Vie Sauvage et Survie
Catégorie Générale => Feu de camp => Discussion démarrée par: Ishi le 31 janvier 2008 à 14:50:18
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Je veux pousser un coup de gueule suite au information du jour.
Un professeur de TP, ayant été insulté par un gamin de 11 ans,lui a mis une giffle.
Le père du gamin (un gendarme) ayant porté plainte, le prof a été mis en garde à vu pendant 24 heures avec prise ADN et mise en examen.
Il a été immédiatement révoqué par l'éducation nationale.
Je trouve ce fait divers déplorable.
A mon époque, si j'avais pris une baffe par un de mes profs, en rentrant à la maison, je me serai bien gardé d'en parler car j'en aurai pris une autre de la part de mes parents.
Je trouve l'ampleur de la réaction judiciaire énorme pour une simple baffe.
Moralité, les enfants, vous pouvez insulter vos profs.
Et bravo au gendarme pour son dépot de plainte (encore un frustré qui doit bien faire chier les automobilistes).
Que les choses soient claires, je n'ai rien contre les gendarmes (et d'ailleurs j'ai de bon copains dans la gendarmerie) mais il faudrait vraiment mettre un terme à la connerie.
Desolez pour les idées balancées en vrac, mais j'ai les nerfs.
>:(
Steph.
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Je précise que je ne pense pas que le prof ai bien agi mais je pense qu'à leur place, il doit être des fois très dur de ne pas disjoncté.
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Salut
A ben ca y est on a franchi le cap alors, il y a quelques années en arriére y a eu un cas équivoque mais je crois pas que ca soit allé aussi loin.
Il me semble qu'aprés l'abandon un peu généralisé de l'éducation à la maison, l'abandon du service national, et a présent l'abandon en marche de l'éducation à l'école, on file dans le mur a la vitesse lumiére...!
On rejoint le fil sur la legitime défense: on va bientot pouvoir faire n'importe quoi sans risquer grand chose... a si... sauf a toucher aux gros sous, là c'est trés trés grave :down:
En tout cas le jour ou mon gamin (bon, pour l'instant c'est plutot calme de ce coté la :closedeyes:) se raméne aprés en avoir pris une du prof dans ces conditions là, non seulement je lui en recole une, mais je l'emméne tout droit s'excuser platement...
Ca me semble logique! Comment faire passer le respect d'autrui sans placer des bornes claires?
enfin bon tout part en C**lles mon brave monsieur....
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Bah perso, j'approuve le prof. Point barre. Et si je n'approuve pas, je vais voir le prof et lui colle une mandale tout en lui demandant la prochaine fois de punir l'enfant mais pas de le toucher.
Ah là là, bientôt, ce sont les profs qui devront faire des heures de colles ::)
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C'est fou ça.
Sauf que bon, je sais pas ce qu'on va pouvoir faire sortir de positif de ce fil sinon des ronchonnements de bistro ;)
Parlons plutôt du bon vieux temps ;D Du coup j'ai l'impression d'être un vioc et je me souviens que "de mon temps" j'avais eu un instit qui filait des coups de grosse règle en bois sur le bout des doigts (les règles jaunes d'un mètre là) et un autre qui tirait les cheveux là où ça fait mal devant les oreilles ;D Bin je peux vous dire que sous l'égide de ces deux instits, non seulement on était calmes, mais en plus on apprenait des tas de trucs passionnants pas du tout au programme :up:
Maxi, t'es sérieux ? :blink:
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le but n'est pas de faire ressortir quelques choses.
Juste de me soulager.
Car tenir un commerce ou les parents laissent tous faire à leur gosse :(
C'est des fois dur de ne pas faire comme le prof en question.
Karto, moi aussi j'ai eu droit à un vieux instit avec une règle.
Et, je prends plaisir lorsque je le croise à discuter avec lui.
Si tu penses qu'il vaut mieux effacer ce fil, tu as ma bénédiction.
Steph qui espère donner une éducation correcte à son fils depuis 2006.
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Car tenir un commerce ou les parents laissent tous faire à leur gosse :(
J'imagine...
Tu peux pas mettre un truc à l'entrée "Magasin interdit à nos amis les enfants" ? ;D
Non sérieux tu fais face à quoi ? Les parents qui couvrent les bêtises de leurs gamins ?
A ce propos je t'avais pas déjà raconté l'histoire que ma copine m'a rapporté du supermarché l'autre jour ? Un gars tranquille attend avec son caddie à la caisse. Devant lui, une bonne femme avec un gamin turbulent. Le gamin touchait à tout, décrochait des choses des présentoirs, braillait, et la mère faisait celle qui ne voit rien. Quand le petit a commencé à grimper sur le caddie du gars qui attendait derrière et à attrapper des trucs dedans, le mec l'a gentiment fait descendre, puis il a pris un yaourt et l'a éclaté sur le haut du crâne de la mère ;D Elle s'est retournée, outrée, et lui a demandé :
" - Mais ?! Pourquoi vous avez fait ça ?
- Vous élevez votre fils en enfant libre, et bin moi aussi je suis libre." :lol:
Mathias --- qui se remet au boulot, oui oui... :-[
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Mmmmouais ! Je comprends que l’on puisse s’indigner, mais bizzarement, les mêmes profs pètent beaucoup moins les plombs quand il s’agit de mecs plus agés et de 80 kg . Je me demande pourquoi !
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Une question tout de même : un gendarme a-t'il le droit de se rendre sur les lieux d'une affaire de sa vie privée (civile) vétu de son uniforme de service (militaire) ?
Y a t'il pas tentative d'abus de l'autorité conférée par le port de l'uniforme ?
Y aurait-il eu autant d'écho si le parent avait été une mère seule rmiste, voire d'origine étrangère ?
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Je tout à fait d'accord avec vous tous!
Je n'est que 26 ans mais dans mon village c'été le côté une baffe à l'école une baffe à la maison...... ou presque.
Mais le pire c'est qu'il y à eut prélèvement ADN.On fiche les gens à tous va.
La société est en train de devenir un troupeau de moutons géant ou un classe de CP à ciel ouvert. :( :(
Enfin pour ce que j'en dit ......
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C’est vrai que la sanction me semble totalement disproportionnée. Peut-être ne sait-on pas tout de cette affaire et qu’il y avait peut-être autre chose ou de graves et récurrents antécédents. (la goutte qui fait déborder le vase). En général l’administration ne révoque pas aussi facilement.
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Wouarf moi pour avoir donné et distribué et reçu quelques baffes, je peux dire que je n'en ai JAMAIS acquis la moindre parcelle de prise de conscience... donc la baffe éducative j'y crois moyen. Maintenant je pense que ce type de comportement, tant chez les élèves et les instits, est un symptôme d'un problème beaucoup plus profond que le simple énervement passager... et que si un prof ne peut pas se faire respecter dans sa classe sans mettre des coups de latte c'est que quelque part il n'a pas non plus tout le soutien nécessaire de la part de sa hiérarchie, des spécialistes de l'école, et des PARENTS...
Evidemment je ne parle même pas de tout le contexte social.
Le positif de ce fil ?
Bah tout le monde va gueuler contre ce monde pourri et machin et bidule... on connaît tous les problèmes. Et les solutions, je préfère pas trop les connaître. Ca va tourner à la politique, je vais m'énerver, etc.
C'est pas le lieu, sorry ;)
Donc je vous propose d'aller faire un tour sur le forum "jerefaislemondeenmieux.com" hein ;) Je vous y rejoins ;)
Allez ciao ;)
David
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Une question tout de même : un gendarme a-t'il le droit de se rendre sur les lieux d'une affaire de sa vie privée (civile) vétu de son uniforme de service (militaire) ?
Y a t'il pas tentative d'abus de l'autorité conférée par le port de l'uniforme ?
Y aurait-il eu autant d'écho si le parent avait été une mère seule rmiste, voire d'origine étrangère ?
Fais gaffe Nicogala, les droits de l'uniforme vont loin.
Si tu entends frapper à ta porte, méfiance la garde à vue pour non respect de l'uniforme est proche.
:lol: :lol: :lol: :lol:
Steph.
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Boarf, vu le peu d'information sur cette histoire, je me garde bien de dire si il a eu raison ou tord. :-\
Soit c'est plus grave, soit c'est de l'acharnement de la part des policiers .... on peut tout imaginer.
Les médias sont de plus en plus prompt à parler en l'air sans même vérifier leurs sources pour faire du sensationnel.
Bref, wait and see
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Le positif de ce fil ?
Bah tout le monde va gueuler contre ce monde pourri et machin et bidule... on connaît tous les problèmes. Et les solutions, je préfère pas trop les connaître. Ca va tourner à la politique, je vais m'énerver, etc.
C'est pas le lieu, sorry ;)
Donc je vous propose d'aller faire un tour sur le forum "jerefaislemondeenmieux.com" hein ;) Je vous y rejoins ;)
Allez ciao ;)
David
Désolez d'avoir lancer ce fil, mais j'ai eu droit à des parents foutistes avec leur gosse de 4 ou 5 ans qui sautait de scooter en scooter en début d'après midi.
D'ou mon léger énervement.
Je propose le retrait du fil.
Steph.
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Ouais mais non. Si je retire ou si je bloque le fil maintenant, je vais avoir environs 40 mails de mecs pas contents parce qu'ils voulaient s'exprimer, ou parce que je suis un tyran, ou que je censure et brime la liberté d'expression des gens. Idem si je le bloque. C'est trop tard maintenant ::)
Tant pis.
C'est pas très grave. Au pire ça me permettra de débusquer encore un ou deux mecs qui ne savent pas se contrôler sur un forum public et je pourrai les foutre dehors ;D
:popcorn:
Ciao ;)
David
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Bon allez on va orienter dans un meilleur sens
J'ai eu a m'occuper de gamins en camp montagne, des gosses pas forcément facile, en crise d'autorité etc.
Et là, ces gamins desorientés, il fallait leur apprendre à vivre ensemble ( >:() à gérer la bouffe ( >:() à dormir dehors ( >:() à ramasser les dechets ( >:( >:() et tout un tas de truc genre pas jetter les crampons sur la marmotte, pas foutre le feu au camion, pas jetter le sac poubelle au ruisseau.....
Bref, les baffe on les retiens et on apprend a fonctionner avec d'autres moyens (1 papier trouvé au bivouac = 1 km de marche en +) c'est bon pour la santé et c'est éducatif!!!
Y a eu des irrascibles qui relevaient plus du cas "lourd" que du manque d'éducation, et ma foi pour les autres ca s'est bien passé (heu machin, tu lache pas la corde steplait ya ton copain la haut... oaimsieuc'estpasmoncopainilestnazz :bang: :bang:) ;D ;D
Au final, le fait d'être dehors a se gérer eux même, à devoir s'organiser, se gérer et gérer les autres, les responsabiliser aussi ca a eu plein de résultats vraiment excellents. Mais il a fallu passer par quelques exemples histoire de poser les bornes....( remanger dans les assiettes salles parceque personne n'a fait la vaisselle, faire faire les tas de bois par les plus forts en gueule le soir dans la nuit etc etc, bref au final on s'est rendu compte qu'il existe plein de trucs a mettre en oeuvre pour que ces gamins pénibles deviennent trés sympa, autonomes, disciplinés...
Conclusion: ben le forum il devrait être soutenu par l'éducation nationale et déclaré d'utilité publique.... :)
eu
enfin je voulais dire... c'est un vrai effort de prendre en charge une trentaine de gamins, et je crains que les gamins ne soient pas disponibles à l'école pour apprendre par défaut d'éducation, l'enfant roi, l'excés de protection, le manque de dépense physique tout cela fini par brider les régles sociales au sein meme de l'école dont l'autorité pour eux fini par être aussi insignifiante que celle du foyer familial (de ce qu'on m'a expliqué).
La vie dans la nature, et la "sur"-vie ou la vie "outdoor" est surement une carte interessante pour se réapproprier un groupe, et pour réinstaurer un certain ordre du bon sens commun dans la tete des ptits..
Enfin voila, experience enrichisante autant pour ma pomme que pour les ptits j'imagine!!!
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Ce genre d'info, montée en épingle, ça incite justement à des réactions à chaud... comme une baffe.
Une baffe c'est pénalement une "violence légère" ; traiter quelqu'un de con publiquement, une injure publique également répréhensible. Si on va jusqu'au bout de ce que ces qualifications pénales permettent,on se retrouve devant le tribunal correctionnel.Ce qui me frappe :, moi, c'est que ni le gendarme de père, ni le proviseur, ni le père de l'insulteur, n'ont imaginé régler la question par des excuses mutuelles devant témoins. Parce qu'au bout du compte, il y a surtout là-dedans une grosse affaire d'honneur vexé. Et que ce n'était vraiment pas la peine d'en faire une cause nationale.
Pour le coup du prélèvement d'ADN, Criss, ça ne m'étonne pas du tout... Le prélèvement est automatiquement attaché à un nombre incroyable de condamnations. Il faudrait que je vérifie dans ce cas là.
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Il a été immédiatement révoqué par l'éducation nationale.
Je ne crois pas, j'ai entendu l'inspecteur général sur France Info, le prof n'a pas été renvoyé. Et c'est temps mieux (perso, dans mon ancien collège, 2 profs avaient été impliqués dans une affaire salace avec des élèves...et ben, toujours en fonction les 2 types... :crazy:)
Bref, une erreur de journalistique ;)
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A moi !!! Je suis prof, et je n'approuve pas le comportement du collègue. Le môme l'a traité de "c*nnard", et il a pris un retour direct.
Je n'approuve pas non plus le fait de le mettre en garde à vue 24, puis de le suspendre (il est suspendu, pas révoqué) de l'EN.
On vit dans un monde où ce môme, si on respecte le code de procédure, serait signalé par un logiciel-qui-va-bien, puis, on convoquerait les parents, une assistante sociale, un psy... En gros, le gamin peut péter une durite aussi (comme un prof au demeurant), mais là, il a un livret scolaire qui ressemble à un casier judiciaire assez vite...
Donc, y'a pas de solution "viable", sauf que la violence n'est pas et ne sera jamais un argument. Et tant que j'y suis, j'ai même pas peur des gars d'1,8 mètres et de 80 kg !!! Sans doute parce que j'en fais 1,85 pour 95 kg...
Pour terminer, David (je me permets de t'appeler David) à raison sur un point : on ne connaît pas le contexte :
- de la classe
- de l'élève
- du prof
- du collége
- de la ville
- de la région
- ...
et il est donc difficile de dire ce qui a bien pu se passer... mais je le répéte, une baffe ne sera jamais un argument (même si ça fait quand même du bien de temps en temps...).
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Pour le coup du prélèvement d'ADN, Criss, ça ne m'étonne pas du tout... Le prélèvement est automatiquement attaché à un nombre incroyable de condamnations. Il faudrait que je vérifie dans ce cas là.
http://www.guidejuridique.net (bon lien donné dans le sujet "la vie en prison" )
Voir chapitre 5 et 11 . Je trouve ça toujours aussi effrayant . :blink:
Et pour pas dériver plus en HS, je m'arrète là .
Quand à l'information ... si ce n'est que je partage l'avis générale, j'ai rien d'autre a déclarer . S'pas moi m'sieur .
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Salut
La violence verbale de la part des élèves en collége est monnaie courante, la mauvaise fois aussi. Je suis prof spécialisé dans les élèves qui ont justement débordés au point de se faire virer de partout. Pour nous, il n'y a qu'une seule régle : les adultes ont toujours raison , même quand ils ont tort C'est un peu violent mais face des mômes qui sont des tueurs de profs il ne faut pas faire dans la dentelle. La plupart sont deux fois comme moi mais cela n'empêche pas de rentrer dedans. Je ne colle pas de baffes, mais je ne suis pas sûr de ne pas en coller un jour... et je l'assumme. Il m'arrive cependant de coucher les jeunes par terre, ou de les sortir assez rapidement de ma classe si leur comportement me déplais,
La violence n'est pas toujours la réponse à la violence, mais certains doivent apprendre le principe : action=réaction qui régit quand même le monde terrestre réel. La plupart de ces gamins n'assument rien et ne supportent aucune frustration : Une vieille les dérange, ils la bouscule, Ils veulent disculter pendant les cours, le prof les reprend : ils l'insultent, voir dans mon cas ils tentent d'impressionner physiquement.. Ils ne sentent jamais coupables :c'est celui qui les frustre qui est coupable...
La cause est souvent dans la relation familiale. Je peux vous dire que les principes que nous appliquons dans ma structure sont à l'opposé des nouvelles directions de l'éducation et pourtant nous sommes souvent pris en exemple pour notre taux de réussite.
Travailler avec ce profil de gamin en classe normale est un exercice difficile et un prof qui déborde devrait être soutenu plus qu'autre chose: les éléves que je reçois ont souvent un long passé de casse pieds et peut être qu'une baffe donnée assez tôt avec le soutien des parents aurait couté bien moins cher à la société, sans parler de l'avenir du jeune.
Luc
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À moi ! :) Je suis prof aussi, dans le public (toujours dans des collèges) depuis un peu plus de trente piges, justement comme le type dont on cause. Je peux déjà apporter deux précisions, de ce que je comprends :
- Le prof (de techno) a été suspendu en attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel, d'ici environ deux mois. C'est l'usage constant, dès qu'un pédago est mis en examen, ou même simplement s'il est "témoin" de premier plan en cours d'enquête (affaires d'abus sexuels par ex.). Rien d'anormal du point de vue du ministère, donc, c'est globalement ce qu'on appelle une mesure conservatoire en relation avec la protection de l'"ordre public" (difficile de laisser faire classe à des mineurs pour un mis en examen, on peut le comprendre). Quant à son traitement, il continue à lui être versé, la suspension sans traitement est une sanction disciplinaire qui ne peut être infligée qu'après toutes sortes d'étapes formelles, dont une commission paritaire. Il n'est donc pas formellement désavoué par l'éducnat — encore moins sanctionné —, même si des déclarations de responsables le chargent pour la forme, si j'ai bien entendu.
- La Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire, stipule qu'il est interdit à un éducateur de donner une gifle à un jeune dont il a la charge. Il s’agit là d’un acte de "violence aggravée" et qui en France est, comme tel, passible de la correctionnelle (article 222-13 du code pénal Edit pour le fun : passible de cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende). L'acte de violence est dit "aggravé" car donné par personne ayant autorité sur l'enfant. La qualification est d'ailleurs la même lorsqu'un prof est l'objet de violences dans l'exercice de ses fonctions, de la part d'un parent, par exemple. reste ensuite au juge d'apprécier la réalité de la maltraitance, en accord avec la jurisprudence, complexe en la matière (les question d'ITT prises en compte ou non)...
Mon point de vue de prof qui a vu les choses évoluer : durant ma scolarité dans les années 60, puis dans mon boulot à partir des mid-70' jusqu'aux années 80, frapper un élève était une pratique communément admise de fait. Les sévices physiques (parler des violences morales serait un autre sujet) étaient fréquents, certains ici en témoignent ou pourraient le faire. Pour ma part, j'ai toujours trouvé cela détestable, ayant moi-même été victime de ce qu'on appelle tortures concernant les adultes : en primaire, rester agenouillé sur une règle métallique les bras croisés dans le dos etc. Idem dans les petites classes du secondaire : j'avais par exemple un prof de math en 4e qui nous frappait le haut de l'oreille poing fermé avec une grosse chevalière, ce dans un lycée très bien coté du centre de Lyon (Ampère).
Comme on l'a fait remarquer ici, ces pratiques disparaissaient au fur et à mesure de notre prise de taille, de muscles et d'assurance face à l'adulte...
Ensuite, la prise en compte de l'enfant comme une personne digne de respect et devant être protégée des violences physiques et morales s'est développée. Les droits de l'enfant ont finalement été codifiés au niveau supra-national. Et je crois que c'est bien : qui défendra les enfants des abus, si ce n'est la loi et ceux qui sont chargés de la faire appliquer — et encore plus dans le cas de violences institutionnelles ?
Chacun d'entre nous, les pédagos, sait en tout cas — quel que soit son point de vue sur la baffe salvatrice ou non — depuis bien longtemps qu'il est hors de question de frapper un élève, même "doucement", que même le tirer par la manche peut avoir des conséquences analogues, pour peu qu'il y ait une éraflure au cou de 2 cm causée par le frottement du tissu :D
Celui qui frappe ou qui insulte, c'est celui qui perd le contrôle de lui-même et de sa mission. Celui-là en tant qu'éducateur est un danger potentiel pour les mômes qu'il a en charge. Ainsi, voilà un ou deux ans, un prof débordé, excédé, a sectionné le doigt d'un élève en claquant violemment la porte alors que cet élève "mis à la porte" refusait de sortir et s'accrochait au chambranle. Le doigt est tombé par terre à l'intérieur de la classe...
Notre Manitou vénéré a évoqué les multiples raisons de telles pertes de contrôle, j'y adhère. Il faut savoir en particulier que l'éducnat laisse des gens aller de plus en plus mal sans rien faire, tant qu'il n'y a pas de vagues (parents essentiellement) : c'est le seul et unique critère que je connaisse en matière de gestion des personnels (et je ne dis pas ça pour polémiquer, je le pense complètement, et j'ai plein d'exemples.)
jiluc. (http://img52.exs.cx/img52/2336/favicon.png)
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Bah faut la jouer façon andy Mc Dowell dans Class 84 et faire les cours au 45. Les résultats scolaires sont meilleurs et il y a peu de bruit pendant les cours. ;D
J'espère toutefois que bien que je partage l'indignation du père, celui-ci ne viendra pas chouiner la prochaine fois qu'il se fera traiter de bâtard ou cracher au visage par un môme pas plus âgé que le sien.
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J'espère toutefois que bien que je partage l'indignation du père, celui-ci ne viendra pas chouiner la prochaine fois qu'il se fera traiter de bâtard ou cracher au visage par un môme pas plus âgé que le sien.
Il est gendarme, le père : le môme est bon pour outrage à agent ;D
jiluc. (http://img52.exs.cx/img52/2336/favicon.png)
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Il est gendarme, le père : le môme est bon pour outrage à agent ;D
jiluc. (http://img52.exs.cx/img52/2336/favicon.png)
Justement, tu crois que chaque fois que les policiers ou gendarmes se font insulter ils collent une proécédure pour outrage ? Passeraient leur journée à remplir du papier pour voir derrière classer sans suites.
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C'est marrant l'évolution des choses je trouve!
Ya pas si longtemps, une "raclée" était considérée comme un "complément d'apprentissage" :(
ça ne parle à personne?
LA fois où je me suis fait baffer par une bonne soeur (j'vous jure que j'avais rien fait pour ! )
J'ai pas moufté tellement j'étais persuadée de son bon droit, éducation oblige.Je suis juste restée là, avec mes camarades qui disaient "oui, mais tu peux porter plainte etc etc..." et ben, c'était inenvisageable.
Sans reparler des dates de naissances ;) Je suis certaine que certains d'entre vous ont des souvenirs du genre...paske je peux pas croire que vous étiez tous des enfants modèle à l'époque (il y aurait eu une rupture trop brutale entre temps ;D ) je me trompe?
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put**n ca fait si longtemps que ca que j'ai quitté l'ecole ? J'ai pris deux baffes a l'ecole (je m'en souviens) et, outre le fait qu'elles etaient meritée, jamais je n'aurai été m'en plaindre...
Karto t'as été dans la même ecole que moi ?! :o
Par contre il semblerait qu'avant que le prof ait été qualifié de c*nnard, il avait renversé les affaires du môme et l'avait poussé contre la porte... Attendons un peu avant de crucifier le gosse (et le père). Je me méfie plus des journalistes que des magistrats.
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C'est fou ça.
Sauf que bon, je sais pas ce qu'on va pouvoir faire sortir de positif de ce fil sinon des ronchonnements de bistro ;)
Parlons plutôt du bon vieux temps ;D Du coup j'ai l'impression d'être un vioc et je me souviens que "de mon temps" j'avais eu un instit qui filait des coups de grosse règle en bois sur le bout des doigts (les règles jaunes d'un mètre là) et un autre qui tirait les cheveux là où ça fait mal devant les oreilles ;D Bin je peux vous dire que sous l'égide de ces deux instits, non seulement on était calmes, mais en plus on apprenait des tas de trucs passionnants pas du tout au programme :up:
On a eu les mêmes instits pas possible :D
Au JT de ce soir le procureur évoquait l'hypothèse de l'alcool pour l'enseignant et après on nous parlera du secret de l'instruction :lol:
Jonathan qui trouve que le monde prend une sale tournure >:(
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Cela me fait penser à la description des futurs profs par Jean Dell :
http://www.lets-jam.com/index.php/2006/11/27/795-jean-dell-nous-decrit-l-instituteur-de-demain (http://www.lets-jam.com/index.php/2006/11/27/795-jean-dell-nous-decrit-l-instituteur-de-demain)
Ps: Cliquez sur
(http://img135.imageshack.us/img135/3874/profks6.png) (http://imageshack.us)
Ciao ;)
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À moi ! :) Je suis prof aussi, dans le public (toujours dans des collèges) depuis un peu plus de trente piges, justement comme le type dont on cause. Je peux déjà apporter deux précisions, de ce que je comprends :
- Le prof (de techno) a été suspendu en attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel, d'ici environ deux mois. C'est l'usage constant, dès qu'un pédago est mis en examen, ou même simplement s'il est "témoin" de premier plan en cours d'enquête (affaires d'abus sexuels par ex.). Rien d'anormal du point de vue du ministère, donc, c'est globalement ce qu'on appelle une mesure conservatoire en relation avec la protection de l'"ordre public" (difficile de laisser faire classe à des mineurs pour un mis en examen, on peut le comprendre). Quant à son traitement, il continue à lui être versé, la suspension sans traitement est une sanction disciplinaire qui ne peut être infligée qu'après toutes sortes d'étapes formelles, dont une commission paritaire. Il n'est donc pas formellement désavoué par l'éducnat — encore moins sanctionné —, même si des déclarations de responsables le chargent pour la forme, si j'ai bien entendu.
- La Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire, stipule qu'il est interdit à un éducateur de donner une gifle à un jeune dont il a la charge. Il s’agit là d’un acte de "violence aggravée" et qui en France est, comme tel, passible de la correctionnelle (article 222-13 du code pénal Edit pour le fun : passible de cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende). L'acte de violence est dit "aggravé" car donné par personne ayant autorité sur l'enfant. La qualification est d'ailleurs la même lorsqu'un prof est l'objet de violences dans l'exercice de ses fonctions, de la part d'un parent, par exemple. reste ensuite au juge d'apprécier la réalité de la maltraitance, en accord avec la jurisprudence, complexe en la matière (les question d'ITT prises en compte ou non)...
Mon point de vue de prof qui a vu les choses évoluer : durant ma scolarité dans les années 60, puis dans mon boulot à partir des mid-70' jusqu'aux années 80, frapper un élève était une pratique communément admise de fait. Les sévices physiques (parler des violences morales serait un autre sujet) étaient fréquents, certains ici en témoignent ou pourraient le faire. Pour ma part, j'ai toujours trouvé cela détestable, ayant moi-même été victime de ce qu'on appelle tortures concernant les adultes : en primaire, rester agenouillé sur une règle métallique les bras croisés dans le dos etc. Idem dans les petites classes du secondaire : j'avais par exemple un prof de math en 4e qui nous frappait le haut de l'oreille poing fermé avec une grosse chevalière, ce dans un lycée très bien coté du centre de Lyon (Ampère).
Comme on l'a fait remarquer ici, ces pratiques disparaissaient au fur et à mesure de notre prise de taille, de muscles et d'assurance face à l'adulte...
Ensuite, la prise en compte de l'enfant comme une personne digne de respect et devant être protégée des violences physiques et morales s'est développée. Les droits de l'enfant ont finalement été codifiés au niveau supra-national. Et je crois que c'est bien : qui défendra les enfants des abus, si ce n'est la loi et ceux qui sont chargés de la faire appliquer — et encore plus dans le cas de violences institutionnelles ?
Chacun d'entre nous, les pédagos, sait en tout cas — quel que soit son point de vue sur la baffe salvatrice ou non — depuis bien longtemps qu'il est hors de question de frapper un élève, même "doucement", que même le tirer par la manche peut avoir des conséquences analogues, pour peu qu'il y ait une éraflure au cou de 2 cm causée par le frottement du tissu :D
Celui qui frappe ou qui insulte, c'est celui qui perd le contrôle de lui-même et de sa mission. Celui-là en tant qu'éducateur est un danger potentiel pour les mômes qu'il a en charge. Ainsi, voilà un ou deux ans, un prof débordé, excédé, a sectionné le doigt d'un élève en claquant violemment la porte alors que cet élève "mis à la porte" refusait de sortir et s'accrochait au chambranle. Le doigt est tombé par terre à l'intérieur de la classe...
Notre Manitou vénéré a évoqué les multiples raisons de telles pertes de contrôle, j'y adhère. Il faut savoir en particulier que l'éducnat laisse des gens aller de plus en plus mal sans rien faire, tant qu'il n'y a pas de vagues (parents essentiellement) : c'est le seul et unique critère que je connaisse en matière de gestion des personnels (et je ne dis pas ça pour polémiquer, je le pense complètement, et j'ai plein d'exemples.)
jiluc. (http://img52.exs.cx/img52/2336/favicon.png)
:up: :up: :up:
ça fait plaisir de lire ça
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Ouaipe. Moi je tiens plus là. Je vais faire cuire une nouvelle fournée de sachems ;)
David
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Je suis peut-etre très con, vous me direz hein !
Je ne comprends pas :
un enfant doit être respecté, sans aucun doute. Mais pour être respecté, encore faut-il être respectable !
Les règles de collectivité sont les mêmes pour tous me semble-t-il. Je trouve un peu facile de rester "impuni" ( le mot est trop fort) et continuer de foutre le bordel à l'école sous prétexte qu'on est mineur.
" Elève Anke, vous viendrez en retenu mercredi après-midi ! Non et je t'encule batard !" Et ce devant le reste de la classe. "Elève Anke sortez ! Viens me chercher, j'te nique ta race !" Les autres élèves comptent les points !
Flute à la fin. Pour moi, y'a pas de solution, je peux me faire traiter de facho c'est pas grave, à force de tortiller du cul pour chier droit, on se retrouve devant des situations ingérables.
"Eleve Anke, arrète de faire le zouave et de foutre le bordel, ou tu démerderas avec tes parents puisqu'on va leur supprimer les allocs( dont ils ne se servent pas pour toi d'ailleurs) à cause de tes conneries".
Un prof doit être respecté, sans aucun doute. Mais pour être respecté, encore faut-il être respectable !
C'est l'image de l'adulte dont il s'agit là, c'est celle qu'il faut défendre. Et faire comprendre aux gosses que enfin, ils sont interessants, qu'ils comptent, qu'ils sont importants. Leur taper sur le museau ne changera rien hélas ! C'est un langage qu'ils ne connaissent que trop bien...
J'ai été prof deux ans ( CPA, CPPN, classes de fin de cycle où on foutait les mômes en échec depuis le CP !), j'avais 21 ans et pas de formation !( recrutement pas petit annonce par le principal du collège ! j'avais juste le bac.) J'étais le huitième en deux mois, les mômes cassaient du prof. J'ai tenu deux ans, je serais resté plus si j'avais été renommé ( maitre-auxiliaire).
Je sui allé en chercher un chez les flics une fois, le môme : " Ben kestufaislà ? J'allais pas te laisser tomber mon vieux...Ouais, ben t'es pas comme mon père !"
Ce trouducul a cassé un magasin de musique pour m'offrir une guitare le jour de mon anniversaire ! J'ai gueulé comme un âne, il n'avait pas pensé que cela pouvait me nuire ( recel).
On est pareil que ces mômes là. Vous croyez encore les hommes politiques ? Non ? Pourquoi ? Ben parce qu'ils ne sont pas crédibles...
Commençons donc à construire un environnement décent, un monde aux dimensions humaines pour nos gosses, en commençant à la maison. C'est pas un pb de morpions, c'ets un pb de parents qui ne méritent pas d'avoir de gamins. Ce sont les parents qu'il faut responsabiliser, pas les gosses, et pour ça faut TAPER là où ça fait mal, dans le porte-monnaie et encore, pas sûr que ça marche ! Leur gosses il s'en foutent...
Maintenant, je suppose qu'avant de lever la main, le prof à tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme. Un prof ne frappe pas d'entrée de jeu ! Ou alors c'est un malade. Il y a des carnets de correspondance, des conseils parents-professeurs, on peut même convoquer les parents si on veut, ou à l'inverse le prof.
On arrive seulement à retenir ce qui fait les choux gras du JT et alimente les émissions de J.Courbet ( mes grand-mères raffolent !). ça serait bien que les parents cherchent à comprendre avant que la baffe arrive sur la joue de leur mouflet et si elle est arrivée, de comprendre pourquoi elle est arrivée et ce avant de se ruer au poste de police le plus proche, et demain ce sera peut-etre le cabinet d'avocat le plus proche d'ailleurs ( on aimerait peut-etre se faire un peu de pognon pour acheter l'écran plat chez darty !)
M'énerve, je vais me faire un feu au firestell tiens !
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TAFDAK Anke
Jonathan