le domaine permettant à une "grande famille" (5 personnes ?) d'être autonome au niveau alimentaire serai de 2,5 ha.
Je trouve ce chiffre de 2,5 ha pour 5 personnes énorme :'(
Avec cette surface tu n'as pas qu'un potager, tu as aussi du betail non ?
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Je pense que dans ces 2.5 ha, l'auteur a pensé à une très large diversification des productions, à la fois alimentaires, mais aussi pour couvrir d'autres formes de besoins; du chanvre pour produire du tissus, un petit atelier pour les diverses réparations, une serre, un séchoir... tout cela prend de la place si l'on veut être parfaitement autonome !
Comme vous (toi ?, je n'ose pas tutoyer, mais visiblement, sur le forum, cela ne dérange pas) Tengu, je pense que l'élevage de bêtes a été pris en compte: poules, chèvres ou vaches pour le lait, peut-être même un cheval de trait pour aider au champ...
Les arbres fruitiers prennent eux aussi beaucoup de place (même s'il s'agit là plus du luxe que de la "survie" proprement dite).
Mon grand père possède un terrain de 2800m2, avec une soixantaine d'arbres fruitiers (en majorité des pommiers), un beau jardin qu'il réduit d'années en années (mais si à 84 ans, je tiens la même forme que lui, alors je serai le plus heureux des hommes!), diverses plantations très diversifiées etc etc...
On est très loin de l'autosuffisance alimentaire sur un an, même pour 3 personnes.
Bon, il faut savoir relativiser: 2800m2, c'est quand même loin des 2,5 ha annoncés...
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Dans mes cours j'ai entendu que dans le monde, aujourd'hui, on a 0.25 hectares de surface agricole par personne...
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Je trouve ce chiffre de 2,5 ha pour 5 personnes énorme :'(
Avec cette surface tu n'as pas qu'un potager, tu as aussi du betail non ?
Des céréales ;)
On se rend plus compte... mais pour faire pousser du blé et avoir du pain, juste ça, il faut énormément de surface.
Si on veut de la viande en plus... à mon avis il faut ajouter 2 hectares au moins. Au pifomètre...
David
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Salut,
Il faut préciser un peu les choses :
Source : Wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9
Au niveau mondial, l'amélioration des techniques culturales et la sélection génétique (création de la variété Norin 10 par exemple) ont conduit à un accroissement considérable des rendements, passant de moins de 10 q/ha en 1900 - soit 1 tonne par hectare - à 29 q/ha en 2010. On pense désormais que la progression des rendements peut se poursuivre assez longtemps encore.
Les pays de l'Amérique du Sud demeurent stables avec 20 q/ha, et l'Afrique et le Proche-Orient avec 10 q, l'Égypte et l'Arabie saoudite ont atteint, en culture irriguée, 35 à 40 q.
En Europe, des rendements très élevés sont obtenus en culture intensive. Le rendement moyen y est passé de 30 à 60 quintaux par hectare durant les 30 dernières années, soit une progression moyenne de 1 quintal/ha/an. En France, les gains sont remarquables : aujourd'hui, la production s'élève à 80, voire 100 quintaux/hectare chez les agriculteurs les plus performants. L'augmentation des rendements et des surfaces cultivées ont ainsi conduit à un fort accroissement de la production, qui atteignait 275 millions de tonnes en 1965 et 600 en 1998.
Les rendements actuels de blés en France (100 quintaux) sont au moins 4 fois plus important que ce qu'ils étaient en 1900. Au moyen âge on considère que pour un grain de blé semé on en récoltait, les bonnes années 3. Un pour les semailles, un pour manger, un pour vendre (les bonnes années).
Vous venez de comprendre pourquoi la population française a stagné de la fin de l'Empire Romain à Louis XIV : les mauvaises années le "surplus" de population disparaissait. En temps normal les carences sévissaient et par conséquent l'état sanitaire de la population (handicaps physiques ou psychiques) étaient nombreux (genre 1/3 de la population).
On considère qu'un acre est le minimum pour survivre dans une économie "à l'ancienne", la mesure de cet arpent dépendant de la qualité des terres. On retrouve environ le chiffre ci-dessus de 2,5 hectares :
Définition acre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_%28unit%C3%A9%29 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Acre_%28unit%C3%A9%29)
N'oubliez pas qu'en l'absence d'engrais importés, on doit pratiquer l'assolement sous peine d'épuiser rapidement le sol.
Si on France on est passé de 80% d'agriculteurs à environ 10% en un siècle et qu'entre temps nous ne sommes pas mort de faim c'est tout simplement parce que l'a productivité agricole à fortement augmentée entre temps. Si ce n'était pas le cas on serait tous en train de suer dans les champs depuis le lever du jour jusqu'à son couché plutôt qu'à lire un forum. comme on dit :" les faits sont têtus".
...C'est ça (aussi) le "good old time". ;)
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Des céréales ;)
On se rend plus compte... mais pour faire pousser du blé et avoir du pain, juste ça, il faut énormément de surface.
Si on veut de la viande en plus... à mon avis il faut ajouter 2 hectares au moins. Au pifomètre...
David
Je vais visiter 0,5 Ha de terre agricole cet aprem, ça va être juste pour assurer l'autarcie :'(
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Je n'ai plus le bouquin de John Seymour sous les yeux. De mémoire, il compte 0.5 ha pour les installations plus ou moins permanentes : bâtiments, verger, jardin, ruches. Sur les 2 ha restant, il fait une rotation : un tiers de la surface en praire, le reste en culture : céréales, patates, légumes, légumineuse, choux, etc. La prairie nourrie veaux, vaches, cochons, couvées, plus un cheval pour les labours et tirer la charrette. Ces animaux fournissent lait et œufs, plus un petit peu de viande (style un cochon et un veau par an, une poule par semaine) et ils aèrent et fument la prairie.
Je crois que dans ces 2.5 ha, il ne compte pas le petit morceau de forêt pour le bois de chauffage et le bois d'œuvre.
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Je crois que non seulement il a vu, mais il a pratiqué pendant des années, et créé des exploitations qui font référence dans le monde anglo-saxon.
Si l y a des imprécisions dans mon post, elle sont dues à ma totale incompétence dans le domaine et à ma mauvaise mémoire, et ne sont pas à attribuer à Seymour. :)
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bjr. http://autarcie.forumactif.com/t14-john-seymour#29 HN
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Le cheval en agriculture est la Ferrari moderne... Si des vaches sont présente sur un domaine elles font très bien sinon mieux le travail du cheval. A ce propos nul besoins de race moderne, une race rustique est bien plus économe et rustique qu'une holstein...
Une vache aussi consomme beaucoup, pour une culture potagère vivrière, un homme suffit (ou une femme d'ailleurs) voire un âne si on a un hectare a dispo. Quelques poules qui se nourrissent de restes et sur le tas de fumier...
Pour la iandes moi je partirais plutôt sur l'élevage de lapins...
Voila pour moi en gros cheval et vaches le luxe. Âne, confort et poules pour être heureux...
Mais je parle en amateur de viande! On vit très bien avec un potager...
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Pour aller dans le sens de François, je suis en train de lire ce livre. L'auteur semble être compétent en la matière, pas de techniques utopistes ou autres.
C'est un livre que je conseille à tous car même s'il est vrai que de nos jours il semble utopique de vouloir vivre en autarcie dans les pays développés, on apprend pas mal de choses qui peuvent nous servir dans la vie de tous les jours, que ce soit à la maison ou dans la pacha mama. :up:
Marvic