Vie Sauvage et Survie

Catégorie Générale => Dans la jungle ordinaire => Discussion démarrée par: Mary le 17 mai 2025 à 01:32:07

Titre: La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Mary le 17 mai 2025 à 01:32:07
Je viens de passer deux heures à lire des trucs stressants, en diagonale, sur le forum. Je ne savais même pas qu’on pouvait accéder à toutes les rubriques sans être connecté. Je suis épuisée  :( 

Bref, s’il vous plaît, je veux juste savoir où poster cette vidéo recommandable, merci d’avance :

https://youtu.be/s1-8V7FA-Fw?si=oio5QHkVs8g0T2bk


Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Shirokuma le 17 mai 2025 à 13:31:10
Je viens de passer deux heures à lire des trucs stressants, en diagonale, sur le forum.
Salut,
il n'y a pas que des sujets anxiogènes.

Parfois, on s'amuse aussi à essayer de faire du feu, la nuit, sous la pluie.
https://forum.davidmanise.com/index.php/topic,41011.msg566837.html#msg566837 (https://forum.davidmanise.com/index.php/topic,41011.msg566837.html#msg566837)
 ;)
Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Mary le 18 mai 2025 à 01:10:06
Koukou Shirokuma,

C’est mon approche qui n’est pas saine :

a) je vois un paquet de postes très anciens, datant de 2006, 2007, 2008, 2012, 2015, 2020…

b) je constate, d’un point de vue diachronique, la « culture » du forum, créée par les membres eux-mêmes et supervisée par un socle d’anciens et leurs affidés.

c) un socle solide et fidèle qui, néanmoins, se renouvelle et s’essouffle, au gré des départs et des arrivées.

d) et moi j’ai la lubie de vouloir tout intégrer et ingurgiter, d’une traite, comme si c’était possible et souhaitable.

—> C’est une déviance en lien avec un désir d’exhaustivité : quand je porte mon attention sur quelque chose, j’ai tendance à surenchérir dans les efforts et m’y laisser engouffrer.

Et comme je sautais d’un thread à un autre, quel ennui, ça n’avait ni queue ni tête…

Le pire, c’est que le contenu des conversations ne m’intéressaient absolument pas.

C’est le système, en soi, qui a fait l’objet de mon analyse.

Ajoutons à cette quantité gargantuesque de messages de qualités très variables, les humeurs de la foule, la somme des subjectivités et l’omniprésence plus ou moins latente des règlements de compte (dont on ne comprend rien, puisqu’on ne connaît ni l’historique, ni leur genèse et encore moins leurs protagonistes).

Enfin bref, sur le moment, j’ai laissé tout ceci me submerger.

Je suis incapable de « lire » un forum. Comment, diantre, peut-on lire un forum.

Nota bene : c’était agréable de lire ton court texte, dans la mesure où il s’inscrit dans ce partage au temps présent et que je situe ton pseudonyme - ton individualité.
Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Shirokuma le 18 mai 2025 à 13:14:13
Enfin bref, sur le moment, j’ai laissé tout ceci me submerger.

Je suis incapable de « lire » un forum. Comment, diantre, peut-on lire un forum.
Salut,
Effectivement, “lire” un forum, ça ne peut pas être bon pour les neurones.  :'(

Ma “méthode”, si j'ose dire, c'est par thème. Quand je me pose une question précise, mon centre d'intérêt étant plutôt la rando minimaliste et le bivouac improvisé, je fais une recherche par mot-clés.
Ce qui est magnifique, c'est que TOUTES les questions que je me pose ont déjà été traitées, parfois plusieurs fois. Alors je lis les différents fils en question.
Et si nécessaire, j'y pose ma petite question, si les infos ne sont plus très actuelles.

Pour ça, ce forum est une mine d'or, et les intervenants sont en général très pointus.  :doubleup:
Titre: Re : Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Patapon le 18 mai 2025 à 14:47:58
Yo,

Ma “méthode”, si j'ose dire, c'est par thème. Quand je me pose une question précise, mon centre d'intérêt étant plutôt la rando minimaliste et le bivouac improvisé, je fais une recherche par mot-clés.

C'est, amha, exactement ce qu'il faut faire, et passer outre les polémiques qui ont pu avoir lieu, ça et là, sur le forum.

Ce qui rend les choses un peu plus complexes, c'est qu'en moyenne les débuts d'échanges sont intéressants, il peu ensuite éclater une polémique (intéressante ou non par rapport au sujet initial; mais le contradictoire est aussi intéressant selon comment il est fait, et le sujet).

Après, des gens on peu essayer de reprendre le sujet initial, et on se retrouve ainsi avec des infos, entrecoupées de polémiques....

Maintenant, il ne faut pas forcément chercher la source des polémiques si vous voulez mon avis: on est des humains, et on s'entend ou non avec d'autres humains...life is life ;)

Tcho
Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Mary le 19 mai 2025 à 18:47:18
La vidéo.

Celui qui aura grandi dans un milieu toxique et qui sera concerné formellement par la problématique de la survie psychique, sera-t-il plus apte ou moins habile, à se sauver d’une situation in extremis, dans un contexte très inhabituel (catastrophe naturelle, rupture du service public, agression violente) ?

Je me demande si le fait d’être un survivant de la crasse mentale/morale/affective génère nécessairement plus de résilience et une flamme de combativité plus puissante ou bien tout l’inverse :

l’affaiblissement du système nerveux, les failles narcissiques et le sentiment d’illégitimité causeraient une perte dans la soif de vie et de facto l’amoncellement de l’instinct de survie…

Par ailleurs, que veut dire la métaphore employée par la dame : « transformer son merdier en fertilisant universel » ?

Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: DavidManise le 19 mai 2025 à 19:39:37
Elle veut dire par là que les humains sont des systèmes antifragiles, et qu'après une phase de guérison et de surcompensation, ils peuvent utiliser toute l'adversité qu'ils ont subie pour en sortir plus forts, mieux adaptés, plus sages, et plus en mesure de s'auto-déterminer.

C'est ce qui m'est arrivé.  Le forum est né de ça.  Mes formations subséquentes (stage 5%, stage antifragile, stage leadership, etc.) sont les aboutissements de mes analyses post-trauma, post-expériences déstructurantes et de guérisons ultra-structurantes.

Bref, le terme "antifragile" posé par Nassim Nicholas Taleb s'applique bien aux humains, aux structures, aux forums, à tout ce qui vit et qui se donne le temps et les moyens de digérer les nutriments de l'adversité (encore une métaphore, désolé). 

N'hésite pas à me demander de traduire en mots plus factuels si je suis encore trop dans l'analogie et la métaphore.

David
Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Mary le 27 mai 2025 à 12:11:05
Coucou David,

Merci pour ce retour.

Dans l’entretien, tu évoques brièvement le cas des profils neuroatypiques et des HPI.

D’après ton expérience et les observations, dans quelles mesures l’intelligence peut constituer un véritable frein - sinon le facteur mortifère - dans une situation d’extrême difficulté ?

En général, on considère le fait d’être intelligent comme une chance. Or, nous savons aussi que le fait d’être excessivement intelligent peut entraîner des handicaps stricto sensu.

De ce point de vue, quand les capacités cognitives et sensorielles représentent une véritable fragilité (voire le talon d’achille), penses-tu que les défaillances concomitantes entraînent le risque d’un taux d’échecs et de morts plus élevé ?

À ce titre, les THQI et associés meurent-ils plus facilement ou moins facilement ?
Titre: Re : La survie psychologique / milieu toxique
Posté par: Khee Nok le 29 mai 2025 à 13:00:57
Bonjour,

Je proposerais une grille de lecture :

Une des caractéristiques essentielles de l’intelligence est « la capacité de résoudre des problèmes nouveaux » (c’est même une de ses définitions).

Devoir résoudre des problèmes nouveaux est aussi une caractéristique typique des situation de survie. Un cadre sup’ occidental dans la jungle amazonienne sera en situation de survie, un autochtone non puisqu’il y vit au quotidien. Les deux, propulsés SDFs à Johannesburg, seront en situation de survie. Etc.

Donc si une caractéristique intellectuelle n’améliore généralement pas les perspectives de survie, ce n’est pas de l’intelligence.

Dans la vie "normale" (où il est plus facile de faire des études statistiques) cela se vérifie: les personnes intelligentes vivent plus longtemps : https://www.scientificamerican.com/article/research-confirms-a-link-between-intelligence-and-life-expectancy/

Et par ailleurs elles gagnent mieux leur vie : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0160289607000219

Plus important: elles sont plus heureuses : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22998852/