Vie Sauvage et Survie
Équipement et matériel => Matos de survie => Discussion démarrée par: kartoffel le 22 janvier 2008 à 10:18:08
-
Salut peuple ! :)
J'ai des vêtements en polycoton 65/35 ou ressemblant, notamment une veste que je porte tant au quotidien que lors de mes week-ends nature, et un pantalon. Pour les rendre déperlants et plus coupe-vent, j'ai fait des blocs de cire constitués à 90% de paraffine et à 10% de cire d'abeilles. Une version alternative spécial Barnave contient aussi de l'huile d'olive et des miettes de pain de campagne mais c'est une recette secrète.
Pour l'application, je frotte le bloc contre le vêtement à enduire. Une fine poudre de cire se dépose là où j'ai frotté. Ensuite je file un coup de sèche-cheveux dessus et la poudre de cire fond et imprègne le vêtement. Je répète l'opération à volonté.
Avantage de la méthode :
- le tissus n'étant pas saturé, il reste respirant
Inconvénients :
- long et chiant à faire, et puisqu'il faut le refaire après un lavage j'en arrive à ne pas laver mes fringues à cause de ça ;D
- l'enduction est très inégale, c'est à peu près impossible d'enduire uniformément le moindre bas de pantalon. Du coup il y a des "tâches" carrément imperméables, et d'autres qui absorbent l'eau.
Là pour moi les inconvénients de la méthode l'emportent sur les avantages. Alors je me demandais comment faisaient les chiffonophiles plus aguerris. J'ai vu que Fabsah parlait de térébentine dans le mélange ; je suppose que la térébentine dissout la cire, qu'on peut l'appliquer au pinceau, puis que la térébentine s'évapore tandis que la cire reste ?
Est-ce que le vêtement peut être encore un peu respirant avec ça ?
D'autres méthodes intéressantes ?
-
:popcorn: Très intéressé par les réponses... Envie de suivre ce post,Na!
@++
-
Bah moi j'ai pas de sèche cheveux, alors je viens de me commander du nikwak ;D
Du coup j'aimerais bien, mais alors vraiment bien avoir des trucs là-dessus ;)
Bref, pareil comme Pics !
David
-
Dans le temps où c'était la mode, j'avais une de ces vestes anglaises en coton huilé avec l'obligation de passer de temps en temps une couche d'un produit spécial pour. Ben... c'était pas fantastique comme étanchéité, sans compter qu'avec un léger soleil, l'huile redevenait liquide.
Puis, disposant de cire d'abeille, j'ai frotté des chiffons imbibés d'un mélange de white spirit et de cire sur un veste en coton... Ben, ça ressemblait fort au traitement de la veste anglaise et c'était pas tellement plus étanche et tout aussi collant... :'(
Bref, je pense qu'on a inventé mieux depuis que ce procédé. La cire d'abeille, maintenant je la garde pour les meubles.
-
Bah moi j'ai pas de sèche cheveux
Le tout est de dépasser 60°C à peu près, avec un four ça doit marcher aussi.
Puis, disposant de cire d'abeille, j'ai frotté des chiffons imbibés d'un mélange de white spirit et de cire sur un veste en coton... Ben, ça ressemblait fort au traitement de la veste anglaise et c'était pas tellement plus étanche et tout aussi collant... :'(
Bref, je pense qu'on a inventé mieux depuis que ce procédé. La cire d'abeille, maintenant je la garde pour les meubles.
Contrairement aux graisses du genre Barbour, le traitement dont je parle et que j'utilise depuis deux mois n'est ni collant, ni gluant, ni coulant quand il fait chaud, ni malodorant, ni aucun autre mot qui finisse par "ant" et qui commence par une syllabe plus ou moins glauque.
Par contre c'est respirant, déperlant, coupe-vant, mais clairement ce n'est pas étanche sauf si j'en mets trop.
Ca ne vaudra jamais un Triplepoint mais ce n'est pas le but. Les résultats sont assez probants pour ce que je cherche, c'est l'application qui est trop fastidieuse.
-
Deux solutions moins gonflantes que le sèche ceveu :
- Four électrique récent avec thermostat réglable à 60-65°
- ou : sèche-linge
personnellement : sèche-linge en ouvrant de temps en temps pour surveiller la tournure des événements. J'imprègne ainsi mes pantalons fjallraven et la veste : petite couche mince, séchoir, deuxième couche, séchoir
quand les articles sortent du séchoir, ils sont plus foncés et souples. Puis ca sèche et ca devient un peu "craquant". Dès qu'on porte, ca s'assouplit. L'aspect est aussi plus régulier qu'avec le sèche-cheveu ou le fer à repasser : mais jamais aussi beau qu'à l'origine.
-
"prends le put**n de poncho de la BW et arrête de faire chier"...
Oups! Mauvais fil!
Sérieusement, présentement je suis d'avis que le trouble de la technique présentée n'en vaut pas vraiment la chandelle. Surtout que la durée de vie du polycoton 65/35 se calcule en minutes. Bon Ok! Disons en heures. Bref, je pense qu'un simple imperméabilisant en vaporisateur ou aérosol suffit sans avoir à se prendre la tête.
Par contre, le sujet des imperméabilisant est très intéressant et en cherchant un peu, je suis tombé sur ces pages qui font le tour des imperméabilisant du marché.
http://www.twenga.fr/dir-Fournitures,Produits-d-entretien,Impermeabilisant
Je ne suis pas contre l'idée d'un mélange maison à mettre dans un vaporisateur. Présentement, je sais que le polyuréthane est très utilisé dans le domaine.
-
Surtout que la durée de vie du polycoton 65/35 se calcule en minutes. Bon Ok! Disons en heures. Bref, je pense qu'un simple imperméabilisant en vaporisateur ou aérosol suffit sans avoir à se prendre la tête.
Bonjour Robert,
Je n'ai pas compris ce que tu veux dire ici. Je trouve que les vêtemetns en polycoton offrent pas mal d'avantages :
*Ils sont solides, plus léger que l'équivalent coton en solidité (abrasion, déchirure), relativement peu bruyants, agréables au contact de la peau, peu luisants (camo) et surtout sèchent très vite !
*Par rapport au coton (50% plus lourd à résistance égale) ils ont pour seul défaut d'être moins résistant au feu.
Si tu voulais dire qu'ils ne résistent pas à la pluie. Alors là, je suis d'accord. Les vêtements en polycton ne résistent pas plus de quelques minutes à une pluie. Sauf si la construction est sophistiquée (double épaisseur, capes détachables....), et encore.
*Les traitements déperlants par spray n'améliorent pas les choses de façon significative, quel que soit la marque que j'ai essayé. Ils sont extrêmement peu durables en conditions réelles. Dep lus ils sont pénibles à employer et toxiques.
*Les traitements par trempage, ne sont pas beaucoup plus efficace pour la résistance à la pluie. Mais ils sont plus pratiques d'emploi et la déperlance est plus durable car les fibres sont mieux imprégnées.
*Parmi les traitements par trempage essayés, les produits Nikwax ont le meilleur rapport praticité/efficacité.
Mais, le principal avantage des imperméabilisants par trempage, c'est qu'ils diminuent la quantité d'eau stockée dans le vêtement, que ce soit dans le tissu extérieur mais aussi dans les poches, fils, rembourrages, fermetures.....
Comme le polyester du polycotton retient déjà très peu l'eau et que cet effet est renforcé par l'usage d'un déperlant : Le vêtement en polycotton majoritaire sèche très vite et reste isolant sous la pluie (alors qu'un vêtement en coton devient "isolant négatif" sous la pluie).
En pratique :
Si tu portes un sous vêtement et un isolant en matériel hydrophobe (laine ou polaire, pouvant d'ailleurs aussi être trempés au déperlant pour la couche isolante intermédiaire) avec au dessus une veste polycotton traité nikwax sous la pluie. L'humidité d'une pluie normale va traverser la veste, peut-être imbiber les couches de dessous, mais cela ne sera pas inconfortable : tu restes au chaud.
Si tu es en activité, l'ensemble va "sécher aussi vite qu'il se mouille"....A l'arrêt, il faut mettre le poncho poncho !
Ce que je viens de dire n'est pas valable sous une forte averse, plusieurs heures de pluie ou bien a l'arrêt, question d'équilibre.
Il faut se souvenir que ce n'est pas l'humidité qui tue, juste l'hypothermie...
-
Avec "ma" technique (mélange térébenthine, huile de lin, cire d'abeille, etc.) + décapeur thermique, on imprègne profondément le vêtement. Celui-ci ne doit plus jamais être lavé si on ne veut pas passer ensuite de très longues heures à ré-imprégner. C'est comme une Barbour ou une Filson, quoi.
Ca respire bien moins après le traitement. Ca n'est certainement pas fait pour des vêtements ou on va avoir une activité aérobic (à elle le gin, à moi le tonic). Mais c'est diablement efficace pour de simples promenades dans les bois (peu chargé et à vitesse de ... promenade) ou pour les vêtements de travail en extérieur.
J'ai acheté récemment une parka BW en occase chez ASMC 80% coton / 20% polyester. Je crois que tu as la même, Mathias. Celle-là, je compte l'utiliser en rando comme coupe-vent bien ample. Je la traiterai au nikwaks, qui laisse le vêtement bien respirer. Et le poncho par dessus si il pleut des cordes.
Comme toujours, pas encore de recette ni de vêtement magique...
fab
-
Je n'ai pas compris ce que tu veux dire ici. Je trouve que les vêtemetns en polycoton offrent pas mal d'avantages :
Je veux dire que j'ai des souvenirs d'avoir terminé une randonnée avec deux paires de pantalons : 50% ducttape / 50% polylambeaux. ;D
Après plusieurs paires, j'ai remarqué qu'ils déchiraient toujours au même endroit, c'est-à-dire à l'avant cuisse directement dans le tissus et non aux coutures. En m'observant, j'ai compris que la corpulence de mes cuisses en était la cause. Bref, plus jamais pour la randonnée longue durée.
Mis à part, ce problème de résistance, j'aime bien le polycoton 65/35 pour le confort et sa rapidité à sécher. Par contre, il ne me serait jamais venue à l'idée d'imperméabiliser ce genre de vêtements. Reste, que je trouve l'idée bonne pour améliorer les vêtements en dessous des mes protections de pluie en nylon pour le vélo. Par contre, je veux quelque chose que je vais pouvoir utiliser sur le terrain après lavage. Donc, j'ai pensé à une solution dans un petit vaporisateur de voyage. La méthode par trempage est difficilement réalisable sur le terrain, mais peut être avec un gros ziploc. Bref, je vais travailler là-dessus.
Coté tissus, j'ai acheté un pantalon 73% coton et 27% nylon dans le but d'observer la résistance au niveau des cuisses. En fait, je n'ai pas ce problème avec le 100% coton. Mais le 100% coton sous la pluie demeure difficile à gérer.
-
UP
Coté tissus, j'ai acheté un pantalon 73% coton et 27% nylon dans le but d'observer la résistance au niveau des cuisses. En fait, je n'ai pas ce problème avec le 100% coton. Mais le 100% coton sous la pluie demeure difficile à gérer.
Intéressant ton témoignage, il oblige à réfléchir. Cela me fait penser aux pantalons "velours" (corduroy) de notre enfance qui étaient souvent en polyester (tergal) et coton.
Rapidement, les touffes de poils disparaissaient et il restait la trame en toile, majoritairement en polyester, aux endroits où l'usure s'exerçait. Les velours 100% coton étaient bien plus résistants, ou du moins s'usaient de façon uniforme.
Je pense que cela dépend de la qualité du polycoton. Il faut que ce soit du bon polyester mélangé à du bon coton. Or, la tentation est grande d'utiliser le mélange pour filer du mauvais coton, bien moins cher.
Si la fibre polyester utilisée est lisse et le coton à fibre courte, c'est la cata.
En revanche, pour pouvoir tisser du 100% coton tu es obligé d'utiliser du coton de qualité à fibre longue, d'où la qualité (et le prix) supérieur.
C'est normalement l'avantage du tissu G1000 de fjallraven : juste un polycoton (polyester + coton) MAIS avec la top qualité en matière de fibre et de tissu (tissé très serré).
Juste une hypothèse....
-
Pour étendre la mixture, ne pourrait-on pas employer un fer à repasser( sans vapeur) ?
Repasser bien chaud le vêtement, puis sans attendre étaler le mélange en frottant ( le pain de paraffine va se ramollir) puis repasser un coup de fer tiède avec un papier de soie( papier de boulanger pour donner le pain au client) qui absorberait l'excédent de mixture. Je crois que nos grand-mère faisaient comme ça pour amidonner les cols de chemise ( petite allusion au fil " la place des femmes...."). On devrait pouvoir repiquer la feinte...
-
Je déterre ce vieux fil pour partager une idée.
J'ai un pantalon Fjall Raven que je porte sous le poncho.
Il faut donc que le haut du pantalon soit déperlant et respirant mais le bas doit être tout à fait imperméable car il reçoit l'eau qui coule du poncho.
J'ai donc enduit le haut du pantalon avec un peu de cire et le bas du pantalon avec le fameux mélange silicone & white spirit.
Une bonne grosse couche.
J'ai testé quatre jours sous la neige, et je suis assez satisfait.
Là je viens de le laver en machine. Je verrai bien comment ça s'est comporté au lavage.
D'autres ont-ils testé ce mélange sur des vêtements (à part les ponchos) ?