Vie Sauvage et Survie

Techniques et savoirs de survie => Survie en contexte dégradé / vie en autarcie => Discussion démarrée par: Aleksi le 24 mai 2021 à 14:51:31

Titre: Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 24 mai 2021 à 14:51:31
Salut la compagnie,
On entend parler de gens qui vivent et voyagent sur des voiliers. On ne sait pas trop ce qu'ils font. En plus, ça a l'air plutôt cher et compliqué. Un milieu un peu élitiste peut-être ? Pas que.

En fait, une fois qu'on prend le pli d'un rythme de vie complètement nouveau, on déconnecte carrément, et dans le bon sens du terme... La transition peut-être rude. Il faut l'encaisser, forcer un peu, persévérer pour goûter au vrai truc. On évolue dans une zone grise, avec une liberté de déplacement unique. Surtout et c'est la raison de ce post dans cette rubrique du forum, on est autonome. Pas seulement par choix, mais aussi par nécessité. Libre à chacun de chercher son degré d'autonomie qui, avec l'expérience, peut être très élevé.
Pour ma compagne et moi, c'est la jonction parfaite, le chaînon manquant, entre nomadisme hardcore pur sac au dos, et sédentarisation confortable sur un bout de terrain.
Nb : Pour ceux qui seraient tenté de faire un rapprochement, non ça n'a rien à voir avec la vie en camion / van aménagé. Un petit espace de vie mobile, organisé et optimisé étant la seule comparaison possible.
Oubliez tout de suite les photos d'aménagements parfait des réseaux sociaux à la con : on s'en tappe. Le canot que vous pourrez vous acheter sans sacrifier la moitié de votre vie à économiser sera vieux, petit, et vous ferez avec. Les améliorations viendront avec l'expérience, surtout pas en regardant ce que d'autres font sur leur pages mythos. Une fois lancé, il est très facile d'évoluer.

Le plus important étant de ne pas rester bloqué en phase de préparation et ne jamais mettre les voiles.

Un exemple à la con : personne ne partirai sans pilote automatique (ou autre, je ne rentre pas dans les détails techniques). Nous, si. Il a juste fallu apprendre à naviguer sans et équilibrer notre bateau, comme l'ont fait Joshua Slocum et tant d'autres, avant que l'on puisse traverser des océans en appuyant sur des boutons. Attention hein, un bon pilote, c'est bien et pratique. Mais on peut naviguer sans. C'est juste un exemple, mais un voilier c'est des priorités (et des compromis…), avec intégrité structurelle et mécanique en tête de liste, électros gizmos & co en bas de liste.

 Et si on ne se sent pas de traverser des océans, je voudrais insister sur un point qui me paraît fondamental, important, et complètement négligé : on peut naviguer au long cours (des années !) sans avoir besoin de traverser des méga océans. Prenez une carte et voyez jusqu'où vous pouvez aller en suivant les côtes. Tout le monde peut y trouver son compte. Et ne pas se laisser impressionner par le reste du troupeaux. Vivre sur un voilier de cette manière est le choix d'un mode de vie. Pas seulement un vulgaire voyage (tour du monde  :branleur:) où l'on compare les destinations.
La navigation côtière est bien plus formatrice au niveau manœuvres que de longues traversées avec le reste des caravanes en suivant les vents bien établis. Ne vous sentez pas moins marins parce que vous n'avez pas traversé d'océan. Je sais, je fais les deux. Il y'a des abrutis qui ne comprennent rien à la mer (parce qu'ils ne s'y intéressent pas) et qui ont bouclé des tours du monde. Il y'a des paquets de mec dont j'aimerai arriver à la cheville qui n'ont jamais quitté la Manche.
La clé, donc : partir ASAP. Adapter son programme de navigation en fonction de la préparation du canot (qui je le répète s'améliorera au fil du temps) et de l'équipage. Mais Partir, naviguer à tout prix.

Naviguer à petit budget est la plus expérience pour moi depuis longtemps, qui m'a bien sorti les doigts de cul, hors de ma zone de confort. Vous voulez parler d'une vie en relation avec la nature ? Dans ce cas, on dépend à 100% d'elle. La relation est spéciale. Bien sûr, on vie au mouillage (le port c'est cher) et quand ça barde et que la majorité de la flotte va se réfugier au port, on passe la nuit en mer (plus safe) ou de l'autre côté de l'île ou les skippers pros vous ont dit qu'il n'y a pas d'abris car ce n'est pas indiqué sur leurs applis de navigation. Les pêcheurs locaux savent mieux que les applis où se planquer dans la piaule. Quand on veut apprendre vite et bien, ne pas avoir le choix est toujours un catalyseur. Passer des nuits de merdes et d'angoisses fait partie du package (notre réveillon de Noël, par ex). Sans cela, cette connexion à la mer, au courant et au vent est perdue.

Autre point important pour moi, c'est que l'autonomie n'est pas bullshit, elle est vraie. Avec un harpon par exemple, tu bouffes. T'es pas entrain de poser tes collets à Rambouillet à te raconter des histoires de trappeurs dans ton slip en cuir. Tu ramènes vraiment de quoi bouffer, conserves le reste en faisant sécher et / ou fumer, récolte les plantes comestibles habituelles, et ça se passe pour de vrai. Le canot chargé d'eau et de conserves (certaines faites maison, d'autres achetées), un système simple (vous avez dit tarp / poncho ?) pour récupérer l'eau de pluie (en nav' la grand voile, entonnoir et bidons suffisent pour commencer). Panneaux solaires pour l'elec et pouvoir geeker sur ce forum (mon seul réseau social, mon petit pêché mignon  :)). Faire pousser des herbes aromatiques, des petites tomates ou de l'aloe vera (pour les coups de soleil) n'est pas trop compliqué au mouillage. Mais en nav' sur un petit canot, ça devient très, très difficile. Faire germer des graines pour les ajouter aux salades est évidemment la solution la plus simple à mettre en œuvre. (Une possibilité sur laquelle je ne vais pas m'étendre est de mettre en culture des petits bouts de terre dans des coins reculés où l'on a jeté l'ancre, loin de tout…).

Et une fois qu'on en a assez et qu'on veut changer d'air, on hisse les voiles, change de biotope, et recommence en s'adaptant à toutes les nouveautés. On se fait de nouveaux copains, on se file des coups de main, on programme des aventures, et ainsi de suite.

Juste un petit texte d'intro, pour prendre la température.
Faites péter les questions, aussi techniques que vous le souhaitez (mais Aleksi, c'est quoi un bon canot ? Arrrrrgh!!!! Je ne sais pas moi aussi je cherche ! Et lui aussi ! Et Rantanplan cherche son sac à dos ! Qui trouvera en premier !!!  ;#). J'y répondrai autant que possible, à la lumière de ma petite expérience, qui est mienne, unique, et pas vraie / applicable pour tout le monde. Mais je le fais pour de vrai, et j'aime partager. Rejoignez-nous, c'est trop fastoche. C'est ouvert à tous le monde.  :doubleup:
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: guillaume le 25 mai 2021 à 15:16:05
Merci :).

Avais-tu appris à naviguer avant d’acheter ton rafiot ? Comment t'es tu préparé avant ton premier départ en mer ?

Comment gères-tu l'hygiène sur le long terme ?

À quelle autonomie peux-tu prétendre en partant avec les provisions à toc + le complément au fur et à mesure ?

Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Draven le 25 mai 2021 à 15:36:09
Super intro, c'est un truc que je rêverais de découvrir  ;D Faudrait déjà que je sache si j'ai le mal de mer ou pas ^^


Comment gérer les grosses avaries quand tu choisis ce genre de vie ? Un fourgon en carafe tu peux le garer dans un coin et bosser a droite et a gauche pour payer les réparations, mais un petit voilier ça doit monter au niveau tarifs si tu doit le mettre a sec, etc...
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Draven le 25 mai 2021 à 15:39:23
Et aussi, quelques photos de ton canot ? Pour se rendre compte et illustrer certaines solutions retenues ?
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 mai 2021 à 17:41:05
Salut les gars  :)

@Guillaume : j'avais "appris à naviguer" en bateau stop pour passer d'un continent à l'autre. Certaines mésaventures sont relatées ici  ;#. C'etait très formateur car j'ai navigué avec des bons, des excellents, et beaucoup de très mauvais. Ceci étant dit une fois décidé (je sais depuis toujours que le voilier était la suite logique, j'attendais juste d'être prêt à franchir le cap), 90% de mes lectures de ces deux dernières années parlent de technique de voile (manoeuvre, pilotage, navigation, ...), d'architecture nautique, de situation de gros temps , etc. Ça veut pas dire que cela est nécessaire, mais j'ai pu commencer à me former tout les soirs au bivouac quand j'étais encore sac au dos.
Alors mon premier départ en mer... Je suis arrivé avec mon petit sac à dos aux U.K juste pour visiter un canot qui me plaisait bien. Paf je l'ai acheté. Lockdown est tombé des deux côtés de la Manche et je ne pouvais pas payer la place de port à Brighton. J'ai filé à l'Anglaise de chez les Anglais dans du mauvais temps (la Manche l'hiver quoi), 24h à me cailler les burnes à la barre sans même pouvoir chauffer un kawa pour rejoindre Cherbourg et me faire cueillir par les gendarmes. Le reste est une drôle d'histoire, et les navigations dans ce coin compliqué ce sont bien passé, grâce à mes lectures et travaux théoriques auparavant. J'étais le seul tocard en nav' avec dérogation spéciale et tout pendant le premier confinement (région Cotentin).  Une partie de mon confinement s'est déroulé seul au monde à Chausey, au rythme hypnotique des marées géantes du coin.
Bref, comme tant d'autres, j'apprends sur le tas. Mais je le fais sérieusement  ;D

L'hygiène sur le long terme est simple. Je plonge, je me savonne (savon naturel à base de coco qui mousse dans l'eau de mer) et je replonge  :). Si je veux me sentir frais, je me rince rapidos à l'eau douce avec un pulvé de jardin par exemple. C'est le plus économique que j'ai trouvé. L'eau douce est LA denrée. Sinon douche solaire'n co comme en camping pas de problème, mais uniquement si on a accès facile à l'eau douce.
L'hygiène du canot est importante aussi. Nettoyer les chiottes, les fonds de calle, et sortir / secouer les matelas etc dans le vent / soleil. Sortir les outils, les nettoyer (rouille) les graisser, les ranger. Etc. Tenir un carnet, établir une discipline de maintenance, s'y tenir... (Aïe !)

Sur mon petit canot ("pocket cruiser" comme disent les British) de 8m, je pense pouvoir tenir 2 mois en autonomie si on blinde à fond et que je touche à rien de l'environnement. Si je commence à récupérer l'eau de pluie et à "bidonner" dans les rivières beaucoup plus. Je chasse beaucoup et ne suis pas encore revenu bredouille. Mais j'ai encore tout à apprendre. C'est à dire implémenter mes connaissances bushcraft / routard à la vie en bateau.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 mai 2021 à 18:09:42
@Draven : J'ai une excellente nouvelle ! Beaucoup de mes copains sur d'autres bateaux souffrent du mal de mer. Ma copine quand ça piaule aussi. Je fais partis des rares qui peut récurer les fonds de calle dans la brise et bouffer un cassoulet dans la foulée, c'est juste de la chance, l'exception plus que la règle.
Important à savoir quand on vit sur un voilier à plein temps, même chez les hardcores, on passe 80/90% du temps au mouillage, le reste en nav'. Et beaucoup de ces nav' ce font par petit temps pour rejoindre un mouillage à l'autre. Si tu ne fais pas parti des malheureux malades même au mouillage (bon parfois ça peut brasser) et que tu peux serrer les dents et encaisser les nav' dans l'inconfort (c'est pas une activité confortable, il faut tout de suite oublier ça), tu peux être heureux avec une vie en mer, malgré le mal de mer.
Pour les avaries, le meilleur moyen des les éviter c'est de les anticiper. De quoi boucher tous les passes-coques (les entrées/sorties d'eau) prêt à l'emploi. Le plus important c'est une coque qui reste à flot. Des kits de réparation perso. Du rechange à bord qu'on sait utiliser. Typiquement avoir au moins un hauban de rechange au moins de la longueur du plus long qui soit utilisé à bord. On peut parfaitement changé un hauban de mât en pleine mer, je l'ai déjà fait. Connaître parfaitement son gréement, le vérifier et savoir le réparer. Maintenir son moteur. Etc, etc.
Un voilier ne coûte pas trop cher à mettre au sec. Mais en a t-on besoin si souvent ? Ce qu'on ne peut mettre en argent on le compense en temps et huile de coude. Exemple : je ne mets pas d'antifouling sur ma carène. Clairement pour des raisons écologiques en têtes de liste. Mais aussi pour me libérer de la contrainte de devoir sortir le bateau tous les ans pour refaire la peinture. Résultat : je plonge toutes les deux semaines et brosse ma carène en apnée. Ça maintiens la caisse physique, et un canot ship shape, Bristol fashion  :)
Il reste toujours la possibilité d'échouer entre deux marées là où c'est possible (si on a le bateau pour, et le savoir faire)
Pour les tophs, je vais regarder ça alors ! J'suis intimidé  :-[
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Kilbith le 25 mai 2021 à 19:01:47
Super!


Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Olivier le 25 mai 2021 à 19:27:45
Moi j'attends la suite avec impatience !  :doubleup:
Pourrais-tu nous donner une idée du budget initial ? Et du coût à l'année pour l'entretien ?
Et peut-être des idées de lecture ?
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: VieuxMora le 25 mai 2021 à 19:35:58
Merci Aleksi
Passionnant !
Me donne envie de prendre le temps d'écrire quelques lignes souvenirs de Nav et galères cotières en hiver du coté de Chausey !

   ;#
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: gmaz87 le 25 mai 2021 à 20:40:19
Bonsoir,
Je suis un irréductible terrien  :D, casanier qui plus est donc ce ne sera pas pour moi mais j'ai plaisir à te lire et à suivre ce fil. :doubleup:
Encore merci
a+
Gérard
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: guillaume le 25 mai 2021 à 21:13:47
Le sel ne te brûle pas la peau à long terme ? Où tu alternes avec l'eau douce suffisamment fréquemment (quelle fréquence ?).
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 mai 2021 à 22:02:07
Bonsoir  :)
@Olivier : Je vais avoir du mal à répondre à tes questions sur le budget, car il faudrait que je vois ce que je dépense mettons sur une année, en fasse une moyenne et alloue ensuite à chaque catégorie de ma vie sur le bateau un chiffre. Je suis complètement incapable de faire ça  ;D. Parler budget de manière générale. Mais je profite de ta question pour lancer un message important : pas si cher, si on reste pas trop grand.
Un bouquin américain aidait à budgétiser certaines améliorations à faire sur un voilier hauturier en bière pour unité de mesure. En bon nomade la meilleur approximation en terme de budget avec mon unité de mesure, je te dirais que en deux trois saisons bien bossées bien payées, tu as les sous pour acheter un canot et mettre les voiles pendant quelques mois le temps de voir venir. Attention, c'est la solution demmerde et rustique Aussi la moins cher. Mais pas plus dangereuse ni inconsciente. Un bon petit canot se trouve à moins de 10000e (dans le cas du miens, largement moins). On pourra faire un prochain post sur les bateaux, si y'a des intéressés  :)
Je finis de paragraphe avec un message important : Si le but est de navigué vite et pas cher, ne tombez pas dans le piège du bateau à 1000 balles à retaper soi-même. Plus tard, avec de la bouteille, why not. Pas le premier. S'assurer d'avoir une coque saine, un gréement pas trop ancien, un bon jeu de voile, un moteur qui tourne et qui peut encore donner des années de services si bien entretenu. Et zou...
Si tu lis l'anglais tu peux jeter un oeil à Lin et Larry Pardey spécialement "The self sufficient sailor". Généraliste, un peu daté, mais l'esprit est clairement là et le message est clair "Go simple, go small, go now".
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 mai 2021 à 22:19:38
Le sel ne te brûle pas la peau à long terme ? Où tu alternes avec l'eau douce suffisamment fréquemment (quelle fréquence ?).
Je crois que m'a peau c'est habituée. Je sais pas si c'est bien ou mal. Je me rince le visage avec le pulvé après chaque baignade au moins.
Pour le moment les douches eau douce c'est pas trop compliqué : plages publiques, copains locaux, copain au port, jet d'eau, etc. Encore une fois si l'accès à l'eau n'est pas un problème (genre un petit coup de kayak), c'est rapide de remplir une vache de 10litres et se doucher dans le cockpit (dans les endroits où le climat le permet).
Pour une grosse lessive quand on veut repartir sur de bonnes bases, les laveries en ville sont toujours moins cher que celles de la marina. Il nous arrive de faire des lessives d'appoint à l'eau de mer, bien rincer à l'eau douce, mais que pour des fringues basiques.
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 26 mai 2021 à 08:14:19
On pourra faire un prochain post sur les bateaux, si y'a des intéressés  :)

 :doubleup:

Et peut-être des idées de lecture ?

https://www.guirecsoudee.com/boutique/livre-recit ;)

(https://images.squarespace-cdn.com/content/v1/59f9ab8ae9bfdf609e443d93/1554821711253-UFP8ASK44MMA1UUG5AJH/ke17ZwdGBToddI8pDm48kAf-OpKpNsh_OjjU8JOdDKBZw-zPPgdn4jUwVcJE1ZvWQUxwkmyExglNqGp0IvTJZUJFbgE-7XRK3dMEBRBhUpzAFzFJoCInLPKyj9AG8yKe7-Q2aFvP177fkO9TY_-rz5WoqqTEZpmj4yDEOdwKV68/Librairie_Guirec_Recit.jpg)

Citation de: Aleksi
Si le but est de navigué vite et pas cher, ne tombez pas dans le piège du bateau à 1000 balles à retaper soi-même. Plus tard, avec de la bouteille, why not. Pas le premier. S'assurer d'avoir une coque saine, un gréement pas trop ancien, un bon jeu de voile, un moteur qui tourne et qui peut encore donner des années de services si bien entretenu

C'est raccord avec l'expérience de https://www.guirecsoudee.com/ ;)
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Dutch le 26 mai 2021 à 09:51:22
Merci du partage. :yeah:
Comment tu gères la promiscuité, surtout par mauvais temps?
Dans un  van, on peut descendre faire un tour, mais là c'est non stop.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 10:59:45
Salut à tous !
@Krapo : oui, Guirec est un sacrés bonhomme !

@Dutch : Pas d'échappatoire, pas de solution miracle... Vaut mieux bien se connaître avant ! On peut aussi se découvrir pendant et avoir une excellente surprise, mais bon... Calme, compréhension, trouver des occupations (très, très important. Point clé. Fondamental. Je devrais pas le mettre entre parenthèses). Trouver des occupations !
Un en cabine, l'autre sur le pont. Etc. Pour nous la promiscuité dans l'inconfort, c'est pas nouveau, et notre canot est vraiment petit (le plus petit au mouillage partout depuis qu'on est parti !  :blink:) pas seulement en longueur (on parle de longueur hors tout) mais aussi en largeur (on parle du maître-bau, partie la plus large), comme c'était en vigueur dans les voiliers nordiques de l'époque (années 60). On parle de couloir flottant, ou de couloir nordique. Et c'est plutôt vrai... L'avantage, quand ça piaule, on balance les matelas au sol et on est parfaitement callé ;D.
A savoir : l'espace intérieur d'un voilier habitable est plus fonction de sa largeur, que de sa longueur ! D'où les design modernes exagérément large : c'est ce que demande le marché, des bateaux moins marins, plus habitable (c'est une grosse généralité avec des exceptions !). Compromis, toujours.

Bref, ne pas se tapper sur les nerfs. Et quand on se tappe sur les nerfs, fermer sa gueule et se donner de l'espace. Surtout en navigation ! Au mouillage, je vais chasser et ça règle toujours les conflits  :love:
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 11:34:17
Et aussi, quelques photos de ton canot ? Pour se rendre compte et illustrer certaines solutions retenues ?
Voilà  :-[. Pas de photo de l'intérieur, c'est chez nous  : ;)
Une photo au mouillage, une autre ou on relève le mouillage à la voile et à la main (sans aide moteur) avant une nav' de 48h.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Kilbith le 26 mai 2021 à 12:05:30
Il est super compact ton enrouleur de grand voile .  ;#
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: gmaz87 le 26 mai 2021 à 15:44:12
Ah oui, c'est vraiment petit, après si on pense que tous les îlots rencontrés sur votre route sont à vous le temps de la découverte, ça fait un sacré terrain de jeu. ;D
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Draven le 26 mai 2021 à 17:18:39
Top ! Merci pour les photos. Moi ca me parait pas si petit que ça, mais j'y connais rien 😁
Et j'imagine qu'avoir de l'espace a l'intérieur est plus important en bretagne ou autour du royaume uni que quand tu navigue dans les caraïbes 😁

Question con, mais j'imagine que les pièces détachées sont relativement standard en nautisme, nan ? Pour se dépanner plus facilement.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 20:09:07
 ;D
Oui c'est un petit bateau, mais parfaitement adapté à la haute mer. Traversée océanique sans problème. La limite n'est pas le bateau (une fois rigoureusement préparé en suivant certaines priorités), mais ce que l'équipage peut encaisser à bord d'une petite embarcation.
Ta question n'est pas bête Draven ! En fait cela doit faire partie du choix du bateau. Des systèmes simples, facilement réparables, trouvable partout, et qui ne vont pas te laisser en plan au pire moment (vous m'avez déjà entendu dire ça avec le contenu de mon sac à dos  ;)). Typiquement et parce que Kilbith le mentionne, un enrouleur de grand voile ne trouvera jamais sa place à bord de mon voilier. Déjà que j'aimerai me séparer de mon enrouleur de génois pour remettre des bonnes vieilles voiles à mousquetons. Aucun risque de se retrouver avec un système bloqué au pire moment.
Et l'un des nombreux avantages (il y a aussi des inconvénients) d'un petit bateau et que tout se manoeuvre très bien à la main, seul si besoin, même dans le gros temps. On se sent toujours en contrôle de la situation, même quand les vagues atteignent la hauteur des barres de flèche et que l'écume te giffle la figure  ;D. Le bateau reste maniable. Si c'est un bon bateau.
Encore une fois j'insiste, je n'ai pas raison, je suis juste une école de pensée de navigation minimaliste (on est assez nombreux finalement, quand on cherche bien). Il y a pleins d'autres manières de faire, mais probablement plus coûteuses.
Mais je peux vous dire que traverser des bouts d'Océan sur 8m de coque à une trentaine de cm au dessus de la surface (je traine ma main comme un surfeur quand je me sens romantique), c'est juste indescriptible. Rien à voir avec un gros voilier. Si un jours on grandit, ce sera probablement ce qui me manquera le plus.

Édit : fiche déscriptive de notre bateau. Nous avons modifié le nôtre, mais ça donne une bonne idée : http://www.yachtsnet.co.uk/archives/halcyon-27/halcyon-27.htm
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 20:11:12
Me donne envie de prendre le temps d'écrire quelques lignes souvenirs de Nav et galères cotières en hiver du coté de Chausey !

   ;#
S'il te plaît !
 :popcorn:
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 20:22:52
À quelle autonomie peux-tu prétendre en partant avec les provisions à toc + le complément au fur et à mesure ?
J'ai répondu deux mois, un peu à la louche. Ma copine vient de me dire beaucoups plus. Il faudrait faire un vrai test pour voir !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Van le 26 mai 2021 à 21:45:54
Un exemple à la con : personne ne partirai sans pilote automatique (ou autre, je ne rentre pas dans les détails techniques). Nous, si.

Salut Aleksi,

Grande prudence et humilité face à la mer.
Même si tu ne traverses pas les océans, ne pas avoir de pilote automatique peut te coûter la vie, et de manière très bête.
Exemple : vous voici dans le golfe de Gascogne à destination du Portugal. Le bateau est chahuté, de plus en plus fortement : tu attrapes le mal de mer, et tu deviens par conséquent incapable de faire quoi que ce soit en dehors de vomir tes tripes vautré sur ta couchette.
Ton épouse doit diriger seule le bateau. L'affaire dure, et les heures se succèdent aux heures, elle doit tenir la barre sous les intempéries mais faute de pilote automatique, à aucun moment elle n'a pu prendre un peu de repos, ni même se préparer une boisson chaude. Une nuit à tenir la barre dans un tel état d’épuisement, c'est un drame qui peut arriver à tout instant.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 22:39:12
Salut Van ! Tu as parfaitement raison, merci de le rappeler. La mer m'a déjà donné quelques bonnes leçons (bien mérités pour certaines) il y'a quelques années déjà.
En l'occurrence si, nous traversons des océans. Et le golfe de Gascogne est derrière nous depuis octobre  ;). Mon message était que ça n'est pas obligatoire, mais nous on aime le faire. D'autres détestent.
Je me suis mal exprimé et merci de me donner l'occasion d'apporter les précisions adéquat. Attention, ça va être chiant :
J'ai appris à équilibrer mon bateau, en reprenant la tension de mes écoutes (GV du près au bon plein / travers, génois pour les allures portantes) sur ma barre franche, avec des sandows de l'autre côté pour reprendre la tension. Mon voilier à quille longue a une stabilité de route exceptionnel (au détriment bien sûr d'autres choses). Il file seul, dans la brise avec ce réglage. Avec mon bateau et mon équipage, au delà de F7 (et la mer qui va avec) je suis à la cape (pas de pilote impliqué). Au delà ( :'() en fuite barre amarrée (pas de pilote impliqué).
 La première fois que j'ai vu ce système à l'oeuvre, j'étais l'équipier de Hans Klaar (un de mes mentors d'aventures en mer) sur Ontong Java au large du Maroc, puis jusqu'aux Canaries.
C'est le système le plus low-tech au monde pour barrer un voilier. Zéro énergie, zéro technologie. Le hic, c'est que ça prend du temps à maîtriser, et il est plus pratique d'appuyer sur des boutons.
Nous sommes désormas heureux possesseurs d'un petit pilote de barre franche, pour le petit temps, les manoeuvres rapides, etc. C'est pratique, mais il n'étale pas bien la grosse mer au portant.
Le sheet to tiller ne tombe pas en panne, et ne prend pas feux. Nous avons faillit sombrer dans un incendie au large du Brésil il y a quelques années, à cause d'un court circuit dans le pilote. Forcément, mes choix sont influencés par mes expériences passées et mon goût pour le minimalisme, et il y'a autant de manières de naviguer qu'il y'a de marins. J'apprends, mais je ne suis pas non plus de la dernière pluie  :). Et le Risque fait partie de notre vie, complètement.
Fin de l'apparté technique. Faisons de ce fil un sujet sur le mode de vie alternatif qu'un voilier offre à celui qui ose. Une alternative à la vie en autonomie de celui qui ce sent pas prêt à cultiver son potager. Un truc utopique même si vous voulez. Un truc où on peut se barrer de là où ça pue, à l'autre bout de la terre, avec de quoi (sur)vivre. Voyez ou je veux en venir ? Mais pas un truc technico voileux chiant.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 mai 2021 à 23:23:59
Du coup, pour continuer sur le sujet de l'autonomie, un peu de chasse et de glanage en apnée. Pour illustrer l'autonomie alimentaire qu'offre la mer, avec un peu de souffle  :).
Je vais pas faire une série trophée, mais juste pour montrer un peu de variété. Et surtout le fait que ça nous permette de ne pas acheter de viande  :up:
Renseignez vous sur les tailles, les espèces, les dates et les permis / licences de chasse sous-marine.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: guillaume le 27 mai 2021 à 07:18:41
Tu disais faire pousser quelques graines aussi sur le voilier ?
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Chill le 27 mai 2021 à 08:16:46
Citation de: Aleksi
Du coup, pour continuer sur le sujet de l'autonomie, ...

Puisque tu sembles motivé et inspiré,  ;) pourrais-tu nous renseigner sur ton autonomie énergétique ?
On en parlait ici (http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67990.0.html) ou là (http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67927.0.html) par exemple. Panneaux (oui, vu sur les images, mais type et performance) ? éolienne ? batterie(s) ? consommateurs principaux ?
Ton moteur (quel type ?) est-il un générateur habituel ?

    Chill.
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 27 mai 2021 à 11:10:28
Tu disais faire pousser quelques graines aussi sur le voilier ?
Salut Guillaume,
Absolument ! On rentre plus dans le domaine d'expertise de ma compagne mais en gros : On peut tout faire germer (lentille, haricot, luzerne, broccoli). Environ une semaine toujours humide, à l'hombre, bien aéré jusqu'à avoir une pousse d'environ 3cm. Ensuite on les fait prendre le soleil quelques jours avant de les consommer en salade. Ensuite viennent les herbes aromatiques, leur survie est aléatoire. Enfin, on un un aloé Vera qui se maintiens bien. 
Pour être parfaitement honnête sur notre petit bateau, le reste n'est que pure utopie. Au mouillage, on pourrait faire pousser des petits trucs suspendus sur nos filières. Le problème c'est en navigation, et nous navigons souvent (il faut être mobile pour se protéger des éléments, d'un côté à l'autre d'une île en fonction de la direction de la houle et du vent, par exemple). Trouver la place à l'intérieur (déjà occupé par les vivres / fringues / outils et surtout le matériel que nous récoltons pour les panniers, les panniers finit à vendre, etc). Ne pas les ecrabouiller. Les protéger complètement de l'eau salée. Etc. Bref, c'est pas encore ça. Mais ma copine en est juste au début de l'expérimentation à ce sujet, on a plein de projets en cours. Mais j'ai bien peur que la réponse à cela soit :
-Un plus gros voilier
-Trouver un abris tout temps et y rester le temps d'un cycle complet
À suivre !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 27 mai 2021 à 12:12:37
Puisque tu sembles motivé et inspiré,  ;) pourrais-tu nous renseigner sur ton autonomie énergétique ?
On en parlait ici (http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67990.0.html) ou là (http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,67927.0.html) par exemple. Panneaux (oui, vu sur les images, mais type et performance) ? éolienne ? batterie(s) ? consommateurs principaux ?
Ton moteur (quel type ?) est-il un générateur habituel ?

    Chill.
Salut Chill  :)
Mon panneau est un 120W.  J'ai un flexible de backup stocké sous notre couchette de 35W (je ne l'utilise jamais ! J'ai bien dit backup). Deux batteries 12V : une moteur de 80Ah et une de service 90Ah. Je peux les utiliser indépendamment, ou les coupler (en parallèle donc) pour en faire "une seule" batterie de 170Ah. Attention au piège : on ne décharge pas ces batteries en dessous de 50% de décharge (12.10V au voltmètre).
J'ai mis en parallèle deux régulateurs pwm basiques (on ne peut faire cela avec des mppt à ma connaissance). Chacun prend soin d'une batterie à la fois. Chaque batteries reçoit exactement la tension nécessaire, car leur niveau de décharge n'est pas toujours le même. En deçà de 150W de panneaux, selon des copains bien plus au courant que moi, la différence d'efficacité PWM / MPPT ne justifie pas le prix. Surtout, il vaut mieux dans cet ordre de puissance investir dans un bon pwm qu'un mppt cheap. Tu auras probablement ton mot à dire le dessus, je suis tout ouïe  :).
Bref résultat, on produit généralement beaucoup plus qu'on ne consomme. Notre panneau est trop puissant, mais on nous l'a filé pour le prix d'un moitié moins grand donc on va pas faire les difficiles...
Les consommateurs principaux sont :
Au mouillage :
Multimédias (ordi, tél, musique, etc)
Feu de mouillage (à ce sujet oublier les lampes solaires de jardin hissé dans les haubans, elles ne tiennent pas la nuit. Pas contre on peut récupérer dedans le photosenseur et l'adapter à une LED en tête de mât.)

En nav :
Pilote quand on l'utilise (si j'ai eu la flemme de mettre en place mon sheet to tiller  :-[)
Feux de navigation.

Améliorations :
évidemment entre le sheet to tiller et le gros pilote électrique, il y'a le régulateur d'allure. Je travail sur la conception du nôtre. Pour le moment nous n'avons pas les sous. Mais pour revenir sur le message de Van car il a trop raison, la redondance dans un système de pilotage automatique est primordial ! Pour moi ce vers quoi je tends : pilote principal sera le regul d'allure. Secondaire le pilote élec. Le back-up tout terrain tout temps, sheet to tiller qui ne s'improvise pas ! C'est pour ça que c'est bien de commencer par ça.
Tous nos feux à convertir en LED. Ça, c'est en-cours (pas cher)  :doubleup: . Petite apparté sur ce sujet, la raison pour laquelle ça m'a pris du temps pour effectuer la transition, c'est je ne veux pas faire nwak avec mes feux de nav'. Simplement changer les ampoules par des led sans autres modifs est le meilleur moyen de se retrouver avec du bleu à la place du vert et des angles de visibilité complètement erronés. Je dépend de mes feux de nav' et de notre veille visuel pour éviter les collisions. Nous n'avons aucun outil de veille électronique (radar, AIS, ...). Alors, je déconne pas.

Le moteur est ce qu'il y a de plus classique : un diesel inboard, quasi neuf... 13.5hp. Il recharge les batteries via l'alternateur, quand il tourne. La aussi, pleins d'alternatives possibles.
-virer le moteur et naviguer purement à la voile (manoeuvrer avec godille et avirons si nécessaire)
-virer le moteur et mettre un petit hors bord
-changer pour un moteur électrique... Qui demandera de transporter une véritable usine solaire ! Mais c'est faisable, un copain a converti son bateau d'expédition arctique à l'électrique. Bon, le budget...

Dans mon cas : le moteur reste à bord, bien entretenu. On s'en sert le moins possible. On verra dans le futur vers quoi on veut s'orienter : c'est notre bateau école  :)

Nous n'avons pas d'éolienne, et j'aimerai m'en passer autant que possible ! Quelle nuisance !!!  :blink:  :-\. Pour nous c'est clair, on ne sacrifie pas la paix au mouillage pour un peu plus d'électricité. On préfère consommer moins et vivre avec le bruit de la nature. Parfois c'est tellement abusé qu'on doit s'éloigner de voisins avec leurs éoliennes ! Puis les vibrations dans toute la structure.... Beuuuuuurk. On verra quand on sera dans les hautes et basses lattitudes. Pour le moment ça n'est même pas une question. Sans compter qu'un petit bateau est très sensible à la mauvaise répartition des poids. Le poids dans les hauts étant particulièrement critique pour la stabilité du bateau.
Voilà  ;#
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 27 mai 2021 à 13:11:27
Nous n'avons pas d'éolienne, et j'aimerai m'en passer autant que possible ! Quelle nuisance !!!  :blink:  :-\. Pour nous c'est clair, on ne sacrifie pas la paie au mouillage pour un peu plus d'électricité. On préfère consommer moins et vivre avec le bruit de la nature. Parfois c'est tellement abusé qu'on doit s'éloigner de voisins avec leurs éoliennes ! Puis les vibrations dans toute la structure.... Beuuuuuurk. On verra quand on sera dans les hautes et basses lattitudes. Pour le moment ça n'est même pas une question. Sans compter qu'un petit bateau est très sensible à la mauvaise répartition des poids. Le poids dans les hauts étant particulièrement critique pour la stabilité du bateau.

 :yeah: Très intéressant ce point de vue bien argumenté ! :)
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Kilbith le 27 mai 2021 à 17:26:05
Citer
Typiquement et parce que Kilbith le mentionne, un enrouleur de grand voile ne trouvera jamais sa place à bord de mon voilier. Déjà que j'aimerai me séparer de mon enrouleur de génois pour remettre des bonnes vieilles voiles à mousquetons. Aucun risque de se retrouver avec un système bloqué au pire moment.

Je dois dire qu'en écrivant ma blague j'avais fait l’hypothèse que tu n'avais pas d'enrouleur pour la voile avant. Et en vérifiant j'ai été étonné d'en voir un même si c'est super courant depuis au moins 20 ans.

Perso, j'ai navigué dans ma prime jeunesse en Gelbique sur un croiseur encore plus petit et plus rustique que le tien. Du temps d'avant les enrouleurs, coque en bois, moteur anglais avec seulement de l’électricité pour les feux de position. Cela n'avait pas que du bon dans mes souvenirs.

Pour avoir aussi un peu navigué sur des Dragon (à Ostende toujours très jeune), l'absence de moteur sur une grosse unité est aussi un problème (en plus je crois que c'est plus ou moins interdit de nos jours).

Évidemment pour les manœuvres ou le plat...mais aussi parce que je devais passer mon temps à pomper quand on embarquait. Ce qui arrivait très vite avec ces quillards en bois, légèrement complexes à régler.  :closedeyes:

Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Cheyenne le 27 mai 2021 à 18:36:26
 Par contre on peut récupérer dedans le photosenseur et l'adapter à une LED en tête de mât.)

Tu pourrais expliquer
Si pas trop compliqué, ça m'intéresse pour d'autres utilisations
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 27 mai 2021 à 19:43:44
Bonsoir à tous  :)
@Kilbith : Je ne suis pas fan des enrouleurs de génois (grande voile d'avant) non plus. Le risque de bloquer au pire moment toujours à l'esprit. Du poids dans les hauts. Du fardage (prise au vent) même si complètement enroulé. Une voile peu efficace à partir de quelques tours, surtout pour le près (remonter au vent). Il y'a pleins d'alternatives (étais largable, solent arisable, etc) ! Mais complètement me séparer de l'enrouleur veut dire me refaire une garde robe complète... Gloups...
Certains gèrent très bien leur manoeuvres avec des croiseurs de 9m sans moteur y compris au port, avec godille et / ou avirons. De nombreuses amarres sont tes amis, quelques ancres ta meilleure assurance. Il faut être entraîné ! Ca doit être quelque chose de naviguer sur un Dragon, je m'imagine un bateau hyper gitard.
@Cheyenne : j'ai voulu faire cheap en attendant de mettre ma LED en tête de mât (pour être visible au mouillage la nuit) et ai acheter une lampe de jardin solaire, qui s'allume et s'éteint automatiquement (s'éteint, surtout). Comme elle ne tiens pas la route, un copain m'a suggéré de récupérer le photosenseur (photo-interrupteur ? Chill ?  ;#) et de le brancher sur la ligne qui va en tête de mât sur mes feux. Bien sûr il se trouvera au niveau d'un hublot. L'intérêt étant que lorsqu'on est en bivouac, le bateau se signal tout seul.
Le reste de la la lampe fonctionnera comme éclairage d'appoint pour les apéros dans le cockpit, le seul usage pour lequel j'aurais dû la considérer depuis le début  :closedeyes:.
Je ne m'y suis pas encore collé !
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Chill le 27 mai 2021 à 23:12:42
Citation de: Aleksi
un copain m'a suggéré de récupérer le photosenseur (photo-interrupteur ? Chill ?) et de le brancher sur la ligne qui va en tête de mât sur mes feux. Bien sûr il se trouvera au niveau d'un hublot. L'intérêt étant que lorsqu'on est en bivouac, le bateau se signal tout seul.
Le reste de la la lampe fonctionnera comme éclairage d'appoint pour les apéros dans le cockpit, le seul usage pour lequel j'aurais dû la considérer depuis le début

a)  Je ne suis pas électronicien  :-[ Je serais plutôt un mécanicien limite électrotechnicien (en courant continu) et automaticien en logique relais ou fluides.  ::) un vieux, quoi.  ^-^
b) Des incantations auprès de Karto, François, Ascanio, onc roger, Olli_v_ier, voire Draven auraient certainement plus de succès.  ;D

c) De ce que j'ai compris de mes brèves recherches, ces lanternes solaires utilisent directement le capteur photovoltaïque comme capteur de luminosité. Il n'y a pas de "photo-interrupteur" indépendant. Dit autrement, il n'y aura pas de "reste de la lampe" ; au plus l'accu AAA ou AA si tu as la chance qu'elle en possédait un.
Ce que j'ai trouvé de plus clair : https://www.conrad.ch/fr/solutions/maker/lampe-solaire-DIY.html (https://www.conrad.ch/fr/solutions/maker/lampe-solaire-DIY.html)
C'est clairement conçu pour alimenter une Led : je ne suis absolument pas convaincu que cela fasse fonctionner trivialement la bobine d'un relai …
Sinon, 2 youtuberies de niveau "pédagogique" différent : https://youtu.be/Mt1GCwBvbYU (https://youtu.be/Mt1GCwBvbYU) et https://youtu.be/T_UG3da4USI (https://youtu.be/T_UG3da4USI)

    Chill.

Edit : fôtes, il doit en rester ...
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Tompouss le 28 mai 2021 à 08:30:07
La plupart des lampes solaires de jardin semblent effectivement utiliser le capteur photovoltaïque pour déclencher l'allumage, mais ça doit pouvoir se détourner.

Maintenant une petite considération, sans doute à côté de la plaque car je n'y connais rien en navigation. Pas sûr qu'avec un capteur de lampe de jardin ton éclairage s'allume par gros temps (: luminosité trop haute pour le seuil du capteur, mais visibilité pourrie), du coup soit il faut pouvoir allumer manuellement, soit utiliser quelque chose de plus sensible.

Deux solutions me viennent rapidement en tête :

- celle du bidouilleur geek à base de PiZéro mais pas roots et à mon avis trop sensible en milieu marin.

- celle du  débrouillard roots qui se dit que tiens y'a ce genre de capteur sur les bagnoles et des bagnoles plein les casses et que ce type de capteur allume les feux dès qu'il pleut (faible luminosité) et doit pouvoir se trouver pour peau de balle voire gratos  ;#

(Me semble que t'as aussi des capteurs du même genre pour les portes de poulailler, Draven a sûrement des infos)
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 28 mai 2021 à 09:03:49
- celle du bidouilleur geek à base de PiZéro mais pas roots et à mon avis trop sensible en milieu marin.

+1 sinon il vaut mieux passer par une carte Arduino Uno ;)
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 30 mai 2021 à 16:28:56
Salut à tous !
En relation avec la question de Chill sur l'autonomie énergétique, j'ai oublié de faire mention du plus important : le gaz pour la cuisine. Alors ça il faut savoir que c'est toujours plus ou moins un problème quand on change de pays… Il existe autant d'embouts qu'il existe de bouteille de gaz. Chacun trouve sa solution à ce problème, mais quoi qu'il arrive cela résulte quasi automatiquement à une petite caisse dédiée avec des embouts différents, des flexibles, etc.
La plupart des bateaux partent équipé de bouteille(s) campingaz de 3.5kg. La raison pour cela est que les coffres du cockpit dédiés à la bouteille sont souvent trop petits pour accueillir les grosses (6kg, 13kg, etc). Surtout, pas de bouteilles en cabine ! En cas de fuite il s'accumule dans les fonds et à la première étincelle…
Les inconvénients principaux de la campingaz sont, le prix extrêmement élevé, et la presque impossibilité de la trouver hors Europe. Du coups si tout notre système repose sur ces bouteilles, que fait-on ? On les remplit à la main.
Ça n'est pas aussi dangereux que cela paraît à l'entendre pour la première fois. Ça se fait simplement par gravité, en achetant une grosse bouteille locale (et souvent l'embout qui va bien… pas de détendeur, juste un robinet ouvert / fermé) pour remplir les petites qui baignent dans un seau d'eau pour les garder froide (meilleur écoulement) et visualiser leur remplissage grâce à Archimède. Une fois la bouteille vide, on la retourne et récupère la consigne (en théorie). S'il reste un peu de gaz, on peut le terminer pour cuisiner (dans quel cas il faut le bon détendeur, ce coups-ci), dépanner un copain ou un mec en galère, ou revendre la recharge avec une petite réduc' à un moins copain moins en galère  ;# ;)
Autre option : la bouteille carrément à l'extérieur (comme la nôtre). Pas de limite de taille, on peut mettre ce que l'on veut. Juste s'assurer qu'elle soit vraiment, vraiment bien fixée, quitte à pouvoir la ranger si ça barde vraiment. Pour nous ça fait trop de poids sur bâbord (où l'on a déjà la cuisine et pas mal de stockage) donc nous préférons plusieurs petites bouteilles réparties pour équilibrer les poids. Aussi, cela nous évite d'être complètement à cours de gaz : lorsque l'on branche la dernière, on remplit le reste. Sur un plus gros croiseur, pourquoi pas transporter deux bouteilles de 13kg ?
Certains navigateurs minimalistes cuisinent avec des réchauds au kérosène. Jamais vu encore, juste lu. J'attends de voir et discuter avec quelqu'un, pour de vrai, avant d'émettre une quelconque opinion ; entre internet et la réalité…
C'est aussi l'intérêt de ce post, sur ce forum. Émuler des opinions non-conservationnistes (le milieux de la voile, parfois…) sur certains aspects de l'autonomie.
En ce qui nous concerne, nous avons pour environ 4.5 mois d'autonomie en gaz.
A plus !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 juin 2021 à 22:22:58
Salut à tous  :)
Une petite toph prise aujourd'hui pour compléter mon explication sur les recharges de gaz artisanale. Ca permet de grosses économies. En ce moment, le gaz me coute un poil plus de 2 euro par mois, grâce à cela.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 25 juin 2021 à 23:16:36
Je pense ne pas être le seul dans ce forum à vivre sans frigo.
Mais, dans un bateau, on ne peut pas creuser un trou ( ;#), une cave, etc.
Nous ne sommes pas les seuls voiliers à vivre sans frigo (bien que une laaaaarge minorité). Mais je constate que la solution utilisé par d'autres est d'avoir un régime largemment basé sur les céréales, légumineuses (haricots, lentilles, ...), une quantité astronomique de riz, pâtes, et conserves... Ce à quoi je me refuse. De temps en temps (specialement en navigation) c'est ok, mais ca n'est pas notre manière de nous alimenter, du tout. On aime manger des produits frais, du coup ca complique un peu l'affaire... D'autant que nous gardons systematiquement nos bonnes habitudes de recycler une grande partie de notre nourriture (comprendre, faire les poubelles des supermarchés : cela me permet en ce moment de me payer le luxe d'une place au port le temps de faire des trucs). Comme je l'ai dit plus haut, implémenter notre eexpérience de vagabondages à la vie en mer. Sauf que comme tous ceux qui pratiquent cela le savent, on se retrouve parfois avec des kilos et des kilos de produits frais, souvent juste à la limitte.
Alors nous ce qu'on fait : compottes, marmelades, confitures, etc avec les fruits. Si il y'en a vraime trop, on en profite pour faire des fruits secs. Si trop de compote pour deux jours, on fait des conserves.
Conserves de légumes avec la méthode la plus classique dans des bocaux en verre.
Boissons fermentées (on a en permanence 4 gros bocaux de kombucha différents, (très expérimentaux  ;#), qui nous permettent de ne pas sombrer dans l'alcoolisme des apéros à répétition... et je suis très sérieux).
On a recouvert une partie de nos fonds de calle de polystyrène, ce qui forme une petite glacière dans l'endroit le plus obscur et frais du bateau. C'est une expérience assez concluante pour le moment. Quand on achète de la nourriture et qu'on veut la garder au frais, on en profite pour acheter un ou deux paquets de légumes surgelés : cela fait office de glace et nous pouvons conserver pendant 48h des aliments frais. Ensuite, ils sont moins frais, et on finit par manger les légumes  décongelés.
Nous n'achetons quasiment pas de viande, tout nous viens de la mer. Si trop de poisson : saler et fumer (le soir en scred sur la plage  ::)) ou faire sécher dans les haubans. Têtes et nageoires vont systématiquement dans notre bouillon, qui n'a pas le temps de se perdre car on le bois très vite. D'un jours sur l'autre, on se contente de le porter à ébullition à nouveau.
Bien sur, comme je l'ai dit, nous avons également nos herbes aromatiques qui survivent. On a de la laitue en ce moment également. Et nos graines germées, toujours.
Comme avant, sur la Route, l'alimentaire nous tiens bien occupé...
Avant hier les poubelles nous ont servies en poires et papayes. Voila à quoi ca ressemble quand ca sèche (PJ).
Je dois forcément oublier des trucs. Rien de bien révolutionnaire.
Bonne soirée à tous !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Ptifred le 26 juin 2021 à 03:22:26
Tu me fais penser aux livres de Bernard Moitessier. Je vais essayer de retrouver ça, mais dans «Vagabond des mers du sud» (il me semble que c'est dans celui-là), il explique conserver des œufs en les entourant de vaseline (?), et ça tenait quelques semaines.
Je vais me replonger dans ce livre et retrouver ce qu'il faisait exactement.

Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: guillaume le 26 juin 2021 à 08:20:22
Les rares fois où j'ai essayé de voyager tout en glanant ma nourriture je me suis vite rendu à l'évidence qu'il fallait choisir l'un ou l'autre et alterner.
J'imagine que ça dépend du climat (chaud ?) et du milieu (mers) mais à combien estimes tu le temps que tu passes à t'approvisionner en nourriture sur une semaine (pas de temps à changer si non pertinent) ?

A+
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 26 juin 2021 à 15:50:20
Tu me fais penser aux livres de Bernard Moitessier. Je vais essayer de retrouver ça, mais dans «Vagabond des mers du sud» (il me semble que c'est dans celui-là), il explique conserver des œufs en les entourant de vaseline (?), et ça tenait quelques semaines.
Je vais me replonger dans ce livre et retrouver ce qu'il faisait exactement.

(https://i.postimg.cc/TYLnqGk5/2021-06-26-16h09-18.jpg)

Source : https://i.postimg.cc/TYLnqGk5/2021-06-26-16h09-18.jpg

et

(https://i.postimg.cc/nrh325XS/2021-06-26-15h42-29.jpg)

Source : https://www.chasse-maree.com/sur-les-routes-de-moitessier/

(https://i.postimg.cc/HLP0Hxnz/2021-06-26-15h48-11.jpg)

Source : https://books.google.fr/books?id=WFvc85ok-iMC&pg=PA173&lpg=PA173



Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 26 juin 2021 à 22:03:07
Salut à tous !
@Ptifred : Krapo a plutôt  bien répondu  ;D.  La technique de mettre les oeufs dans un filet, genre filet pour les oignons, et tremper quelques secondes dans l'eau en ébullition est une technique que je n'ai pas essayé. En fait il y'a longtemps  Hans Klaar m'a dit qu'il se contentait de retourner ses oeufs toutes les 2 semaines et que cela lui suffit. Jamais vraiment vérifier pourquoi, mais je me contentr également de faire comme ça et ca marche plutôt bien jusqu'à présent. Mais je ne suis jamais resté aussi longtemps complètement isolé sans appro comme l'a fait Moitessier (un perso complétement  hors du commun soit dit en passant).

@Guillaume : Très difficile de répondre à ta question, ca varie tellement d'un jours à l'autre, d'un spot à l'autre, et c'est opportuniste. J'ai posé la question à ma copine et elle m'a simplement répondu " ba, ca fait partie de notre vie". Et c'est peut-être la meilleure réponse  :).
La chasse me prend entre 1h et 3h, je chasse en moyenne 4 fois par semaine.

En ce moment, recycler nous prend 1h tous les jours, plus 30min de triage / nettoyage.

Parfois c'est beaucoups plus, surtout quand on arrive sur une nouvelle zone, le temps d'identifier les spots, horaires, etc.
Puis il y'a tout ce qui gravite autour de la préservation : trier, nettoyer, couper, etc.
Voyage et glanage ne peuvent aller de pair que s'il n'y a pas d'emploi du temps ni de programme, et que le glanage fait partie du voyage / de la vie comme le dit ma copine  :). Mais quand on choisit ce genre de mode de vie, il faut apprendre à occupper le temps libre à des choses importantes, comme s'occupper de l'alimentaire même si ça prend plusieurs heures par jours. La contrepartie de ne pas avoir de travail, c'est de devoir travailler à vivre.
Un peu floue comme réponse désolé  :)
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Chill le 26 juin 2021 à 23:50:32
Citation de: Aleksi
La contrepartie de ne pas avoir de travail, c'est de devoir travailler à vivre.
:doubleup: Je la garde !  :doubleup:

C'était le lot commun jusqu'au début du 19ème siècle, et ce qui risque de redevenir le quotidien de nos descendants à la fin du 21ème dans une société en manque d'énergie fossile et avec des conditions climatiques plus sévères.

Je n'ai pas la "plume" pour en disserter, mais ça résume bien à mes yeux certains avantages-inconvénients du Système.

Citation de: guillaume
Les rares fois où j'ai essayé de voyager tout en glanant ma nourriture je me suis vite rendu à l'évidence qu'il fallait choisir l'un ou l'autre et alterner.
Un contributeur ici-même racontait ses voyages en autonomie, en Roumanie ou ailleurs. Je ne remets pas le mulot dessus, mais "chasseur-cueilleur" semble définitivement incompatible avec un agenda serré !

     Chill.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 07 juillet 2021 à 21:17:35
Salut les copains,
Sur un sujet un peu similaire mais bien plus poussé, ca vaut le coup de jeter un coups d'oeil à ce que bricole Coco ; François nous en avait parlé ici : http://forum.davidmanise.com/index.php?topic=67330.0
Une petite vidéo sans prise de tête ni morale :
https://m.youtube.com/watch?v=8AythkboAeQ&t=685s

Ca n'est pas exactement ce que j'essaie de transmettre dans ce post (en gros, c'est ouvert à tous le monde, foncez) et moins accessible au quidam (je pense que dans sa recherche d'autonomie il manque celle monétaire, faire tourner un tel projet sans sponsors parait compliqué). Mais je le trouve hyper cool Coco, il donne la banane.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: promeneur4d le 18 août 2021 à 21:22:50
En tant que non-marin, vivant loins des mers, une question que je me pose c'est les métaux lourds etc. qu'il y a dans les mollusques principalement et dans toute la chaine alimentaire.

Est-ce une question qui se pose?

Edit: Ah et un grand merci pour le partage!
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 23 août 2021 à 20:37:41
Salut promeneur !
À vrai dire, je suis assez peu informé. Je veux dire par là, par rapport à ceux qui lisent beaucoup d'articles, de recherches, etc. Apparement, il serait bon de continuer à consommer du poisson, en variant les lieux de provenances, ce que je fais naturellement.
Je me dis qu'il est mieux de manger du poisson pêché par moi moi-même que de la viande de supermarché. Mais dans les faits (les effets néfastes de l'un ou de l'autre sur mon organisme), je n'en sais rien.
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Pator le 01 septembre 2021 à 12:57:06
Salut !
Je me disais juste qu'il était bas sur l'eau. Sans aller jusque dans les glaces, personnellement je ne m'y sentirais pas forcément à l'aise dans le raz Blanchard ou même par mistral en Méditerranée. Mais c'est subjectif. Toi seul sais où tu peux aller avec.
Tes photos de transvasement de gaz m'ont rappelé des souvenirs : j'eu moi même fait ça, ça marche.
Comment s'appelle ton voilier ?
Et tu veux aller où avec ?
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 01 septembre 2021 à 14:35:56
Salut Pator, merci pour ta contribution sur ce sujet !
Comme tu dis, très peu de franc bord (le bateau est bas sur l'eau), comme l'étaient les bateaux de cette époque. C'est un folkboat modifié pour avoir une hauteur sous barrot (hauteur de plafond en cabine) de un peu plus de 1,80m, parfaitement inhabituel pour un voilier cette taille / époque.

Ensuite, techniquement, et un avis qui ne regarde que moi :

Le "sentiment de sécurité" n'a rien à voir avec la sécurité réelle. Un bateau bas sur l'eau offre très peu de fardage (prise au vent), un avantage considérable dans le gros temps et au mouillage. Le vent nous "passe par dessus". Un petit voilier simple permet de ne jamais être dépassé par les évènements : je ne me suis jamais fais peur sur ce bateau car tout est toujours sous contrôle, la taille des voiles très facilement manoeuvrable par une personne seule, fatigué. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas impressionnant ! Dans un petit voilier, le gros temps arrive plus tôt  :o. Ce pourquoi j'insiste toujours sur le fait qu'un petit voilier hauturier soit un voilier qu'on puisse mettre à la cape (https://www.bateaux.com/article/27295/mettre-voilier-a-cape) en une fraction de seconde, et qu'il soit stable ainsi sans attention particulière de l'équipage (autre que la veille habituelle, bien sûr). Un plus gros voilier dans les même conditions, pourraient (en fonction de différents facteurs) continuer à faire route.

Je ne parle même pas de l'échantillonnage, qualité de construction, finition, des bateaux 60's 70's versus moderne (enfin, cela dépend du budget que l'on puisse mettre).

Un exemple concret, navigation hivernale de 4 jours entre Portugal et Canaries. Départ en même temps que d'autres copains, sur des gros bateaux (11m, 12m, dériveur intégral en alu, etc). Aucun esprit de perf, mais bien sur, on veut bien faire marcher son bateau (deux potes sur un même bateau = équipage. Deux potes sur deux bateaux = régate  ;#). Sans compter les mauvais calculs de marée ou certain se sont planter dès le début avec leurs quilles méga profonde* (je cale 1,20 et si je touche, je fais plus mal aux cailloux que l'inverse), nous avons pris un méga  coups de chiens,  dès le deuxième jours (pas prévu) et le reste était une nave exigeante entre de très gros grains. Nos petites voiles nous permettent de toujours adapter notre voilure sans avoir la flemme ni trop se fatiguer (ariser 10+ fois par jours). Le plus gros nous l'avons passer à la cape pendant 6h, à alterner siestes, cafés et repas, tranquil. Nous sommes arrivés à destination frais, satisfait d'une traversée exigeante mais bien effectuée, sans jamais avoir sentis le moindre danger. On a retrouver à l'arrivée des potes épuisés, qui se sont fait peur, d'autres on fait demi demi-tour. Le debriefing était intéressant. Il ne sont arrivés "que" 6 heures avant nous, les bateaux léger, rapides, qui peuvent éviter Katrina  ;)
Quand au raz blanchard je te confirme que mon canote s'y s'entait parfaitement bien pendant l'hiver 2020 que j'y suis passé. Aucun bateau ne passe le raz sans casse si le plan de navigation n'est pas au point, petit ou grand...
Quand aux plans futurs avec ce bateau, je ne sais pas trop pour être honnête. J'en ai jamais vraiment fais, encore moins par les temps qui courent.

Notre plan le plus évident c'est de naviguer, vivre à l'escale et se demmerder, à priori.

Sur quoi navigues-tu ?
Au plaisir de te lire  :)

*Un bon voilier de voyage, à mon sens, doit avoir un tirant d'eau modéré et des appendices solides. Je cherche plus l'exploration d'endroits paumés que remonter à 11,45 degrés du vent... Statistiquement, et en toute honnêteté, si tu découpes en pourcentage la vie en mer . Tu passes plus de temps au près en pleins milieux de l'océan, ou au mouillage à essayer de trouver des coins tranquilles ?
Attention, je suis de ceux qui pensent que un bon bateaux doit pouvoir remonter correctement au vent dans des conditions scabreuses. Mais de la à faire du près un critère numéro 1 d'un bateau de voyage...

PS : mon bateau s'appel Feral
"According to the Oxford English Dictionary, "feral" has three meanings: "existing in a wild or untamed state"; "having returned to an untamed state from domestication"; and "of, or suggestive of, a wild animal; savage"."
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Chapolin le 09 septembre 2021 à 23:08:14
Passionnant ce fil, merci pour ces témoignages et au plaisir de continuer à en lire :)
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 21 juillet 2022 à 13:01:30
Comme je l'avais dit, voici mon avis sur les bons bateaux de voyage pour partir demain et longtemps. Je vous conseil de lire, ou relire certains de mes messages précédent dans ce topic dans lequel on trouve certains élements intéressants.

Alors qu’est-ce que j’entends par un bon bateau ? C’est comme un bon couteau : Ça dépend.

Ça dépend de plusieurs facteurs, pratiques et personnels. Ce qu’il convient de faire donc c’est de préciser à nouveau le contexte dans lequel j’écris ce post :

Pouvoir partir le plus rapidement possible avec un voilier marin, sans passer la moitié de sa vie à préparer et économiser pour le projet et finalement ne jamais le réaliser. Ensuite, on se démerde en cours de route. C’est l’aventure quoi, pas de garantie, pas rose tous les jours. Allons-y donc avec les caractéristiques du bateau que l’on cherche pour commencer sérieusement une vie peu sérieuse de vagabond des mers :

-Un bateau ancien. (Fin des années 60 jusqu’aux années 80).
Ce premier point pour des raisons évidentes de budget. Beaucoup de bons bateaux de ces années sont trouvables entre 5000 et 20000 euros, en fonction de la taille, de l’état, de l’équipement, de la situation perso du vendeur, etc.

Mais le budget n’est pas le seul point. La qualité de construction de l’époque était incontestablement meilleure. Les matériaux, moins chers, étaient utilisés très généreusement. Les bateaux construits proportionnellement à une météo généralement imprévisible. Aussi, dans le cas des premières coques en fibres (comme le mien), on construisait les coques aussi épaisse que des planches en bois, le matériel précédemment utilise (par ignorance et manque d’expérience). Des bateaux par balles quoi. La grande majorité des bateaux de cette époque sont encore à flot. Je ne crois pas qu’on puisse parier sur les voiliers nouvelles générations dans 50 ans…

-Un petit bateau ! (entre 26 pieds et 32 pieds, en solo ou en couple, voir même petite famille)
Petit bateau, petit problème. C’est une chose que d’acheter un bateau, autre chose de le maintenir. Ne pas tomber dans le piège de voir trop grand, au risque de se retrouver esclave de l’objet et ne rien apprécier de ce nouveau mode de vie !

Ne pas chercher le plus grand bateau que notre budget nous permette d’acheter. Chercher le plus petit voilier dans lequel on se sente capable et confortable de vivre. À prix égal, on en sortira avec un voilier en bien meilleur état et quelques ronds de cotes en plus pour voir venir les quelques premiers mois de navigation (et les petits travaux inhérent avant un départ).

Un petit voilier est plus facilement maniable, surtout quand le vent forcit et qu’on est en équipage réduit. Paradoxalement, c’est un élément de sécurité majeur. Petit voilier, petit gréement, petites voiles, moins de pression, de force, d’usure, de casse, etc. On se permet de réduire et renvoyer de la voile 20 fois par jours si nécessaire, sans trop d’effort. Regardez les gros bateaux affaler les voiles dans un grain, et rentrer au moteur jusqu’au port juste par flemme de renvoyer la toile et continuer glorieusement à la voile !

Aussi, on navigue beaucoup plus avec un petit bateau. Facile à bouger à la voile, on change de mouillage sans arrêt en fonction des humeurs (les nôtres et celles de la météo) pendant que les gros voiliers font ventouses durant des semaines au même mouillage.

Un petit bateau pour un vrai retour au minimalisme. On ne s’encombre que du strict nécessaire (ça, c’est personnel).

Enfin, un petit bateau, c'est l’aventure.

-Des appendices solides (Quille, safran).

Ne pas oublier, on parle de voiliers de voyages avec un fort potentiel à passer au-dessus de fonds douteux, de croiser des filets de pêche, des casiers, etc. Penser 4×4 passe partout. À éviter donc les safrans suspendus et les quilles trop longues, trop fines, trop faibles, etc.

À privilégier :

-Un lest encapsulé à l’intérieur d’une longue quille. Vous pouvez taper du caillou et regarder les dégâts, sur les cailloux…

-Ou, une quille plus moderne, mais avec un angle d’attaque relativement prononcée et un lest tenu par deux rangées de gros boulons en inox.

-Un safran repris sur le tableau arrière (comme c’est le cas de certaines quilles longues), indestructible, facile à réparer, et offre l’option à ne pas dénigrer de pouvoir confectionner soi même le plus simple et plus économe des régulateurs d’allures (pilote automatique mécanique fonctionnant avec le vent, en gros)

-Ou, un safran repris sur un aileron arrière

-Un gréement simple !

Oui moi aussi, je me verrai bien capitaine d’un fameux trois mats, “à l’abordage !” etc. Mais restons raisonnable. Le bateau est notre outil, nous ne sommes pas son esclave. Un gréement simple donc, moins de mats, de câbles, de cordages, de poulies, etc. Moins d’usure, de casse, de potentiel point faible. On a vite fait le tour des point vitaux. Pas cher à remplacer.

On veut alors un simple sloop (un mat, une grand voile, une voile d’avant), un mat pas trop haut avec un seul étage de barre de flèche. On fait difficilement plus simple (sauf si l’on fait soi-même, autre vaste sujet).

Avec ces lignes directrices, on peut partir voyager à la voile demain avec notre premier bateau. Ne pas rester bloque en préparation, partir dès que possible ! Pas forcément loin, on s’en fout, on parle du mode de vie, pas du cocktail aux caraïbes. En chemin et en fonction des sous, on améliore le bateau. Et petit a petit, on peut aller plus loin si on veut.

Voir en PJ deux bateaux radicalement différents, mais deux très bon candidat qui illustrent parfaitement bien les points précédents : le Halcyon 27 (mon bateau  :)) et le Centurion 32

Ensuite, une petite liste de bateaux qui à mon humble avis, font très bien le taf pour du voyage au long cours et vie à bord. Certain sont plus confortables que d’autres, différents budgets, etc. Un First 30 par exemple est un bateau marin, bon marcheur, trouvable partout en France a un prix autour de 10 000 euros. Beaucoup ont navigué autour de l’atlantique, d’autres autour du monde, dont au moins un à ma connaissance en passant par la Patagonie.

Il en existe des centaines d’autres, mais ça donne une idée pour illustrer les points précédents.
Halcyon 27 (https://sailboatdata.com/sailboat/halcyon-27)
Albin Vega (https://sailboatdata.com/sailboat/vega-27-albin)
Rival 31 (et 32) (https://sailboatdata.com/sailboat/rival-31)
Contest 31 HT (https://sailboatdata.com/sailboat/contest-31-ht)
Durfour Arpege (https://sailboatdata.com/sailboat/arpege-30-dufour)
Dufour 31 (https://sailboatdata.com/sailboat/dufour-31)
Nicholson 31 (et 32) (https://sailboatdata.com/sailboat/nicholson-31)
Contessa 26 (https://sailboatdata.com/sailboat/contessa-26)
Contessa 32 (https://sailboatdata.com/sailboat/contessa-32)
First 30 (https://mersetbateaux.com/first-30-legende/)
Alberg Rassy Monsoon (https://bluewaterboats.org/hallberg-rassy-31-monsun)

Au plaisir de répondre à vos questions !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: psydomos le 12 octobre 2022 à 04:45:13
Ah! magnifique sujet qui m'a rappelé mes années d'apprentissage sur un vieux quillard acier copie d'un vieux grément ayant gangé l'américa cup dans les années 30. le genre de coque ou quand tu vires, tu pousse à mort et il se passe rien pendant 10 secondes puis d'un coup tu fais presque un tête à queue  ;#

Un peu de nav durant les vacances avec le beau-père de mon meilleur ami, en mode galerien entre le petit port de Le Bono du golfe du Morbihan et l'île de Houat, étant ado à la fin des années 90. On avait que des pneus comme parebat, la terreur quand on arrivait dans les ports, devant toutes ces jolies coques immaculées  :blink: :doubleup: :lol:

J'ai beaucoup regardé les folkboat à une époque, c'est des voiliers mythiques, mais je revais (encore aujourd'hui) d'un ovni 40. J'ai failli m'acheter un first 22 et le mettre dans un container pour naviguer ici au Brésil, avant le covid, ça se trouvait pour pas trop cher encore, le plus petit avec une cabine de proue dans mes moyens, mais c'était trop galère.

Pour la cuisine, tu utilises aussi un barbeuc marin du genre vielle jante? c'est top pour les grillades de la pêche du jour au mouillage!

Si tu repasses un jour le long des côtes du Brésil, tu es le bienvenu pour une escale!

Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 22 mars 2024 à 12:18:09
Tu n'as même pas un régulateur d'allure style "Moitessier" ?

Salut Krapo ! Je te réponds ici pour éviter de polluer l'autre sujet et la conversation sur les boussoles. Non je n'ai même pas un fletner relié en direct à un aérien, autrement dit un "régulateur Moitessier". J'utilise ce que les anglophones appellent "sheet to tiller self steering", autrement dit une petite trinquette hissé sur le bas étais et bordé à contre avec un bout partant du point d'écoute passant par deux poulies avant d'être frappé sur la barre sous le vent. La barre au vent* est maintenu centrée par des tendeurs élastiques (j'utilise du tube chirurgicale, tendeurs, chambre à air, gomme de fusil de chasse sous-marine, etc). Pour référence, c'est que Tabarly à fait lors de sa fameuse victoire en transat' Nord après que son régulateur d'allure ai justement lâché. Il faut juste des poulies, des élastiques, et de la patience/ connaissance en réglages fin de son bateau). Lowtech au max. Ca marche sous toutes les allures (plus ou moins bien plein vent arrière) et a l'avantage de marcher par vent très faible ! Mon bateau actuel est une pirogue double relativement légère, plus grande que Joshua pour une fraction de son poids. Moitessier par petit temps affalaient les voiles, moi je peux encore naviguer. Ce sont deux types de bateaux incomparables, avec chacun leurs avantages et inconvénients (je ne visiterai pas le Cap Horn avec mon bateau actuel  ;#)

*J'ai deux safrans car je navigue désormais sur une pirogue double faite maison, bushcraft style  8). Pas encore eu le temps de raconter ça. Mais comme tu aimes les Moitessieries, mon mât aussi est un poteau électrique  ;#
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 23 mars 2024 à 09:46:48
+++ sur une pirogue double faite maison, bushcraft style  8). Pas encore eu le temps de raconter ça. Mais comme tu aimes les Moitessieries, mon mât aussi est un poteau électrique  ;#

 :doubleup:

Si tu  as une photo de ton "frêle esquif" ! ;)
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 24 mars 2024 à 13:28:39
Salut, je galère avec les photos car ma connexion est mauvaise et je serai hors ligne pour assez longtemps ensuite. Je partage un article écrit par ma compagne pour oceanographic magazine qui résume l'esprit récup', improvisation etc. Il date un peu, on a pas mal navigué et avons fait quelques modifs depuis
(en Gambie notamment), toujours à base de bois brute, récup et de cordages. Promis je développerai un jours ici, j'attends d'accumuler plus d'expérience pour un retex complet et honnête  :)
https://oceanographicmagazine.com/features/voyage-to-the-wild/ (https://oceanographicmagazine.com/features/voyage-to-the-wild/)
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 24 mars 2024 à 15:24:19
+++Je partage un article écrit par ma compagne pour oceanographic magazine qui résume l'esprit récup', improvisation etc. +++

 :yeah:  :]]
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Shirokuma le 25 mars 2024 à 14:23:30
(…) mon mât aussi est un poteau électrique  ;#
Wow. Magnifique projet !
  :doubleup:
Titre: Re : Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 19 mai 2024 à 16:44:06
:doubleup:

Si tu  as une photo de ton "frêle esquif" ! ;)

Salut Krapo, voilà une toph prise pendant notre transatlantique  :love:
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 04 avril 2025 à 15:40:47
Salut les copains  :)
Je relis un peu mes interventions sur ce topic, avec un grand soulagement de voir que mon avis n'a pas changé depuis la rédaction de ces messages, même les plus vieux :)
Je disais il y'a quelques années sur ce topic que le plus important est de commencer et une fois qu'on est dedans il est "facile" d'évoluer. Ceci aussi s'avère vrai (ouf  ;#) puisque j'en suis à mon 3ème bateau depuis, à chaque fois en sautant sur des opportunités un peu risqué et en serrant les dents (et les fesses) pour que ça marche. Notre dernier bateau de la famille des "Feral" est un 4x4 des mers, qui peu aller absolument partout, qui nous suivra longtemps je l'espère car c'est à peu près là où je voulais en arriver en terme d'autonomie / possibilité d'explorer. Autonomie énorme, (eau, fuel, rangement, etc) tirant d'eau faible (dérives relevables) pour passer partout, échouer et s'abriter dans des coins improbable (comme en ce moment même, mouillé dans 1m d'eau planqué dans un trou pour essuyer un coup de vent), coque en aluminium avec le bouchain juste au dessus de la flottaison (pour que la glace soulève le bateau au lieu de l'écraser comme une vulgaire canette).
Je voulais relancer le fil car je trouve surprenant que dans le milieu de la survie, des grab bags, inch bags et autres variations, personne ne pense à un petit bateau prêt pour du hauturier et foutre le camp vite et loin avec la possibilité de vivre instantané la où on arrive.
Pourquoi ?
La prochaine mode sera t-elle le inch boat ? Bug out canoe ?  :)
A vous lire !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: azur le 04 avril 2025 à 19:24:48
Ironie du sort, nous avons eu début janvier la visite de deux frangins qui sont actuellement en train de faire le tour du monde sur un Figaro 1, le Gallinago: https://www.polarsteps.com/MaxenceAnsquer/9513539-promenade-sur-la-mare?s=9FFB2D8B-EA9F-4102-B678-0C226DB0283F&fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAaaLKQscn9gVbfZz9UVxG3DFOgrZMuuNUXgxgSoVlvcHDuKkd6xyjgzqVMw_aem_pBIV_-GKes_iIyR4UbtCoA

Le voilier (destiné à l'origine à la course) a été modifié pour affronter des conditions très variées, renforcements, ajout d'un poele, etc...

Sur la route entre La Réunion et la Tasmanie, ils ont été couchés par une lame fin décembre et sont venus se mettre à l'abri au nord de Kerguelen pour faire quelques réparations... puis nous les avons accueilli à terre pour se protéger de 2 dépressions successives (des vents à plus de 70-80 nds).

Mais effectivement, la coque en résine et le tirant d'eau autour de 2m présente quelques contraintes... même si le bateau tient vraiment bien la mer!
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Krapo le 04 avril 2025 à 20:26:50
+++
Je voulais relancer le fil car je trouve surprenant que dans le milieu de la survie, des grab bags, inch bags et autres variations, personne ne pense à un petit bateau prêt pour du hauturier et foutre le camp vite et loin avec la possibilité de vivre instantané la où on arrive.
Pourquoi ?
La prochaine mode sera t-elle le inch boat ? Bug out canoe ?  :)
A vous lire !

Voileux ne s'improvise pas vraiment et il faut être sur la côte pour avoir cette "philosophie" ( ??? )
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 04 avril 2025 à 20:59:49
@Azur : j'en ai déjà entendu parlé plusieurs fois des Gallinago, j'aime bien leurs articles et leur esprit, ils ont l'air bien cool :up:
En ce qui concerne leur bateau, je me contenterai du vieil adage "le meilleur bateau c'est celui que tu as". Ceci étant dit, un bateau plat (qui tappe dans la vague au près), une quille profonde (et fragile) avec un bulbe qui accroche tout ce qui traîne (filets etc) est l'opposé de ma vision d'un 4x4 des mers. Mais ce sont des considérations tout à fait personnelles, et contrairement à eux je n'ai pas (encore...) navigué dans les 40éme ! (mon bateau oui). Vous avez aussi failli avoir eu la visite de Guirec Soudé pendant son Vendée Globe  :D

@Krapo : Merci, tout à fait le genre de réflexion que je souhaitais susciter pour démarrer la conversion ! Je ne suis pas d'accord  ;#
Il est possible (mais potentiellement cher, enfin moins qu'un bunker...) d'avoir un bateau prêt à partir sur n'importe quel port de la façade Atlantique (je ne choisirais pas la med, le détroit de Gibraltar est un attrape nigaud les Vikings en ont fait les frais). Perso, je choisirai un bateau échouable dans une petite baie à fortes marées pour pouvoir payer 10 balles du mois un corp mort.
On ne s'improvise pas voileux c'est vrai ! Mais on n'improvise pas non plus un feu par friction. Comme on fait des stages au CEETS, on peut faire un stage de voile, puis partir pendant les vacances pour un France-Açores allé-retour pour se donner une idée de son bateau. Ça se fait bien. Et les Açores c'est magnifique  :)
Parce que le but d'un inch bag c'est quoi exactement ? Marcher indéfiniment vers où ? C'est un fantasme de vagabondage post apocalyptique cette affaire. Ne serait-ce pas une solution intéressante que de prendre son keus et ses proches pour rejoindre le bateau via un itinéraire étudié et retenu, et partir pour de vrai ?
À vous !
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Khee Nok le 04 avril 2025 à 22:30:42
La vrai soluce c'est le bug out jet, avec quelques passeports et des comptes en Suiise, aux Caymans etc. Et ce ne.sont pas Ben Ali ou Bachar El Assad qui me contrediront.

Mais si on n'a pas les moyens d'avoir un avion, un bateau c'est sans doute une super option ce ne sont pas les migrants qui me contrediront.

Reste que comme dit ci-dessus c'est bien plus engageant, en temps et en argent, qu'un BOB.

Par ailleurs qui parmi les survivalistes occidentaux pense vraiment que, statistiquement, son espérance de vie sera affectée par la maitrise du feu par friction etc ?

Idem d'ailleurs pour le temps qui peut etre investi par d'autres (ou les.mêmes) dans la self defense etc (alors que la plupart d'entre nous sommes bien plus menacés par le sel et le sucre que par des malandrins).

Il me semble que la maitrise des "techniques de survie" c'est souvent plus pour le fun, et pour conserver un certain etat d'esprit "toujours prêt", que dans l'idée d'une application probable et directe.

Dans cette même logique: si on aime la mer et qu'on a un rafiot, il est raisonnable de le preparer à partir fissa si necessaire. Mais acheter et entretenir un bateau, apprendre à naviguer de maniere autonome, le tenir prêt à appareiller à tout moment... si on n'aime pas naviguer alors il faut vraiment penser que la fin du monde est proche.

Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Ouistiti le 06 avril 2025 à 01:12:19
La vrai soluce c'est le bug out jet, avec quelques passeports et des comptes en Suiise, aux Caymans etc. Et ce ne.sont pas Ben Ali ou Bachar El Assad qui me contrediront.

Mais si on n'a pas les moyens d'avoir un avion, un bateau c'est sans doute une super option ce ne sont pas les migrants qui me contrediront.

Reste que comme dit ci-dessus c'est bien plus engageant, en temps et en argent, qu'un BOB.

Par ailleurs qui parmi les survivalistes occidentaux pense vraiment que, statistiquement, son espérance de vie sera affectée par la maitrise du feu par friction etc ?

Idem d'ailleurs pour le temps qui peut etre investi par d'autres (ou les.mêmes) dans la self defense etc (alors que la plupart d'entre nous sommes bien plus menacés par le sel et le sucre que par des malandrins).

Il me semble que la maitrise des "techniques de survie" c'est souvent plus pour le fun, et pour conserver un certain etat d'esprit "toujours prêt", que dans l'idée d'une application probable et directe.

Dans cette même logique: si on aime la mer et qu'on a un rafiot, il est raisonnable de le preparer à partir fissa si necessaire. Mais acheter et entretenir un bateau, apprendre à naviguer de maniere autonome, le tenir prêt à appareiller à tout moment... si on n'aime pas naviguer alors il faut vraiment penser que la fin du monde est proche.

Le bateau est une option très pertinente, si l'on maîtrise bien la navigation et si tenté qu'on y soit sensible c'est tout benef, des vacances de rêve, un sentiment de liberté et de connexion à la mer. Ca ne me parait pas déconnant comme idée. C'est mon ressentis personnel mais je juge crédible un scénario dans lequel nous serions plongés dans une guerre ou un régime totalitaire menaçant nos libertés fondamentales, notre sécurité et celle de nos proches, ne nous laissant pas d'autre choix que la fuite vers des contrées lointaines et plus avenantes. Effectivement il vaudra mieux éviter la Méditerranée et partir par l'Atlantique, pour se faire il est préférable de vivre dans une zone côtière bien que ce genre d'évènements aussi dramatiques soient-ils nous laissent normalement le temps de rouler quelques centaines de kilomètres jusqu'à la côte.
Titre: Re : Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Ouistiti le 06 avril 2025 à 01:19:51
Ironie du sort, nous avons eu début janvier la visite de deux frangins qui sont actuellement en train de faire le tour du monde sur un Figaro 1, le Gallinago: https://www.polarsteps.com/MaxenceAnsquer/9513539-promenade-sur-la-mare?s=9FFB2D8B-EA9F-4102-B678-0C226DB0283F&fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAAaaLKQscn9gVbfZz9UVxG3DFOgrZMuuNUXgxgSoVlvcHDuKkd6xyjgzqVMw_aem_pBIV_-GKes_iIyR4UbtCoA

Le voilier (destiné à l'origine à la course) a été modifié pour affronter des conditions très variées, renforcements, ajout d'un poele, etc...

Sur la route entre La Réunion et la Tasmanie, ils ont été couchés par une lame fin décembre et sont venus se mettre à l'abri au nord de Kerguelen pour faire quelques réparations... puis nous les avons accueilli à terre pour se protéger de 2 dépressions successives (des vents à plus de 70-80 nds).

Mais effectivement, la coque en résine et le tirant d'eau autour de 2m présente quelques contraintes... même si le bateau tient vraiment bien la mer!

Belle aventure. Preuve qu'avec de la maîtrise on va où on veut avec ces petits voiliers. :doubleup:
Titre: Re : Un petit voilier. Une grande autonomie.
Posté par: Aleksi le 06 avril 2025 à 14:14:36
Salut Ouistiti, oui dans l'esprit c'est un peu la ou je voulais en venir, de partout si on arrive à se déplacer de quelques 100aines de kilomètres vers l'Ouest on peut rejoindre la façade Atlantique, c'est une des caractéristiques qui a construit le pays d'ailleurs.
Et comme tu le dis au sujet des Gallinago, ce sont les marins plus que le bateau qui importent, et eux ils font plaisir et en toute modestie !